Palestine occupée

Israël : l'immigration inverse, fruit de l'Intifada



Dimanche 18 Mai 2008

Le défi n'a cessé d'être de taille : comment faire pour remplir une entité créée de toute pièce, une entité sans cesse menacée dans son existence et qui de surcroît ne veut de citoyens que de confession juive ? Un temps encouragé par les moyens autant financiers que politique, le flux de l'immigration s'est inversé depuis 2000, date de la second Intifada de Qods.

Cela fait plusieurs années que les autorités de Tel-Aviv se trouvent confrontés à cette saigné qui vide Israël de son sang : aux immigrés venu s'installer dans les colonies de peuplement, le régime sioniste ne peut offrir le confort qu'il promet. Sur le plan économique et social la plupart des immigrés sont désenchantés peu après leur arrivée en Israël où la pauvreté et la précarité touchent souvent les couches défavorisées. La sécurité les inquiètent eux qui se savent menacés par les attaques des combattants palestiniens.

Selon une étude récemment réalisé à l'université de Haïfa, le phénomène d'immigration inverse qui voit chaque années des centaines d'Israéliens quitter le pays pour s'installer ailleurs s'est accéléré depuis l'Intifada de la noble Qods : la guerre des pierres déclenchée en l'an 2000 a crée un contexte nouveau avec plusieurs particularités : c'est d'abord le manque de la sécurité interne qui s'étend à toute la société. L'israélien vit constamment dans la crainte d'être visé dans sa vie et ses biens. 27% des candidats au départ affirment avoir peur d'être pris pour cible des opérations martyrs. Cette peur pousse même les « re-immigrants » à choisir non pas une autre ville israélienne pour vivre mais un autre qui soit le plus éloigné possible de l'entité sioniste. L'impact psychologique de cette peur permanente est bien sur grande.
Mais à côté de l'insécurité, les difficultés économiques sont d'autres facteur à contraindre les sionistes à partir. L'Intifada de l'an 2000 a causé quelques 5 milliards de dollars de dégâts à l'économie israélienne et fait grimper le taux de chômage de 11%. 100 usines ont définitivement mis la clé à leur portes tandis que 300 autres ont cessé de fonctionner de façon temporaire. A la suite de l'Intifada, 75.000 entreprises ont fait faillite.

Le dépôt de bilan de ces firmes se sont répercutés sur leurs employés qui ont perdu leur emploi. Vu le code de travail très défaillant d'Israël, ces derniers ont été mis hors du circuit de travail. La fermeture des hôtels, des centres de distractions a quant a elle nui à l'industrie du tourisme avec les conséquences au niveau de la perte des emplois. Selon le ministère sioniste du tourisme, entre octobre 2000 et novembre 2001, le nombre des visiteurs étrangers aurait enregistré une baisse de 47%. Cette se poursuit toujours. En effet, on est trop loin d'excellents résultats de l'industrie du tourisme de la fin des années 90 et des prévisions optimistes de ses gérants. Il est intéressant de signaler que ces années d'embelli , Evi Rosental, président du syndicat des hôteliers israéliens avaient conseillé à ses confrères de ne pas se réjouir trop vite de la hausse du nombre des terroristes. Il craignait à l'époque que la situation sécuritaire ne se dégénère et que cette détérioration n'ait un impact direct sur le tourisme. Quelque 10 ans après, voilà que ses sombres prévisions se réalisent.

Le gouvernement de Tel-Aviv est contraint de dépenser chaque années des centaines de milliers de dollars pour assurer sa sécurité. C'est l'argent qu'il grève sur les projets sociaux et éducatifs. Ce trou n'état pas facile à colmater, ce sont encore fois les couches défavorisées qui en subissent les conséquences. Une autre conséquence de l'Intifada aura été la fuite des cerveaux . Ceux des sionistes qui parviennent à achever le cycle des études supérieures préfèrent s'éloigner d'Israël et s'installer aux Etats-Unis ou en Europe.

Toujours au chapitre de mauvais impacts de l'Intifada sur l'économie sioniste, on peut rappeler la pertes massive des chiffres d'affaires dans le transport aérien. La baisse du nombre des touristes s'est traduite par de gros perturbations au niveau des activités des compagnies aériennes. A l'époque, plusieurs sociétés dont la hollandaise KLM et le français Air France ont décidé de réduire au minimum nécessaire leurs vols à destination d'Israël.
Et enfin l'Intifada a énormément creusé de déficit budgétaire. En 2001, le PIB s'est reculé de 1.9 % tandis que les importations baissaient de 12%. Quant aux investissements étrangers, ils ont eux aussi soufferts en enregistrant des baisses consécutives. Alors qu'en 2000 ce chiffre atteignait les 11.2 dollars, en 2001, il n'était plus que de 4.5 milliards de dollars. David Clein, gouverneur américain de la banque centrale d'Israël avait prévu une année 2001 catastrophique pour l'économie sioniste avec une hausse incontrôlable du taux du chômage. Or l'Intifada n'est pas terminé et l'entité sioniste continue à en subir les contre coups. La résistant des palestiniens, mains nues face à l'occupation semblent ainsi contrecarrer les aides colossales qui affluent depuis l'Europe et les Etats-Unis vers Israël pour le maintenir en survie.

http://french.irib.ir http://french.irib.ir



Dimanche 18 Mai 2008


Commentaires

1.Posté par doubleh le 18/05/2008 17:20 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Que de fautes de frappes dans ce texte !!! Il y a même des passages incompréhensible. Il serai peut être judicieux de relire avant de publier.

2.Posté par sam2000 le 18/05/2008 20:35 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

et c'est pas fini!
lorsque le HAMAS pourra atteindre l'aeroport de TEL-AVIV, 50% au moins du pays sera bloqué.

3.Posté par geffrey le 18/05/2008 22:29 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

à doubleh
et alors?

Le fond est plus important que la forme.

Et le classique "défaut d'orthographe" pour dénigrer un avis contraire c'est déjà vu mille et une fois.
C'est fatiguant à la fin, c'est comme quand je jouais sur internet à un jeu massivement multijoueur avec des gamins de 14 ans, ça vole pas bien haut.


4.Posté par soakely le 19/05/2008 09:58 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

L'important est le fond et non la forme. A part si t'as pas compris. Ce texte me remplit de joie et je conseille à tous ceux qui abitent illégalement la palestine d'en partir le plus vite possible car bien mal acquis ne profite jamais et ca se vérifie.

5.Posté par doubleh le 20/05/2008 14:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Mon ami geffrey,
Ne me faite pas dire ce que je n'est même pas penser, je suis a 200% d'accord avec ce qui est dit sur le fond. Mais si je dis qu'il y a beaucoup de fautes de frappes c'est que des fois je comprenais pas ce qui était dit, rien de plus.
A t on le droit ici de faire une remarque sans être de suite soupsonné de je ne sais quel qualificatif ?? Je suis musulman est anti-sioniste convaincue alors je ne peut que me réjouir d'un tel article.

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES

Publicité

Brèves



Commentaires