Politique française

JEAN-MARIE BOCKEL: CAS PRATIQUE


Le tournant que prend l'affaire Zoé ne pouvait pas mieux tomber, pour qui se propose de lutter contre les affres d'une politique jugée et reconnue comme un frein, un obstacle à l' épanouissement de l'Afrique dite francophone


sanslangue2bois@yahoo.fr
Samedi 9 Février 2008

Quelques semaines seulement après avoir déclaré son intention de rompre avec les habitudes néfastes qui se sont installées entre Paris et certaines capitales africaines, le secrétaire d'état chargé de la coopération n'avait surement pas compté avec un cas pratique qui s'offrirait à lui de sitôt.

En implorant, la France de se presser de demander une clémence pour les malfrats de l'arche de Zoé, le président Déby, comme nous le pressentions et prévenions dans un précédent billet, venait d'achever le plan mafieux qu'il avait conçu pour se maintenir au pouvoir par tous les moyens en assurant à la France les réserves de pétrole, l'objet de toutes les convoitises des puissances industrielles.

Confronté à une opinion publique qui lui est de plus en plus défavorable et hostile, le président Déby aurait-il orchestré l'affaire Zoé [ébruité une pratique qui avait longtemps cours comme le laissait entendre le député YORONGAR, aujourd'hui incarcéré par les soins de Déby]pour faire un chantage à la France afin de lui assurer le maintien au pouvoir ? Tout semble aujourd'hui conforter cette thèse.

Les Français sont étonnés du sentiment anti-français qui se développe dans toute l'Afrique, mais ils ne semblent pas s'offusquer des comportements de leurs responsables sur le territoire africain. Lorsque le président français déclare avec toute l'arrogance qui le caractérise, qu'il irait chercher les malfrats de l'arche de Zoé quoi qu'ils aient fait, n'est-ce pas une excitation au mépris de l'Afrique dont la France se fait aujourd'hui encore le chantre en assurant le maintien de Idriss Déby au pouvoir tout en favorisant l'oppression des opposants à ce système de mise à mort du peuple devenu généralisé ?

Dans tous les cas, Jean-Marie Bockel vient de recevoir un cas pratique et son silence laisse pantois tous ceux qui ont cru à ses nobles propos. Mais si le communiqué gabonais qui réagissait aux propos du secrétaire d'état chargé de la coopération en expliquant, que ceux-ci relevaient de, je cite : " l’ignorance des réalités de la coopération franco-africaine " prennent tout leur sens par cette non réaction ?

On reconnait le maçon au pied du mur.

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Samedi 9 Février 2008

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