Politique Nationale/Internationale

Interview avec le Dr Moussa Abou Marzouq, vice-président du Bureau politique du Hamas


Le Centre palestinien a effectué une interview avec le Dr. Abou Marzouq suite aux accords de la Mecque, peu avant la démission du 10ème gouvernement palestinien et le début de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. L’interview porte en grande partie sur les accords de la Mecque, la situation politique sur la scène palestinienne suite à la signature de cet accord, et les missions qui attendent les factions et forces politiques palestiniennes dans les jours à venir.

Par Palestine Info


palestine-info.com
Mercredi 28 Février 2007

 Interview avec le Dr Moussa Abou Marzouq, vice-président du Bureau politique du Hamas
Les facteurs de la réussite du dialogue

Quels sont les facteurs qui ont permit la réussite du dialogue entre les mouvements « Hamas » et « Fatah » pour enfin arriver à cet accord ?

Dr Moussa Abou Marzouq : tout d’abord, il faut noter que des étapes ont préparé le chemin pour une réussite du dialogue établi à la Mecque. Nous pouvons résumer ces signes grâce aux étapes traversées l’an passé en Palestine :

Un boycott économique à l’échelle internationale a été imposé sur le peuple palestinien et son gouvernement élu. Le monde entier a participé à ce boycott injuste établi par un triple accord israélien – américain – européen au détriment de notre peuple palestinien.

Seule un petit nombre d’Etat s’est abstenu de participer à ce boycott. Ce blocus visait le renversement du gouvernement élu, dont les membres ont été victimes d’arrestations, de poursuites et d’attaques de la part de l’occupation sioniste.

Le gouvernement palestinien oeuvra beaucoup pour casser ce blocus, ou pour en minimiser la portée. Le gouvernement commença à faire face à des problèmes internes avec les grèves, protestations et manifestations qui se déroulaient, intentionnellement ou pas, en vue de renverser le gouvernement.

La situation continua jusqu’au point où une ligne rouge fut transgressée : l’effusion du sang palestinien. La scène politique palestinienne a alors malheureusement glissé dans la lutte armée fratricide, où nous étions tous perdants, et où le principal gagnant dans ce conflit était l’occupant israélien.

Je souhaite ici rappeler que le comité constitué pour la mise en place du 10ème gouvernement palestinien sous la présidence du professeur Ismaïl Haniyeh avait participé à des débats intensifs pour la création d’un gouvernement d’union nationale dans lequel tout le monde sera représenté.

Néanmoins, ces dialogues n’ont pas générés de résultats positifs et les divergences se sont perpétuées.

L’initiative de Mustafa al Barghouthi est alors arrivée au bon moment : elle proposait le passage à un gouvernement qui n’inclus pas de personnalités officielles du Hamas ni du Fatah, la délégation des négociations au président de l’Organisation de Libération de la Palestine, et le retour aux institutions légales.

Après la fin des négociations, l’initiative se heurta finalement à de nouvelles demandes de la part de nos frères au mouvement Fatah, et parfois de la part du frère « Abou Mazen », elle fut donc abandonnée et la proposition de Mustafa al Barghouthi échoua.

Ensuite, la scène politique palestinienne a accueilli une nouvelle proposition, cette dernière bénéficia du soutien arabe, de celui du président de l’autorité palestinienne « Abou Mazen », et de l’accord du mouvement Hamas.

Les intermédiaires se sont alors organisés pour rapprocher les partis. Cette initiative a alors permit aux deux partis de parvenir à ces accords de la Mecque. Le tournant fut la visite du président « Abou Mazen » à Damas, et le dialogue qu’il a eu avec la direction du mouvement Hamas pour se mettre d’accord sur l’initiative.

Celle-ci, une fois de plus, se heurta à des désaccords sur des mots et des détails partiels. L’accord semblait pourtant très proche à ce moment.

Et je dis avec beaucoup d’amertume : le grand pas effectué par les deux partis à Damas pour la constitution du gouvernement d’union nationale et la réorganisation de la scène politique palestinienne, ne résista que quelques jours. Et la situation palestinienne explosa dangereusement de nouveau.

Durant les derniers mois, et dans ce contexte, les pressions extérieures se sont accentuées sur le mouvement Hamas afin de le destituer du pouvoir ou le soumettre à la politique du Quartet.

Celui-ci souhaitait imposer au peuple palestinien des conditions qui détruiront les facteurs de sa force, au nom de la formule du « gouvernement acceptable par la communauté internationale » ou de tout autre formule dévoyée et clairement en faveur de la logique de l’occupant sioniste.

Face à cette situation, le mouvement Hamas a continué à s’accrocher à ses principes et à son programme, et est entré dans un dialogue avec la communauté internationale et s’est ouvert aux forces régionales et internationales afin de casser le blocus, mais tout en refusant d’abandonner ses principes et les droits nationaux.

Mais le plus important pour le mouvement Hamas était le dialogue inter-palestinien, en l’occurrence le dialogue entre les mouvements Fatah et Hamas.

En conséquence logique de la perpétuation d’un blocus injuste contre notre peuple, certains prirent conscience du non-sens de ses raisons, de ses moyens illégitimes et de son but perfide, et eurent le sentiment que ce blocus est immoral et injustifié.

Beaucoup cherchèrent alors à esquiver cette décision de boycott. Ces facteurs ont certainement été à l’origine de la situation interne et étrangère favorables qui s’est traduit par la signature des accords de la Mecque, que nous considérons, dans le mouvement Hamas, comme étant un achèvement national et un tournant important dans l’histoire palestinienne contemporaine.

A la Mecque, nous somme parvenu à un accord sur les principales questions posées, à savoir la question de la réorganisation de l’OLP et la relance de ses institutions, de l’application des accords du Caire et de Damas ainsi que des accords concernant la mise en place du gouvernement d’union nationale et du principe de partage du pouvoir.

Tous les points de désaccords ont été discutés : la question du discours d’investiture où un accord fut finalement trouvé après d’intensives négociations entre les deux délégations. Et ici je dois dire : les mouvements Hamas et Fatah ont tous deux présenté diverses concessions sérieuses pour parvenir à ces accords.

Les concessions du Hamas

Quelles ont été les concessions présentées par le Hamas pour faire réussir le sommet de la Mecque ?

Abou Marzouq : Tout d’abord, la priorité du mouvement Hamas a été et reste la préservation de l’unité nationale. Mais les termes de l’accord accepté par Hamas à la Mecque ne sont pas différents de ceux que le mouvement avait accepté à Damas.

Les débats intensifs portaient principalement sur le choix entre les termes : « respecter » et « s’engager » (en ce qui concerne les accords et les conventions signés par l’Organisation de Libération de la Palestine et l’Autorité Palestinienne).

Il était alors clair à tous que « Hamas » ne pouvait pas s’engager à appliquer autre chose que le programme politique qu’il s’était engagé à appliquer.

Hamas a par ailleurs accepté de confier trois ministères (les affaires étrangères, l’intérieur et les finances) à des indépendants, sur lesquelles les deux partis s’accorderont. Il est donc clair que le Hamas n’a pas dévié de sa ligne politique.

Oui, le Hamas a fait un grand pas vers l’accord sur la distribution des postes ministériels. Mais en final, ce ne sont pas des concessions, car tout ceci est dans l’intérêt de notre peuple et de son unité nationale.

Cela signifie-t-il que le Hamas a présenté des concessions dans le cadre de la distribution des portefeuilles ministériels, mais pas sur le plan politique ?

Abou Marzouq : Hamas a fait preuve d’une grande flexibilité sur le plan politique, mais sans offrir des concessions sur les principes fondamentaux palestiniens. Le mouvement en est arrivé à un point où il lui était impossible de présenter plus de concessions sur le plan politique.

Ainsi, depuis le meeting de Damas entre le Fatah et le Hamas, je pense que Hamas a atteint le maximum dans ce qu’il pouvait présenté comme concessions sur le plan politique. Et comme je l’ai précédemment expliqué, nous souhaitons vivement la réussite du dialogue.

La situation que l’on a vécue en Palestine, ces derniers temps, et pendant laquelle le désaccord s’est mué en confrontation violente, ne pouvait pas continuer.

Il y avait une pression morale, populaire, et de la Oumma (nation) dans son ensemble face à la situation dramatique en Palestine. Il était donc important de parvenir à un accord.

C’est pourquoi les deux délégations du Fatah et du Hamas se sont rendues à la Mecque avec une véritable volonté de parvenir à un accord d’association réelle au sein du gouvernement.

En ce qui concerne les concessions, aucunes des deux factions n’a présenté de concessions à l’autre. Les pas pris par l’un et l’autre des partis étaient pour le peuple palestinien.

Les concessions du Fatah

Quelles sont donc les concessions présentées par le Fatah pour la réussite de ce dialogue ?

Abou Marzouq : Je dis avec toute franchise : Le « Fatah » a fait preuve d’une attitude positive durant les pourparlers. Ce fut visible dans les modifications apportées au discours d’investiture.

En fait, depuis le 1er jour de l’annonce de la victoire du Hamas avec la majorité des sièges de l’assemblée législative, le Fatah n’a pas accepté de coopérer et de s’associer politiquement avec le Hamas dans un gouvernement d’union.

Ainsi, le véritable changement dans la position du Fatah c’est l’acceptation de l’association politique avec le Hamas dans la prise de décision.

C’était cela la véritable solution politique à toutes ces crises : accepter les résultats des élections palestiniennes, et accepter le principe de l’association dans la prise de décision politique en Palestine.

Ce changement d’attitude du Fatah était la clé pour parvenir au dénouement, car le Hamas voulait cette association depuis le premier jour de sa victoire lors des élections.

Le Hamas souhaite-t-il proposer certains de ses leaders pour des postes ministériels ?

Abou Marzouq : Le Hamas proposera aux postes de ministres les personnes les plus professionnelles, les plus aptes et les plus dynamiques, que ces personnes soient des symboles ou des proches du mouvement, ou des indépendants ayant participé au gouvernement actuel. Je pense qu’une grande partie des ministres actuels seront reconduits.

Les critiques de certaines factions

Certaines factions palestiniennes, surtout les factions de gauche, ont critiqué Hamas et Fatah, considérant que le dialogue de la Mecque était un dialogue entre deux mouvements, et non un véritable dialogue national.

C’est pourquoi les accords pour la formation d’un gouvernement ne reflèterait pas, selon eux, un accord national palestinien total, qu’en pensez vous ?


Abou Marzouq : il faut rappeler ici que les mouvements Hamas et Fatah bénéficient de la grande majorité de l’assemblée législative.

Et malgré cela, en ce qui concerne la formation d’un gouvernement palestinien, les accords de la Mecque ont accordé aux différentes factions palestiniennes et aux indépendants 9 postes ministériels (5 aux indépendants et 4 aux factions).

Ce qui signifie qu’ils bénéficient de 37% des sièges du gouvernement, alors que leur représentativité dans l’assemblée ne dépasse pas les 7% : cela démontre notre souci de faire participer toutes les forces et les factions dans la décision nationale.

Lors de la préparation du communiqué de Damas après la rencontre entre Abbas et les leaders des factions palestiniennes ; il est apparu nécessaire d’ouvrir un débat avec l’ensemble des organisations palestiniennes de l’intérieur.

Au sein du Hamas, nous avons ouvert un dialogue sérieux afin de parvenir à un accord avec les factions, Hamas possède en effet la majorité absolue des sièges de l’assemblée législative.

Lorsque nous avons débattu de l’OLP, nous nous sommes référés aux accords élaborés dans le cadre national, que ce soit à Damas ou au Caire. Et nous considérons naturellement ces factions comme des partenaires importants de la scène politique future.

Et je veux ici souligner quelque chose d’important : lors des dialogues lancés avec la participation des factions palestiniennes, on a constaté une polarisation des factions autour du Fatah ou du Hamas : certaines factions soutiennent le Hamas et d’autres le Fatah.

Et lorsque nous avons élaboré le communiqué de Damas, il y était clair que nous devions ouvrir un dialogue interne avec l’ensemble des factions palestiniennes de l’intérieur, ce que nous avons commencé à faire.

Les accords, et les garanties de réussite

Quelles sont les garanties pour le succès de l’application des « accords de la Mecque »?

Abou Marzouq : la bonne volonté est ici indispensable pour la réussite, de même que l’existence d’une véritable volonté politique, ainsi qu’un moyen de protection de cet accord.

Cette protection peut être populaire, de la part des factions, ou par des accords entre les mouvements Hamas et Fatah. Il est nécessaire d’avoir différentes formes de protection pour cet accord si nous voulons qu’il soit constructif et qu’il perdure.

Je crois que ce qu’il y a de plus important maintenant, c’est l’existence d’une conviction partagée entre le Fatah et le Hamas : il faut une association politique, il faut travailler ensemble pour rallier tout le monde, et atteindre les buts pour lesquelles se bat notre peuple.

J’ai tout d’abord parlé du mûrissement des positions palestiniennes, et de leur rôle dans la conclusion des accords.

Je pense que c’est en effet l’une des garanties les plus importantes, les convictions chez les deux partis ont mûrit et les deux mouvements cherchent maintenant une réelle association politique dans la prise de décision.

Au cas où nous atteignons cette association, je pense que cela constituerait une bonne garantie à notre peuple.

Le point de départ du Hamas et celui du gouvernement

Quels sont les éléments de désaccord entre la logique politique du mouvement Hamas et de celui du nouveau gouvernement palestinien ?

Abou Marzouq : Suite aux élections législatives, le problème qui se heurta à la constitution d’un gouvernement d’union nationale fut l’absence d’un programme politique à partir duquel les factions intègreraient le gouvernement.

C’est pourquoi après de longues discussions sur le « document des prisonniers » et de longs débats entre les acteurs de la scène palestinienne, nous sommes parvenu à élaborer la charte de l’accord national sur laquelle toutes les forces et factions palestiniennes se sont accordées.

Ainsi, nous avons maintenant un programme politique à partir duquel les factions palestiniennes peuvent participer au gouvernement d’union nationale ; chaque participant doit respecter deux conditions sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord : la charte de d’accord national et le discours d’investiture. Voici les deux bases sur lesquelles se bâtira le futur gouvernement.

Quant au mouvement Hamas, ses principes et ses positions sont clairs, et il s’en tiendra à son programme et sa participation dans le futur gouvernement sera basé sur ces deux mêmes bases : la charte de l’accord national et le discours d’investiture.

L'OLP

Il a été discuté à la Mecque, la question de la réforme et du renouvellement de l’OLP, avez-vous remarqué un engagement sérieux de la part du président de l’Autorité et des dirigeants du Fatah en ce qui concerne ces changements ? Et avez-vous discuté des démarches à effectuer sur ce stade ?

Abou Marzouq : Je ne souhaite pas, après les accords de la Mecque, juger les intentions de chacun. Sans doute y avait-il des craintes du Hamas à ce propos, car nous croyions qu’il n’existait pas, chez certaines personnes ni chez les arabes, une réelle volonté de réformer l’OLP.

Mais suite à la signature des accords de la Mecque, une place prioritaire a été accordée à la réforme et à la reconstruction de l’OLP.

Ces pourparlers étaient, rappelons-le, sous couvert arabe. Ici, le rôle régional saoudien est un véritable pilier qui soutien l’accord signé à la Mecque, par l’invitation généreuse du Roi saoudien.

Cet accord possède donc une portée morale pour l’Arabie Saoudite, celle-ci devient en charge d’exercer les pressions nécessaires afin d’appliquer cet accord, de lever le boycott, et de soutenir la réforme de l’OLP puisque cet accord est effectivement un accord palestinien sous parrainage arabe, et ce parrainage est très important.

Je ne veux pas prédire le futur, mais nous nous sommes d’accord pour la réunion, avant la fin du mois actuel, du comité préparatif pour inscrire l’ordre du jour du comité principal désigné par les accords du Caire, et se mettre d’accord sur les noms et postes des ministres indépendants.

Ainsi, il y a de sérieuses mesures qui seront prises, et les discussions principales porteront sans doute sur les moyens de réformer, relancer, et rebâtir l’OLP, nous porterons une attention particulière à ces réformes, qu’elles soient sur le plan structurel ou politique.

Le Hamas va-t-il reconnaître les accords signés par l’OLP ? Et qu’en est-il de la charte ?

Abou Marzouq : Nous respecterons les accords signés par l’OLP, mais notre respect à ces accords en tant que tels reste différent de notre position vis-à-vis du programme politique de l’OLP et de sa charte nationale.

Il n’y a pas d’accord palestinien sur la question de la charte nationale. Il y a sur ce plan de nombreuses choses à revoir et à examiner, afin de pouvoir reconstruire sur le passé : Notre peuple attend sans doute une réponse détaillée concernant cette question, s’il y a des questions dont nous retarderons la discussion, il faudra les poser avec force le moment venu.

Nous entendons beaucoup aujourd’hui que le mouvement Hamas fait preuve de beaucoup de flexibilité, et qu’il commence à agir sur la scène politique d’une manière plus « pragmatique », qu’en pensez vous ?

Abou Marzouq : Le mouvement Hamas, dans son action sur la scène politique, se doit de prendre pour point de départ l’intérêt supérieur du peuple palestinien.

Le mouvement gère les dossiers politiques à partir d’un poste de responsabilité et de légitimité que lui a accordé le peuple palestinien.

Dire que le mouvement est pragmatique ou pas n’exclu en rien le fait que le Hamas a des principes qu’il n’abandonnera pas, et auquel il tient. Mais le mouvement possède, en même temps, une grande flexibilité dans sa manière d’agir sur le plan politique.

Qu’en est-il de la position américaine ?

Abou Marzouq
: L’administration américaine a sorti plusieurs communiqués sur les accords de la Mecque, certains doutaient, d’autres étaient prudents, et certains communiqués parlaient avec le même vieux langage politique : les conditions du Quartet.
Je pense que la réalité, le contexte et les accords politiques ont tous dépassés ces conditions dont parlent les Etats-Unis.

Il n’y a plus de raisons pour avoir des conditions préalables à la nouvelle donne politique. Les Etats-Unis doivent respecter la volonté du peuple palestinien.

Précédemment, il y avait un groupe palestinien qui confrontait l’autre, c'est-à-dire qu’il y avait un désaccord sur la scène palestinienne, il y avait donc un prétexte qui permettait aux Etats-Unis d’adopter cette position.

Mais ce prétexte n’existe plus actuellement, et les Etats-Unis doivent revoir leurs conditions, que ce soit les conditions du Quartet ou leur attitude de boycott du gouvernement palestinien.

Les Etats-Unis doivent adopter une position plus juste à la vue de la responsabilité internationale qu’ils ont en tant que seule superpuissance au monde… c’est pourquoi je pense que ces accords doivent avoir leurs conséquences sur la position américaine le mois prochain.

Les Etats-Unis ont maintenant l’occasion de corriger cette faute morale à l’encontre du peuple palestinien dans laquelle elle est tombée. Le monde n’accorde plus d’importance à ces conditions injustes.

Croyez-vous que les jours à venir verront un changement positif dans la politique de l’administration américaine vis-à-vis de la cause palestinienne ?

Abou Marzouq : j’en doute.

Tous espèrent que les accords de la Mecque soient un pas vers une levée du boycott contre le peuple palestinien. Maintenant et après 4 jours de la signature des accords, y a-t-il des signaux positifs pour mettre fin à ce blocus au niveau arabe et international ?

Abou Marzouq : je crois qu’il y a beaucoup de signes positifs, des signes révélés par les positions politiques exprimées par tout le monde. Et je crois que le processus de la levée de ce blocus commencera bientôt, et qu’il sera mené à bien.



Mercredi 28 Février 2007

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