Politique Nationale/Internationale

Israël: Les fruits amers de la corruption



"Sodome et Gomorrhe", "Montrez-leur la porte": depuis plusieurs semaines, déjà, les gros titres de la presse sioniste sont consacrés à un scandale de corruption qui implique les plus hauts responsables de l'administration fiscale.


Jeudi 18 Janvier 2007

Israël: Les fruits amers de la corruption
Cette affaire n'est, pourtant, que la dernière en date d'une série noire, qui a secoué, ces derniers mois, la classe politique israélienne. La plus retentissante d’entre elles a été, sans doute, l'enquête lancée contre le Président Moshe Katsav, soupçonné de harcèlement sexuel, mais la liste reste longue.
Deux proches d'Olmert et membres de son parti Kadima sont, également, poursuivis pour abus de confiance et corruption électorale. Le Premier ministre, lui-même, fait l'objet de plusieurs enquêtes: la justice lui repproche ses transactions immobilières frauduleuses, ses nominations politiques abusives et ses interventions dans un appel d'offres pour la privatisation de Leumi, le second grand établissement bancaire d'Israël.

Ces désolants constats pour un pays qui se veut un modèle de "l'éthique démocratique" ont fait dire à l'inspecteur des comptes au Ministre des finances, Yaroun Zoleykha, cette phrase, d'une vibrante scincérité: "Israël est, de loin, le pays le plus corrumpu de la planète". Le plus corrompu, le plus criminel, Israël dégoûte jusqu'à ses propres citoyens. 85% des habitants des territoires occupés se plaignent d'avoir à faire confiance en des hommes politiques pervers et sans principe.

A vrai dire les affaires qui refont surface, de temps à autre, dans la presse sioniste, ne sont que la partie émergée d'un gigantesque iceberg, errant au milieu des réseaux touffus d'un système basé sur les pratiques malsaines d'une économie usurière, le népotisme et la dépravation. D'où le terrible désenchantement d'une société israélienne qui ne se méfie plus, seulement, des politiques et des partis, mais de toutes les institutions, l'armée, la police, les juges, le Président et les médias, entre autres. En l'espace d'un demi siècle, le "Havre de paix" que les colonialistes ont eu la mauvaise idée de planter, au coeur du Moyen-Orient, est devenu un véritable enfer que fuient, chaque année, des milliers d'immigrés. C'est là, sans doute, la belle revanche de l'Histoire.

IRIB


Jeudi 18 Janvier 2007

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