Palestine occupée

Ismaïl Haniyeh : "Gaza ne cédera pas"



Dimanche 28 Décembre 2008

Ismaïl Haniyeh : "Gaza ne cédera pas"

Dans un message adressé aux Palestiniens, le chef du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza affirme que l’enclave ne cédera jamais à Israël, quelle que soit la force employée contre le territoire.
"Nous ne quitterons pas notre terre, nous ne brandirons pas de drapeaux blancs et nous ne nous agenouillerons que devant Dieu", écrit Ismaïl Haniyeh dans cette lettre aux Palestiniens publiée par un site internet pro-Hamas. Des bombardements israéliens ont fait 205 morts samedi à Gaza.
"Il y a du sang partout, il y a des blessés et des martyrs dans chaque maison et dans chaque rue. Gaza est aujourd’hui décorée de sang (...) Il y aura peut-être d’autres martyrs et d’autres blessés, mais Gaza ne sera jamais brisée et ne se rendra jamais", ajoute Haniyeh.

Offensive israélienne dans la bande de Gaza, au moins 205 morts

Israël a mis ses menaces à exécution, huit jours après l’expiration de la trêve avec le Hamas, en menant samedi dans la bande de Gaza des bombardements aériens qui ont fait au moins 205 morts et 700 blessés.

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C’est le plus lourd bilan côté palestinien en une seule journée depuis le début du conflit il y a 60 ans. Parmi les victimes figurent le chef de la police du Hamas, Taoufik Djabber, ainsi que le chef de l’unité de sécurité et de protection du mouvement islamiste.
Alors qu’affluaient du monde entier les appels invitant les deux parties à la retenue, les militants palestiniens ont riposté en tirant sur le sud d’Israël des roquettes qui ont fait un mort et plusieurs blessés.
L’aviation israélienne a poursuivi ses attaques à la tombée de la nuit, frappant une fonderie et d’autres sites dans le sud de la bande côtière. "L’opération est en cours et elle se poursuivra aussi longtemps que ce sera nécessaire", a précisé l’armée dans un communiqué.
Le maire d’Ashkelon, localité du sud d’Israël, a déclaré que, d’après ce que lui avaient dit des chefs militaires israéliens, l’opération devrait durer "plus d’une semaine".
Des deux côtés, les déclarations ne laissent guère présager une accalmie.
"Israël a décidé (en 2005) de se retirer de la bande de Gaza mais nous n’avons eu que la terreur en retour et la situation n’a fait qu’empirer. La semaine dernière, 80 roquettes et obus de mortier ont été tirés en une seule journée de la bande de Gaza sur des civils israéliens. Ça suffit !", a lancé la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni.

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"Ce ne sera pas facile et ce ne sera pas court. Il y a un temps pour le calme et un temps pour le combat, et maintenant le moment est venu de combattre", a renchéri son collègue de la Défense, Ehud Barak.
Même fermeté du côté palestinien. Le Djihad islamique a ordonné à "tous les combattants de riposter au massacre provoqué par les Israéliens" et Abou Oubaïda, porte-parole de la branche armée du Hamas, a promis de "donner à l’ennemi une leçon qu’il n’oubliera jamais".
Le Hamas a fait voeu de déchaîner "l’enfer" pour venger les morts, et menacé de mener des attentats en territoire israélien.
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a qualifié l’attaque israélienne de "criminelle" et appelé la communauté internationale à réagir.
De nombreux Palestiniens se sont rassemblés pour manifester à Jérusalem-Est, Ramallah et Hébron. Des échauffourées les ont opposés à l’armée israélienne.

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Le Hamas estime que parmi les morts, une centaine appartiennent à ses forces de sécurité. Une quinzaine de femmes ont été tuées, ainsi que quelques enfants. Les morgues manquent de place pour accueillir les corps. Une épaisse fumée noire s’élevait dans la journée au-dessus de la ville de Gaza, où de nombreux morts et blessés gisaient dans les rues après le tir d’une trentaine de missiles et la destruction de plusieurs bâtiments des forces de sécurité du Hamas. Des cérémonies de remise de diplômes aux recrues de la police avaient lieu dans deux de ces bâtiments au moment de l’attaque.
Les avions israéliens ont également détruit le siège de la présidence palestinienne à Gaza, dont le Hamas avait chassé ses rivaux du Fatah en juin 2007.

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La télévision a montré, aux abords des décombres du quartier général de la police, des images de cadavres en uniforme tandis que des blessés se tordaient de douleur. Des sauveteurs emmenaient les blessés vers des véhicules ou tentaient de ranimer des victimes inconscientes.
Des témoins ont signalé des bombardements dans le sud de la bande de Gaza, près de la frontière égyptienne. Des centaines de tunnels traversent cette frontière et permettent l’approvisionnement de l’enclave soumise au blocus israélien.
Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a demandé la "cessation immédiate des violences" à Gaza et dans le sud d’Israël. Il a condamné "le recours excessif à la force, qui fait des morts et des blessés parmi les civils", et a aussi dénoncé la poursuite des tirs de roquettes palestiniennes sur le sud d’Israël.
Les Etats-Unis ont également appelé le Hamas à mettre fin aux tirs de roquettes et Israël à éviter de faire des victimes parmi la population civile.
Le président égyptien Hosni Moubarak, dont le pays avait parrainé la conclusion de la trêve de juin dernier entre le Hamas et l’Etat juif, a condamné les raids israéliens et promis de poursuivre les efforts en vue d’un nouveau cessez-le-feu.

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L’ambassadeur d’Israël au Caire a été convoqué au ministère égyptien des Affaires étrangères.
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, dont le pays préside l’UE jusqu’à la fin du mois, s’est entretenu avec son homologue égyptien, Ahmed Aboul Gheit, pour lui faire part du "soutien déterminé de l’Union européenne aux efforts de l’Egypte" en faveur d’un cessez-le-feu.
Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe doivent tenir une réunion d’urgence dimanche au Caire afin de définir une position commune.
Le représentant diplomatique de l’Union européenne, Javier Solana, a appelé à un cessez-le-feu immédiat et exhorté "toutes les parties à faire preuve de la plus extrême retenue".
A l’approche des élections législatives anticipées du 10 février, les dirigeants israéliens étaient pressés d’agir par une opinion publique excédée par les tirs de roquettes.

Gaza : la responsabilité directe de la France et de l’Union Européenne
Du blocus à l’assassinat collectif

L’armée israélienne a attaqué Gaza cette nuit avec des moyens militaires énormes. Le premier bilan fait état de 150 morts, civils pour la plupart. Ce massacre était annoncé, envisagé et commenté ces derniers jours dans la presse israélienne, après la fin de la trêve respectée par le Hamas et rompue sans arrêt par l’armée israélienne. Ce crime a été rendu possible par l’impunité totale accordée à Israël depuis bientôt 9 ans et le soutien actif dont il bénéficie au sein de l’Union Européenne. Il est le résultat direct du « rehaussement de la coopération avec l’UE » imposée par la présidence française contre le vote de report du Parlement Européen.

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Depuis maintenant des années, la bande de Gaza subit, avec le soutien complice de l’Union Européenne un siège criminel qui viole délibérément toutes les lois internationales : un million et demi de civils sont prisonniers de l’armée israélienne et privés de tout : de nourriture, de carburant, d’électricité, de médicaments, de matériel scolaire ... Moins d’un dixième des camions nécessaires au ravitaillement normal de la population parviennent à passer. L’aéroport et le port ont été détruits avant même d’avoir jamais pu fonctionner. Il est interdit de pêcher. Seuls quelques bateaux affrétés par des militants ont pu forcer le blocus. La population subit une « punition » collective impitoyable pour avoir « mal » voté. La communauté internationale laisse faire, voire encourage ce siège. L’occupant a expulsé Robert Falk, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme de l’ONU.

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Il n’y a aucun statu quo possible, aucune perpétuation envisageable de ce siège impitoyable et criminel. Tout peuple assiégé a le droit de résister à l’oppression.
Aucune symétrie ne peut être établie avec les quelques missiles qui sont tombées sur des villes israéliennes. Il n’y aura pas de sécurité pour les Israéliens sans sécurité pour la population de Gaza. Les politiques européenne et américaine depuis Annapolis, en évitant d’affronter la réalité de l’occupation, aboutissent à l’impasse attendue dont encore une fois le peuple palestinien paie tout le prix.
L’Union Juive Française pour la Paix dénonce le crime qui se déroule contre la population de Gaza. Elle appelle à manifester partout contre cette nouvelle agression. L’UJFP exige une réaction immédiate du gouvernement français, de la Communauté Européenne et de l’ONU pour faire cesser l’agression et pour mettre un terme au blocus de Gaza.

Bureau National De l’Union Juive Française pour la Paix le 27 décembre 2008

Appel du chef politique du Hamas à une 3e intifada contre Israël

Khaled Mechaal, chef politique du Hamas en exil à Damas, a lancé un appel à une nouvelle intifada (soulèvement) contre Israël après ses raids aériens dans la bande de Gaza, qui ont causé la mort de 208 Palestiniens.
"Je vous appelle (Palestiniens) à effectuer une troisième intifada", a-t-il dit lors d’une interview à la chaîne de télévision Al Djazira.
Il a préconisé une "intifada militaire contre l’ennemi sioniste" et "une intifada pacifique sur le plan intérieur" - allusion apparente à la lutte pour le pouvoir qui oppose le Hamas au président palestinien Mahmoud Abbas, dont le gouvernement est installé en Cisjordanie occupée.


http://www.aloufok.net/article.php3?id_article



Dimanche 28 Décembre 2008


Commentaires

1.Posté par redk le 28/12/2008 12:45 | Alerter
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Tahya Ismaïl Haniyeh et tes valeureux combattant de la liberté du Hamas!!!!, OUI!! ne quitter pas votre terre, nous ne brandissez pas de drapeaux blancs et ne vous agenouiller que devant Dieu!!!

pas comme iznogoude l'infamant abbas et sa bande, aucunes dignité, son peuple se meurt mais il continue à discuter avec leurs assassins et qui s'agenouille plus devant les yankees et les sionistes que de Dieu!!!

2.Posté par Syl le 28/12/2008 18:35 | Alerter
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Ismaïl Haniyeh : "Gaza ne cédera pas"

Question :

Céder quoi ?

Le peut de terrain qu'il leur reste ?

Ya quelqu'un qui peut m'expliqué les grosses lignes.

Je n'en revient tout simplement pas !

Pourquoi en gros, qu’est ce que les palestiniens leur enlève aux Israéliens ils veulent quoi les Palestiniens et vis vers ça.

Plus de terrain, de pouvoir, de liberté des deux cotés.

C’est quoi les Israéliens on peur de perdre pour agire ainsi en sauvage ?

3.Posté par soakely le 28/12/2008 20:02 | Alerter
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Ils ont peur de perdre ce qu'ils ont volé aux palestiniens. Mais comme on dit mal acquis ne profite jamais, les israeliens commentent leur dernier massacre avant de connaître leur traversé du desert.

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