Croyances et société

JÉSUS DE NAZARETH: TÉMOINS D'HUMANITÉ


CHAQUE ANNÉE LES CHRÉTIENS DU MONDE RAPPELLENT LA PASSION ET LA MORT TRAGIQUE DE JÉSUS DE NAZARETH. DE NOMBREUX FILMS ONT ÉTÉ RÉALISÉS POUR EN TÉMOIGNER. EN 2004, MEL GIBSON Y ALLA DE SA VERSION QUI NE MANQUA PAS DE SOULEVER BIEN DES DÉBATS.


oscarfortin@hotmail.com
Samedi 3 Avril 2010

JÉSUS DE NAZARETH: TÉMOINS D'HUMANITÉ
Il y a quelques années Mel Gibson a réalisé un film sur la passion de Jésus de Nazareth dont on avait alors beaucoup parlé. D’abord en raison du personnage central qui est toujours la référence principale et le fondement de la foi chrétienne, mais aussi en raison de la manière avec laquelle le réalisateur raconte cette passion et évoque les motifs qui le conduisent jusqu’à la mort sur la croix.

Certains commentateurs avaient, alors, apporté un éclairage important sur le caractère plus ou moins historique, au sens que nous l’entendons aujourd’hui, de certaines références, paroles, attitudes ainsi que de l’importance accordée à certains épisodes de cette passion. Ils confirmaient toutefois le caractère tout à fait historique de ce Jésus, « un homme sage ayant fait de nombreux disciples parmi les juifs et les non juifs, condamné à mort par Pilate, à la suggestion des notables.»

Les historiens et exégètes discuteront, sans doute encore longtemps, de l’intensité religieuse et politique de l’évènement. N’empêche qu’il a mobilisé dès les débuts suffisamment de monde pour donner naissance à ce qui deviendra par la suite la chrétienté. Ce n’est pas n’importe quel évènement qui peut avoir un tel effet. À ce titre le témoignage des premiers chrétiens doivent également s’ajouter au témoignage de l’historien Flavius Josèphe.

Au-delà des lectures historiques que nous pouvons faire du récit de la passion du Christ, il y a la lecture politique, théologique et mystique de l’évènement. Si nous sommes choqués par la violence de la flagellation et de la crucifixion, il ne faudrait pas oublier que la haine et l’acharnement de cruauté dont nous sommes témoins, nous la portons tous quelque part en nous. L’histoire des peuples, des Églises de tous les temps et de tous les continents regorgent de ces horreurs. Si nous pouvions voir, par la magie d’un laser spirituel, ce qui se passe dans les prisons de chacun de nos pays, dans les chambres de tortures et dans les lieux secrets où se décident les guerres, les images projetées dans le film n’en seraient qu’un reflet.

Tout en visionnant le film, je voyais Victor Jara, un chanteur chilien, que les militaires frappaient et torturaient au vu et au su de milliers de prisonniers retenus au Stade nationale de Santiago du Chili au lendemain du Coup d’état militaire du 11 septembre 1973. On lui coupait les doigts morceaux par morceaux en lui demandant de continuer à jouer de la guitare et à chanter.

Je voyais également cet uruguayen fait prisonnier en Argentine sous les militaires. Il s’appelait Miguel Angel Estrella et était un grand joueur de piano. On lui entrait des épingles sous les ongles et on lui demandait de jouer du piano sur le dessein d’un clavier placé sur une table… Combien d’autres ont passé par la même école de la torture et de la mort dont les formes n’ont d’égales que l’atrocité dont l’imagination humaine peut être capable. Un tortionnaire chilien s’est livré à une journaliste et raconte les diverses tortures dont il a été l’auteur. Son récit se retrouve dans un livre intitulé « ROMO, confessions d’un tortionnaire ».

Des histoires d’horreurs comme pas possibles. Tout cela avec la bénédiction des biens pensants de nos sociétés, de nos églises et de la masse des gens plus ou moins informés de ces horreurs. Nous ne sommes pas différents de ceux et celles qui ont conduit Jésus à la flagellation, à la croix et à la mort. Notre responsabilité est peut-être encore plus grande parce qu’après deux mille ans nous devrions savoir.

Au-delà de cette fresque de la souffrance humaine, le Jésus de la Passion nous indique une voie à suivre pour sortir de ce cercle vicieux de la violence. Le film ne laisse aucune ambiguïté quant à la nature de cette voie.

Pierre doit rengainer son épée. L’humanité pour laquelle il risque tout n’est pas celle qui émerge de la puissance des armes, de la force des armées.

Il nous dit qu’il faut aimer ses ennemis, ce qui est tout le contraire de les persécuter, de les torturer et de les tuer.

Il nous invite à nous ouvrir à la vérité, ce qui est loin du mensonge systématique, de la tromperie et de l’hypocrisie et de toutes les formes de manipualtion.

À ce titre, je ne partage pas la conclusion de certains qui craignent que ce film vienne renforcer les croisés de la guerre pour le bien, comme pourrait le souhaiter « une certaine Amérique de l’après 11 septembre.» Bien au contraire, aucune guerre ne peut être menée sous la bannière de ce Jésus que nous présente Gibson. Il est tout à l’opposé de ceux qui cherchent à bâtir une Humanité sur les forces de la domination ou d’un empire enveloppé de valeurs chrétiennes, mais sans justice, sans partage, sans pardon, sans oubli de soi, sans universalité de valeurs partagées. Ce Jésus va chercher l’irrationnel de l’amour qui transcende les contradictions de la haine, de la cruauté, des ambitions de pouvoir pour en faire la loi de la nouvelle humanité appelée à vivre dans une Humanité tricotée serrée dans l’amour et le respect. Cet amour est toutefois sans compromis avec ces forces dont le seul objectif est de protéger les privilèges acquis et d’écarter ceux et celles qui en dénoncent l’escroquerie.

Nous sommes loin de la course aux armements, des guerres préventives ou de conquêtes, des jugements sommaires noyés dans la manipulation de l’opinion publique. Si les « notables » du temps sont parvenus à manipuler l’opinion de la foule pour sauver Barabbas et à faire condamner Jésus de Nazareth, les « notables » d’aujourd’hui arrivent à en faire tout autant avec les moyens de communication dont ils disposent pour faire condamner des innocents et faire libérer des coupables.

Nous sommes encore loin de l’humanité à laquelle nous convie ce Jésus de Nazareth, toute à l’opposé de celle que génèrent les pouvoirs de domination et de manipulation fondées sur le pouvoir des armes et des moyens de communication.

Croyants ou non croyants, une humanité est à bâtir et il nous appartient de choisir la voie qui lui permettra d’émerger une fois pour toute dans la justice et le respect de tous. Ce n’est donc pas une question de juifs et non juifs, mais une question de foi en une Humanité faite pour autre chose que les guerres et les souffrances. C’est le défi que nous lance cet homme de la Passion de Mel Gibson ainsi que celui des Évangiles.

Oscar Fortin

Québec, le 3 avril 2010

http://humanisme.blogspot.com


Samedi 3 Avril 2010


Commentaires

1.Posté par Alif le 03/04/2010 18:22 | Alerter
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Une des sources du choas mondial actuel sont les protestants fondamentalistes,ces fous de dieu, qui n'ont rien compris de l'histoire de Jesus de Nazareth .Ils pensent que le christianisme c'est construire des " mega church " où ils peuvent faire leurs shows religieux . Ils pensent que l'esprit de Jesus est faire alliance avec les groupes industriels et financiers . Ils pensent que servir Jesus c'est soutenir les colons juifs israeliens.Tout leurs danger reside dans leurs interpretation héritique du notion du " Salut " et leurs amour fou de l'ancien testament,mais leurs plus grande danger reside dans leurs possession de l'arme atomique,d'ailleurs la premiére bombe atomique fut appelé " trinity"(trinité) .

Pour la premiére fois de l'histoire de l'humanité debarque en force troix "Dieu " :celui des juifs, un dieu raciste et voleur de terres des autres;celui des protestants evangilistes,un dieu fou et qui possede?malgré cet etat mental, l'arme nucleaire;celui des catholiques,un dieu corrompu jusqu'à la moëlle.La seule chose qu'ils ont ont commun : c'est leurs haine juqu'à commettre des genocides au quatriéme dieu,Allah des musulmans.


Une religion conquérante et sûre d'elle
Par Claude Bourrinet
" Un spectre hante le monde. Fruit empoisonné de l’intolérance et du fanatisme, il porte avec lui la faux de la destruction, les folies de la guerre sainte et la répudiation de toute véritable altérité. Doté de complicités au sein même des nations qu’il veut bouleverser et, finalement, détruire, sa force croît à mesure que la modernité s’installe dans les foyers et dans les consciences. Sa force d’attraction, notamment auprès des jeunes déboussolés, paraît irrésistible. Aucune digue ne semble devoir l’arrêter, d’autant plus qu’il use des techniques les plus efficaces de persuasion.
Vous l’avez deviné, ce spectre, c’est l’évangélisme."

La suite de l'article sur le lien suivant :


2.Posté par ABC le 03/04/2010 19:43 | Alerter
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Un commentaire publié sur un autre forum que j'ai jugé interessant de le copier et le coller sur le present Forum :

" Bruit et fureur autour de "La Passion du Christ". Le film controversé de Mel Gibson, qui sort le 25 février aux Etats-Unis, jour du mercredi des Cendres, s'annonce d'ores et déjà comme un phénomène international et l'un des films les plus controversés de ces derniers temps.
Racontant les dernières heures de la vie de Jésus, le film décrit avec un réalisme sanglant le calvaire du Christ, des scènes pouvant choquer. Mais c'est un autre point qui cristallise la polémique. Les détracteurs du film lui reprochent de présenter les juifs comme les seuls responsables de la mort de Jésus.
"La Passion du Christ" fait figure d'ovni dans le monde du Septième art. Semblant à l'origine promis à une diffusion confidentielle, le film, dont les dialogues en latin et en araméen sont sous-titrés, est bien parti pour devenir un succès.
"C'est un des événements (cinématographiques) de l'année, simplement parce que c'est sans précédent", affirme Brandon Gray, propriétaire du site Internet spécialisé BoxOfficeMojo.com. "Il est difficile d'imaginer qu'un film dans deux langues anciennes, qui est tellement religieux et axé sur la souffrance et les tortures de quelqu'un, soit un succès."
Tous les grands studios avaient rejeté le projet. Et durant le tournage début 2003, Mel Gibson a déclaré, en plaisantant, que le film pourrait "briser sa carrière".
Catholique traditionaliste, Gibson a produit, réalisé et co-écrit "La Passion", y investissant 25 millions de dollars sur ses propres deniers. L'envie de ce film lui était venue après avoir connu une crise spirituelle il y a une dizaine d'années et avoir "médité sur les souffrances du Christ", a-t-il raconté à l'Associated Press.
Reste la polémique, qui aura sans doute fait plus pour la promotion de l'oeuvre que n'importe quelle campagne publicitaire. L'ancien interprète de "Mad Max" et de "l'Arme fatale" et réalisateur de "Braveheart", a réfuté les accusations d'antisémitisme portées contre lui, sa famille et son film, qui, dit-il, a pour but "d'inspirer et non d'offenser".
Reste qu'en 2003, le père de Mel Gibson, Hutton, 85 ans, s'était illustré par des propos minimisant la Shoah et décrivant le concile Vatican II -qui précisa dans les années 60 que les juifs ne portaient pas la responsabilité de la mort du Christ- de "complot maçonnique soutenu par les juifs". Et le père de l'acteur-réalisateur récidive ces derniers jours, estimant notamment que l'Holocauste est en partie "de la fiction". Mel Gibson a adopté une stratégie consistant à montrer son film en avant-première uniquement à un public de religieux chrétiens et à dénoncer ceux qui critiquent "La Passion" sans l'avoir vu...
De nombreux observateurs et critiques de cinéma affirment que Gibson a refusé de leur dévoiler son film jusqu'au 23 février, ce qui ne leur laisse qu'une journée pour écrire leurs critiques.
"J'ai lu que Gibson travaillait encore dessus. C'est évidemment une raison légitime pour ne pas le montrer, mais je doute que ce soit la vraie raison", a déclaré Jean Oppenheimer, présidente de l'Association des critiques de Los Angeles.
Certains experts estiment que le film pourrait rapporter bien l'équivalent de son budget total -25 millions de dollars- dès le premier week-end après sa sortie dans 2.000 salles américaines. Ce qui serait un départ tonitruant pour un film sous-titré sans star au générique... "

3.Posté par H@ST21 le 03/04/2010 21:59 | Alerter
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LA MONTEE DE LA CHRISTIAONOPHOBIE NE DONNERA PAS NAISSANCE A UN CONCEPT COMPARABLE A CELUI QUI A ETE ELABORE PAR LE SIONISME QU'ILS ONT BAPTISE "ANTISEMITISME" POUR TENTER DE FAIRE PASSER TOUTE CRITIQUE DE L'ENTITE POLITIQUE SIONISTE POUR DE LA JUDEOPHOBIE..LES CHRETIENS N'AYANT JAMAIS PRETENDU ETRE LE PEUPLE ELU ILS N'ONT PAS D'AUTRE CITADELLE A DEFENDRE QUE LEUR FOI EN JESUS-CHRIT; ILS NE FERONT JAMAIS D'AMALAGAME ENTRE LES FAUTES PERSONNELLES COMMISES PAR CERTAINS REPRESENTANTS CATHOLIQUES AVEC UNE PRETENDUE FAUTE COLLECTIVE DU CLERGE QUE LES MEDIAS SIONISTES S'ACHARNENT A FAIRE CROIRE A TOUT LE MONDE..LA CHRISTIANOPHOBIE SEMBLE BEL ET BIEN ORCHESTREE PAR LES DISCIPLES DE SION DONT LE SEUL CREDO EST DIVISER POUR REGNER , MAIS LA FOI DES CHRETIENS EST INDISSOCIABLE DE LEUR DISCERNEMENT ET DE LEUR LUCIDITE..

4.Posté par Saber le 03/04/2010 22:10 | Alerter
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Raison de plus pour les vrais chrétiens de soutenir les musulmans contre le sionisme satanique.

Tous ces cas de pédophilie n'ont rien à voir avec la foi chrétienne et je dirais même qu'il est fort possible que des faux croyants se sont introduits pour salir les vrais croyants et pendant ce temps on oublie les rabbins sionistes pédophiles et voleurs d'organes humains.

5.Posté par H@ST21 le 03/04/2010 22:32 | Alerter
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UN VRAI CROYANT, QU'IL SOIT CHRETIEN , MUSULMAN OU JUIF NE PEUT CAUTIONNER L'IDEOLOGIE SIONISTE QUI EST FONDEE SUR LE MENSONGE LE VOL ET LA DIVISION.

6.Posté par dik le 04/04/2010 11:32 | Alerter
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Il nous invite à nous ouvrir à la vérité, ce qui est loin du mensonge systématique, de la tromperie et de l’hypocrisie et de toutes les formes de manipualtion.

Avant "La passion du Christ", d'autres films illustrant le mensonge et l'hypocrisie de prêtres dans "La religieuse de Manza" de E.Visconti et "Les oiseaux se cachent pour mourir" de D. Duke.

Prêtre ou pas, la menace du pire est là, omniprésente, contre tout le monde, un monde témoin et de plus en plus passif.

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