Palestine occupée

Israël pourrait étudier le plan de paix franco-égyptien



Mercredi 7 Janvier 2009

Israël pourrait étudier le plan de paix franco-égyptien
Israël pourrait étudier le plan de paix franco-égyptien
 
Au douzième jour de l'offensive lancée par l'Etat hébreu contre les Palestiniens du Hamas qui contrôlent la bande de Gaza, le président israélien Shimon Pérès a promis, mercredi 7 janvier, que l'Etat hébreu allait étudier le plan de paix conjoint franco-égyptien destiné à négocier les modalités d'une trêve. "Nous apprécions beaucoup la position de l'Egypte. Nous allons étudier ce que l'Egypte propose", a déclaré M. Pérès à la chaîne britannique Sky News depuis Jérusalem. "Nous ne voulons pas prolonger la guerre, a assuré le président d'Israël. Nous n'avons aucune ambition territoriale. Nous voulons en finir avec ça, en finir non seulement avec la situation actuelle mais aussi avec la terreur."
Plus tôt dans la journée, Israël a annoncé qu'il allait cesser ses bombardements à Gaza chaque jour pendant trois heures, de 13 heures à 16 heures (12 heures à 15 heure en France), et ce dès mercredi. Le cabinet du premier ministre, Ehoud Olmert, a également annoncé qu'Israël ouvrira un couloir humanitaire "afin de prévenir une crise humanitaire dans la bande de Gaza", soumis à des bombardements massifs qui ont fait, mardi, au moins 40 morts dans une école de l'ONU. Cette mesure a été préconisée par les chefs militaires israéliens trois jours après le début de l'intervention terrestre et alors que Tsahal a réussi à couper le territoire palestinien en deux et à encercler les principales villes de la bande. Ce corridor devrait servir à "l'acheminement de personnes, d'aide alimentaire et de médicaments", a précisé Mark Regev, porte-parole du premier ministre.
Mardi soir, le président égyptien Hosni Moubarak a invité "Israéliens et Palestiniens à une réunion urgente" pour négocier des accords et garanties sur la bande de Gaza qui devraient inclure "la sécurisation des frontières", ce qu'exige Israël, et "l'ouverture des points de passage frontaliers et la levée du siège" dans la bande de Gaza, comme le réclament les Palestiniens. M. Moubarak avait fait ses propositions à l'issue d'un entretien avec Nicolas Sarkozy, ultime étape de la tournée éclair au Proche-Orient du président français. "J'ai des éléments très précis qui me permettent de dire qu'une délégation israélienne rencontrera une délégation égyptienne sans délai pour parler de cette question de sécurité", a indiqué Nicolas Sarkozy. Selon l'Elysée, "il pourrait y avoir un accord sous quatre à cinq jours sur l'imperméabilité des frontières", et "cela pourrait conduire à un retrait sous huit jours" de l'armée israélienne de la bande de Gaza.
Mardi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé qu'il se rendrait la semaine prochaine en Israël, dans les territoires occupés et dans plusieurs capitales arabes. Le Conseil de sécurité de l'ONU a aussi entendu des appels pressants, notamment de la part des pays arabes, à agir en vue d'obtenir la fin du conflit à Gaza. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a demandé au Conseil d'appeler à une "fin immédiate et complète de l'agression israélienne" dans la bande de Gaza et à la levée du "siège suffocant" du territoire. 
Son appel a donné le ton d'un débat au niveau ministériel, réuni autour du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, dont le pays assure ce mois-ci la présidence du Conseil de sécurité. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, le ministre des affaires étrangères britannique, David Miliband, plusieurs ministres arabes et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ont participé à ce débat d'environ quatre heures, qui était limité aux 15 membres du Conseil et à tous les pays de la région. Mercredi, ce débat doit reprendre, cette fois ouvert à tous les Etats membres de l'ONU qui souhaiteront y participer. Le Venezuela a ordonné, mardi, l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël à Caracas, en solidarité avec le peuple palestinien et pour protester contre l'offensive israélienne à Gaza, qualifiée de "génocide" par le président Hugo Chavez. En représailles à l'expulsion de son ambassadeur à Caracas, Israël va expulser le chargé d'affaires vénézuélien, représentant son pays à Tel-Aviv.Un lourd bilan humain. L'offensive israélienne a coûté la vie à au moins 660 Palestiniens et fait plus de 2 950 blessés depuis son lancement le 27 décembre, selon les services d'urgences palestiniens. Mardi, au 11e jour de l'offensive, 34 roquettes ont été tirées, selon l'armée, depuis la bande de Gaza sur le sud d'Israël, dont l'une pour la première fois tombée à plus de 45 km au nord-est du territoire palestinien, sur Gedera. L'armée israélienne a fait état, mercredi, dans un communiqué publié à Jérusalem, de "la découverte de nombreuses caches d'armes, de roquettes, de bombes artisanales et de tunnels utilisés par les combattants pour tendre des embuscades aux soldats". Elle a ajouté que l'armée de l'air avait attaqué mardi plus de 40 objectifs, notamment des groupes de combattants, un véhicule transportant un lanceur de missiles anti-aérien et des tunnels utilisés pour transporter des armes à l'intérieur de la bande de Gaza. Elle a enfin précisé que cinq soldats avaient été blessés mardi.
 
Gaza: "les armes doivent se taire tout de suite", dit Sarkozy
 
"Il faut que les armes se taisent" à Gaza. "Nous n'avons pas le temps. Elles doivent se taire tout de suite", a déclaré mercredi Nicolas Sarkozy lors de ses voeux aux parlementaires à l'Elysée.
"Je crois que les images que l'on voit sont insupportables pour tout le monde", a expliqué le chef de l'Etat. "C'est un problème mondial" et "j'espère de tout coeur que l'initiative que nous avons prise avec le président (égyptien Hosni) Moubarak permettra de trouver les voies de l'apaisement".
 
Corridor humanitaire: Paris se félicite de la décision israélienne
 
La France a salué comme un "premier pas positif" mercredi la décision israélienne d'ouvrir un "corridor humanitaire" pour aider la population civile de Gaza durement touchée par les combats, en souhaitant qu'il soit effectif sans délai.
"La décision israélienne d'ouvrir un corridor humanitaire est bienvenue. C'est un premier pas positif, qui doit être mis en oeuvre immédiatement", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier.
"Bien entendu, il importe que l'aide soit bien acheminée à l'intérieur du territoire palestinien, mais également et surtout qu'elle parvienne directement à toutes les victimes et à toutes les personnes qui en ont besoin", a-t-il ajouté.
Le cabinet du Premier ministre Ehud Olmert a annoncé mercredi qu'Israël ouvrirait un couloir humanitaire "afin de prévenir une crise humanitaire dans la bande de Gaza", à la suite d'une initiative égyptienne visant à mettre fin aux violences.
Israël a dans la foulée indiqué que les bombardements sur Gaza cesseraient quotidiennement pendant trois heures à partir de mercredi pour des raisons humanitaires.
Paris a par ailleurs confirmé sa disponibilité pour participer à un contrôle international de la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza, dans le cadre des efforts pour mettre fin au conflit entre Israël et le Hamas.
Interrogé sur ce point, M. Chevallier a répondu à la presse par l'affirmative, en rappelant que Paris avait déjà pris des engagements en ce sens.
"L'Union européenne et la France ont marqué à plusieurs reprises leur disponibilité à participer à tout effort en vue de mettre en place des mécanismes internationaux de supervision des points de passage" de Gaza vers l'Egypte et Israël, a-t-il souligné.
M. Chevallier a rappelé que l'UE était disposée à reprendre sa mission (Eubam) au terminal de Rafah, entre Gaza et l'Egypte et, "au besoin, à l'étendre aux autres points de passage si la sécurité était assurée".
La France "participe à cette mission dont elle assure en ce moment le commandement", a-t-il indiqué.
Le président égyptien Hosni Moubarak s'est engagé mardi, après des entretiens avec Nicolas Sarkozy, à travailler à des arrangements et garanties pour mettre fin au conflit, "y compris la sécurisation des frontières, ce qui garantira la réouverture des points de passage et la levée du blocus" israélien, a ajouté M. Chevallier.
"Dans ce cadre, naturellement, la France est disposée à apporter son concours, selon des modalités qui dépendront de l'accord auquel parviendront l'Egypte, Israël et l'Autorité palestinienne', a-t-il déclaré.
Israël accuse le Hamas de recevoir des armes par des tunnels clandestins creusés sous la frontière entre Gaza et l'Egypte.
 
Gaza: les islamistes jordaniens appellent au boycott des produits français
 
Le chef du parti jordanien des Frères musulmans a appelé mercredi au boycott des produits français, accusant Paris de "partialité totale" à l'encontre du Hamas.
Cet appel survient au 12e jour de l'offensive israélienne sur Gaza et après les propos tenus au Caire par le président français Nicolas Sarkozy contre le Mouvement de la Résistance islamique qui contrôle l'étroite bande côtière palestinienne.
Avant sa tournée au Proche-Orient, le chef de l'Etat français avait souligné que le Hamas portait une "lourde responsabilité" dans l'offensive israélienne pour avoir rompu unilatéralement la trève avec l'Etat hébreu.
Dans une déclaration diffusée sur le site des Frères musulmans, un responsable de cette organisation islamiste, Hamman Saïd, a estimé que les propos de Sarkozy exprimaient "son animosité envers les Arabes et la nation musulmane".
"Il (Sarkozy) a exposé une position française totalement partiale en faveur de l'occupation et qui se fait clairement l'avocat de la poursuite par Israël de l'Holocauste à Gaza", a souligné Hamman Saïd.
"La position française révèle une hostilité envers les musulmans et les Arabes, un préjugé total à l'égard d'Israël et au service des intérêts sionistes", ajoute le responsable des Frères musulmans.
Cet appel ne devrait avoir que peu d'influence en Jordanie et il est probable que cet appel ne soit suivi que par les membres du Frères musulmans, généralement des Jordaniens aux revenus modestes et qui ne peuvent pratiquement pas s'offrir de produits français.
 
Hamas exclut toute trêve permanente avec Israël
 
Le numéro deux du bureau politique du Hamas a affirmé mercredi que son mouvement étudiait les initiatives de paix destinées à faire cesser les combats dans la Bande de Gaza mais a exclu l'idée d'une trêve permanente avec Israël.
Moussa Abou Marzouk a assuré à l'Associated Press qu'il n'y aurait pas de discussions sur un cessez-le-feu permanent à Gaza et que la "résistance" se poursuivrait tant que durerait l'occupation israélienne.
Il s'exprimait au lendemain de la présentation par l'Egypte et la France d'un plan visant à faire cesser l'escalade de la violence entre Israël et le Hamas dans la Bande de Gaza.
Abou Marzouk a indiqué que le Mouvement de la résistance islamique avait reçu des propositions de la France, de la Turquie, de la Syrie et de l'Egypte pour la mise en place d'un cessez-le-feu.
Il a ajouté que le Hamas maintenait sa demande d'arrêt immédiat de l'offensive israélienne, de retrait de Tsahal de Gaza et d'ouverture des frontières du territoire côtier.
 
Gaza: mise en garde du Hezbollah contre Israël et les médiateurs arabes
 
Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a haussé le ton envers Israël, mercredi, en affirmant que l'Etat hébreu ne parviendra pas à détruire le Hamas à Gaza et qu'il subira une autre défaite s'il s'avisait de s'en prendre au Liban.
Dans un discours diffusé par les chaînes arabes, Nasrallah a juré d'écraser toute éventuelle offensive israélienne contre le Liban.
Le chef du mouvement chiite pro-iranien s'en est également violemment pris les leaders arabes qui servent de médiateurs dans la négociation d'une trêve avec Israël au lieu de prendre le parti des Palestiniens dans la Bande de Gaza.
Israël a mis en garde le Hezbollah contre la tentation d'ouvrir un second front sur sa frontière nord, menaçant l'organisation islamiste de représailles massives.
 
Arrêt des bombardements israéliens sur Gaza pendant trois heures
 
Israël a interrompu ses bombardements sur Gaza mercredi pour trois heures "pour des raisons humanitaires", a déclaré à l'AFP un porte-parole militaire.
Israël avait annoncé peu avant une suspension quotidienne de trois heures de son offensive à Gaza à la suite d'une initiative égyptienne pour tenter de mettre fin aux violences, au lendemain d'une journée particulièrement meurtrière pour les civils.
"Il a été décidé de cesser les bombardements à Gaza entre 11H00 GMT et 14H00 GMT tous les jours à partir d'aujourd'hui", a déclaré une porte-parole militaire. Une source au ministère de la Défense a précisé que cette suspension concernait Gaza-ville et ses environs seulement et non pas toute la bande de Gaza. L'armée a prévenu qu'elle riposterait à d'éventuels tirs palestiniens pendant cette pause.
Quelques heures plus tôt, le cabinet du Premier ministre Ehud Olmert avait annoncé qu'Israël ouvrirait un couloir humanitaire "afin de prévenir une crise humanitaire dans la bande de Gaza". Israël semble ainsi répondre favorablement à une initiative du président égyptien Hosni Moubarak destinée à mettre fin aux combats dans la bande de Gaza entre les troupes israéliennes et le mouvement islamiste Hamas, qui sont entrés dans leur douzième jour mercredi.
M. Moubarak a détaillé son initiative en trois points lors d'une conférence de presse mardi soir à Charm el-Cheikh avec le président français Nicolas Sarkozy. Ce plan prévoit "un cessez le feu immédiat pour une période limitée" afin de permettre l'ouverture de corridors humanitaires et la poursuite des efforts égyptiens en vue d'une trêve permanente.
Il préconise aussi la tenue d'une rencontre israélo-palestinienne en Egypte pour éviter une répétition de l'escalade actuelle et "remédier à ses causes", y compris la sécurisation des frontières de la bande de Gaza, en vu d'une réouverture des points de passage avec le territoire palestinien. L'initiative renouvelle enfin l'invitation égyptienne à un dialogue de réconciliation interpalestinienne entre le parti Fatah du président Mahmoud Abbas et le Hamas qui l'a délogé du pouvoir à Gaza.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui participe aux débats du Conseil de sécurité de l'ONU à New York en vue d'une résolution mettant fin aux hostilités, a salué mardi l'initiative de M. Moubarak et promis d'y donner suite.
M. Abbas, présent à New York, a également appuyé l'initiative.
Sur le terrain, les attaques israéliennes ont baissé d'intensité ces dernières heures après une journée sanglante au cours de laquelle des dizaines de civils ont été tués, dont une cinquantaine dans des écoles de l'ONU touchées par les frappes. L'attaque la plus meurtrière, à Jabaliya (nord), a tué 43 Palestiniens, selon les services d'urgences palestiniens.
L'ONU a démenti mercredi la présence de combattants palestiniens dans cette école après qu'Israël eut affirmé que ses forces avaient riposté à des tirs d'obus depuis l'établissement.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui doit arriver la semaine prochaine au Proche-Orient, a qualifié de "totalement inacceptables" les attaques contre les écoles.
Mercredi matin, quatre Palestiniens ont été tués dans un bombardement israélien dans le quartier de Cheikh Radwane dans le nord de Gaza-ville, trois autres dans le quartier de Zeitoun, un à Rafah dans le sud de la bande de Gaza et un enfant à Beit Lahya dans le nord du territoire, selon des sources médicales palestiniennes.
Les unités d'infanterie et de blindés israéliens ont en revanche évacué le secteur de la ville de Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza, ont indiqué des témoins palestiniens à l'AFP.
L'offensive israélienne a coûté la vie à au moins 680 Palestiniens et fait quelque 3.000 blessés depuis son lancement le 27 décembre, selon les services d'urgence palestiniens. Le cabinet de sécurité israélien s'est réuni à Jérusalem pour discuter des suites de l'opération militaire à Gaza.
Les agences onusiennes et les organisations humanitaires ont dénoncé une crise humanitaire "totale" dans la bande de Gaza, un territoire pauvre et surpeuplé où la population est prise au piège sans possibilité de fuir alors que l'aide d'urgence est entravée par les combats et les hôpitaux débordés.
L'offensive a provoqué de graves pénuries de denrées, de carburant et d'eau courante ainsi que des coupures d'électricité.
Israël affirme que son offensive vise à contraindre le Hamas à mettre fin aux attaques à la roquette contre le territoire israélien. Huit roquettes ou obus de mortier se sont abattus mercredi dans le sud d'Israël, endommageant notamment une maison dans la ville d'Ashkélon sans faire de blessés.
Quatre Israéliens sont morts dans ces tirs depuis le 27 décembre.
Sept soldats israéliens ont été tués depuis l'offensive israélienne. Le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, a appelé à attaquer des cibles israéliennes et occidentales en réponse à l'offensive à Gaza. Enfin, Israël a décidé d'expulser le représentant vénézuélien à Tel-Aviv, en représailles à une mesure similaire visant l'ambassadeur israélien à Caracas pour protester contre l'offensive à Gaza.
 
L'Egypte attend une réponse officielle d'Israël à son initiative sur Gaza
 
L'Egypte, en pointe sur le front diplomatique, attend mercredi d'Israël une réponse officielle à son invitation à mettre fin à la guerre de Gaza en concluant une trêve durable avec le Hamas.
Le président égyptien Hosni Moubarak a proposé un plan de sortie de crise en trois points mardi soir, après un sommet avec son homologue français Nicolas Sarkozy à Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge.
Mais le président israélien Shimon Peres, dans une première réaction, a estimé mercredi que les propositions n'étaient pas suffisantes pour aboutir à un cessez-le-feu immédiat.
"Nous apprécions beaucoup la position de l'Egypte. Nous allons étudier ce que l'Egypte propose", a-t-il déclaré à la chaîne britannique Sky News depuis Jérusalem. "Nous avons maintenant l'idée générale. Nous devons regarder les détails parce que malheureusement cela dépend de comment ça va être organisé. Mais ce qui est sur le papier n'est pas suffisant pour changer la situation", a-t-il ajouté.
Israël a accédé tôt mercredi à la demande égyptienne d'un couloir humanitaire à Gaza permettant l'acheminement de l'aide, et l'armée israélienne a annoncé qu'elle allait cesser ses bombardements à Gaza chaque jour pendant trois heures, de 11H00 GMT à 14H00 GMT.
Cette courte parenthèse humanitaire ne correspond toutefois pas à l'appel égyptien à une cessation immédiate des hostilités.
Le plan égyptien prévoit "un cessez-le-feu immédiat pour une période limitée", permettant l'établissement de couloirs humanitaires et laissant le temps à l'Egypte d'oeuvrer pour un cessez-le-feu "global et définitif".
Il appelle également à une réunion d'urgence en Egypte avec Israéliens et Palestiniens, en présence de représentants de l'Union européenne et d'"autres parties", pour parvenir à "des engagements et des garanties". Ces garanties devraient inclure "la sécurisation des frontières", ce qu'exige Israël, "l'ouverture des points de passage frontaliers et la levée du siège" de la bande de Gaza, comme le réclament les Palestiniens.
Il invite enfin les factions palestiniennes rivales, notamment le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas et le Hamas, à reprendre leurs pourparlers de réconciliation.
Pour l'Egypte, a indiqué à l'AFP un diplomate de haut rang qui a requis l'anonymat, il ne s'agit pas d'un retour au statu quo d'avant la crise, dans la mesure où l'accord de trêve comporterait garanties et mécanismes d'observation non prévus auparavant.
Négociée par l'entremise de l'Egypte, la trêve de six mois entre le Hamas et Israël, qui s'est achevée le 19 décembre, "était un gentlemen's agreement non acté par écrit et qui n'a pas été respecté par les deux parties".
D'après ce diplomate, le concept de l'initiative est le même, sans opération israélienne ni tirs palestiniens de roquettes, mais "il faut désormais un accord clair, avec engagement, garanties et contrôle".
Selon la chaîne satellitaire Al-Arabiya, reprise par le quotidien pro-gouvernemental égyptien Al-Ahram, le Hamas a indiqué que le plan égyptien "méritait d'être étudié".
D'après l'Elysée, avec qui l'Egypte a étroitement collaboré pour l'élaboration de l'initiative, "il pourrait y avoir un accord sous quatre à cinq jours sur l'imperméabilité des frontières", ce qui "pourrait conduire à un retrait sous huit jours" de l'armée israélienne de la bande de Gaza.
Pour Nicolas Sarkozy, "la proposition égyptienne a ceci d'important que personne n'est humilié, que personne ne perd la face, que ce n'est pas un retour au statu quo ante puisque les Egyptiens sont prêts à travailler sur la sécurité aux frontières, puisqu'une pression est faite pour qu'il n'y ait plus de roquettes qui partent de Gaza".
Le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana, a dit espérer que l'initiative égyptienne porterait "ses fruits dans les prochaines heures".
 
Israël suspend ses opérations pour trois heures à Gaza
 
Israël a suspendu ses opérations militaires dans certains secteurs de la bande de Gaza pour une durée de trois heures, annoncent les autorités.
Cette décision doit faciliter l'acheminement d'une aide humanitaire à travers un couloir humanitaire, explique-t-on.
L'offensive lancée par l'armée israélienne il y a douze jours contre le Hamas dans la bande de Gaza a fait environ 640 morts palestiniens, selon les services de secours. Dix Israéliens, dont sept soldats, ont été tués au cours de la même période.
 
( Mercredi, 07 janvier 2009 - 14h45 - Avec les agences de presse )
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article


Mercredi 7 Janvier 2009


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