Politique Nationale/Internationale

Jacques Chirac : 'il y a toujours une place pour le dialogue avec l’Iran' ???


Devant les ambassadeurs de France réunis à Paris pour leur conférence annuelle, Jacques Chirac soulignant le rôle important de l’Iran au Moyen-Orient, a déclaré « qu’il y a toujours une place pour le dialogue » avec l’Iran.


Alter Info
Mardi 29 Août 2006

 Jacques Chirac : 'il y a toujours une place pour le dialogue avec l’Iran' ???


Le président français, Jacques Chirac a "exhorté" lundi 28 août l'Iran "à faire les gestes nécessaires pour créer les conditions de la confiance" dans le dossier nucléaire.


"L'Iran est un grand pays. Mais la reconnaissance de son rôle lui crée aussi une obligation: celle de dissiper les appréhensions et de travailler à la stabilité régionale ", a-t-il ajouté.


Jacques Chirac, à l'occasion de la 14e conférence annuelle des ambassadeurs de France où il a exposé les grandes orientations de la diplomatie française a évoqué la situation de crise au Moyen-Orient en interpellant la conscience universelle : « en quelques jours, nous avons vu le Liban dévasté, son peuple meurtri, quinze années d'efforts réduites à néant.


Quelques semaines plus tôt, c'est le peuple palestinien sur qui se refermaient les portes de l'espoir. Dans les deux cas, ces situations ont conduit la région entière au bord du gouffre.


« L'enchaînement funeste des événements met en évidence la complexité et l'imbrication des situations. Israël aspire à la sécurité, le Liban a soif de liberté, le peuple palestinien crie justice. L'interminable conflit israélo-palestinien alimente l'incompréhension à l'égard d'un ordre mondial qui tolère l'injustice (…) au-delà de ces affrontements se profile un danger majeur, celui du divorce entre les mondes, Orient contre Occident, islam contre chrétienté, riches contre pauvres » a souligné le chef d’Etat français.


Dans la crise sans précédent qui a secoué le Liban, « la France s'est mobilisée pour arrêter l'escalade des violences. La résolution 1701, élaborée largement à son initiative et adoptée par le Conseil de sécurité, a permis de mettre un terme aux combats. Ce texte offre également le cadre d'une solution durable fondée sur la sécurité d'Israël et la souveraineté du Liban sur la totalité de son territoire. Ainsi chacun est placé devant ses responsabilités » a souligné le président français.


Et d'ajouter : « La France, pour sa part, a pris ses responsabilités. J'ai décidé un renforcement substantiel de notre engagement dans la FINUL. Nos équipes sont déjà sur le terrain pour la réfection des infrastructures majeures, pour la réparation des dégâts écologiques et pour l'aide humanitaire. J'appelle à un vaste élan de solidarité dans le cadre d'une conférence internationale à laquelle la France travaille. Mais rien n'est possible sans un concours de tous les pays de la région. Précisément parce que le Liban a été trop longtemps le théâtre de leurs affrontements, tous doivent comprendre qu'ils ont avantage à un Liban souverain et indépendant, où l'autorité exclusive de l'Etat s'exerce sur l'ensemble du territoire ».


Jacques Chirac, à l'occasion de la 14e conférence annuelle des ambassadeurs de France a affirmé l'identité européenne dans la mondialisation. "Répondre à la mondialisation, c'est aussi lutter, en partenariat avec les pays d'origine et de transit, contre les filières mafieuses de l'immigration illégale. C'est en même temps nous attaquer aux causes profondes du phénomène en aidant l'Afrique à avancer sur la voie du développement" a affirmé le chef d'Etat français.


Jacques Chirac a terminé son allocution en évoquant la célébration du cinquantième anniversaire du Traité de Rome, puis la présidence française de l’Union Européenne de 2008.

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Le Président Chirac demande la réunion du Quartette

Le Président Chirac demande la réunion du Quartette

Le Président Jacques Chirac demande une réunion urgente du Quartette. Aujourd'hui, lundi, Chirac a appelé le Quartette composé des Etats-Unis, des Nations-unies, de l'U.E et de la Russie, à œuvrer, pour sortir de l'impasse les négociations israélo-palestiniennes. Rappelons que la formation du Quartette remonte à 2002 et qu'elle a été accompagnée du plan américain "Feuille de route". Le Premier ministre de l'époque, Ariel Sharon, a conduit, par ses tergiversations, ce plan vers l'impasse. Il a, ainsi, prouvé qu'il ne croyait, absolument, pas à la formation d'un Etat indépendant palestinien, ce qui était envisagé par le dit plan. Et n'oublions pas qu'il avait, déjà, contesté tous les accords des années 1990 qui abordaient la formation d'un Etat palestinien. A l'heure atuelle, après des années de silence et d'inertie, la situation est telle qu'elle n'autorise pas le Quartette à pourvoir jouer un quelconque rôle de médiation, au Moyen-Orient. Indubitablement, l'inaction et le mutisme de l'ONU et le soutien de cette instance à Israël et à ses crimes contre l'humanité ont, considérablement, affaibli le rôle de l'ONU, dans la solution de la crise palestinienne. Par ses soutiens sans faille aux démarches et crimes du régime sioniste et son intervention, dans les affaires onusiennes, en faveur de l'entité sioniste, Washington a, en effet, porté préjudice au Quartette. Par ailleurs, l'Europe, en s'alignant sur les politiques américaines, a donné le feu vert aux Sionistes, pour commettre des crimes dans la région. Le Quartette a, donc, perdu sa raison d'être et son rôle, dès le moment où le plan "Feuille de route" a été mis aux oubliettes. Conscients de l'abandon de tous les plans de paix des années 1990 et 2000, les Palestiniens ont porté au pouvoir leur gouvernement issu du Hamas, pour pouvoir, enfin, restaurer leurs droits incontestables. L'échec humiliant du régime sioniste, face au Hezbollah libanais, semble avoir fait s'envoler les évaluations isrélo-américaines et leurs équations régionales, soulevant l'inquiétude de l'Occident, à propos des potentialités et de la capacité d'Israël, face à la résistance libanaise. Ceci dit, après un mois d'entraves mises aux activités du Conseil de sécurité, la France, aux côtés des Etats-Unis, a fait adopter la résolution 1.701, pour sauver Israël. S'inscrit dans le même cadre, la demande du Président Chirac, à propos de la tenue d'une réunion du Quartette. Mais est-ce qu'on peut relancer, après 13 ans d'indifférence, les négociations de paix du Moyen-Orient? Et est-ce qu'il y a encore de la place pour la paix, avec toutes les tergiversations de ces 13 dernières années du régime sioniste envers les Accords de paix? En tout état de cause, il est certain que les Palestiniens et le Hezbollah sont bien conscients du fait que le régime sioniste ne souhaite pas se mettre à la table des négociations, mais cherche, plutôt, à procéder à un génocide et à appliquer, dans les territoires occupés palestiniens, sa politique de la terre brûlée, tandis que la France, tout comme les Etats-Unis, s'efforcent de venir en aide à Israël et de lui faire gagner du temps.

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Mardi 29 Août 2006


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