Politique Nationale/Internationale

Interview Al Djazeera u docteur Abderrahmane MEBTOUL Professeur Economiste

à la télévision internationale Al Djazeera :« situation financière et économique de l’Algérie et perspectives »



Abderrahmane MEBTOUL
Samedi 24 Octobre 2009

-Interview Al Djazeera u docteur Abderrahmane MEBTOUL  Professeur  Economiste  à   la télévision internationale Al Djazeera :
 « Situation financière et économique de l’Algérie et perspectives »
Urgence du passage d ‘une économie de rente à une économie productive

Interview diffusée le 20 octobre 2009(disponible en arabe/anglais  sur le site djazeera.net

 
Question 1- Où en est la situation des équilibres macro- économiques en Algérie ?

L’Algérie connaît  un cadre macro-économique relativement stabilisé. En effet,  il est indéniable    que la politique  monétaire suivi par le gouvernement algérien  depuis 1996, date de l’ajustement structurel  suite au rééchelonnement  de 1994 ( cessation de paiement) a permis de contenir l’inflation ,   rappelant  le taux d’inflation approchait  les 30% en 1998  et a permis    de le  réduire à 4,5% en 2008, certainement supérieur à 5% en 2009  du moins selon les  officiels,  certaines institutions  internationales  donnant environ 12% dans une enquête sur la  région  MENA . Comme cela a permis de réduire l’endettement du pays ou le principal   en 2009 est inférieur à 4 milliard de dollars  avec une baisse substantielle tant de la dette intérieure et  du service de la dette  qui prenait toujours entre 1996/1997 plus de 70% des recettes d’exportation  et ce grâce au  remboursement anticipé de la dette extérieure.


Question 2- Est ce une condition suffisante pour le développement ?
C’est une condition nécessaire mais non suffisante autant qu’avoir des réserves de change dues essentiellement comme en Algérie à des facteurs exogènes. Rappelons le syndrome  hollandais (beaucoup d’argent, corruption généralisée, et absence de création de richesses durables).  Les expériences historiques montrent clairement que le cadre macro-économique  stabilisé  est éphémère  sans de profondes réformes micro économiques et institutionnelles qui seules permettent une croissance durable. Car, l’actuelle  situation financière  a été permise  depuis 2000 grâce au cours élevé des hydrocarbures( en rappelant que l’Algérie a  environ 1% des réserves mondiales de pétrole et 3% en gaz  devant donc aller vers l’épuisement )  et non pas  grâce à la  gouvernance interne   et donc  une politique socio-économique  hors rente :  pour preuve les exportations hors hydrocarbures  entre 1996/2009 représentent  moins   de 3% du total   dont plus de 70% de déchets ferreux et semi –ferreux. Ainsi, il faut éviter  l’illusion monétaire,  l’Algérie étant  une économie rentière dépendante à la fois du cours du pétrole et du dollar et ce de 1963 à 2009.  Pour rappel  sur les 5/6% de taux de croissance hors hydrocarbures entre 2004/2009, et certainement encore pour de longues années,   invoqué souvent par  les officiels, 80% des segments    dont le bâtiment, travaux publics, hydraulique sont irriguées indirectement par  la rente des hydrocarbures restant aux entreprises créatrices de richesses pouvant vivre sur leur autofinancement  moins de 20% à la participation du produit intérieur brut. Peu  d‘entreprises publiques ou privées  sont insérées  dans le cadre  des valeurs internationales

Question 3- Que pensez vous du rapport  du gouverneur de la banque d’Algérie présenté devant le parlement algérien  le 15 octobre 2009 ?

Le  rapport du Gouverneur de la Banque d’Algérie montre clairement que la crise économique mondiale  a atteint l’Algérie indirectement contrairement aux anciens discours euphoriques passées. Certes les   recettes pétrolières/gazières  selon le gouvernement  pourraient atteindre 40 milliards de dollars au cours moyen de 70 dollars le baril, le prix de cession du gaz étant indexé sur celui du pétrole avec une baisse de 50% environ par rapport à 2008,  qui s’ajoutent aux réserves de change estimées à 144 milliards de dollars.  L’Algérie ne devrait donc pas connaître de problèmes de financement pendant au moins trois années, et  ce sous réserve de la stabilisation du dollar et de l’inflation mondiale, ayant également des répercussions sur la valeur des importations algériennes (60% en euros) et sur la valeur des réserves de change libellées en dollars. C’est  qu’  à la déflation actuelle au niveau mondial,  le risque avec l’envolée des dépenses publiques( bulles budgétaires) est  le retour à la stagflation (hausse des prix, chômage, récession) en cas d’inefficacité de ces dépenses publiques et la non reprise de l‘activité par le secteur privé productif . Pour le dollar qui représente toujours  environ 60% des transactions mondiales,  il vient de dépasser la barre  symbolique depuis le  08 septembre 2009 à 1,45 dollar un euro, fluctuant depuis quatre mois entre 1,41 et 1,48 dollar un euro  ayant perdu plus de 45% de sa valeur depuis 2000, certains instituts stratégiques mondiaux prévoient sa dépréciation à plus de 1,50/1,60 dollar un euro.

Question 4- Quelles sont  les perspectives  de l’Algérie ?

L’Algérie a toutes les potentialités matérielles et surtout humaines pour  être un pays pivot au niveau de l’espace euro- méditerranéen et arabo-africain. Mais comme précisé précédemment il s’agit de bien cerner  les vrais enjeux  futurs de l’économie algérienne qui sont des problèmes de développement,  comment passer d’une économie de rente  à une économie productive donc comment enclencher une  production et exportation hors hydrocarbures, passant nécessairement par une plus grande cohérence et visibilité dans la politique économique, éviter l’instabilité juridique et donc une gouvernance rénovée. Car,   n’oublions pas   qu’existent deux rapports contradictoires , qui certes sont fonction  du couple vecteurs prix/coût futur, celui de l’AIE d’août 2009 qui prédit un épuisement des ressources  en pétrole en Algérie dans 16 ans et celui du premier ministre  Ahmed Ouyahia qui dit 25/30 ans. Or 30 ans c’est demain  l’Algérie étant indépendante depuis 47 ans  sans que l’on ait  préparé  l’après pétrole. Car ,  se pose cette question centrale  suite au rapport du   fonds Monétaire International  du  02 octobre 2009   inquiétant pour l’Algérie et malgré   une dépense publique  de 200 milliards de dollars l’Algérie 2004/2009  n’aura    qu’un   taux de croissance 2,1% en 2009 , 3,7% (prévision aléatoire) en 2010 contre une moyenne inférieure à 3% entre 2006/2008  remettant en cause les prévisions gouvernementales  de création  de trois millions d’emplois  entre 2009/2013,nécessitant un  taux de croissance de 6/7% sur cinq années ,  ce qui  est selon les évaluations du FMI, une impossibilité économique. Et   le rapport du 04 octobre 2009 du PNUD où l’Algérie vient d’être rétrogradée à propos de l’indice du développement humain beaucoup plus fiable que le PNB par tête d’habitant   de la 100ème place en 2008 à la 104 ème place. Aussi, quel est l’avenir  de no enfants s’il n’y plus d’hydrocarbures.  Méditons l’expérience indonésienne dont le pays est devenu depuis 2007 importateur net  lors qu’il était un grand producteur mais qui a eu l’intelligence de préparer l’après hydrocarbures. J’ai également un grand espoir pour l’Algérie car la situation de statut  quo est intenable.  



Samedi 24 Octobre 2009


Commentaires

1.Posté par Nenuphar le 25/10/2009 11:42 | Alerter
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Comme tous les économistes, il est plus facile de critiquer après coup que de prévoir l'avenir. Et Monsieur Abderrahmane MEBTOUL ne déroge pas à la règle. Il fait feu de tous bois, y compris sur Al Jazeera, en passant par Jeune Afrique et autres "El Khabar" pour dénigrer l'a gestion de son pays à travers ses dirigeants. Il n'a jamais donné une recette et lorsqu'il en donne, rarement il faut bien le reconnaître, il adopte des modes éculés. Ce Monsieur, aussi professeur qu'il soit, donne plutôt l'impression d'une personne à qui on n'accorde aucun crédit tant ses propos sont récurrents et entachés de férocité à l'encontre du pays qu'il ne représente pas. Est-ce que l'Algérie est le seul pays au monde à avoir une situation rentière ? Évidemment non, puisque par exemple, le pays qui abrite la chaine à laquelle il donne son interview est dans la même situation que l'Algérie et pire que cela ce pays en est en quasi faillite. Alors laissons donc cet individu brailler tout seul; la preuve, il n'y a pas de commentaires sur son sujet et c'était juste pou ça que je me suis mis à l'évoquer.

2.Posté par aiie-j'ai-rien le 25/10/2009 22:05 | Alerter
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je ne comprend pas pourquoi on fait tant de promotions pour ce DR.MEHBOUL et ses ecrits inutiles !!!!! surtout qu'il n'entre pas dans la categorie "information alternative", bien au contaire.
je m'attend deja à le voir promu dans un de ces postes clés gouvernmentaux vu que beaucoup le considere comme un agent du DRS.
le jour ou il denoncera la vraie metastase algerienne qu'est le complexe mafieux militaro-politico-economiste le plus anarchiste du continent, on pourra alors le lire et meme le soutenir.

3.Posté par sigus le 26/10/2009 01:15 | Alerter
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entierement d' accord avec nenuphar sur les "analyses"du doctour metboul . Depuis le temps
qu'il fait "ses" analyses sur dans les journaux algeriens pour paraitre comme etant un expert
en economie et de l ' ALGERIE n'est en realite un pourfendeur de la politique de "" son ""
pays. Toute cette interview demontre quelque part son egocentrisme .

4.Posté par kairouan le 27/10/2009 17:21 | Alerter
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ADEM comme son president est une association qui travaille pour le FMI , la banque mondiale et les groupes financiers internationnaux. il y a parmi eux un certain metboul grand professeur et erudit reconnu surtout par les institutions financieres que nous avons cités .Alors, pour elle tout ce qui est secteur public ,elle a l' ordre de le detruire pour laisser place non pas a de vrais investisseurs mais a une mafia internationale. Nous repetons que l' algerie ne peut pas se permettre de s' ouvrir tout azimut a l' anarchie et au dictat d' operateur aventuriers et vereux . Tout le monde ramene d' ailleurs de la ( cametotte) pour ne pas dire marchandises pour vendre et personne ne pense produire sur place et c' est cà le drame . Alors fermer l 'oeil , laisser faire , ne rien dire equivaut a vouloir detruire ce pays .Le constat de seulement une decenie montre tres bien que l' algerie a ce rythme n' ira pas bien loin. Le liberalisme n' est pas une solution pour l' algerie , au maroc pourtant apparement liberal ,tout les entreprises industrielle et içndustrialisants utilisant une technologie d'un haut niveau relevent du secteur d' etat .Alors messieurs de l' ADEM ne soyons pas plus royalistes que les rois . ce n'est pas un agent du DRS c' est un agent de la mouvance altermondialiste pilotée par la CIA ,qui fait la promotion de l' economie liberale contre les peuples .

5.Posté par jesaisrien le 19/03/2010 14:58 | Alerter
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Il faut être sans pudeur pour poster un article vantant l'économie de marché sur un site comme Alter Info. C'est inadmissible.

Quand on sait qu'il est le président d'une "association" qui s'appelle Adem (Association pour le développement de l'économie de marché) et qu'il vient écrire sur un site qui s'appelle Alter Info comme Alter Mondialiste, il fallait vraiment oser (petit détail comique : adem en arabe pourrait se traduire par néant ! ce qu'est exactement ce mossieur dans la pensée économique algérienne... et encore plus mondiale comme vous pouvez l'imaginer).

Mon avis (voir les liens) reste donc inchangé sur cet imposteur :

http://www.alterinfo.net/Problematique-de-la-duree-de-vie-des-reserves-de-gaz-en-Algerie-et-urgence-d-un-debat-national-sur-la-production_a43300.html

http://www.alterinfo.net/Face-a-la-crise-mondiale,-ya-t-il-une-strategie-active-de-la-gestion-des-reserves-de-change-de-l-Algerie-a-l-etranger_a43887.html

http://www.alterinfo.net/DOUZE-QUESTIONS-A-MONSIEUR-AHMED-OUYAHIA-PREMIER-MINISTRE-OU-VA-L-ALGERIE_a43777.html

6.Posté par didi le 25/10/2013 12:30 (depuis mobile) | Alerter
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C est un homme qui aurait pu tout quitter pour autre chose mais il se bat pour l'Algérie vous navez meme pas dargument ou une elocution pour pouvoir comprendre ce quil dit a son age il pourait prendre sa retraite et abandonné mais non il est là !

7.Posté par Zakia Benhamadi le 19/05/2014 20:20 | Alerter
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« La malédiction pétrolière » Par : Y.Mérabet
Un peuple castré et ses richesses volées
L’Algérie un beau pays, fée du bassin méditerranéen, de son vaste désert jailli cet or noir au pouvoir magique. Un pays veillant, et fière et enthousiasmé de sa jeunesse. L'enthousiasme de notre jeunesse, son énergie et l'élan formidable insufflés par la fin de cent trente-deux années cauchemaresques, offre aux algériens autant d'atouts pour vivre dans la joie et le bonheur. Les revenus de la manne pétrolière, judicieusement utilisés, devaient lui permettre d'affronter les affres de la misère et du sous-développement et de prendre à bras-le-corps les problèmes de la reconstruction du pays. Le destin des Algériens est lié à l’histoire de son pétrole, cette richesse divine, devait servir à son bonheur et non à son péril. Et on ne fait que constater, plus d'un demi-siècle plus tard, que le bonheur de ce peuple lui a été volé par ses dirigeants et que le pays est devenu un enfer, tandis que le sort de millions d'Algériens n'est que mal vie et souffrances, voire sang et larmes. Pourquoi ce don du ciel qui casse joie et bonheur est-il devenu source de malheurs? Rien à faire devant cette « malédiction pétrolière » venue du ciel, sinon d’essuyer ses larmes de panser ses blessures et d'attendre le tarissement de tous les gisements pétroliers pour que cette malédiction disparaisse. L'Algérie est malade de ses dirigeants, pas de son pétrole, ni encore de l’usurpation des terres à ses authentiques propriétaires devenu un tribut de guerre (ghanima). Ces dirigeants despotiques se sont emparés du pouvoir par la force des armes devant très tôt au lendemain de l'indépendance, Un pouvoir familial illégitime de successeurs corrompus qu’ils ne veulent pas encore pas remettre le pouvoir à son propriétaire légitime, le peuple ? Un pouvoir en péril qui sombre dans le cycle infernal et perpétuel et qui fait de nos des hydrocarbures et de nos terres son bien personnel. C'est pourquoi l'Algérie n'est aujourd'hui ni une république démocratique ni populaire, ni même une république à ce que proclame son nom officiel. La malédiction n’est pas dans son pétrole, mais dans le système de gouvernance, qui attribue tout le pouvoir à un homme éventail dirigé par à un clan d’hommes invisible. Cette malédiction s’incarne dans le mode de transmission de ce pouvoir scindé en deux clans , celui de l’entourage du président élu plus ou moins démocratiquement par le peuple et de l’autre partie qui se proclame être l’authentique « famille révolutionnaire », c’est elle qui gouverne le pays de long en large .Cette phalange de hors la loi , est une mafia politico-économique des affaires natif d’une région du pays bien déterminée, qui détient le pouvoir, depuis la nuit des temps. Elle gomme et dégomme, place et déplace les walis, les ministres et les Chefs d’Etat, peut créer ou éteindre les feux des conflits et se sert se sert de l’argent du peuple, ils règnent en maitre. Les affaires de corruption dénoncées à la justice aboutissent se terminent souvent par un non-lieu ou se font trainer sur des interminables ‘moudayala’ qui s’étalent sur des décennies, (le temps qu’ils soient archivées après 10 ans), pour deux mandats maximum d’un pouvoir présidentiel. Cette remarquable conspiration a pour but de protéger le pillage de nos richesses nationales par ses dirigeants. L’évolution des choses a fait qu’en Algérie, les différents dirigeants qui se sont succédés, se sont de plus en plus accaparé des ressources en hydrocarbures du pays en les utilisant comme leur bien personnel que pour le bien être de la population. Ces dirigeants amassent de fantastiques fortunes qu’ils placent dans des investissements un peu partout dans le monde.
Pour ce qui est de la corruption à Sonatrach cela apparaissait beaucoup plus clair après la disparition du Président Boumediene et de la continuité du régime dictorial du Président Chadli Bendjedid, alors le pouvoir pétrolier commença à se transmettre entre de main en main entre des gens malhonnêtes. En 1979, Chadli Bendjedid ouvrit les portes de la corruption généralisé à la portée de tout le monde, une façon de faire baigner toutes les affaires de corruption dans le chaos qui permettra de brouiller les pistes à l’investigation judiciaire..
Ancrées dans la mémoire des algériens, les lourdes affaires de corruption de Sonatrach , reviennent à chaque fois nous rappeler que la courroie de confiance collective est rompue. L'incertitude est un manque de confiance, mais aussi un frein à son épanouissement de la société civile, puisqu'elle affecte use inexorablement la capacité de récupérer, une nation en péril. lation entre a ; ce comme un éclat de soleil raviver mirage au galop, après que nous soyons rassuré d’un quatrième mandat et la réconciliation des deux clans ! Les Etats-Unis, l’Italie et la Suisse sont très actifs dans l’affaire de corruption entre Sonatrach et le groupe italien ENI-Saipem, scandale qui n’a pas encore tout révélé. Ces pays, les Etats-Unis plus particulièrement, ont entre les mains un redoutable moyen de pression sur le pouvoir algérien, pouvoir concerné, impliqué au premier chef et mis à nu !
Rente pétrolière et corruption
Plus de cinquante ans après l'indépendance, rien n’a était fait pour prévoir l’après-pétrole, le peuple algérien dépend toujours pour sa survie à 98 % de la rente pétrolière. Au point que, depuis les années 1980, la vie politique du pays est largement déterminée par les fluctuations de leurs prix sur le marché international, sans tenir compte du suivi du ‘Peack-oil’, c'est-à-dire le renouvellement de nos réserves pétro-gazières. Quand ces prix augmentèrent en 1980, le régime stoppa net tout investissement sur l’exploration des hydrocarbures et la diversification de notre économie. Les dirigeants algériens de l’époque se mirent à importer tout et n'importe quoi, y compris le superflu, aux seules fins d'asseoir sa popularité, le peu d’industries hors-hydrocarbures ont été la plus part fermés, les plus lucratives c’est la mafia qui s’en est accaparé. En 1988, la chute des prix a débouché sur des émeutes et des révoltes populaires, brisées au prix de la mort et de grands dégâts matériel. Plus tard, durant les années 2006-2007 les prix du pétrole atteignirent des sommets à 140 dollars, le régime se mit à rêver de mettre en chantier les projets sociaux-culturels, 1 million de logements, une autoroute Est-Ouest et gigantesque mosquée pour s’attirer des grâces. Le pétrole algérien a permis aux dirigeants algériens de peser longtemps sur la scène politique internationale. L’image que devons retenir de pays révolutionnaire et de leader du tiers monde des années 60, s’est ternie en se transformant en un paravent hypocrite de puissants renégats pétroliers. Ils ont utilisé en sous-main les milliards de dollars des hydrocarbures afin d'acheter le silence des grandes puissances mondiales sous la dérive de la justice et de la démocratie. Derrière tous ces discours grandiloquents de lutte contre la corruption, des pots-de-vin exorbitants puisés dans la manne pétrolière, de transfert de fonds blanchis par le biais d’El-Khalifa, sont allés progressivement garnir les comptes bancaires des hommes du régime à l’étranger. Selon les premières investigations ces transferts de fonds et ces pots-de-vin ont été versés sur des comptes détenus à la Habib Bank, domiciliée à Zurich, en Suisse, à la filiale d’Habib Bank basée à Dubaï, aux Emirats arabes unis ainsi que sur des comptes domiciliés à la Barclays Bank, toujours à Dubaï
Si on revient un peut en arrière, que c’est Houari Boumédiene qui a présidé la destiné du pays et sa descente à l’enfer, il a inoculé, juste après son coup d’état du 19 juin 1965, le virus du despotisme et de la tyrannie ainsi la personnalisation du pouvoir. La terreur qu’exercer Boumédiene et son clan sur une population fatiguée par suite d’une longue et périlleuse lutte de libération, au prix de 1 500 000 morts.
Au-delà des clans du pouvoir, plusieurs couches de la société ont été contaminées, afin que ce métastase de propage pour entrainer un changement su comportement humains et que la corruption devienne monnaie courante dans la vie quotidienne de l’Algérien. Il est aujourd'hui ancré dans les esprits de nos enfants en particulier, que seuls les pots-de-vin permettent de régler les questions de la vie quotidienne, qu'il s'agisse de la recherche u d’un emploi, de la réussite à un concours, de l'obtention d'un diplôme, de la délivrance d'un simple document administratif ou une fosse tombale au cimetière de Sidi M’hamed. Le régime instauré a également franchi un pas dans la destruction des valeurs morales du peuple algérien, que d'autres avant eux avaient un tant soit peu préservées. Aux fins d'assouvir leur soif de pouvoir, ils ont foulé les pieds aux fonds baptismaux de l’histoire pour nous ‘berbériser’ de force.
Journaliste indépendant
Association Algérienne des Relations Internationales (119,Bd Didouche Mourad, Alger centre)b[

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