Le "Cavaliere"et ancien Premier ministre conservateur est assuré de reprendre les rênes du gouvernement à l'issue des élections législatives en Italie, qu'il a remportées face au candidat de centre-gauche Walter Veltroni dans les deux chambres.
Silvio Berlusconi va diriger le pays pour la troisième fois.
Il a conduit la droite vers une nouvelle victoire électorale qui décroche la majorité absolue au Sénat et à la Chambre des députés.
Le ministère italien de l'Intérieur a publié des résultats partiels, portant sur la très grande majorité des bureaux de vote et laissant apparaître que le centre-droit de Berlusconi recueille autour de 47% des suffrages.
D'après les projections, le Peuple de la liberté (PDL) disposerait d'une majorité de 99 sièges à la Chambre des députés, et d'une majorité pouvant aller jusqu'à 30 sièges au Sénat, qui regroupe 315 membres élus et sept sénateurs à vie. Il s'agit d'une défaite sévère pour la gauche, qui a pu être sanctionnée pour les mauvais résultats économiques du gouvernement sortant de Romano Prodi.
Umberto Bossi, le leader du parti populiste de la Ligue du Nord qui a doublé son score aux législatives italiennes selon les projections publiées lundi soir, a affirmé qu'il ne prendrait pas "en otage" son allié et qu'il respecterait leur "programme commun". Partenaire de Silvio Berlusconi, le parti séparatiste anti-immigrés et anti-européen serait sur le point d'obtenir jusqu'à 8% ou 9% du vote national, contre 4,5% en 2006.
Silvio Berlusconi, qui a dirigé le pays durant sept mois en 1994 et de nouveau entre 2001 et 2006, n'a pas lésiné sur les promesses durant la campagne électorale, s'engageant à réduire la dette publique, à diminuer les impôts et à libéraliser le secteur hautement régulé des services.
«Depuis quinze ans, son bloc social est resté le même», renchérit Pietro Ignazi, professeur à l'université de Bologne qui précise : «Durant la dernière campagne électorale, il a fait évoluer son discours en ne parlant plus de miracle mais, dans le même temps, il a continué à promettre des baisses d'impôts ou le lancement d'un grand programme de construction de logements».
Ses télés représentent au quotidien et en continu le rêve offert aux Italiens. «La corrélation est très forte entre le public de Mediaset et l'électorat de Silvio Berlusconi», souligne l'universitaire.
Le "Cavaliere" a déclaré dès lundi que son gouvernement traiterait rapidement le dossier de la vente d'Alitalia et la crise des ordures à Naples.