Palestine occupée

Jeudi dernier à Ramallah : Pendant que Bush attaque les droits palestiniens, l'Autorité attaque son propre peuple


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Entre 15 et 25 personnes ont été arrêtées et de nombreuses autres ont été blessées après que les forces de l'Autorité Palestinienne ait attaqué, au bâton et au gaz paralysant une manifestation contre le Président US Bush à Ramallah.

Par Stop The Wall > global@stopthewall.org


Lundi 14 Janvier 2008

 Jeudi dernier à Ramallah : Pendant que Bush attaque les droits palestiniens, l'Autorité attaque son propre peuple
Un sit-in au Club Orthodoxe de Ramallah a rapidement dégénéré lorsque les manifestants ont tenté de marcher vers la Place al-Manara.

Les organisateurs, les Forces Nationales et Islamiques, la Campagne palestinienne contre le mur d'apartheid, l'Association des prisonniers et le Comité national de commémoration de la Nakba avait appelé à agir pour exprimer leur condamnation de la visite, malgré les mesures énergiques prises contre la protestation en Cisjordanie.

A midi, environ 1.000 manifestants se sont rassemblés près du Club Orthodoxe, dans le centre de Ramallah, et ont commencé à se diriger vers la Place de l'Horloge, près d'al-Manara. La police a immédiatement tenté de les disperser à coups de bâton et de jets de gaz paralysant au poivre, pendant que les hélicoptères US faisaient des cercles au-dessus de leurs têtes.

Les évènements d'aujourd'hui font partie d'une répression continuelle des manifestations populaires en Cisjordanie. Le 18 novembre, une manifestation populaire de soutien aux droits nationaux palestiniens a été réprimée, lorsque Mahmoud Abbas était en réunion à Annapolis.



Déclaration de la Campagne populaire palestinienne contre le mur d'apartheid

Aujourd'hui, notre manifestation appelait à dire à Bush qu'il n'est pas le bienvenu. C'est un criminel de guerre qui a sur les mains le sang de plusieurs peuples de la région.

Ce n'était pas qu'une manifestation contre Bush. Nous nous sommes rassemblés aujourd'hui pour dénoncer haut et fort tout ce que lui et l'administration US représentent : la politique de la guerre et de l'occupation, le déni des droits palestiniens, le piétinement de la loi internationale et le soutien au sionisme raciste et au nettoyage ethnique.

Ces politiques sont parties intégrantes du processus discuté à la Conférence d'Annapolis en novembre. Le projet d'Annapolis, sous les auspices de Bush, est destiné à tracer l'avenir du peuple palestinien : un gouvernement de bantoustans administré et contrôlé par une autorité palestinienne gérant les ghettos avec la permission des occupants. Jamais le peuple palestinien n'acceptera cela.

Nous voyons déjà ce qui doit être fait pour réaliser cette vision, au mépris de la volonté populaire palestinienne. Il faut que l’Autorité devienne une dictature, prête à faire taire, par la violence, la voix du peuple.

Nous avons vu cela en novembre lorsque nous avons manifesté contre Annapolis. Que cela se répète aujourd’hui confirme ce que nous savions déjà. La répression n’était pas un incident isolé, généré par des circonstances politiques exceptionnelles. C’est maintenant la politique de l’Autorité Palestinienne. La transformation d’un mouvement de libération populaire en une oppression, une complicité avec les pouvoirs coloniaux est maintenant presque achevée.

Pendant qu’Abbas rencontrait et discutait avec l’allié le plus proche de nos oppresseurs, ces hommes étaient déployés dans les rues pour frapper et asphyxier quiconque exprimerait son objection.

La position d’Abbas est maintenant claire : il n’est pas aux côtés de son propre peuple, le peuple de Palestine qu’il est censé représenter. Il est aux côtés de Bush et de sa vision d’un peuple palestinien pacifié en cage.

Dans les déclarations publiques d’Abbas et de son gouvernement aujourd’hui, ils ont fait référence à l’occupation comme “obstacle à la paix” ; ils ont refusé de parler de sa nature réelle – que c’est un crime contre l’humanité, qu’elle est illégale, que le mur n’est qu’un outil de l’occupation et une partie intégrante du projet concocté pour le peuple palestinien.

Abbas n’a fait aucune mention au droit au retour ; aucune mention aux résolutions de l’ONU ; aucune mention à la législation internationale.

Il semble que sa plus grande préoccupation ne soit pas l’occupation, mais la résistance persistante du peuple.


Source : Stop The Wall
Traduction : MR pour ISM


Dimanche 13 Janvier 2008

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