Conflits et guerres actuelles

Israël : le suicide par ''l’autodéfense''


Malgré sa puissance militaire, Israël est un Etat faible et mourant.

Dr Oren Ben-Dor
Counterpunch


Dimanche 4 Janvier 2009

L’autodéfense par le suicide souligne le caractère unique de l’apartheid israélien.
L’autodéfense par le suicide souligne le caractère unique de l’apartheid israélien.

A l’instar du Liban en 2006, le peuple de Gaza est massacré par les pilotes assassins d’un Etat assassin. Les forces à terre, bientôt, se massacreront plus encore. Cette répétition de la violence à grande échelle par Israël, à laquelle on s’attendait largement, s’accomplit après un long processus déclenché au moment où Israël a retiré unilatéralement ses colonies et son infanterie de Gaza, mais seulement pour organiser ce qu’on décrit comme un zoo d’êtres humains surveillé à distance.

Israël a maintenu son contrôle absolu sur les frontières de Gaza, ses espaces aérien et maritime, son économie, son électricité, ses ravitaillements en nourriture et en médicaments. Les gens de Gaza ont été affamés, humiliés et constamment mis sous pression. Pour autant, si le retrait a bien été voulu, et s’il a peu à voir avec ce qui motive les roquettes, les tirs de celles-ci sont un défi aux villes israéliennes de Sderot, Ashkelon et Beer Sheva.

En dehors d’apporter une réponse à court terme aux attaques de roquettes, la vague de violence israélienne relève d’un raisonnement vicieux (pétition de principe) et d’une provocation réfléchie. Les actions d’Israël, que celui-ci justifie par la rhétorique du « non choix » (ein brera) et de la « légitime défense », peuvent pendant un temps poser un couvercle sur le volcan de la haine qui entoure Israël et jusque dans son sein mais, après le premier choc et saisissement, elles sont assurément destinées à créer bien plus de violence.

Les assassinats ciblés de membres du Hamas, le renversement même de l’organisation, la destruction de son infrastructure et de ses bâtiments n’écraseront pas la légitime opposition à l’entité sioniste, arrogante et triomphaliste. Aucune armée, même bien équipée et bien entraînée, ne peut gagner un combat contre un nombre toujours plus grand de gens qui n’ont plus de raison de craindre de mourir. S’il y avait de la haine contre les Israéliens avant le massacre de Gaza, la haine qui va suivre va être d’un ordre de grandeur bien différent.

A considérer l’échec assuré des tentatives visant à imposer la stabilité par la violence, l’intimidation, la famine et l’humiliation, quel est le souhait, sur terre, qui anime l’Etat israélien ? A quoi les Israéliens imaginent-ils aboutir avec ce massacre ? Il doit y avoir quelque chose qui manque ici. Il doit y avoir, pour les Israéliens, quelque chose ou quelque idée à préserver, à défendre même, dans cette pathologie de vouloir provoquer un état permanent de violence contre eux-mêmes. Quelle sorte d’autosatisfaction conditionne donc cette volonté autodestructrice d’être haï ?

Gaza nous en donne elle-même un indice. Beaucoup de Palestiniens qui vivent à Gaza sont les enfants des 750 000 réfugiés expulsés en 1948 de ce qui est aujourd’hui l’Etat juif. Ashkelon s’est construite sur les ruines du village palestinien d’al-Majdal dont les habitants furent expulsés en 1948, beaucoup vers Gaza. C’est seulement par une purification ethnique massive qu’un Etat de majorité et de caractère juifs a pu s’implanter. Toute juste application du droit reconnu internationalement pour les réfugiés de revenir chez eux signifierait effectivement la fin du projet sioniste. Ceux qui choisiraient de revenir ne feraient pas que menacer la majorité juive. A leur retour, ils exigeraient sûrement pour eux, et avec force, une citoyenneté égale. Ce faisant, ils remettraient en cause l’idée discriminatrice qui est à la base de l’Etat juif et qui fixe un enjeu différent dans l’Etat pour tous ceux qui passent le test de la judaïté, qu’ils vivent dans le pays ou ailleurs. Ainsi, pour la même raison qu’Israël discrimine ses propres citoyens non juifs, il empêche le retour des réfugiés.

La prolifération et la prédominance du discours d’autodéfense et ses effets secondaires - la reconnaissance sans critique de la légitimité de l’Etat israélien - parviennent à cacher le fait qu’Israël lui-même est un Etat d’apartheid qui est fondé sur l’idée d’apartheid (séparation). Et au nom de cette prémisse d’apartheid, l’occupation, la dépossession et la discrimination frappent tous les Palestiniens, tant à Gaza, en Cisjordanie, qu’en Israël et même à travers le monde.

Ainsi, l’idée qui est en réalité « préservée », c’est la réticence, ou plutôt l’incapacité, des Israéliens à s’interroger sur le fondement discriminatoire de leur propre Etat. Opposer le mantra dissimulateur sur les tirs de roquettes du Hamas à l’autodéfense légitime d’Israël enrôle de force et avec cynisme tant les Palestiniens de Gaza que les Israéliens de Sderot. Couvrir la réticence de l’Etat juif à affronter la question du sionisme colonial et raciste est plus important que chacune et chacun d’entre eux.

Admettre le droit d’Israël à exister dans la sécurité en tant qu’Etat juif est devenu aujourd’hui le point de référence d’une modération politique. Obama est déjà en train de chanter la chanson. Les antisionistes égalitaristes qui défient ce droit échouent facilement au test. Cette voix antisioniste, exclusive et modérée, insiste sur le fait que les injustices contre les Palestiniens découlent de l’idée même d’Etat sur laquelle Israël est fondé. Les injustices contre les Palestiniens recouvrent toute la Palestine historique, sans avoir à la diviser pour qu’elles ne soient visibles seulement que dans les territoires, dont Gaza qu’Israël occupe depuis 1967.

Laissons alors le bavardage stérile sur l’autodéfense qui ne vise que les « critiques » contre Israël mais pas ce qui les rend légitimes : l’origine de la violence dans Gaza est intimement liée à la manière dont l’Etat israélien a vu le jour et dont il tolère toujours l’idée d’apartheid dans son essence même. Israël ne doit pas être « réformé » ou « condamné », mais remplacé par une unique structure égalitariste sur toute la Palestine historique.

Israël a besoin d’un cycle permanent de violence. Aussi longtemps que ce cycle est provoqué par une oppression quotidienne, les Israéliens arrivent à maintenir ce havre où ils peuvent s’unir derrière leur incapacité à regarder leur mentalité d’apartheid. La violence entretient une zone dans laquelle cette vieille menace existentielle étouffe toute possibilité de véritables empathie et autoréflexion égalitariste. Dans le même temps, la violence est un moyen nécessaire pour ancrer la prétendue légitimité de ce qu’on prétend être la seule alternative à cette violence. Cette alternative n’est rien d’autre que l’échec « étonnant » d’un processus de paix « sensé », « raisonnable » et « modéré » pour aller à deux Etats, un processus qui prétend légitimer l’Etat d’apartheid une fois pour toutes. Le discours a été récupéré de telle sorte que les appels urgents à la cessation immédiate de la violence raniment ce projet pour deux Etats, essentiellement injuste et voué à l’échec mais qui garantit la poursuite de la violence.

Hélas, la pathologie visant à générer la violence contre soi-même, violence qui suspend toute réflexion sur le fond de l’apartheid, ne réussit qu’au prix d’une haine énorme. Cette pathologie israélienne aboutira, furtivement et fatalement, à ce que les Israéliens craignent le plus. Il n’y a effectivement « d’autre choix » pour le projet nationaliste des éternelles victimes, que le suicide avec ceux qu’il opprime.

Le désir sublimé du sioniste d’être haï est son carburant pour l’unité et l’autosatisfaction d’Israël. Cette nature autodestructrice, dissimulée derrière une volonté de légitime défense, émane de forces profondes et anciennes dont le sionisme n’est qu’un symptôme et un indice. Ce qui préserve ces forces autodestructrices garantit au projet nationaliste d’apartheid des éternelles victimes de n’être qu’un phénomène éphémère. Au moment d’arrêter rien que le nationalisme, la mentalité originelle de victime se protège en générant le suicide collectif de ce projet nationaliste.

L’autodéfense par le suicide souligne le caractère unique de l’apartheid israélien. La rhétorique tant du non choix que de l’autodéfense renferme une chronique effrayante d’un suicide annoncé. En dépit de sa puissance militaire, Israël est un Etat faible et mourant qui souhaite s’autodétruire. Les plus puissantes nations au monde assistent à ce processus suicidaire et ce fait appelle d’urgence à la méditation.


(JPG)Le Dr Oren Ben-Dor est né à Haïfa et a grandi en Israël ; il enseigne la phylosophie juridique et politique à la faculté de droit de l’Université de Southampton, Royaume-Uni.

Son dernier livre Thinking About Law : In Silence with Heidegger a été publié en 2007 par Hart Publishing.

Son adresse mel : okbendor@yahoo.com

1er janvier 2009 - Counterpunch - traduction : JPP


http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article



Dimanche 4 Janvier 2009


Commentaires

1.Posté par belh le 04/01/2009 19:02 | Alerter
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Israel est condamné à ne plus exister pour la simple raison qu'elle n'a pas d'âme, Israel est qu'un fantôme qui ne fait qu'hanter le moyen-orient.
En 60 ans de colonisation, les seules choses qui coulent dans ses veines est la violence, l'humiliation des êtres humains et les massacres.
Israel est une civilisation mortifère, rien à voir avec la civilisation Arabo-musulmane.

2.Posté par Muku le 05/01/2009 12:23 | Alerter
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Israël n'était au départ qu'un caprice d'une certaine bourgeoisie originaire d'Europe centrale. Au cours du XXe siècle, cette élite financière devenue extrêmement influente en occident, a réussi à diriger les politiques occidentales dans une direction très pro-israélienne. La majorité des occidentaux, dépossédés des valeurs traditionnelles, et gavés de propagande sioniste ; sont devenus incapables de comprendre cet état de faits. Le projet de création d'un état juif est bien antérieur aux évènements de 1939-45, comme le prouve la déclaration de Balfour en 1917 ; ce n'est donc pas une réparation légitime de la "shoah".

La shoah elle-même n'a pas livré tous ses secrets, car la loi française interdit les recherches et la production de documents qui viseraient à relativiser et à replacer ces évènements dans leur contexte historique. La propagande sioniste présente la "shoah" simplement comme l'expression monstrueuse d'une haine anti-juive gratuite ; et assimile toute contestation de cette assertion à une nouvelle "shoah". L'insistance sur des détails morbides comme les chambres à gaz, le "savon juif" ou le nombre exact de victimes est en soi un aveu de la faiblesse de l'argumentation. Pourquoi ces détails prennent-ils autant d'importance dans le discours ? En effet, si les "affirmationnistes" étaient aussi sûrs de l'exactitude de ces détails, ils n'auraient qu'à démonter une à une les preuves de leurs adversaires ; au lieu de les condamner et de les calomnier. L'antisémitisme, haine viscérale et gratuite supposée des goyim envers les Juifs, atteignant son apogée avec la "shoah", sert de base au sionisme. On peut d'ailleurs se demander quel est le rôle joué par les sionistes dans les évènements de 1939-45, étant donné qu'ils en sont les seuls bénéficiaires.

L'autre ressort historique sur lequel s'appuie le sionisme est l'origine "israélienne" supposée de tous les Juifs ; que les études génétiques, historiques et archéologiques ne cessent de démentir. D'ailleurs, même si les Ashkénazes polonais, les Séfarades marocains etc... étaient effectivement originaires de la région ; ils n'auraient pas pour autant de légitimité à en expulser les habitants pour s'y installer. En effet, tous les peuples installés quelque part ont une origine ailleurs ; par exemple les français seraient descendants de Gaulois, originaires d'Europe centrale, de Francs venus du nord de l'Europe, et de Romains venus du sud-est de l'Europe. La France s'arroge-t-elle pour autant le droit d'envahir ces régions et d'en évacuer les habitants en raison des origines supposées des Français ? Bien sûr que non.

Israël n'existe que grâce au "soutien" des gouvernements occidentaux ; ou plus exactement, grâce à l'infiltration de sionistes dans les gouvernements occidentaux, qui tire vraisemblablement son origine dans la prépondérance des sionistes dans les instances financières majeures (FMI, banque mondiale, FED, grandes banques d'investissement...). Les gouvernements occidentaux ne pourront pas indéfiniment soutenir le massacre des Palestiniens, au détriment de leurs propres intérêts ; alors même qu'ils se font passer pour les avatars de la morale et du droit international.

La violence et l'iniquité de l'autorité israélienne, l'impossibilité d'établir un dialogue sensé avec un sioniste (ou esprit sionisé) qui rejette tous les arguments historiques en accusant d'antisémitisme tous ceux qui réfutent le discours pro-israélien ; précipitent Israël vers la sortie du monde.

3.Posté par art13 le 19/01/2009 13:43 | Alerter
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Les sionistes viennent de casser leur jouet favorit : La Shoa

Posté par pajiayue le 080109 23:20 |

Le 27 décembre 2008, les sionistes ont commis une gigantesque erreur: ils ont enterré la Shoa et sa "mémoire" avec.

" Même les allemands, un des peuples européens les plus pro
israéliens, vu le harcélement de culpabilisation qu'il subit
depuis l'holocauste de la seconde guerre mondiale, s'est débarrassé
de son sentiment, pour déclarer à 60% ne plus avoir d'obligation
à l'égard d'Israël."

"090109 AP: La commissaire onusienne pour les droits de l'homme
demande une enquête pour crimes de guerre à Gaza et
en Israël"

La combine d'une punition équilibrée, 1070 contre 13 maccabés, ça fait pas le compte - Les bouquins d'histoire appelleront bien ça un holocauste. Bien plus efficace, bien plus rapide qu'Hitler avec sa "chambre à gaz", pour les même raisons objectives : la haine d'une "race". On sait qu'Israé pollue l'eau palestinienne d'agents affectant la spermatogénèse. Il s'agit clairement de "nettoyage ethnique".

" La Shoah" est devenue "une shoah", comme toutes les autres, celle o� sont morts beaucoups de juifs parmi d'autres en est une plus importantes que les autres, c'est tout.

Une anecdote pour enterriner le fait d'un nettoyage ethnique calcul� (aux normes Shass-nazies) : il a fallut attendre environ 900 cadavres d' "arabes" avant qu'une première étrangère soit dégommée (ukrainienne) accidentellement, de façon "non désirés" puisqu'elle n'était pas "de race arabe".

Et puis, à côtédu boulot "relativement" propre et rapide (!) de l'Allemagne nazie, que dire des bras, jambes arrachées, visages brûlé poumons crachant le sang des bombes au phosphore - des 5000 blessés "malheureusement" survivants ?

Par le malheur des Gazaouis mais pour le bonheur des justes : l'Etat Juif vient de jeter le masque..

Alors que l'opinion mondial se retenait de critiquer l'Etat Juif, muselé comme d'habitude par la Shoa Buziness - s'il critique l'Etat Sioniste, c'est qu'il nie la Shaoh - ce "truc" ne tient plus après la récente petite boucherie kachère.

Ainsi, par bonheur, la dialectique va changer.. La "Shoah" est foutue, usée, comme le Nazisme, Napoléon ou les pharaons.. on va moins se précipiter au portillon du Monument de l'Holocauste - dommage, mais il va falloir partager le "devoir de mémoire" avec la Shoah Palestinienne. Il va falloir ajouter les noms palestiniens sur les monuments de l'Hollycauste

La mémoire de la Shoah est "dévaluée", elle fait triste figure.. se dissout dans la somme des boucheries sionistes, dont la dernière : Ghaza. Les Dieudonnés et autres, dont révisionnistes vont s'en donner - et ce n'est que justice - à cœur joie..

Les langues vont légitimement se délier. L'argument de la Shoa comme outils à larmoyer va heureusement se gripper, et ce sont les sionistes eux-mâme qui l' enrayent - couic !

Le 27 décembre, les sionistes avaient calculé l'effet de surprise : les US entre deux présidences et un opinion mondiale aux ordres, dans l'attente des ordres du Nouveau Chef pas encore investi. Avant et pendant le massacre, personne n'a moufeté - comme d'habitude - Mais maintenant, passé un millier de cadavres, Sabra et Chatila, c'est une rigolade.

L'opinion se trouve libérée dela religion de l'Holocauste. Gageons que les profs d'histoire, apré le pagraphe de la Shoha, auront quelques mots sévères pour expliquer le syndrôme de Stokholm aux gamins, "relativiser" en somme.

Heureusement, "Israël" force notre réflexion sur son existence même.

Si l'Etat Juif n'a pas réussi à trouver ses marques en plus de 60 ans, c'est qu'il n'y arrivera jamais.

Et quoi que fassent les bourreaux, il sera difficile de faire réviser la charte de BidONU pour y ajouter "L'Etat Sioniste" a le droit divin d'épurer ethniquement selon nécessité.

Maintenant, l'instable Etat Sioniste va accélérer son effritement. Cet état artificiel, cette tumeur maligne va commettre des iniquités de plus en plus grosses, en spirales jusqu'au court-circuit final : extermination systématique de tous les palestiniens, en attendant Nuremberg II - re-couïc.

La Shoah, ce n'est pas un "détail" bien sur, mais bon, maintenant, il va quand même falloir la relativiser par rapport aux autres holocaustes... ressortir des oubliettes de l'Histoire les deux boucheries du Liban.

Dur dur pour les juges maintenant, de ne pas se rendre complices de Ghaza en condamnent tel Mbala-mbala..

Les juifs ont - enfin - imposé aux goys d'autres sujets de "lamentation".

"FrancePhi Info : « le lourd bilan des morts palestiniens (n抋) aucune importance politique en Israël », lit-on assez justement dans Le Figaro de ce jour [17 jan 2009]."

Ça tombe bien : La Shoah a t'elle encore une importance "politique" pour nous ?

Combien d'années encore avant qu'on démonte avec joie le Mur de ce triste "Berlin" ? ♥ Les paris sont tout verts.

4.Posté par art13 le 19/01/2009 13:58 | Alerter
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Dans les vieux pots qu'on fait le bon fascisme ..

12 dec.2009, pendant que Tsahal pilonne le sud de Gaza-ville - Israël, démocratie modèle :

Israël : interdiction pour les partis politiques arabes
de se présenter aux élections du 10 février

Encore :

Le Comité électoral central avait voté à une majorité
écrasante l'interdiction de deux blocs de partis arabes, estimant qu'ils étaient
coupables d'incitation et de soutien au terrorisme.

ce qui est faux bien sur, à part la Lybie, il y a méme un concensus "pour" Israël !

On a quand même l'impression que les sionistes, le Shas, ont un peu la trouille que la démocratie donne de la voix.. avec Gaza et l'élection du Hamas, ça suffit !

"Interdire" les partis.. ça nous rappelle des trucs biens sympas.. le parti unique, tout ça.. D'autant que les partis en question ont des nuances trés subtiles : Faucons tendre et Colombes agressives ..

Tout ça fleure bon les années 36 où le futur chancelier avec son copain Röhm bourraient la g*eule de-ci de-là, pressions diverses, harcellement des minorités, ratonnades de juifs (pas encore d'"arabes")... Autant de "trucs" que se sont empressé d'étudier de près les Stern, Hagana, Likoude.

Si on était méchant on dirait que le sionisme a perfectionné le nazisme :

1) employée par les juifs à l'égard des "arabes" : l'humiliation est un "outils de torture psychologique" systématique. alors qu'elle etait plus ou moins fortuites, "opportune" chez les nazis. On rencontre même parfois de la courtoisie chez les nazis !

2) Arrestations arbitraires, "torture autorisée" en Israël, pas vantée, seulement "inavouée" chez les nazis.

3) Actes publiques chez les nazis, beaucoup plus "souterrain", occultes chez les sionistes.

4) Spoliation de biens juifs - spoliation des bien et des terres "arabes".

5) Usage systèmatique de la traîtrise, pratiquement inconnue de l'honneur allemands.

6) Usage de la force.. là ça a l'air équilibré si on ne compte pas les copieuses aides US, anglaises, turques, fran&ccaises et autres.

7) La croix gammée comme symbole des 10 siècles promis au nazisme, l'étoile de David promesse d'un "Grand Israël" du Nil à l'Euphrate. Croyances racistes, hystériques.

8) Exactions nazies réprouvées, exactions de l'Etat Juif approuvée par plus de 60 % de l'opinion occidentale. Jusqu'en 39, nombre de pays, dont la Grande Bretagne, voyaient l'Allemagne comme un exemple.

9) Bellicisme : long service miltaire, piqure de rappel d'un mois par an.. nombreux réservistes. Avant d'être un citoyen, un israélien est d'abord un SS, un soldat sioniste.

10) Véléités d'Anchluß contre le Liban, la Syrie - Gaolan.. l'Egypte un jour ? au moindre pretexte... pendant 60 ans !

♥ Les sionistes ont aussi beaucoup apprit des soviétiques, des méthodes staliniennes - grandzamis de l'époque.

Autodafés.. C'est vrai ça au fait, n'y a t'il pas de littérature, de presse interdite dans le beau pays bleu de Sion ?

Jusqu'à 1941 où les juifs, un peu comme aujourd'hui les arabes, furent shoatisés.

Inquiétents drapeaux qui arborent une croix ou un truc circulaire, une étoile; revoyez vos classiques, croix celtique, OAS.. que de bons souvenirs. Un drapeau composé de couleurs, c'est un drapeau composé de couleurs tandis qu' orné en son centre d'une marque géométrique, il devient fascinant. Le Canada n'est pas fasciste, il fallait un contre exemple: la Suisse, mais la confusion avec la Croix Rouge ...

Ça fleure bon les Sturm Abteilung, NSDAP, Waffen SS... Eau reservée aux Juifs, Tsahal, Casque de Fer, ghettos, routes interdites aux arabes, check-point, Ausweiß, Shoa, escadrons de la mort, "holly-causte" (1), étoile-jaune ou croissant-vert, verboten.. Juden, arabes. On a déjà entendu cette musique ..

On n'a pas l'impression de despotisme car les proportions sont différentes, "Israël", comparé à l'Allemagne est 6 fois plus petit, la hauteur des assassinats est en proportion.. mais la "qualité" est tout à fait comparable.

♥ "Moui, va t'on dire, mais il n'y a pas de «dictateur» en Israël.." à quoi on répondra, c'est vrai, il n'y a pas "un" mais "des" dictateurs. Israël est trop rusé pour bosser à visage découvert.. En effet, comme par hasard, tous les présidents ou premiers ministres sont toujours des membres fondateurs, terroristes/assassins dans leur jeunesse ou fils des sus-dits, voir Sharon, Tzipi, passés par la moulinette d'une fièvre hystérique : "Le Grand Israël", où on voit des gamins danser avec le drapeau bleu exactement comme des maoistes.. tout comme "la Grande Allemagne" avec ses démonstrations. Fils ou filles de l'Irgun, la Hagana alors, l'un ou l'autre, c'est du kif-kif bourrique; c'est même/donc une hydre plus dangereuse que le nazisme.. Tout bien réfléchi, le nazisme n'avait qu'une tête, alors que le sionisme en a des centaines, toutes prêtes à prendre la relève quand il en disparait une.

Au travers du Lobby, elle a même - quand à ses intentions - une couverture mondiale, voyez la Maison Blanche qui est quand même trés trés "bleue".. ce qui fait de Gaza un probléblème trés "marginal" à côté de ce qui nous attend..

On lit amusé dans Wiki "Active dans les années 1930 et 1940, l'Irgoun.. " des dates qui chantent aux oreilles.

Là, avec la boucherie sans aucune légitimté de Ghaza, on sent qu'Israël dépasse les bornes; doux euphémisme qui sent bon le début de la fin d'une chimère - tout a une fin. Et il y a une certaine jouissance à voir l'histoire, comme la physique, se dérouler imperturbables : quand c'est tout en haut - inévitablement - ça redescend, les mêmes causes produisent les mêmes effets - seule la cosmétique change.. brun, bleu - c'est question de goût.

(1) Guerre Sainte Juive contre les Muslis.

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