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Jeu géopolitique risqué : Washington joue le Tibet à la roulette avec la Chine


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Mercredi 16 Avril 2008


Global Research, par F. William Engdahl, le 10 avril 2008


​​​​Attisant les flammes de la violence au Tibet juste à un moment sensible de leurs relations et dans la période préparatoire des jeux olympiques en Chine, Washington a manifestement tranché pour un jeu géopolitique à haut risque avec Beijing. Cela fait partie d'une stratégie d'escalade dans la déstabilisation de la Chine, lancée ces derniers mois par l'administration Bush. Cela comprend aussi l'essai de déclencher une Révolution Safran contre la Chine dans la région voisine du Myanmar (Birmanie), l'amenée au Darfour des troupes de l'OTAN dirigées par les États-Unis, où les compagnies pétrolières de Chine mettent en valeur des réserves pétrolières potentiellement énormes. Cela inclut des manœuvres de contre-attaque à travers l'Afrique riche en ressources minières et des efforts acharnés pour transformer l'Inde en nouvelle grande base avancée des États-Unis déployée contre la Chine sur le sous-continent asiatique, même si les signes suggèrent aujourd'hui que le gouvernement indien est très prudent à ne pas bouleverser ses relations avec la Chine.


​​​​L'opération actuelle au Tibet a apparemment obtenu le feu vert en octobre de l'année dernière, quand George Bush et le Dalaï Lama ont convenu de se rencontrer pour la première fois publiquement à Washington. Le Président des États-Unis n'ignore pas l'importance des enjeux d'une telle insulte pour Beijing. En acceptant d'être présent quand le Congrès a décerné sa médaille d'or au Dalaï Lama, Bush a aggravé son offense envers le plus important partenaire commercial des États-Unis.


​​​​L'expression du soutien immédiat de George Bush, de Condi Rice, du Français Nicolas Sarkozy et de la chancelière allemande Angela Merkel, envers les moines cramoisis du Tibet, a pris récemment des dimensions absurdes. Mme Merkel a annoncé qu'elle boycotterait les jeux olympiques d'été en août pour protester contre le traitement des moines tibétains par Beijing. Ce que son secrétaire de presse avait omis, c'est qu'à l'origine, elle n'avait même pas prévu d'y aller.


​​​​Son annonce a été suivie par celle du Premier Ministre de Pologne, le pro-Washington Donald Tusk, qui devrait lui non plus ne pas y assister, avec Vaclav Klaus, le Président tchèque pro-États-Unis. Qu'ils aient prévu à l'origine d'y aller est incertain, mais ça a fait des gros titres considérables dans la presse.


​​​​La récente vague de protestations violentes et d'attaques contre les habitants chinois Han, documentée par des moines tibétains, a commencé le 10 mars, quand plusieurs centaines de moines ont marché sur Lhassa pour exiger la libération d'autres moines prétendument détenus pour la célébration de la remise de la médaille d'or du Congrès en octobre dernier. Les moines ont été rejoints par d'autres moines dans une marche de protestation contre l'autorité de Beijing lors du 49ème anniversaire du soulèvement tibétain contre la domination chinoise.



Le jeu géopolitique


​​​​Comme le gouvernement chinois lui-même l'a clairement fait remarquer, la soudaine éruption de violence anti-chinoise au Tibet, un nouvel épisode des activités dirigées par le Dalaï Lama en exil, a été calculée de manière suspecte à la veille des futurs jeux olympiques pour tenter de braquer les projecteurs sur le dossier des droits de l'homme de Beijing. Les jeux olympiques à Beijing sont vus là-bas comme une reconnaissance majeure de l'arrivée d'une nouvelle Chine prospère sur la scène mondiale.


​​​​Les acteurs d'arrière-plan qui agissent dans la « Révolution Cramoisie » du Tibet confirment les heures supplémentaires faites par Washington durant les derniers mois pour préparer une autre de ses infâmes Révolutions Colorées, en excitant les protestations publiques destinées à embarrasser au maximum Beijing. Les acteurs sur le terrain et en dehors du Tibet sont les habituels suspects, liés au Ministère étasunien des Affaires Étranges, dont la National Endowment for Democracy (NED, fondation nationale pour la démocratie), la Freedom House (communauté de la liberté) de la CIA à travers son président, Bette Bao Lord et son rôle dans le Comité International pour le Tibet, ainsi que la Fondation Trace, financée par la fortune de George Soros par l'intermédiaire de sa fille, Andrea Soros Colombel.


​​​​Wen Jiabao, le Premier Ministre chinois, a accusé le Dalaï Lama d'avoir orchestré les derniers troubles pour saboter les jeux olympiques « afin d'atteindre son objectif inqualifiable, » l'indépendance du Tibet.


​​​​Bush a téléphoné à son homologue chinois, le Président Hu Jintao, pour faire pression en faveur de pourparlers entre Beijing et le Dalaï-Lama en exil. La Maison Blanche a dit que Bush « a fait part de ses préoccupations au sujet de la situation au Tibet et a encouragé le gouvernement chinois à s'engager dans un dialogue positif avec les représentants du Dalaï Lama et permettre l'ouverture aux journalistes et aux diplomates. »


​​​​Selon un porte-parole de Qin Gang, le Ministère des Affaires Étrangères, le Président Hu aurait déclaré à Bush que le Dalaï Lama devait « cesser de saboter » les jeux olympiques de Beijing avant de prendre une décision sur des entretiens avec le chef spirituel tibétain en exil.



Les bizarres amis du Dalaï Lama


​​​​En Occident, l'image du Dalaï Lama a été si enjolivée, qu'il est considéré pratiquement comme un dieu dans de nombreux milieux. Bien que la vie spirituelle du Dalaï Lama ne soit pas notre centre d'intérêt, il est intéressant de noter brièvement les cercles qu'il a choisi de sillonner de manière privilégiée dans sa vie.


​​​​Le Dalaï Lama se rend dans ce qui peut être seulement appelé des milieux politiques conservateurs. Ce qui est généralement oublié aujourd'hui, c'est que durant les années 30, les Nazis, dont le chef de la Gestapo Heinrich Himmler et d'autres hauts dirigeants du Parti Nazi, considéraient le Tibet comme le site sacré des survivants de l'Atlantide perdue, le berceau de la « pure race nordique. »


​​​​À 11 ans, déjà désigné Dalaï Lama, il se lia d'amitié avec Heinrich Harrer, membre du Parti Nazi et officier craint des SS de Heinrich Himmler. Loin de l'innocente image de lui dans le populaire film d'Hollywood avec Brad Pitt, Harrer était membre du gratin SS à l'époque où il rencontra le Dalaï Lama âgé de 11 ans et devint son tuteur dans le « monde extérieur au Tibet. » Bien que seul le Dalaï Lama connaisse le contenu des leçons privées de Harrer, les deux sont restés amis jusqu'à la mort d'Harrer à l'âge avancé de 93 ans en 2006. (1)


​​​​Il va de soi que ses liens d'amitié ne définissent pas à eux seuls son caractère, mais c'est intéressant dans le contexte de ses amis ultérieurs. En avril 1999, avec Margaret Thatcher et George HW Bush, directeur de la CIA et Président, le Dalaï Lama a demandé au gouvernement britannique de libérer Augusto Pinochet, l'ancien dictateur fasciste du Chili et client de longue date de la CIA, qui visitait l'Angleterre. Le Dalaï Lama a insisté pour que Pinochet ne soit pas forcé d'aller en Espagne, où il était recherché pour passer en jugement pour crimes contre l'humanité. Le Dalaï Lama avait des liens étroits avec Miguel Serrano (2), chef du Parti National Socialiste du Chili, adepte d'un truc appelé hitlérisme ésotérique. (3)


​​​​Attribuons pour le moment la demande du Dalaï Lama à l'instruction religieuse. Ce qui est incontestable, c'est qu'il est entouré et financé en grande partie, depuis sa fuite en exil en Inde en 1959, par les États-Unis et divers services d'espionnage occidentaux avec leurs troupeaux d'ONG. C'est l'ordre du jour de Washington, des amis du Dalaï Lama, qui est pertinent ici.



La NED à nouveau au travail. . .


​​​​Comme le note l'écrivain Michael Parenti dans son ouvrage, Friendly Feudalism: The Tibet Myth (Aimable féodalité: Le mythe du Tibet), « dans les années 50 et 60, la CIA soutenait activement la cause tibétaine avec armes, formation militaire, argent, soutien aérien, et toutes sortes d'autres formes d'aide. » L'American Society for a Free Asia des États-Unis, une façade de la CIA, a fait connaître au public la cause de la résistance tibétaine, avec le frère aîné du Dalaï Lama, Thubtan Norbu, jouant un rôle actif dans le groupe. Le deuxième frère aîné du Dalaï Lama, Gyalo Thondup, a mis sur pied une opération d'espionnage avec la CIA en 1951. Selon Parenti, elle a été développée plus tard en unité de guérilla entraînée par la CIA, dont les recrues étaient parachutées à l'arrière du Tibet. (4)


​​​​Selon des documents du renseignement étasunien rendus publics à la fin des années 90, « pendant une grande partie des années 60, la CIA a fourni au mouvement tibétain exilé jusqu'à 1,7 millions de dollars par an pour des opérations contre la Chine, avec une subvention annuelle de 180.000 dollars pour le Dalaï Lama. » (5)


​​​​Avec l'aide de la CIA, le Dalaï Lama s'est enfui à Dharamsala en Inde, où il vit à présent. Il continue aujourd'hui à recevoir des millions de dollars de soutien, pas de la CIA, mais de façon plus anodine de l'organisation façade de la CIA financée par le Congrès, la NED. Dans toutes les Révolutions Colorées, la NED, soutenue par les États-Unis, a joué un rôle déstabilisateur, depuis la Serbie jusqu'à la Géorgie, en passant par l'Ukraine et le Myanmar. Ses finances vont aux médias de l'opposition et aux campagnes de relations publiques mondiales qui popularisent ses candidats favoris de l'opposition.


​​​​Comme dans les autres Révolutions Colorées récentes, le gouvernement étasunien attise les flammes de la déstabilisation contre la Chine en finançant les organisations protestataires de l'opposition à l'intérieur et à l'extérieur du Tibet par l'intermédiaire de son bras, la NED.


​​​​La NED a été fondée sous l'administration Reagan au début des années 80 sur recommandation de Bill Casey, alors directeur de la Central Intelligence Agency (CIA), suite à une série de dévoilements à grande publicité d'assassinats et de déstabilisations de régimes hostiles par la CIA. La NED a été conçue pour se présenter comme une organisation indépendante, non gouvernementale, une démarche éloignée de la CIA et de ses organismes gouvernementaux, afin d'être sans doute moins voyante. Le premier président de la NED, Allen Weinstein, a expliqué au Washington Post que « Beaucoup de ce que nous [la NED] faisons aujourd'hui, était fait secrètement par la CIA il y a 25 ans. » (6)


​​​​William Blum, l'historien spécialisé dans le renseignement étasunien, déclare : « La NED a joué un rôle important dans l'affaire Iran-Contra des années 80 en finançant les éléments clés du ténébreux « Projet Démocratie » d'Oliver North. Ce réseau privatisait la politique étrangère étasunienne, faisait la guerre, faisait circuler des armes et des drogues, et était engagé dans d'autres activités tout aussi charmantes. En 1987, un porte-parole de la Maison Blanche a déclaré que ceux de la NED « dirigeaient le Projet Démocratie. » (7)


​​​​La plus importante organisation en faveur du Dalaï Lama, pour l'indépendance du Tibet, est aujourd'hui International Campaign for Tibet (ICT, campagne internationale pour le Tibet), créée à Washington en 1988. ICT reçoit des fonds de la NED depuis au moins 1994. En 2005, ICT a décerné son prix annuel, Light of Truth (lumière de la vérité), à Carl Gershman, fondateur de la NED. D'autres lauréats d'ICT sont la fondation allemande Friedrich Naumann et le leader tchèque Vaclav Havel. Le conseil d'administration d'ICT est peuplé d'anciens fonctionnaires du Ministère étasunien des Affaires Étranges, notamment Gare Smith et Julia Taft. (8)


​​​​Une autre organisation étasunienne particulièrement active contre Beijing, Student for a Free Tibet (SFT, étudiants pour un Tibet libre), a été créée en 1994 à New York comme un projet du Comité US Tibet et financé par la NED et ICT. La SFT est plus connue pour le déploiement d'une bannière de 150 mètres en haut de la Grande Muraille de Chine, appelant à un Tibet libre, et accusant Beijing d'allégations de génocide au Tibet entièrement non étayées. Elle a apparemment l'art de bien dramatiser pour se rallier les étudiants naïfs.


​​​​La SFT était parmi les cinq organisations qui ont proclamé le 4 janvier dernier le début d'un « soulèvement du peuple tibétain » et ont fondé ensemble un bureau provisoire chargé de la coordination et du financement.


​​​​Harry Wu est un autre éminent défenseur du Dalaï Lama contre Beijing. Il est devenu tristement célèbre pour avoir prétendu faussement sur Playboy en 1996, dans une interview qu'il avait enregistré sur bande vidéo, qu'un prisonnier dont les reins avaient été ôtés par chirurgie alors qu'il était vivant, avait ensuite été repris et fusillés. La bande a été diffusée par la BBC. Le film de la BBC ne montrait rien de la sorte, mais le mal était fait. Combien de personnes vérifient les vieilles archives de la BBC ? Wu, un professeur retraité de Berkeley qui a quitté la Chine après son incarcération en tant que dissident, est à la tête de la Laogai Research Foundation, une organisation exonérée d'impôt, financée principalement par la NED (9).


​​​​Parmi les projets apparentés, le financement de la NED par le gouvernement étasunien soutient aussi le journal Tibet Times, dirigé de l'extérieur depuis la base du Dalaï Lama en exil à Dharamsa en Inde. La NED finance aussi le Tibet Multimedia Center pour « diffusion de l'information concernant la lutte pour les droits de l'homme et la démocratie au Tibet, » lui aussi à Dharamsala. Et la NED finance le Tibetan Center for Human Rights and Democracy.


​​​​En bref, les empreintes digitales du Ministère des Affaires Étranges et de la communauté du renseignement des États-Unis sont partout sur la soudaine montée du mouvement Libérez le Tibet et sur les attentats contre les Chinois Han en mars. La question qui se pose est pourquoi, et surtout pourquoi maintenant ?



Les trésors de matières premières du Tibet


​​​​Le Tibet est d'importance stratégique pour la Chine, pas seulement pour sa situation géographique à cheval sur la frontière de l'Inde, le tout dernier allié de Washington contre la Chine en Asie. Le Tibet est aussi un trésor de minéraux et de pétrole. Le Tibet contient quelques-uns des plus grands gisements d'uranium et de borax, la moitié du lithium du monde, les plus grands gisements de cuivre d'Asie, d'énormes gisements de fer, et plus de 80.000 mines d'or. Les forêts du Tibet sont les plus grandes réserves de bois d'œuvre à disposition de la Chine ; depuis 1980, la valeur des arbres abattus et pris par la Chine est estimée à 54 milliards de dollars. Le Tibet recèle aussi quelques-unes des plus grandes réserves pétrolières de la région. (10)


​​​​Sur la frontière de la Région Autonome du Tibet et de la Région Autonome Ouïgour du Xinjiang, existe aussi une grande région pétrolière et minière, le Bassin de Qaidam, connu sous le nom de « bassin des trésors. » Ce bassin renferme 57 types de ressources minières différentes, dont des réserves avérées de pétrole, de gaz naturel, de charbon, de sel brut, de potassium, de magnésium, de plomb, de zinc et d'or. La valeur potentielle de ces ressources minières se monte à 15 billions de yuans, soit 1,8 billions de dollars. Les réserves avérées de potassium, de lithium et de sel brut de ce bassin sont les plus importantes de Chine.


​​​​Et, situé comme il l'est sur le « toit du monde, » le Tibet dispose peut-être des sources d'eau les plus précieuse de la Terre. Le Tibet est la source des sept plus grands fleuves d'Asie, qui alimentent en eau deux milliards de gens. « Celui qui contrôle l'eau du Tibet dispose d'un levier géopolitique super puissant sur l'ensemble de l'Asie.


​​​​Mais le principal intérêt de Washington pour le Tibet aujourd'hui est sa capacité à servir de levier pour déstabiliser et faire chanter le gouvernement de Beijing.



La non-violence de Washington comme forme de guerre


​​​​Depuis le 10 mars, les médias occidentaux ont passé les événements survenus au Tibet sans trop se soucier de leur véracité ni de les vérifier indépendamment par recoupement. La plupart des photos montrées dans les journaux européens et étasuniens et à la télévision ne sont pas exactement de l'oppression de lamas ou de moines tibétains par des militaires chinois. Dans la plupart des cas, les photos de l'AFP ou celles de Reuters montrent des Chinois Han battus par des moines tibétains appartenant à des organisations paramilitaires. Dans certains cas, des stations de télévision allemandes ont passé la vidéo d'un passage à tabac qui n'était même pas au Tibet, mais plutôt à Katmandou avec la police népalaise. (11)


​​​​La complicité des médias occidentaux sous-entend tout simplement un peu plus que les agissements autour du Tibet font partie d'une tentative de déstabilisation bien orchestrée de la part de Washington. Ce que peu de gens savent, c'est que la NED a aussi contribué avec la mal nommée Institution Albert Einstein de Gene Sharp, par l'intermédiaire du colonel Robert Helvey, à encourager les protestations estudiantines sur la place Tiananmen en juin 1989. Telle qu'elle se décrit elle-même, l'Institution Albert Einstein est spécialisée dans « la non-violence comme forme de guerre. » (12)


​​​​Le colonel Helvey était auparavant avec la Defense Intelligence Agency stationnée au Myanmar. À Hong Kong, Helvey a formé les leaders estudiantins de Beijing aux techniques des manifestations de masse utilisées dans l'incident de la place Tiananmen en juin 1989. On pense qu'il est maintenant conseiller en ces mêmes techniques de désobéissance civique pour le Falun Gong. Helvey, théoriquement retraité de l'armée en 1991, travaillait avec l'Institution Albert Einstein et la fondation Open Society de George Soros bien avant cette date. Dans son rapport annuel de 2004, l'Institution Albert Einstein de Helvey admettait conseiller les gens au Tibet. (13)


​​​​Avec l'émergence d'Internet et de la téléphonie mobile, le Pentagone a affiné une toute nouvelle forme de déstabilisation pour changer les régimes politiques. Jonathan Mowat, un chercheur de faits derrière la vague de révolutions colorées, la décrit ainsi :

​​​​Ce que nous voyons est l'application civile de la doctrine de la « révolution dans les affaires militaires » du Ministre Donald Rumsfeld, qui dépend du déploiement de petits groupes très mobiles, « activés en temps réel » par le renseignement et les communications. Le plan militaire est constitué d'escouades de soldats prenant le contrôle des quartiers d'une ville à l'aide des écrans vidéo des « casques de renseignement, » qui leur donnent une vue d'ensemble instantanée sur leur environnement. Des bandes de jeunes, convergeant vers les intersections visées, dialoguant en permanence avec des téléphones cellulaires, constituent l'application civile de cette doctrine.


​​​​Ce parallèle ne devrait pas surprendre puisque l'US Army et la National Security Agency ont subventionné le développement d'Internet, de la téléphonie cellulaire, et de plates-formes logicielles. Dès leur création, ces technologies ont été étudiées et mises à l'épreuve dans le but de leur trouver un usage optimal dans un nouveau type de guerre. La « révolution » dans la guerre, telle que le permettent ces nouveaux instruments, a été poussée à l'extrême par plusieurs spécialistes de la guerre psychologique. Bien que ces militaires utopistes travaillaient en haut lieu (chez RAND Corporation, par exemple) depuis très longtemps, ils n'ont fait au plus, avec la victoire des Néo-conservateurs au Pentagone de Donald Rumsfeld, que prendre la direction de quelques-unes des plus importantes structures de l'appareil du commandement militaire des États-Unis. (14)



L'objectif du contrôle de la Chine


​​​​La politique de Washington a utilisé et raffiné ces techniques de « non-violence révolutionnaire, » et les opérations de la NED ont incarné une série de projets de coups d'État « démocratiques » ou en douceur, dans le cadre d'une stratégie plus large qui cherche à couper la Chine l'accès à ses réserves pétrolières et gazières vitales.


​​​​La citation attribuée dans les années 70 au Ministre des Affaires Étranges de l'époque, Henry Kissinger, un partisan de la géopolitique britannique dans un contexte étasunien, vient à l'esprit : « Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez les nations entières. . . »


​​​​La tentative de Washington d'utiliser le Tibet pour déstabiliser, sans doute avec l'aide silencieuse de ses amis britanniques et des autres services de renseignement amis des États-Unis, fait partie d'un schéma limpide.


​​​​Il comporte la « Révolution Safran » de Washington pour tenter de déstabiliser le Myanmar. Il inclut l'effort en cours pour faire entrer des troupes de l'OTAN au Darfour, afin de bloquer l'accès de la Chine aux ressources pétrolières stratégiques, là-bas et partout en Afrique. Il comprend les démarches pour fomenter des troubles en Ouzbékistan et au Kirghizistan, afin d'interrompre le nouveau projet de pipeline au Kazakhstan pour l'énergie vitale de la Chine. En Asie, pour des raisons géographiques évidentes, l'ancienne Grande Route de la Soie passe par Tachkent en Ouzbékistan et Almaty au Kazakhstan, dans une région cernée de grandes chaînes de montagnes. La maîtrise géopolitique de l'Ouzbékistan, du Kirghizistan et du Kazakhstan, permettrait de contrôler les éventuels oléoducs entre la Chine et l'Asie Centrale, tout comme l'encerclement de la Russie commande les pipelines et les autres liens entre elle et l'Europe Occidentale, la Chine, l'Inde et le Moyen-Orient, où coule le flux pétrolier ininterrompu, venant d'Iran, d'Arabie Saoudite et des autres pays de l'OPEP, dont dépend la Chine.



Derrière la stratégie d'encerclement de la Chine


​​​​Dans ce contexte, une analyse révélatrice du New York Council on Foreign Relations, faite par Zbigniew Brzezinski dans la question de septembre-octobre 1997 de son magazine Foreign Affairs, mérite d'être citée. Brzezinski, un protégé de David Rockefeller et disciple du fondateur de la géopolitique britannique, Sir Halford Mackinder, est aujourd'hui conseiller en politique étrangère du candidat à la présidentielle Barack Obama. En 1997, il écrivait de manière révélatrice :

​​​​L'Eurasie est le siège de la plupart des États du monde politiquement autoritaires et dynamiques. Tous les prétendants historiques au pouvoir mondial sont originaires d'Eurasie. Les candidats les plus peuplés du monde à l'hégémonie régionale, la Chine et l'Inde, sont en Eurasie, comme le sont tous les challengers potentiels à la primauté politique ou économique des États-Unis. Après les États-Unis, les six plus grandes économies et dépenses militaires suivantes sont là-bas, comme le sont toutes les puissances mondiales ouvertement nucléaires sauf une, et toutes les clandestines sauf une. L'Eurasie compte 75 pour cent de la population du monde, 60 pour cent de son PNB, et 75 pour cent de ses ressources énergétiques. Collectivement, le potentiel de la puissance eurasienne éclipse même celle des États-Unis.



Jeu géopolitique risqué : Washington joue le Tibet à la roulette avec la Chine

​​​​L'Eurasie est le super continent axial du monde. Une puissance qui domine l'Eurasie exercerait une influence déterminante sur deux des trois régions les plus productives économiquement, l'Europe Occidentale et l'Asie de l'Est. Un coup d'œil sur la carte suggère aussi qu'un pays dominant en Eurasie contrôlerait presque automatiquement le Moyen-Orient et l'Afrique. Avec l'Eurasie servant maintenant d'échiquier géopolitique décisif, il ne suffit plus de façonner une politique pour l'Europe et une autre pour l'Asie. Qu'advient-il de la répartition du pouvoir quand la masse continentale eurasienne aura une importance décisive sur la prédominance mondiale des États-Unis. . . (15)


​​​​Cette déclaration, rédigée bien avant que les États-Unis ne mènent le bombardement de l'ex-Yougoslavie et l'occupation militaire de l'Afghanistan et de l'Irak, ou ne soutienne le Pipeline Bakou-Tbilissi-Ceyhan, fait circuler la rumeur de déclarations de Washington pour « débarrasser le monde de la tyrannie » et répandre la démocratie, dans un contexte quelque peu différent de celui généralement évoqué par George W. Bush ou les autres.


​​​​Il s'agit de domination mondiale, et non pas de démocratie. Il ne faut pas s'étonner que des puissances telles que la Chine ne soient pas convaincues qu'il soit dans leur intérêt national de donner à Washington un pouvoir aussi écrasant, pas plus que la Russie ne pense que ce serait un pas vers la paix de laisser l'OTAN bouffer l'Ukraine et la Géorgie et installer des missiles étasuniens sur le pas de la porte de la Russie « pour que les États-Unis se défendent contre la menace d'une attaque nucléaire iranienne. »


​​​​La menée de la déstabilisation du Tibet par les États-Unis s'inscrit dans le cadre d'une réorientation stratégique de grande importance. Elle arrive au moment où l'économie étasunienne et le dollar, toujours monnaie de réserve mondiale, sont dans leur plus mauvaise passe depuis les années 30. Il est lourd de sens que l'administration étasunienne envoie à Beijing le banquier de Wall Street, l'ancien président Goldman Sachs, et le Ministre des Finances Henry Paulson, en plein milieu de son travail pour embarrasser Beijing au sujet du Tibet. Washington joue littéralement avec le feu. La Chine a dépassé depuis longtemps le Japon en tant que plus gros détenteur de réserves de devises étrangères, actuellement de l'ordre de 1,5 billions de dollars [1,68 billions selon un article récent dans Asia Times, NDT], majoritairement investies en titres de dette du Trésor étasunien. Paulson sait bien que Beijing pourrait décider de mettre le dollar à genoux en vendant sur le marché seulement une petite partie de la dette des États-Unis qu'il possède.




Notes


​​​​1 Ex-Nazi, Dalai's tutor Harrer dies at 93 (Harrer, l'ancien nazi tuteur du Dalaï Lama est mort à l'âge de 93 ans), The Times d'Inde, 9 Janvier 2006 :

http://timesofindia.indiatimes.com/articleshow/msid-1363946,prtpage-1.cms


​​​​2 Goodrick-Clarke, Nicholas, Black Sun : Aryan Cults, Esoteric Nazism and the Politics of Identity (Cultes ariens, Nazisme ésotérique et politique de l'identité), New York University Press, 2001, p. 177.


​​​​3 Colin Goldner, Mönchischer Terror auf dem Dach der Welt Teil 1: Die Begeisterung für den Dalai Lama und den tibetischen Buddhismus (Terreur monastique sur le toit du monde Partie 1: L'enthousiasme pour le Dalaï Lama et le bouddhisme tibétain), 26 mars 2008, extrait du livre du Dalai Lama: Fall eines Gottkönigs (L'affaire d'un Dieu Roi), Alibri Verlag, nouvelle édition à paraître en avril 2008 :

http://www.jungewelt.de/2008/03-27/006.php


​​​​4 Michael Parenti, Friendly Feudalism: The Tibet Myth (Aimable féodalité: Le mythe du Tibet), juin 2007 :

http://www.michaelparenti.org/Tibet.html


​​​​5 Jim Mann, CIA funded covert Tibet exile campaign in 1960s (La CIA a financé secrètement la campagne d'exil du Tibet dans les années 60), The Age (Australie), 16 septembre 1998.


​​​​6 D. Ignatius, Innocence Abroad: The New World of Spyless Coups (Innocence à l'étranger: le nouveau monde de coups d'État sans espion), The Washington Post, 22 septembre 1991.


​​​​7 William Blum, The NED and 'Project Democracy' (La NED et le Projet Démocratie), Janvier 2000 :

http://www.friendsoftibet.org/databank/usdefence/usd5.html


​​​​8 Michael Barker, 'Democratic Imperialism': Tibet, China and the National Endowment for Democracy (Impérialisme démocratique : Tibet, Chine et NED), Global Research, 13 août 2007 :

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=6530


​​​​9 Ralph McGehee, Ralph McGehee's Archive on JFK Place, CIA Operations in China Part III (Opérations de la CIA en Chine, partie III), 2 mai 1996 :

http://www.acorn.net/jfkplace/03/RM/RM.china-for


​​​​10 US Tibet Committee, Fifteen things you should know about Tibet and China (Quinze choses que vous devriez savoir sur le Tibet et la Chine) :

http://ustibetcommittee.org/facts/facts.html


​​​​11 Colin Goldner, Mönchischer Terror auf dem Dach der Welt Teil 2: Krawalle im Vorfeld der Olympischen Spiele (Terreur monastique sur le toit du monde Partie 2 : Émeutes à la veille des jeux olympiques), op cité en (3).


​​​​12 Jonathan Mowat, The new Gladio in action ? (Nouvelle action Gladio ?), Online Journal, 19 mars 2005 :

http://onlinejournal.com/artman/publish/printer_308.shtml


​​​​13 Ibid.


​​​​14 Ibid.


​​​​15 Brzezinski, Zbigniew, A Geostrategy for Eurasia (Une géostratéfgie pour l'Eurasie), Foreign Affairs, 76:5, septembre-october 1997.




​​​​F. William Engdahl est associé de recherche au Center for Research on Globalization et auteur du livre récemment publié, « Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation. » Il est aussi auteur du livre traduit en français, « Pétrole, une guerre d'un siècle : L'ordre mondial anglo-américain. »




Original : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=8625
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info




Mercredi 16 Avril 2008


Commentaires

1.Posté par Jean-Pierre Avermaete le 16/04/2008 17:52 | Alerter
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Ajoutons à tout cela que les manifestations à Lhassa avaient été préalablement orchestrées puisque les magasins des Tibétains avaient été soigneusement indiqués par un signe de couleur blanche pour éviter d'être sacager. Comme c'est le correspondant du The Economist sur place qui l'affirme, on peut certainement se fier à ses dires.

Quand l'Europe cessera-t-elle de participer au jeu suicidaire des États-Unis de la clique à Bush ? L'Occident et ses dirigeants auraient-ils tous perdu la tête ? Après Sarkozy et son menteur et falsificateur diplômé de ministre des affaires étrangères Kouchner, voilà que l'Europe se dote d'un nouveau sbire peu recommandable : Berlusconi. Les gens sont-ils devenus aveugles et sourds ? A moins qu'ils ne soient terrassés par une folie collecitve.

Amitiés désabusées,
Jean-Pierre

2.Posté par Basta!! le 16/04/2008 18:57 | Alerter
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Ajoutons à tout cela que les manifestations à Lhassa avaient été préalablement orchestrées puisque les magasins des Tibétains avaient été soigneusement indiqués par un signe de couleur blanche pour éviter d'être sacager. Comme c'est le correspondant du The Economist sur place qui l'affirme, on peut certainement se fier à ses dires.

Tu as un lien correspondant à tes dires?
Merci.

3.Posté par Zorro m.d.s le 17/04/2008 00:27 | Alerter
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Les tibétains sont un peuple à la différence des Juifs israeliens et des Arabes palestiniens, leur cause est bien plus juste, cette campagne contre l ordre des moines avant le maoisme est une ignominie altermondialiste.
Un petit état d Asie vient d abolir la monarchie dans la paix, le Tibet aurait très bien pu en faire autant avec les moines si tel eut été son souhait.
Quel horreur cette campagne contre les tibétains de la part des altermondialistes gangrenés d anti-sionisme et d anti-colonialisme.La vérité c est que le monde change plus vite que leurs idées bien arrêtées actuellement...grillés par la fraicheur?
Cette campagne montre bien les limites de la pensée altermondialiste, de plus en plus étroites.

4.Posté par redk le 17/04/2008 12:17 | Alerter
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"Les tibétains sont un peuple à la différence des Juifs israeliens et des Arabes palestiniens, leur cause est bien plus juste", belle connerie d'un crétin patenté nomé zorro !!!, abboies toujours l'islamophobe et léche bottes sionistes , la cause de l'islam suivra sa route quoi que tu balance comme saloperies!!!!!

5.Posté par MIJEON Amaury le 18/04/2008 15:58 | Alerter
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L'indépendantisme n'est pas progressiste!
Il n'y a rien de plus pourrit.

Croire que l'indépendance du Tibet est une bonne chose est une vrais connerie.

Lorsqu'on a compris et vu pourquoi tout ce qui est accomplit avec l'aide des USA n'est qu'intéret stratégique,
on ne peut en aucun croire que tout cela est bon!

De toutes manières,
tout ce qui peut se raconter en faveur du sionisme et du séparatisme,
n'est fondé que sur des informations officielles et erronées!

La majorité des pensés dépendent de ce qu'on leur enseigne!
C'est de la pensé unique sans intelligence.

Cette article est complet sur ce qui est des relations du Dalai Lama!
Et de toutes les organisations qui le finances.

Diviser pour mieux régner!

Pour ceux qui soutiennent ceci,
alors c'est qu'ils sont tout simplement machiavéliques!

Lorsqu'on défend la liberté,
ce n'est pas au travers du séparatisme qu'on l'acquière!
Mais à travers l'unité et la fraternité.

L'orgueil est la pire chose qui ronge l'individu.

Il ne fait aucun doute que les médias ont manipulé la vérité.

Une seule raison à tout cela:
-Le nouvel ordre mondial!
Avec ses belles régions multipolaires.
Plus aucune nations,
seulement un pouvoir mondial!
Division,division,
et voilà le travail!

Mais la vérité,
c'est que nous avons une certaine différence,
et c'est avec celle-la que nous devons apprendre à vivire!
La poésie de la vie rime à travers le partage de nos différences !

Et non celle de l'individualisation.
Qui démarre par le séparatisme d'état,
et qui finit par l'individualisme des gens qui entretient l'orgueil,l'ignorance et l'asservissement.

Libérer le monde des tyrannie pour imposer la démocratie mondiale,
voila l'objectif principal!
Celui des groupes occultes qui règnent dans bien de nombreux pays occidentaux.
Une europe régionale,
des régions dans le monde,
des micro pays dans les régions,
des collectivités territoriales,
et chaque individu pour lui-même!

Elle est belle la démocratie tant désiré par le clan occidental!!

Voilà ma fraicheur de certains ""qui sont libre de toute pensé"... libre!

6.Posté par MIJEON Amaury le 18/04/2008 15:58 | Alerter
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L'islam est une bonne religion!

7.Posté par MIJEON Amaury le 18/04/2008 16:16 | Alerter
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Basta et tout les autres!

VOICI LE LIEN POUR VOIR L'INTERVIEW DU JOURNALISTE DE THE ECONOMIST!

VOICI:
http://www.cnn.com
VOUS POUVEZ ALLER VOIR MAIS IL VOUS FAUDRA POUR CERTAIN UTILISER UN TRADUCTEUR ANGLAIS-FRANCAIS!

JE peut confirmer ce qu'a dit Jean-Pierre Avernaete!

8.Posté par MIJEON Amaury le 18/04/2008 16:26 | Alerter
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Des musulman furent avec d'autres chinois visés par ces violences!
Le témoignage de James Miles est émouvant.
Prenez le temps de lire cette article.

9.Posté par Fabien le 19/04/2008 09:19 | Alerter
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A mes frères musulmans, de la part d'un agnostique...

Ca fait plusieurs fois que je vous prends à brandir votre bannière religieuse. J'aimerais vous lancer humblement un avertissement : méfiez-vous de la tendance au repli identitaire, car c'est exactement ce que cherchent à vous faire faire les nouveaux millénaristes. Dans la société aliénée qui est la nôtre, il est bien humain de chercher à se rassembler autour d'une idéologie ou d'une religion, mais il serait plus constructif de créer des rassemblements autour du simple fait d'être humain, sans références à aucun parti pris, à aucune re ligare.

Certes l'islam est loin d'être la pire des religions, mais comme les autres, elle est issue de plusieurs malversations regrettables. Les enseignements originaux ont été travestis, comme l'ont amplement démontrés les théosophes du XIXème siècle (je vous invite à vous pencher sur la question).

A ce propos, la clique du Dalaï Lama est elle aussi responsable du travestissement du dharma originel. L'invasion du Tibet par la Chine au XXème siècle a été prophétisée par Padmasambhava (lignée Nyingma) au VIIIème siècle, vue comme la conséquence naturelle du mauvais karma que la future dynastie allait accumuler en trahissant le dharma, et ceci bien avant l'instauration de la théocratie des bonnets jaunes (Gelugpa), au XVIIème siècle. Pour info, cette école a décrétée que les enseignements mystiques directs de la traditions orale (ceux dispensés par les grands maîtres yogis tels Tilopa, Naropa, Marpa - lignée Kagyiu - etc.) devaient passer après l'apprentissage des textes et de la philosophie, autrement dit du dogme...

Tout cela s'est passé exactement de la même manière chez les juifs, les chrétiens et, navré de le dire, les musulmans. Les enseignements "secrets" le sont devenus à cause de la soif de pouvoir et de contrôle de quelques uns, qui ont su exploiter le désir de réponses simples, rapides, et les promesses de bonheur que l'on trouve dans toutes les grandes religions (et qui éloignent le néophyte du vrai Dieu, pour prendre un jargon qui vous est familier).

Les bouquins sont les bouquins, la religion, c'est la re ligare ; la spiritualité, la communion avec "Dieu", est d'un autre ordre. Du moins, c'est ainsi que je le vis...

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