Histoire et repères

Israël, une fin à la Carthage? L’éphémère victoire d’Hannibal.


Les officiers israéliens ont toujours vu dans l’Épopée carthaginoise une forte ressemblance avec leur sombre destinée. Dans la mesure qu’au bout de leurs canons ils ont atteint, comme Hannibal , toutes les limites de ce que peuvent obtenir les armes et pataugent depuis un demi siècle dans les revers de leurs victoires militaires empoisonnées.


Cide
Dimanche 2 Février 2020

Le protocole Hannibal est un procédé d’élimination des soldats israéliens par leur propre armée afin qu’ils ne tombent pas prisonniers dans les mains de leur ennemi.

Et bien que cette directive soit barbare et contraire à toutes les lois morales ou religieuses connues de nos jours, elle ne surprend en fait que modérément venant d’une entité criminelle qui a, depuis longtemps, érigé le meurtre en politique d’État.

Ce qui surprend plus en revanche c’est le choix du nom qu’elle porte : Hannibal.
Car la tradition sioniste en la matière a toujours été en effet de puiser dans la Bible, ses légendes et ses personnages, afin de surmonter ce vide sidéral que représente la création d’un État sans fondement, ni peuple, ni terre comme Israël.

C’est que les officiers israéliens, plus lucides que leurs dirigeants politiques, ont toujours vu dans l’Épopée carthaginoise une forte ressemblance avec leur sombre destinée. Dans la mesure qu’au bout de leurs canons ils ont atteint, comme le général carthaginois , les limites de ce que peuvent obtenir les armes et pataugent depuis dans les revers de leurs victoires militaires empoisonnées.

En fait, en foulant aux pieds l’orgueil romaine, Hannibal a obligé Rome à mieux se structurer en donnant notamment plus de rôle à sa jeunesse. Scipion, son victorieux à la bataille de Zama, est justement le fruit de l’accession de cette jeunesse à la commanderie militaire, interdite par la loi romaine avant l’humiliante défaite de Cannes.

Or par le campement de son armée à la porte d’une Rome défaite et sans défense, Hannibal n’a fait que hâter le sursaut nécessaire pour créer les conditions de la terrible revanche venue rapidement sur les mains de cette jeunesse mobilisée et, mot à la mode aujourd’hui, radicalisée, à en juger du moins par le châtiment génocidaire qu’elle réserva à la cité punique, une fois défaite.

C’est justement les conditions de ce sursaut que cherche aujourd’hui la jeunesse arabe, née en majorité après l’humiliante défaite de 1967, bien qu’elle s’invite brutalement pourtant à sa souvenance chaque vendredi au vu de l’ignoble traitement infligé aux Palestiniens à la mosquée d’Al Aqsa.

Ces millions de Scipion arabes en puissance se mettront demain en ordre de marche vers Jérusalem et malheur à toute puissance qui s’interposa entre eux et les lieux saints de la vieille ville.
Pendant ce temps, enivrés par leurs victoires sans lendemain, les dirigeants israéliens savourent les promesses sans garanties qu’ils soutirent, ici ou là, auprès de certaines puissances en déclin, rentrées en phase terminale de leur irréversible décomposition.





A suivre................


Dimanche 2 Février 2020


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