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Joffrin, journaliste, juge de Siné : une question « factuelle », dit-il


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Vendredi 1 Août 2008

Joffrin, journaliste, juge de Siné : une question « factuelle », dit-il
Une phrase de Siné a mobilisé contre elle et son prétendu antisémitisme les grandes consciences sans lesquelles nous ne saurions pas quoi penser [1]

De Philippe Val, écrivions-nous, nous n’avons, provisoirement, rien à dire que nous n’ayons déjà dit depuis longtemps, tant ses qualités de patron de presse et de journaliste, attachés l’un et l’autre à un usage immodéré des calomnies, nous sont depuis longtemps familières. De Bernard-Henri Lévy, écrivions-nous aussi, nous ne dirons, provisoirement, rien de plus : c’est grâce à son propre soleil qu’il brille à tous propos et en toutes saisons.

Laurent Joffrin, en revanche, en sa double qualité de journaliste et tenancier de la « Maison commune de toute la gauche » (c’est ainsi qu’il présente Libération [2]…) mérite tout notre attention (que nous aurions pu accorder, il est vrai, à quelques autres). Il la mérite d’autant plus que dans le jour où il éditorialise, il saute de surcroît de « rebond » en « rebond ». Consacré à la phrase de Siné, un premier « rebond » - « Charlie Hebdo  : sanctionner l’antisémitisme » - nous avait déjà valu d’éprouvantes leçons d’arrogance et d’ignorance. Quant au second …


... Sous le titre « Siné, suite… », le directeur de Libération, en homme de raison (évidemment...), réagissant à l’émotion (forcément...) suscitée par sa précédente leçon de journalisme (et de morale), annonce dans un nouveau « Rebond » publié le 28 juillet : « Le « rebond » publié sous ma plume vendredi (« Charlie Hebdo : sanctionner l’antisémitisme ») a suscité quelque émotion , notamment sur les forums du site Liberation.fr. Bien entendu, nous donnerons la parole dans le journal à ceux qui pensent autrement. Quelques précisions, en attendant. »

Quelles précisions ? « Outre l’emploi dans mon texte d’un mot inapproprié (1), la question principale est factuelle », déclare Laurent Joffrin.

Fugitive apparition et introuvables précisions

Quel est ce « mot inapproprié » qui est si peu important qu’il n’est mentionné que dans la simple note consacrée à son emploi ? Ladite note nous l’apprend. « (1) L’apparition du mot « race » dans un texte antiraciste n’est pas heureuse », concède Laurent Joffrin qui poursuit : « Ainsi, comme la chose a été corrigée immédiatement sur le Net, il faut lire dans l’article de vendredi : « On peut choisir sa religion mais pas son origine. » L’emploi du mot « race » ? Une simple « apparition »... Une faute grossière ? Même pas : tout juste une maladresse stylistique. Laurent est avec Joffrin d’une grande indulgence…

.. que l’on pourrait partager si la connerie était reconnue pour ce qu’elle est : une grave connerie (que nous avons relevée ici-même, sous le titre « Laurent Joffrin et la "race" juive » : un "mot mal choisi", dit-il ».

Reste donc la « question principale » qui serait « factuelle ». Laurent Joffrin la résume ainsi : « Les défenseurs de Siné clament que son texte n’a rien d’antisémite. Je tiens qu’il l’est : tout est là, l’association du juif, de l’argent et du pouvoir dans une phrase qui stigmatise l’arrivisme d’un individu (il s’allie à une juive riche pour parvenir) fait partie des clichés les plus classiques de cette littérature. Voilà mon raisonnement. Il existe de nombreux livres sur la question, les pétitionnaires peuvent s’y reporter avec profit. »

Qu’y a-t-il de « factuel » dans cette juxtaposition d’assertions péremptoires ? Rien. Des précisions ? Aucune. Un raisonnement ? Aucun. Laurent Joffrin répète (parfois au mot près…) ce que d’autres ont dit avant lui. Par exemple Yvan Rioufol, sur son Blog : « Il y a de l’antisémitisme dans l’amalgame entre le juif, l’argent, le pouvoir [3]. »

Journaliste scrupuleux, Joffrin s’est enquis de l’origine de la phrase de Siné. Et pour cela, il a lu… Libération. En effet, à l’occasion du voyage de Nicolas Sarkozy en Israël, Libération, le 23 juin 2008 publiait un article de Christophe Ayad et Antoine Guyal, intitulé « Sarkozy comme chez lui en Israël ». On pouvait y lire que Nicolas Sarkozy avait appris après la mort de son grand -père - Beniko (dit Benedict) Mallah – que celui-ci était un juif converti au catholicisme pour épouser une femme de cette confession. Nicolas Sarkozy aurait été profondément marqué par un autre épisode : son grand père, avec sa famille s’était exilé en Corrèze pendant la Deuxième Guerre mondiale, « par crainte d’être rattrapée par les origines juives de Benedict », avant de revenir à Paris à la fin de la guerre. [4] L’article se poursuit ainsi :

« Patrick Gaubert, président de la Licra et ami de Nicolas Sarkozy, assure n’avoir jamais parlé de ces questions avec lui. “Nous partions parfois en vacances ensemble avec une bande de copains juifs à moi, mais ne parlions jamais de religion.” Il remarque qu’aujourd’hui, le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, vient de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme pour l’épouser. “Dans cette famille, on se souvient finalement d’où l’on vient”, s’amuse-t-il. »

Des mêmes informations (dont l’une est mise au conditionnel) mentionnées par le Président de la Licra, Siné tire une toute autre conclusion : « Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! », s’amuse-t-il.

Histoire d’amour assortie d’un retour aux origines ou conversion cynique sous-tendue par un arrivisme foncier ? La même information (les fiançailles « avec une juive, héritière des fondateurs de Darty ») et une même rumeur (Jean Sarkozy envisagerait de se convertir au judaïsme pour épouser sa fiancée) font l’objet de deux interprétations opposées [5] En quoi douter de la sincérité de Jean Sarkozy serait antisémite ?

Qu’importe à Laurent Joffrin qui part de l’évidence qui s’est imposée à lui à la suite de ses nombreuses lectures ; des lectures qu’il recommande… sans en citer aucune. « À partir de là  », dit-il…

« À partir de là », les demi-vérités du second « Rebond » prolongent sans les effacer les mensonges du premier.

Omissions et insinuations

Laurent Joffrin ment… Laurent Joffrin ment par omission, même dans les incises et les parenthèses.

Commençons par elles :

« À partir de là, Philippe Val (directeur de Charlie Hebdo), attaqué depuis avec une violence haineuse qui en dit long sur la mentalité de ses adversaires (il a même été caricaturé en nazi dans l’Express !) a jugé qu’il fallait dissiper le malentendu créé par cette publication….) »

- Philippe Val objet d’une « violence haineuse ? » A quoi Laurent Joffrin fait-il allusion ? Nul ne le sait Mais cette violence haineuse en dirait « long sur la mentalité des ses adversaires ». Cette imputation allusive englobe tous les adversaires et leur attribue une « mentalité » qui dispense de discuter de leurs arguments. C’est « factuel »…

- Philippe Val « caricaturé en nazi dans l’Express ? » Soit. Mais par qui et pourquoi ? Pourquoi mentionner l’Express (du 24 juillet) et non le dessinateur Plantu ? Parce qu‘il aurait fallu convenir que la violence de la caricature (Philippe sous les traits d’un nazi virant Siné de son journal à coup de Rangers) vise à défendre les droits des caricaturistes ? Plantu représente toujours en nervi (et pas toujours à juste titre…), avec tout l’attirail paramilitaire adéquat (tenue de combat, brassard, rangers) les apprentis dictateurs ou les autocrates…« Philippe Val, à son propre jeu… », note dans Bakchich Sébastien Fontenelle qui rappelle au « boss de Libé  » que Philippe Val ne se prive jamais d’assimiler sérieusement à des nazis tous ceux qui n’ont pas l’heur de lui plaire [6].

Laurent Joffrin ment…. Laurent Joffrin ment par omission, quand il « précise ». Voici, en effet, ce qu’il précise :

« À partir de là, Philippe Val […] a jugé qu’il fallait dissiper le malentendu créé par cette publication. Il a eu raison. Siné l’a d’ailleurs bien senti, puisqu’il est convenu dans un premier temps, avant de se rétracter, d’un texte correctif. »

Pourquoi ne pas dire, comme nous le rappelions dans notre précédent article, que l’on pouvait lire dans Libération une déclaration de Siné levant toute ambiguïté, effective ou imaginaire [7] ? Et pourquoi taire, comme nous le rappelions également, qu’il existe des raisons précises pour lesquelles Siné, a finalement refusé de signé le texte ? Philippe Val, dans le numér de Charlie hebdo daté du 30 juillet (qui annonce en « une : « Affaire Siné : Philippe Val dit tout » !...) fait mine de les ignorer. Cavanna affirme n’y rien comprendre. Mais Charb reconnaît clairement ce que Val et Joffrin passent sous silence (et que Siné rappelle dans l’un des deux droits de réponse qu’on lira à la fin de cette article) : la mise au point de Siné qui concédait seulement que « ça pouvait être mal interprété » et s’en excusait auprès de ceux qui interprétaient sa phrase comme un raccourci condamnable, devait être accompagnée d’une déclaration de toute la rédaction qui réprouvait purement et simplement sa phrase. Telle est la raison pour laquelle Siné a refusé de signer la mise au point qui lui avait été demandée.

Poursuivons…

« Siné l’a d’ailleurs bien senti [que Val avait raison], puisqu’il est convenu dans un premier temps, avant de se rétracter, d’un texte correctif. Il est vrai qu’il a déjà été traduit en justice en raison de propos plus anciens et que son soutien récent à l’humoriste Dieudonné ne plaide pas en sa faveur. »

« Il est vrai que » : Joffrin excelle dans les transitions logiques qui n’ont logiquement aucun sens ou qui n’offrent, en guise de précisions, que des insinuations. D’autant que ce qui est vrai, selon Joffrin, ne l’est qu’à moitié.

Laurent Joffrin ment… Laurent Joffrin ment par omission lorsqu’il évoque le « soutien récent » de Siné à Dieudonné. Or Siné n’a jamais soutenu Dieudonné. Mieux : il a commencé à prendre ses distances avec l’humoriste pendant la campagne européenne alors que tous les deux figuraient sur la liste euro-Palestine. Siné a dénoncé à l’époque certaines présences douteuses sur cette liste. Il avait bien raison, Siné, de se méfier lorsqu’il affirmait « vous allez voir que Val va se servir de Dieudonné contre moi ». Il n’est pas tombé loin : c’est Joffrin qui fait le sale boulot.

Laurent Joffrin ment… Laurent Joffrin ment par omission quand il évoque, sans même les dater, les propos plus anciens tenus par Siné. Voici comment, Joffrin, soucieux de précision « factuelle », les rappelle : «  Quels propos ? En voici un extrait : “ Je suis antisémite et je n’ai plus peur de l’avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées devant tous les murs. Je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s’il est est pro-palestinien ”. » Mais pourquoi charcuter ces propos et taire le contenu de l’autocritique de Siné ?

Philippe Cohen, que l’on peut difficilement suspecter de complaisance à l’égard de Siné, a livré, sur Marianne2.fr, une version « un peu plus complète » [8] : «  En 1985, Siné avait été condamné pour les propos suivants tenus sur Carbonne 14 : « Je suis antisémite depuis qu’Israël bombarde. Je suis antisémite et je n’ai plus peur de l’avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées devant tous les murs. (…) On en a plein le cul. Je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s’il est est pro-palestinien. » Siné avait, à l’époque, obtenu de la LICRA qu’elle retire sa plainte en s’excusant de la façon suivante : « Mes effets de provocation et d’humour au pénultième degré, que je manie d’habitude avec dextérité, étaient, cette fois, ratés et complètement odieux. » Bien sûr, la condamnation de Siné – une autre association avait maintenu sa plainte, comme je l’avais écrit – est ancienne et mérite prescription. »  [9].

Mais le journalisme « factuel » et précis tel que Joffrin le pratique obéit à des règles professionnelles qui échappent au journalisme ordinaire. Le journaliste prodigieusement « factuel » écrit : « A l’époque Siné avait affirmé qu’il était ivre et s’était excusé auprès de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme). Pourquoi ne s’est-il pas excusé cette fois-ci ? »

Siné s’est s’excusé en 1985, mais ne l’a pas fait en 2008. Peu importe la raison : pour Joffrin, c’est bien la preuve que…

Omissions + insinuations = précisions : espérons que « Le Joffrin sans peine » n’est pas enseigné dans les écoles de journalisme.

Michel Davesnes et Henri Maler


Annexe (si l’on peut dire…)

Deux réponses de Siné à Libération , parues le jeudi 31 juillet 2008 dans ce quotidien.

1. Droit de réponse de Maurice Sinet, dit Siné, à l’article de Laurent Joffrin publié dans la rubrique « Rebonds » du journal Libération, en date du 25 juillet 2008, titré « Charlie Hebdo : sanctionner l’antisémitisme », ainsi que sur notre site.

Monsieur,

Votre amitié pour Philippe Val vous a égaré au point de m’insulter gravement dans les colonnes de votre journal du 25 juillet, en me traitant à plusieurs reprises d’antisémite et de raciste. Vous insultez par la même occasion toute la communauté juive en l’assimilant à une race ! Vous allez jusqu’à associer mon nom à Drumont, Maurras et Brasillach… Bigre ! Pourquoi pas à Hitler, Pol Pot et Saddam Hussein pendant que vous y êtes ?

Je suis désolé de vous décevoir, mais je ne suis l’auteur ni de Mein kampf ni des Protocoles des sages de Sion. Je ne suis, depuis plus de soixante ans, qu’un anti-imbécile primaire (euphémisme destiné à parer à tout refus de publication éventuel).

Siné (« Polémiste lourdingue » aux « éructations de folliculaire » et « cacochyme de l’extrême gauche antisioniste ».)

Nota bene. Vous n’êtes pas sans savoir que je poursuis en justice, pour diffamation, Claude Askolovitch, qui, pourtant, en a dit beaucoup moins que vous.

2. Droit de réponse de Maurice Sinet, dit Siné, à l’article de Laurent Joffrin publié dans la rubrique « Rebonds » du journal Libération,en date du 28 juillet 2008, titré « Siné, suite… », ainsi que sur notre site.

Monsieur,

Vous parlez de la violence haineuse des pétitionnaires envers Philippe Val, mais la vôtre, à mon égard, ne l’est assurément pas moins. Si vous n’entendez que le son de cloche de Val, qui me déteste, cela n’est guère étonnant : « Il est convenu dans un premier temps, avant de se rétracter, d’un texte correctif », écrivez-vous dans votre article. Val vous a-t-il dit qu’il s’agissait d’une lettre apocryphe qui avait été rédigée par ses soins ? Je n’avais accepté de la signer, de mauvaise grâce, après quelques corrections, que pour clore cette fâcheuse polémique. Si je me suis rétracté, c’est parce que j’ai appris in extremis qu’un communiqué de la rédaction, soi-disant unanime et condamnant mes propos, allait être publié simultanément dans Charlie Hebdo. J’ai estimé cela pour le moins malhonnête.

« Son soutien récent à l’humoriste Dieudonné […] » : je ne sais pas où vous êtes allé pêcher cette info malodorante ? Je n’ai jamais soutenu ce personnage et j’éprouve pour lui une vive antipathie !

Finalement, il n’y a d’exact que mes propos (bien que je croie que la loi vous interdise de les citer) que vous rapportez, bien sûr sortis de leur contexte (l’émission sur Carbone 14 avait eu lieu un dimanche à partir de minuit et avait duré trois heures !).

J’avais, il y a vingt-trois ans de cela, présenté mes excuses, sincères celles-là et pas apocryphes. Maître Bernard Jouanneau, avocat de la Licra, écrivait en retour : « Lisez, apprenez-la par cœur, récitez-la à vos enfants. Vous avez là un morceau d’anthologie, une page du cœur. […] A la prochaine audience, je pourrai serrer la main de Siné. » Comme la Licra refusa de publier sa lettre dans son périodique, l’avocat démissionna de ses fonctions pour protester !

Siné



_________________________________________________

[1] Et qui viennent, alors que cet article était en cours de rédaction, de se signaler par une « tribune », parue dans Le Monde daté du 1er août, qui félicite Philippe Val et toute la rédaction de Charlie Hebdo de son œuvre d’épuration.

[2] Comme on peut le vérifier ici même.

[3] Ivan Rioufol, sur son blog :« Ce que dévoile "l’affaire Siné" », 25 juillet 2008

[4] Voici la citation exacte et complète de ce passage de l’article : « Catholique non pratiquant, Nicolas Sarkozy n’a découvert qu’en 1972, à l’âge de 17 ans, que son grand-père maternel, qui venait de mourir, était juif. Un choc. Beniko (dit Benedict) Mallah était pour lui comme un père. « Un homme que j’adorais », raconte-t-il. Qui l’emmenait au défilé du 14 juillet voir son grand homme, De Gaulle, et manger des glaces. Mais ne lui a jamais parlé de sa judéité. Cet homme était originaire d’une grande famille juive séfarade de Thessalonique, en Grèce. Né en 1890, il est envoyé en France par ses parents en 1912 comme pensionnaire au lycée Lakanal de Sceaux (Hauts-de-Seine). Médecin durant la Première Guerre mondiale, il rencontre en 1918 Adèle, une veuve de guerre, et se convertit au catholicisme pour l’épouser, coupant tout lien avec la communauté juive. Ils auront deux filles dont Andrée (dite Dadu), la mère de Nicolas Sarkozy. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, la famille s’exile en Corrèze, par crainte d’être rattrapée par les origines juives de Benedict, avant de revenir à Paris à la fin de l’été 1944. Cet épisode, que Nicolas Sarkozy découvre également sur le tard, va profondément le marquer. »

[5] Comme le relève notamment Delfeil de Ton sur le site du nouvelobs sous le titre « Comment fonctionne la calomnie ».

[6] A titre d’exemple, voir ici même : « Une caresse de Philippe Val ».

[7] Rappel : Le 17 juillet, dès le début de l’affaire donc, la journaliste de Libération Catherine Coroller remarque que : « Siné se défend de tout antisémitisme, affirmant que si la fiancée de Jean Sarkozy "avait été la fille d’un émir", le jeune homme "se serait converti à la religion musulmane". »

[8] Comme le dit « Arrêt sur images ».

[9] Quand on n’instruit pas exclusivement à charge, on n’omet pas les termes de cette autocritique et on n’oublie pas de rappeler que Siné, en 1992, a signé auprès de nombreux intellectuels (juifs ou non) une pétition réclamant que la France reconnaisse sa responsabilité dans la déportation des juifs.

http://www.acrimed.org http://www.acrimed.org



Lundi 4 Août 2008


Commentaires

1.Posté par redk le 01/08/2008 13:24 | Alerter
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Tout ce cirque ne fait que confirmée qu'il y a bien un problème, "liberté d'expression", que ça marche pour les uns et pas pour les autres, nul égalité aussi bien dans la caricature que l'écrit ou l'orale, donc nul liberté d'expression, à l'image de val,Joffrin et consorts, place à la libérté des bouffons !!

2.Posté par Roland le 01/08/2008 13:31 | Alerter
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De toutes façons la France vient de se faire épingler par le comité des Droits de l'Homme de l'ONU !

elle ne l'a pas volé!

3.Posté par Legrand le 01/08/2008 14:24 | Alerter
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Rappel "La liberté d'expression est interdite " " La pensée unique fait loi" selon l'article de loi , du mandat présidentiel "Sarkozy Mania et consorts"

Tous les autres textes sont abolies .

Souvenez vous : Une seule armée, Une seule Monnaie, Une seule religion etc ...

On est dans le peloton de tête de la connerie !!

4.Posté par Gilbert18 le 01/08/2008 16:18 | Alerter
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“Dans l’affaire Siné, il n’y a pas d’outrage ou d’injure envers un groupe religieux dans son entier, estime Me Christophe Bigot (avocat spécialisé en droit de la presse), la volonté de Philippe Val est d’aller au-delà de la loi, c’est une forme de terrorisme intellectuel”.
Cette affaire pour moi se résume au médiocre petit scénario suivant: suite à des pressions , un patron (Philippe Val) demande un témoignage à des amis (Claude Askolovitch, Laurent Joffrin, Bernard-Henry Levy) pour étayer un dossier de licenciement à l'encontre d'un collaborateur (Siné) au fallacieux motif d’un article antisémite.
Malheureusement pour eux ces "journalistes" trop surs d'eux mêmes ont choisi le prétexte et les mots bien légèrement... et le pétard leur a éclaté à la figure. Bien fait !
Messieurs Philippe Val, Askolovitch, BHL, Joffrin, et quelques autres, amalgament les mots sionisme, judaïsme, sémite, juif, et confondent religion, opinion politique, racisme, politique du gouvernement d’Israël… sans doute par posture, mais par inculture surtout.
Non, monsieur Joffrin, il ne suffit pas “d’associer dans une même phrase le juif, l’argent et le pouvoir, pour faire un cliché antisémite”. À force de brandir le mot antisémitisme mal à propos et en toutes occasions vous voilà puni pour votre suffisance et votre inculture.
On a pleinement le droit d’écrire en faveur de la politique du gouvernement d’Israël et de développer des arguments. Mais (par mépris du public, par facilité ?) vous avez usé d’un mauvais procédé, celui de la mauvaise foi et de l’amalgame. Vous avez (vous et vos amis), pendant des années abusé des moyens médiatiques et de façon répétée en nommant antisémites tous ceux qui ne sont pas de votre avis.
“...Aujourd’hui, le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, vient de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme pour l’épouser.” (Patrick Gaubert, président de la Licra et ami de Nicolas Sarkozy, dans Libération du lundi 23 juin 2008. Extrait). La phrase prononcée par Patrick Gaubert est “politiquement correcte”, la même phrase écrite par Siné est jugée antisémite par messieurs Philippe Val, Claude Askolovitch, Bernard-Henri Lévy, et Laurent Joffrin.

Laurent Joffrin, Philippe Val et leurs amis ne pouvaient pas mieux se disqualifier. Pourtant ils l’ont fait, et ils traîneront cette casserole pendant très longtemps.
www.gilblog.fr://

5.Posté par djamel le 01/08/2008 18:57 | Alerter
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Quelque part, j'ai écrit : Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et d'abonnés,devrait-on ajouter.
Dans une cette affaire qui n'est point une sinécure pour Val,une vérité se dégage: Ph.Val vient de démontrer bon gré mal gré ,qu'il est un imbécile (Cqfd).

6.Posté par rach le 02/08/2008 00:08 | Alerter
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bonsoir,
demandons à Redeker et tous les autres hypocrites qui défendent sois disant la liberté d' expression ce qu i s'en pensent,cette histoire nous prouve malheureusement que cette liberté ne fonctionne que dans un sens.
honteux

7.Posté par Ambre le 02/08/2008 07:24 | Alerter
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Les structures techniques et ethniques des peuples sont répandues avant l'avènement des religions monothéistes. Ce qui est sûr par-contre, c’est notre mortalité, et la qualité de vie qu’on obtient de notre planète de notre naissance à notre trépas.

Quel mal y a-t-il à connaitre nos origines par rapport aux peuples d’où nous sommes tous issus et qui n’ont que l’importance qu’on veut bien leur accorder, surtout s’ils n’ont aucun rapport avec nos conditions de vie flouées.

Le christianisme a été le vecteur de la mort de la mémoire des peuples premiers pour la seule raison de détourner richesses et âmes à son profit. Des esclaves dociles qui sauront qui sont les plus forts ?

Dans des pays qui ont autant souffert d'autant de crises alimentaires et de quoi nourrir les âmes sans que personne ne s’en préoccupa, surtout si le règne de la faim sévit parmi ceux qui sont écarté de la voie de la lumière. La moindre des thérapies serait la réappropriation de ses origines, de ses richesses et de sa noblesse d’âme sans complexe aucun. D'autant que nous aurions toutes les raisons d' être fiers d’être des terriens s’il n’y a pas de journalistes prônant la séparation des vivants pour être des ennemis se dérobant les moyens de vivre à l’aise .

8.Posté par CHP le 02/08/2008 10:54 | Alerter
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... rien de nouveau en ce monde dit " des droits de l'homme" les baveux/journaleux/ pisse copies, carpettes du mondialisme réducteur n'ont fait que ce pourquoi ils sont payés, ( VOLTAIRE, ils ne connaissent pas aujourd'hui, mais si le vent tournait .... )

9.Posté par Aigle le 03/08/2008 15:20 | Alerter
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Gilbert 18 , je doute fort que les gredins de foires que sont les BHL , PHILIPPE VAL ? JOFFRIN et Consorts , "algament les mots sionisme, judaïsme, sémite, juif, et confondent religion, opinion politique, racisme, politique du gouvernement d'Israël&#8230; sans doute par posture, mais par inculture surtout. ". Ces Sionistes racistes jusqu'aux bout des ongles , ne font qu'accomplir leur besogne dans le cadre de la division du travail consistant au formatage de l'opinion francaise par rapport à la realité de l'entité Nazie israel . Un veritable terrorisme plumitif s'installe en france et veut perpetuer sournoisement , le sentiment de culpabilité des francais par rapport à des atrocités nazies commises sur leur sol et auxquelles les sionistes eux memes ont participé en passant des accords secrets avec ces dechets que sont himmler , heydrich et consorts ..Cela fait 68 ans que cela dure et durera encore tant que l'intelligensia libre francaise n'y mettra pas un terme

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