Palestine occupée

Israël contrôle 80% de l'eau palestinienne et le contrôle régional s'est méthodiquement accru depuis des années


Le chercheur palestinien Abu Kishek a déclaré que la sécurité de l'eau arabe est menacée par la politique israélienne et que toute solution politique au problème palestinien passera forcément par la question de l'eau.

Par Amin Abu Warda


Amin Abu Warda
Lundi 8 Janvier 2007

Israël contrôle 80% de l'eau palestinienne et le contrôle régional s'est méthodiquement accru depuis des années
Le chercheur dit que la sécurité de l'eau arabe affronte de nombreux défis, et ce depuis très longtemps. Pourtant, on fait très peu cas de la prise de contrôle continue d'Israël sur les ressources en eau. "La solution à la situation repose entièrement sur l'eau." Il a souligné qu'Israël a commencé à contrôler l'eau palestinienne lorsque l'Etat a été créé en 1948. L'eau est devenue la priorité pour Israël depuis qu'il l'a nationalisée en 1949.

Israël s'acharne à gagner le contrôle de l'eau souterraine et de surface dans le bassin du Jourdain, menaçant les zones agricoles les plus fertiles.

Après l'occupation des Hauteurs du Golan, de la Cisjordanie, de Jérusalem Est et de la Bande de Gaza en 1967, Israël a commencé à prendre le contrôle de toutes les ressources en eau et les incursions au Liban ont commencé. Israël a récemment construit un barrage près des Hauteurs du Golan syrien qu'il occupe, près de la ligne de cessez-le-feu.

Le gouvernement israélien interdit aux Palestiniens de creuser de nouveaux puits sur leurs propres terres. Ceci est une vieille pratique qui signifie que lorsqu'un puit est sec, il n'y a plus d'eau.

A l'intérieur des colonies israéliennes, les eaux coulent librement des forages, comme on peut le remarquer, de loin, par la verdure. Le chercheur palestinien rapporte qu'Israël contrôle 80% des ressources palestiniennes en eau.

Abu Kishek dit que le tracé du mur israélien à l'intérieur de la Cisjordanie suit à 100% le cours des bassins aquifères et nappes phréatiques.

Les Israéliens à l'intérieur des frontières israéliennes consomment, par habitant, quatre fois plus d'eau que les Palestiniens, et les colons israéliens en Cisjordanie sept fois plus que les Palestiniens.

Au sujet de la politique israélienne pour contrôler l'eau en Palestine, il dit qu'elle inclut la destruction de nombreux matériels, comme la démolition des puits, la destruction des systèmes d'irrigation, des réservoirs et des canalisations en Cisjordanie. Le résultat est un déficit majeur de la réserve souterraine, et l'augmentation des difficultés d'une partie de la population dans l'accès quotidien à l'eau potable.

La destruction par Israël des provisons d'eau de nombreuses villes palestiniennes, ajoutée au sel contenu dans l'eau venant des puits en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, entraînent également le déclin de la production agricole.

Abu Kishek souligne qu'Israël a creusé 500 dispositifs pour l'eau le long de la frontière avec la Cisjordanie, en même temps que sur le côté nord de la Bande de Gaza, les pompes israéliennes fonctionnent 18 heures par jour.

Le tracé du mur en Cisjordanie a été fait pour intégrer les ressources en eau palestiniennes à l'intérieur des frontières israéliennes, en plus de ce qui est déjà pris par les colonies israéliennes à l'intérieur de la Cisjordanie. Et cela inclut la destruction de l'agriculture existante.

Israël a également détourné l'eau du Jourdain, ainsi qu'une partie des eaux du bassin ouest du Néguev. Les effets catastrophiques du vol de l'eau israélien sont clairs dans la Mer Morte, et les Israéliens sont maintenant en train d'essayer de pomper l'eau de la Mer Rouge en détruisant de grands pans de terre pour construire une connexion avec la Mer Morte.

Abu Kishek ajoute que le but des fréquentes incursions d'Israël au Liban était de prendre le contrôle de l'eau de la région.

En 1978, Israël était parvenu à contrôler les eaux de la rivière Litani et avait installé des pompes près du Pont Khardali, avec une conduite longue de 10 kms depuis la rivière et passant par la ville de Taibe.

Israël avait installé d'énormes citernes de stockage dans les environs sud de la ville de Aita Al Shaab pour stocker l'eau de la Rivière Litani et la distribuer aux colonies de Galilée. Israël avait transféré les eaux de la Litani au lac Tibériade, qui est à l'intérieur des frontières israéliennes et sous son contrôle. Israël avait aussi pris le contrôle des eaux de la Rivière Hasbani.

On note aussi des tentatives israéliennes pour prendre le contrôle des eaux du Tigre et de l'Euphrate, ainsi que son rôle dans le conflit pour les eaux du Nil.

Abu Kishek dit qu'en Palestine comme dans le monde arabe, les raisons de la crise de l'eau sont multiples.

Elles vont des chutes de pluie irrégulières jusqu'au fait que la plupart des rivières prennent leur source à l'extérieur des frontières politiques, aux effets du réchauffement global, aux fortes augmentations de population, et aux projets et ambitions de ceux qui cherchent à contrôler et à exploiter l'eau qui ne leur appartient pas.



Lundi 8 Janvier 2007


Commentaires

1.Posté par aurélie le 16/01/2007 16:38 | Alerter
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Le crime ne profite pas et les juifs sionistes auront un jour le gosier asséché et personne pour les secourir au contraire!.
Ils batissent leurs nid sur un volcan.

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