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Israël au Liban: Expulsion des arabes et la construction du grand Israël


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Le Premier ministre libanais affirme qu'en raison des attaques d'Israël contre le Liban, le pays serait retardé de 50 ans, des attaques qui laisseraient dans leur sillage un pays totalement détruit, privé des infrastructures nécessaires à tout pays. Le Liban s'enfonce dans le même bourbier que l'Irak.


IRIB
Vendredi 11 Août 2006

 Israël au Liban: Expulsion des arabes et la construction du  grand Israël



Suite à l’offensive d'Israël contre le Liban, l’éclatement d'une guerre civile dans le pays du Cèdre ne serait pas exclue, et risquerait un débordement dans d'autres pays arabes.

En fait, chaque pays qui s'opposerait à la naissance du grand Israël, serait impliqué dans cette guerre.

Le plan du « grand Israël » n'est pas inventé par les Juifs, mais il a été évoqué par le Likoud, le grand Israël qui inclue aussi bien la Cisjordanie que la bande de Gaza.

Selon le mouvement des jeunes pro-Israéliens du Betar et les fascistes sionistes, le «Grand Israël » comprend tout le territoire palestinien, la Jordanie, le désert de Sinaï et d'une partie de la Syrie.

Voici le plan qu'a présenté par Ben Gourion en 1918 des frontières du nouvel Israël : depuis Sama jusqu'au fleuve Litani, au sud Liban, du Nord-Est jusqu'à la région d'Oudja et au sud, les frontières longeront le désert de Sinaï à Al-Arish. Et de l'est, des déserts de la Syrie aux frontières au-delà de la Cisjordanie…

Les Sionistes croient que Dieu a offert le fleuve Litani à Israël. Dans ce contexte, le juif palestinien de souche et chercheur de renom, Aron Aronson, a étudié la situation des ressources d'eau, au nord de la Palestine, considérant le Litani, comme une artère vitale qui joue un rôle important dans l'économie d'Israël.

C'est pour cette même raison que le régime sioniste charge la compagnie Fox et ses partenaires d'étudier le potentiel économique de la Palestine et ses capacités dans le plan présenté par le régime sioniste. Selon ledit plan, le Litani doit être annexé aux régions septentrionales de la Palestine et cela est important pour l'avenir de la Palestine.

En fait, les Sionistes prétendent que le Litani fait partie de la Palestine occupée.

Ledit plan affirme que le Litani pourrait jouer le rôle de premier plan dans le développement du Liban et de la Palestine.

Ben Gourion, inquiet au sujet des ressources en eau des Juifs, voulait assurer les besoins en eau des habitants des régions frontalières au nord. Mais les négociations des Sionistes avec les Britanniques pour étendre leurs lignes frontières du nord vers le Liban restèrent sans résultat.

A cette époque-là, le Premier ministre de l'époque britannique, David Lloyd George, s'était catégoriquement refusé à annexer le Litani à Israël. Cela étant, Ben Gourion avait compris l'impératif d'accéder à ce fleuve.

Par ailleurs, les théoriciens sionistes croyaient que si les Israéliens n'avaient pas une présence physique au Liban, ils ne pourraient pas annexer le Litani à Israël. Mais il existait par ailleurs la deuxième solution: Attaquer le Liban, sous prétexte de lutter contre le terrorisme.

Dans les décennies 50, le Premier ministre du régime sioniste, Moshé Sharett avait évoqué dans ses mémoires le projet de Moshé Dayan, proposant de pénétrer au Liban et de prendre le contrôle de Litani.

Citant le professeur iranien de l'Université québécoise de "Bee Chapz", le professeur Hossein A. Ameri, Ronald Biller écrit: " Selon le professeur Ameri, Israël suit, non seulement, ses desseins politiques, au Liban, mais encore, il décide de faire main base, le plus tôt possible, sur ses ressources d'eau.

Ameri explique que depuis 1985, l'ancien Ministre israélien de la Guerre, Ariel Sharon avait insisté sur l'extension de la région sûre, étant prolongée jusqu'au fleuve al-Vali, au nord du Litani.

A cette époque-là, un quotidien libanais avait écrit qu'Israël avait l'intention d'étendre la zone sûre et il décidait de détruire, pour cela, 30 villages frontaliers pour parvenir à ses objectifs et cela a bien entendu amené les Chiites libanais de former le Hezbollah pour recouvrir leurs droits au sud du pays. Lorsque l'armée israélienne avait occupé en 1990 les régions méridionales du Liban, Abraham Katzet Evez, négociateur israélien sur les ressources d'eau a déclaré que les montagnes desquelles coulait l'eau, n'étaient les détenteurs de l'eau.

En ce qui concerne le Canada et les Etats-Unis qui ont des lignes frontalières communes, les Etats-Unis peuvent détruire le Canada pour mettre la main sur ses ressources d'eau et à l'inverse.

Israël ne respecte jamais les lignes frontalières du Liban et il pénètre, voilà pourquoi, sur le sol libanais pour s’approprier ses ressources d'eau.

A la conférence de 1956, Ben Gourion a présenté son plan pour régler l'ensemble des problèmes du Moyen-Orient.

Conformément audit plan, le sud du Liban jusqu'au fleuve Litani appartenait à Israël. Mais l'inflexibilité d'Eisenhower a empêché la réalisation du plan en question.

Nonobstant, les Sionistes n'ont pas été désespérés et cherchaient toujours l'occasion pour concrétiser leurs visées néfastes. Et, ils sont parvenus, aujourd'hui à leur but. Par ailleurs le Congrès est sous contrôle de l'AIPAC.

Par ailleurs, toutes les sources médiatiques liées soutiennent les agressions d'Israël, laissant supposer que de tels actes sont une autodéfense.

Elles soutiennent Israël dans sa lutte contre le Hezbollah.

La majorité des membres de la chambre des représentants américains apportent leur soutien à Israël, d'autant plus que des millions de personnes, au nord de l'Amérique, indifférentes et incapables de comprendre les événements politiques, ne sont en rien inquiets sur les tractations en coulisse.

La Maison Blanche sait que si Israël s’approprie le fleuve Litani, le Hezbollah et le Hamas seront anéantis et ce qui s'oppose, également, à la création du grand Israël, disparaîtra aussi.

Ce qui explique pourquoi Israël tente d’anéantir ou d'expulser les Arabes, afin de concrétiser ses desseins. Et voilà pourquoi nous sommes à nouveau témoin de répétition des tragédies comme celles de Deir Yassin et de Sabra et Shatila, à Cana. En effet, Israël tente de créer une région sûre, sans les Arabes et riche de ressources d'eau.

En un mot, on peut dire que le conflit d'aujourd'hui israélo-libanais signifie les dernières étapes du processus de la création du grand Israël avec des lignes frontalières déterminées.

Le plan de désintégration du Liban


Fallait-il donc la ruine du Liban pour que le monde assomé par le crédo democratisant de Bush découvre enfin les-dessus de son nouveau Moyen Orient? Oui à notre grand regret. Les promesses d'Israël d'une extension de son offensive dans les jours à venir n'ont pas su masquer aux yeux des analystes le projet de désintegration du Liban qui se prépare en coulisse. Dépêché pour la seconde fois en une semaine à Beyrouth, le numéro deux du département d'Etat, David Welsh a d'ailleurs confirmé les soupçons. Venu discuter les conditions d'une trêve avec les autorités de Beyrouth dans le cadre du projet de résolution franco-américain, celui-ci a sorti de sa malette un plan, cette fois, 100% américain qui préconise le déploiment d'une force onusienne au sud du Liban laquelle force disposerait des prérogatives exceptionnelles. Outre qu'elle serait entièrement libre dans ses actions à carcatère militaire, elle contrôlerait l'armée nationale libanaise, une armée dès lors dépouillée de son indépendance et réduite au rang de simple supplétif puisque contrainte à informer "Américains et alliés' de ses moindres agissements. Belles perspectives donc pour la souvraineté d'un Etat qui, une fois placé sous assistance américaine, n'aurait plus rien à dire ni sur le statut de toute sa partie sud ni sur celui de ses populations. Or le plan Welsh n'est que le prémice de ce qui pourra être le Moyen Orient version américaine, s'il venait d'aventure à voir le jour. Le shémas américain nie de facto et de jure, le droit de tous les pays de la région à la souvraineté et à l'integrité, faisant d'eux, de petites colonies placées sous tutelle. Mais aussi sublite et demoniaque qu'il soit, ce plan est voué à l'échec pour la simple et bonne raison qu'il ignore un paramètre majeur, celui de la volonté des peuples. L'exemple de la résistance héroique des libanais à l'agression sioniste devra donner à réfléchir aux stratèges de la Maison Blanche si promptes à prendre la simple théorie pour la réalité acquise.


Vendredi 11 Août 2006


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