Palestine occupée

Israël détruit l’espoir des Palestiniens selon Amnesty International



Jeudi 7 Juin 2007

Amnesty International : Israël détruit l’espoir des Palestiniens

 

 

Un nouveau rapport sur la Cisjordanie accuse Israël de “destruction d’espoir” des palestiniens avec les points de contrôle et les clôtures de sécurité. Dans une interview avec Ynetnews, l’auteur du rapport affirme que son analyse est équilibrée.

 

 

Source : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3408256,00.html

 

 

Par Yaakov Lappin

 

Publié le 04/06/07

 

 

                               

 

Des Palestiniens grimpant sur le « mur de la mort »

 

 

Un nouveau rapport d’Amnesty International sur la Cisjordanie accuse Israël de « destruction d’espoir » des Palestiniens. Le rapport : « Endurer l’occupation : Les Palestiniens sous siège en Cisjordanie » diffusé ce lundi, contient une litanie d’accusations contre Israël, incluant « les saisies illégales des terres », « causer la mort des Palestiniens avec des urgences médicales qui attendent aux points de contrôle » et « l’utilisation d’une force excessive et injustifiée » contre « des activistes internationaux de paix manifestant contre la clôture/le mur/ ».

 

 

Le rapport commence ainsi : « Khaled Daud Faqih avait seulement six mois quand il est décédé le 8 mars 2007 à un point de contrôle de l’armée israélienne. Ses parents, du village de Kafr ‘Ain, essayaient d’amener en toute vitesse leur bébé à l’hôpital proche à Ramallah en Cisjordanie, mais ils étaient obligés d’attendre au point de contrôle par des soldats israéliens ».

 

 

Ensuite il ajoute : « De tels cas ne sont ni nouveaux ni rares. Les centaines de points de contrôle et de barrages qui imposent tous les jours de longs détours et retardent les Palestiniens essayant de se rendre au travail, à l’école ou à l’hôpital, ont pendant des années limité leur accès aux services de santé de première nécessité et ont entraîné des complications médicales, des naissances et même des morts aux points de contrôle ».

 

 

Décrivant la clôture de sécurité comme « le mur de la mort », le rapport affirme : « Les 700 km de clôture/mur qu’Israël est en train de construire à travers la Cisjordanie, du Nord au Sud et à travers des parties de Jérusalem, entraînent un énorme dommage de long terme à la vie des Palestiniens et sapent la capacité de ceux vivant dans des douzaines de villages et communautés à jouir d’une large part de leurs droits de l’homme ».

 

 

Dans le rapport, Amnesty énumère sept « recommandations » pour le gouvernement israélien qui inclut des appels à « finir le régime des fermetures dans sa forme actuelle aussi bien que les autres formes de restrictions sur la liberté de mouvement des gens et des marchandises, qui engendrent une punition collective… Arrêter la construction de la clôture/mur à l’intérieur de la Cisjordanie, incluant Jérusalem Est… » et « arrêter immédiatement la destruction des maisons, terre et autre propriétés sans nécessité militaire absolue comme prescrit dans la loi humanitaire internationale ».

 

 

Parlant à Ynetnews, l’auteur du rapport, Donatella Rovera, a nié que son travail était biaisé.

 

 

Ynetnews : Comment avez-vous assemblé ce rapport ? Avez-vous voyagé aux régions mentionnées dans le rapport ? Racontez-nous à propos de votre méthodologie.

 

 

DR : Nous avons été assez régulièrement à ces régions. Dans certains cas nous avons surveillé les endroits mentionnés dans le rapport pendant des années. Comme vous le savez, c’est une situation continue.

 

 

Ynetnews : Dans votre rapport vous avez énuméré 7 recommandations pour le gouvernement israélien, 1 pour les organisations terroristes palestiniennes et 1 pour l’Autorité palestinienne. Cela n’est-il pas une indication suffisante que votre rapport est biaisé ?

 

 

DR : No. Je pense que c’est important de regarder ce qu’on peut demander à chaque acteur. Alors si on prend pour exemple les groupe armés palestiniens, ils sont coupables de tuer des gens ou d’essayer de tuer. Donc voilà ce qu’on doit leur demander (d’arrêter). Je veux dire qu’en fait notre message aux groupes armés était le même et très logique. On doit leur demander d’arrêter de commettre les abus qu’ils commettent.

 

 

Quand vous vous adressez à un état, soit l’état d’Israël, ou n’importe quel autre état, un état a le pouvoir de faire d’autres choses. Par exemple, conduire une enquête, amener des gens devant la justice. Ces genres de recommandations rendent la liste plus longue. Mais vous ne pouvez pas demander à des groupes armés de conduire des enquêtes ou de mettre en place des mécanismes, car ce n’est pas ce que les groupes armés sont censés faire. On ne voudrait pas leur donner cette légitimité. Ce sont des tâches qu’un état devrait réaliser. Tant qu’il s’agit des groupes armés, vous trouverez toujours une recommandation basée sur (l’arrêt) d’une action. Quoi d’autre pourriez-vous leur demander de faire ?

 

 

Ynetnews : Vous pouvez leur demander d’arrêter l’endoctrinement des enfants pour le Djihad, ou l’utilisation des enfants-combattants par exemple. Il apparaît qu’il n’y a pas de références du tout à l’endoctrinement systématique des enfants à la haine raciale et au génocide dans l’Autorité palestinienne. Pourquoi cela ?

 

 

DR : Nous devons séparer les cas. Les enfants sont utilisés par une variété des groupes armés. Ceci est quelque chose que nous avons condamné, nous avons appelé l’autorité palestinienne pour prendre des mesures pour prévenir et arrêter toutes les attaques contre les civiles, qu’elles soient commises par des mineurs ou des adultes. Cela est quelque chose à laquelle nous nous opposons complètement… Alors nos appels à l’Autorité palestinienne sont pour qu’elle prenne des mesures pour arrêter tous les groupes palestiniens armés, quelque soit l’âge de leurs membres. Mais, quand nous avons trouvé des cas spécifiques des enfants utilisés pour perpétrer des attaques, transporter des explosives, ou pour être impliqués dans d’autres voies, cela est quelque chose que nous condamnons absolument.

 

 

Concernant l’endoctrinement, nous n’avons pas réalisé des études sur les textes des livres utilisés dans l’Autorité palestinienne ou par d’autres autorités en la matière. En ce qui concerne le sujet de la lutte armée de différentes parties à travers le monde qui souhaitent conduire des guerres ou des luttes armées, comme une organisation nous ne sommes pas opposés à cela. La question est les attaques spécifiques contre les civiles… Nous nous focalisons sur des épisodes concrets et des modèles d’actions des parties concernées. Nous nous concentrons sur les actes plus que sur les paroles. De même, il y a des appels de certains mouvements ou certains politiques en Israël pour expulser tous les Palestiniens ; encore cela est quelque chose que nous n’avons pas traité car nous regardons les actes.

 

 

Ynetnews : Pourquoi à votre avis vous êtes largement perçu comme étant partial en Israël ? Quelles actions votre organisation peut faire pour améliorer votre image en Israël ?

 

 

DR : Je n’ai pas vu de statistiques détaillées. C’est votre conclusion qu’Amnesty est largement perçu comme partial. Je pense qu’en global la position d’Amnesty sur les différents sujets n’est pas si différente des positions des organisations israéliennes pour les droits de l’homme. Si nous regardons le traitement des civiles, ce qui est notre mandat, les attributions de notre travail, notre position est claire comme le cristal et a été claire comme le cristal depuis qu’Amnesty a existé, ce qui est que nous nous opposons aux attaques sur les civiles, que ces civiles soient des Israéliens ou des Palestiniens. Alors, à cet égard, je ne vois pas ce que vous voulez dire par partialité.

 

 

Ynetnews : Dans les informations de fond de votre rapport vous mentionnez la tuerie des Palestiniens par l’IDF (NDT : forces de défense israéliennes), mais il n’y a pas mention de ce que l’IDF était en train de faire, comme répondre à des renseignements sur des attaques imminentes ou des menaces sur la sécurité d’Israël. Vous ne pensez pas qui cela nuit à votre crédibilité de omettre de tels faits ?

 

 

DR : Le fond ne mentionne pas le nombre d’incursions et attaques qui n’ont pas abouti à des tueries. Il s’intéresse aux attaques contre les civiles, des cas où les civiles ont été endommagés. Il ne s’intéresse pas aux nombres de bombardements, de frappes aériennes, de frappes de l’artillerie des forces israéliennes qui n’avaient pas conduit à des victimes civiles… Le rapport s’intéresse à la question globale de 40 années d’occupation, et comment certaines mesures ont affecté la population palestinienne, comme la présence des colonies qui sont une violation de la loi internationale, ce qui impacte la vie des ces populations dans les territoires occupées.

 

 

 



Jeudi 7 Juin 2007

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