Propagande médiatique, politique, idéologique

Interrogations sur les dessous du rapport "fabriqué" de Der Spiegel



Mardi 26 Mai 2009

Interrogations sur les dessous du rapport "fabriqué" de Der Spiegel
Le quotidien libanais as Safir a affirmé dans son éditorial que le rapport publié par le journal allemand Der Spiegel sur l'implication de dirigeants du Hezbollah dans l'assassinat de Rafic Hariri n'était pas surprenant pour la résistance, vu que certaines parties politiques et sécuritaires libanaises et étrangères, propageaient des rumeurs identiques en parallèle à la libération des quatre officiers il y a un mois et demi.
   
Des questions se posent sur les responsables de cette information infondée. Serait-ce Israël? Ou serait-ce une partie locale pareille à celle qui a inculqué à Zouheir Siddiq de faux témoignages? Ou bien y auraient-ils de partenaires hors Liban qui pratiquent bien la langue arabe?   
  
D'autres questions concernent le timing de ces rumeurs, au moment où les réseaux d'espionnage s'effondrent l'un après l'autre au Liban, afin d'éclipser les résultats des enquêtes. Les empreintes israéliennes sont nettes dans cette affaire, mais pourquoi certains médias arabes se sont-ils dépêchés pour faire la propagande de l'article de Der Spiegel?   
  
Pourquoi ces divulgations d'informations ont-elles lieu en ce moment juste avant les élections législatives? Et qui est-ce qui cherche à les saboter? Serait-il conscient de sa défaite au scrutin?    
 
 Sur le plan régional, quel est le rapport entre ces rumeurs et l'avènement d'un gouvernement sioniste extrémiste et sa réclamation de décréter un mandat d'arrêt contre sayed Hassan Nassralla? Qu'en est-il des manœuvres militaires israéliennes prévues le mois prochain? Qui est-ce qui cherche à impliquer le Liban dans le "jeu des nations"? Le Liban serait-il le point de départ d'un projet tramé pour la région? Dans tous les cas, tout le monde sait qu'une zizanie pareille provoquera l'explosion du Liban.   
 
Pour sa part, le quotidien al Akhbar a placé le rapport de Der Spiegel dans le cadre d'une campagne politico-sécuritaire entamée depuis cinq ans, précisant que l'objectif est de transformer le Hezbollah en une organisation terroriste, et de l'accuser d'avoir assassiné Rafic Hariri.
 

http://www.almanar.com.lb http://www.almanar.com.lb



Mardi 26 Mai 2009


Commentaires

1.Posté par ROGSIM le 26/05/2009 12:03 | Alerter
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je pense que le journaliste a des sources sérieuses dignent de foi et je pense ont été vérifiées par la direction ju journal avant publication.
Je ne suis pas étonné et la vérité ne devrait pas déranger.

2.Posté par dik le 26/05/2009 12:19 | Alerter
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Je n'en crois pas un mot. C'est de la pure désinformation pour discréditer Hizbollah à la veille des élections au Liban. C'est aussi pour faire diversion après la libération des 4 officiers des renseignements libanais libérés faute de preuve, après 2 ans de détention purement arbitraire. Ce n'est pas Der spiegel qui reprendrait l'info selon laquelle la CIA et le Mossad sont derrière les assassinats politiques au Liban!

3.Posté par zine-eddine le 26/05/2009 12:25 | Alerter
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Aprés le scandale des armes chimiques de saddam qui ont permis de "libérer" le peuple irakien ,les 04 officiers supérieurs libanais détenus sans une once de preuve puis relachés 04 ans aprés,voila une nouvelle accusation contre un parti nationaliste libanais par un journal "progressiste et anti- israélien " ,le procureur étant libermann et le juge barak, nous nous attendons aux revelations quant à l'implication du Hamas dans la mort de arafat et de l'iran dans l'attentat contre benazir buttho et ainsi de suite.
der spiegel n'est ce pas ce journal qui avait soutenu la publication des caricatures du prophéte mahomet (qssl) mais qui s'interdit la publication de tout commentaire anti-sioniste
soyons serieux messieurs les allemands vous étes accusés du pire crime envers l'humanité celui d'avoir essyé d'exterminé un peuple parcequ'il était tout seulement juif
ce n'est pas en soutenant des théses des plus fantaisistes que vous allez vous dédouaner auprés de l'humanité. salut et heil wahrheit !

4.Posté par dror le 26/05/2009 12:26 | Alerter
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Pauvre Rogsim, tjs aussi faussement incredule...(a moins que ce soit ta profession..)
Depuis quant ces journalistes enquetes..?? Ils reproduisent a l'identique les mensonges qu'on leur commande d'editer et ce n'est pas nouveau...Pourquoi ils nous on pas raconter toute les pérégrinations du faux temoin Seddiq, des reseaux d'espionnage isr elien, et des
nouveaux temoignages...Laisse le temps faire et là tu sera (faussement ) etonner par la vérité...(a qui profite le crime...?? a tous.... sauf aux resitants. Il faut dabord connaitre qui été
R.Hariri pour ce faire une idée..)..

5.Posté par zine-eddine le 26/05/2009 12:38 | Alerter
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quant aux commentaires de son excellence Rogsim peut étre pourra-t-il faire des commentaires sur les escadrons de la mort de dick cheney , nous lui rappelons que les sources sont autrement plus serieuses.
" et vous sages, et vous qui savez, vous vous enfuiriez devant l'incandescence du soleil et de la sagesse.." (Nietzsche)
Les plus avertis de ce monde savent qui a tué sayyed El Harriri (rahmatou allah aalayhi) et pourquoi ,mais jamais ce secret ne sera dévoilé et ce sera comme l'histoire de Kennedy et d'autres ..

6.Posté par ROGSIM le 26/05/2009 13:30 | Alerter
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'La vérité est souvent dérangeante, relative et laide'
Nikki Gemmel

MODERATION

'La vérité est souvent dérangeante, relative et laide' vous oubliez de préciser surtout celles venant des sionistes, n'est-ce pas rogsim ?

7.Posté par Aigle le 26/05/2009 14:11 | Alerter
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La puanteur a encore exhalé ses effluves ......l'Enrico macias qui hante Alterinfo , il ne peut pas s'en passer le poooovre , a besoin de ve'nir sur le site pour respirer un bol d'air PROPRE , et laisser sa puanteur en contre partie , lui qui pateauge comme ses semblables sionistonazis dans le Mensonge ehonté depuis plus d'un SIECLE ET DEMI ....QUE VOULEZ VOUS ? C'est comme le moustique porteur de malaria ...il pompe du sang propre et inocule de la m........

8.Posté par zine-eddine le 26/05/2009 14:28 | Alerter
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surtout quand elle provient d'israel,d'ibn seoud,de moubarak et des usa.

9.Posté par jourdain le 26/05/2009 14:43 | Alerter
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@ Rogsim ;
Décidément tu es incorrigible !! la vérité qui derrange c'est qui a tué cheikh Yacine !! ?? un vieil homme infirme qui ne pouvait bouger que la tête !! la vérité qui derrange c'est qui a tué tous les hommes les femmes les enfants les animaux les ... arbres .. j'allais dire même la roche n'a pas été épargnée !
La vérité qui derrange c'est qui tue en toute impunité sans qu'on ouvre même pas une parodie d'enquète !
la vérité qui derrange c'est qu'en France on prend la défense des assassins et qu'on accuse les victimes !!

10.Posté par zine-eddine le 26/05/2009 14:53 | Alerter
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bravo jourdain, mais toute verité n'est pas bonne à dire n'est ce pas roro

11.Posté par belh le 26/05/2009 15:09 | Alerter
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Rogsim, la direction a du vérifier ces informations comme l'ONU a vérfier l'information des armes de destructions massives de feu Sadam Hussein.
Ce genre de vérifications on s'en passerait bien, vu le massacre des Irakiens qui a suivi.
Alors pour vous faire confiance, il ne reste plus que des gamins de 5 ans qui croient encore au père Noël, des mentalités naïfs d'enfants de ton genre.

12.Posté par belh le 26/05/2009 15:18 | Alerter
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Rogsim va faire un tour sur le site de disney ou gulli, tu seras dans ton élément.
Tu n'as pas honte d'être aussi petit, doublé d'un menteur?

13.Posté par ROGSIM le 26/05/2009 16:10 | Alerter
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je ne m'exprime que sur le sujet: le rapport du journal Der Spiegel et c'est là où j'attends des prises de position sérieuses.

14.Posté par Habakuk le 26/05/2009 16:25 | Alerter
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Il faut vraiment être sioniste comme vous, Rogsim, pour prêter la moindre crédibilité à cet organe néocons et hyper-atlantiste fabriqué de toutes pièces par l'armée d'occupation britannique en Allemagne. Mais je pense que vous vous foutez parfaitement de la véracité ou de la fausseté de l'article du Spiegel, tant qu'il sert vos intérêts. Et vos intérêts, bien entendu, ne vont pas aller regarder du côté de Washington ou Tel-Aviv pour y trouver les vrais commanditaires de l'assassinat de Rafic Hariri... Cela va sans dire... Et c'est sans doute pour cela qu'on ne vous a pas pris à commenter l’article suivant :

http://www.alterinfo.net/Affaire-Hariri-apres-la-Syrie,-le-Hezbollah-et-l-Iran-mis-en-accusation-par-Thierry-Meyssan_a32797.html?com#com_838350


15.Posté par jourdain le 26/05/2009 17:12 | Alerter
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@ ROGSIM ;
Le rapport du journal ; tu le sais mieux que n'importe qui ... que c'est un montage des services Israeliens ... je te donnerai si t veux des noms et des dates sur qui dirrige DER SPIEGEL . Et puis l'écrivassier de bas étage qui a redigé ce rapport est un sioniste pur et dur connu pour sa haine viscérale pour les musulmans et les arabes ... alors pour le Hizbollah l'extrait de la haine coule du nez de ce racisto-fachisto-nazi .
bien à toi

16.Posté par zine-eddine le 27/05/2009 09:54 | Alerter
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les petits-fils d'hitler (le prétendu bourreau) et sion (la prétendu victime) s'allient (étrange non?) pour nous parler du terrorisme hezbollah-chiite (qui en vérité n'a jamais terrorisé que les occupants du liban ) ou du terrorisme iranien (quelle misére ! obligé d'entendre des m...pareilles !

17.Posté par zine-eddine le 27/05/2009 10:02 | Alerter
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mr Rogsim quel interet avait le hezbollah a assassiner le businessman et politique libanais(allah yarhamou) Rafik el hariri? invente nous un truc spécial ,une machination des servoces irano syriens avec la complicité des gaents mongols et ouzbeks pour contrer les avancées de la politique seoudienne et egyptienne qui avaient reussi a obtenir l'accord des usa pour la libération de la palestine....peut etre ,qui sait? attends la sortie du prochain Bildzeitung ou du figaro et tu verras le second acte!

18.Posté par desperado le 28/05/2009 12:19 | Alerter
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Je pense qu'il n'y a plus de doute, les israelines, devraient changer.
Changer de comportements.
Les arabes devraient débusquer les traitres qui permettent aux sionistes de venir organiser des attentats dans les pays de lka région , afin d'en faire porter la responsablité aus muslims resitants.
Quid du 11 septembre, qui a fourni les cuters?

19.Posté par zine-eddine le 28/05/2009 17:45 | Alerter
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pas de chance Rogsim méme le fils de hariri dement ces imbecilités .alors?

20.Posté par zine-eddine le 31/05/2009 21:12 | Alerter
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tu vois rogogo comme je te l'ai dit méme les bergers d'azerbaidjan( chiites mais pro-sionistes) se mettent maintenant à accuser le hezbollah et les chiites iraniens(alliés des arméniens,chretiens pauvres donc pas interessants pour les usa ,ce n'est pas aussi simple pauvre gogo.a quand le hezbollah declencheur de seismes.

21.Posté par émile zozo le 31/05/2009 21:34 | Alerter
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Rogsim était surement persuadé que c'était les syriens comme lui disaient les journaux depuis plusieurs années...mais maintenant que les journaux lui disent que c'est le Hezbollah, il est persuadé que c'est le hezbollah...forcément si c'est les journaux qui le disent....Et puis le 11/9 c'est un coup des arabes puisque c'est les journaux qui le disent...et puis Bush, c'est un ardent défenseur de la démocratie puisque c'est les journaux qui le disent...Et Sarko est catholique puisque les journaux les disent...

La piste la plus sérieuse révélée par un journaliste américain implique le sioniste Dick Cheney. Affaire à suivre, et non pas à gober comme un tétard

Audelà de ça Hariri était une crevure, un marchand de canon...un peu comme Chirac son grand pote. (Chirac avait trois grands potes; Hariri, Saddam et Milosevic...).

Rogsim; la presse indépendante n'existe plus sur le territoire de l'OTAN...

pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir...

JEVOTEDIEUDO!!!!!!

22.Posté par MAURANGES NIZAR le 31/05/2009 22:25 | Alerter
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Allez c'est reparti pour un tour! DIVISER POUR MIEUX REGNER. Bien sûr que c'est le MOSSAD qui a assassiné HARIRI, au début on accuse la Syrie, ensuite, X, et Z. et pour finir le hezbollah, car chiite et Hariri sunnite. En espérant, que les Libanais, comme moi, ne se laisseront pas influencer par des "fausses accusations", le Liban a assez souffert de toutes ces guerres, c'est lamentable, d'arriver si bas, de provoquer des fausses informations, d'alimenter la haine, de provoquer des guerres. A ASSAD HARIRI, qui je le souhaite, prendra la défense du hezbollah, qui grâce à eux, ont mis en défaite Israél et ses assauts comme le LIBAN. Ci-dessous article du réseau voltaire :
"Un étrange enquêteur nommé au Tribunal spécial de l’ONU pour le Liban"

Nick Khaldas, commissaire adjoint de la police de Nouvelles Galles du Sud (Australie), a été nommé enquêteur en chef du Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban, une juridiction chargée de juger l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafik Hariri, ainsi que 22 autres meurtres politiques.

Nick Khaldas, un juif égyptien naturalisé Australien, est célèbre pour avoir enquêté sur l’assassinat politique du syndicaliste et député John Newman, en 1994. Honoré par le FBI, en 2004, M. Khaldas est devenu conseiller des enquêteurs du Tribunal spécial irakien qui a condamné à mort Saddam Hussein à l’issue d’une parodie de procès. Récemment, il a organisé le plan de surveillance anti-terroriste des minorités ethniques en Nouvelles Galles du Sud.
La sincérité de M. Khaldas a été mise en doute par le quotidien libanais Al-Akbhar, qui a rappelé la polémique entourant l’affaire Newman. Selon la version officielle, le parlementaire travailliste qui menait une campagne contre les gangs, aurait été assassiné sur ordre d’un tenancier de boîte de nuit qui s’était auparavant vainement présenté aux élections contre lui, Phuong Ngo. Cependant, un autre suspect, le conseiller municipal Albert Ranse, avait avoué devant Nick Khaldas être le véritable commanditaire du meurtre, mais le policier avait omis de transmettre le procès-verbal d’audition aux magistrats. Accusé de soustraction d’information et de parjure, M. Khaldas avait été blanchi par la Justice australienne après avoir reconnu une erreur. Malgré ce rebondissement, la condamnation de M. Ngo n’avait pas été révisée.

Initialement, le Tribunal spécial des Nations Unies pour le Liban a été constitué avec l’idée qu’une juridiction ordinaire ne serait pas capable de juger des dirigeants syriens si l’enquête prenait cette direction. Ses détracteurs l’ont présenté comme une machine de guerre américano saoudienne contre la Syrie.
Contrairement à son intitulé, le Tribunal spécial des Nations Unies pour le Liban n’est pas un organe subsidiaire de l’ONU, mais un organe conventionnel créé conjointement par le secrétaire général de l’ONU et par le gouvernement libanais à la demande de la majorité des membres du Conseil de sécurité. Or, la Charte de San Francisco ne reconnaît pas une telle compétence au Conseil de sécurité et encore moins au secrétaire général. Quand au gouvernement libanais de l’époque, il ne pouvait prétendre qu’à expédier les affaires courantes et n’était pas constitutionnellement habilité à négocier une telle convention, ainsi que l’a rappelé le président de la République libanaise.

Les frais considérables engendrés par le Tribunal seront couvert à 49 % par le Liban. Le reste sera principalement payé par l’Arabie saoudite, l’ex-Premier ministre libanais étant de nationalité saoudienne. Le royaume wahhabite applique une version rigoriste de la charia et sa Justice est décrite par la plupart des organisations de défense des Droits de l’homme comme partiale et corrompue.

Le Tribunal spécial examinera les conclusions de la Commission internationale, successivement présidée par Detlev Mehlis, Serge Brammertz et Daniel Bellemare. Lié de longue date aux intérêts états-uniens, M. Mehlis avait dû quitter précipitamment ses fonctions après que les principaux témoignages sur lesquels ils s’appuyait se soient avérés mensongers. Son adjoint, le commissaire Gerhard Lehmann, à la fois policier allemand et agent de la CIA, est impliqué dans les enlèvements, séquestrations et tortures perpétrés par la CIA en Europe.
Le témoin clé de la Commission d’enquête, Mohamed Zuhair As-Siddik, a « disparu » le 13 mars 2008 à Paris, alors qu’il se trouvait sous la responsabilité des autorités françaises. Il avait reconnu publiquement avoir été payé par Saad Hariri, fils de la victime, et Walid Joumblatt, vice-président de l’Internationale socialiste, pour déposer un faux témoignage accusant les autorités syriennes.
Mardi 23 Décembre 2008- (fin de citation)
MENSONGES MANIPULATIONS ETC...

23.Posté par zine-eddine le 02/06/2009 20:37 | Alerter
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roro t'es ou?
tu attend des nouvelles de feuilles de chou saoudiennes? de la chaine "al ibriya"?
quand un roi protecteur (mon oeil) des lieux saints de l'islam se met a danser avec le president des usa celui la meme qui masscre des musulmans partout dans le monde et que ce roi se met à accuser le hezbollah à provoquer des troubles au moyen orient
(voir guerre du liban 2006) et d'étre à la solde des mécreants iraniens, il y'a comme une odeur de pourri chez ces "prétendus" sunnites.

24.Posté par MAURANGES NIZAR le 03/06/2009 19:43 | Alerter
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Aux internautes, avec qui j'ai envie de partager cet "entretien" de Thierry MEYSSAN, qui analyse des faits avec justesse. Comme pour son premier livre "L'effroyable Imposture" concernant l'avion qui s'est écrasé sur le Pentagone, tout le monde s'est moqué de lui, sauf moi, qui déjà, savait que les attentats du 11.9 ont été commis sciemment par BUSH ET CIE. Un homme admirable, qui a le chic de dire des vérités dérangeantes, et qui met à mal les politicons menteurs et manipulateur. Bonne lecture. (Voir réseau Voltaire).

Dimanche 5 avril 2009
Dans cet entretien époustouflant Thierry Meyssan analyse la situation actuelle, touchant la configuration du pouvoir aux Etats Unis et les rapports de ceux-ci avec le reste du monde.

Thierry Meyssan, on ne vous voit plus en France, que devenez-vous ?

Je vis actuellement au Liban. Après l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, j’ai été directement menacé par de hauts fonctionnaires français. Des amis au ministère de la Défense, m'ont informé que les États-Unis me considèrent comme un danger pour leur sécurité nationale. Dans le cadre de l'OTAN, ils ont demandé aux services alliés de me neutraliser et certains Français semblaient vouloir faire du zèle. J’ai donc pris la décision non seulement de quitter la France, mais la zone OTAN. Après avoir erré de Caracas à Damas en passant par Moscou, je me suis fixé à Beyrouth où je me suis placé au service de la Résistance.
Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?

Je travaille actuellement à un livre d’analyse sur l’administration Obama, ses origines, sa composition, ses projets etc. Une première édition, limitée à quelques exemplaires, sera adressée à des quelques leaders le mois prochain. Puis une édition grand public sera publiée dans diverses langues à l'automne. Je vis exclusivement de ma plume et je collabore à des journaux ou magazines dans le domaine de la politique internationale, au Proche-Orient et en Russie.

Quelle analyse faite vous de l’évolution de la politique américaine ?

Aujourd’hui se dégage un relatif consensus sur le constat d’échec de la politique Bush, le surdéploiement militaire, les conséquences néfastes de l’unilatéralisme sur les relations avec les alliés et la perte de leadership. A partir de 2006, James Baker et Lee Hamilton, qui présidaient une commission créée par le Congrès pour évaluer la stratégie en Irak, ont milité en faveur d’un retour à une position plus sage. Ils ont préconisé un retrait d’Irak et un prudent rapprochement avec les pays riverains (Syrie, Iran) indispensable pour éviter que le départ des GI's ne tourne à la débâcle, comme au Vietnam. Ils ont fait tomber la tête de Donald Rumsfeld, et ont imposé un membre de leur commission, Robert Gates, pour lui succéder. Mais s'ils ont gelé la politique de « remodelage du Grand Moyen-Orient », ils ne sont pas parvenus à y faire renoncer George Bush et Dick Cheney; raison pour laquelle il a fallu organiser une rupture avec Barack Obama.
En réalité Obama avait été lancé dans la course au Sénat fédéral et à la présidence dès 2004. Il a fait son entrée en scène lors de la convention démocrate pour l'investiture de John Kerry. Il n'était alors qu'un obscur parlementaire de l'Assemblée de l'Illinois, mais il était déjà encadré et entrainé par Abner Mikva et ses hommes (Jews for Obama) et soutenu par la finance anglo-saxonne (Goldman Sachs, JP Morgan, Excelon…). Les multinationales inquiètes de perdre des parts de marché au fur et à mesure de la montée de l'anti-impérialisme (Business for Diplomatic Action), les partisans de la Commission Baker-Hamilton, les généraux en révolte contre les aventures erratiques des néo-conservateurs, et d'autres encore, se sont progressivement ralliés à lui.

Les Français croient souvent que le président des États-Unis est élu au second degré par de grands électeurs. C'est faux. Il est élu par un collège dont les membres sont désignés par des notables. En 2000, la Cour suprême a rappelé que le vote des citoyens n'était que consultatif et que le gouverneur de Floride pouvait nommer les délégués de son État au collège électoral présidentiel sans même attendre le dépouillement du scrutin général.
Dans ce système oligarchique, il y a un parti unique avec deux courants : les républicains et les démocrates. Juridiquement, ils ne forment pas des entités distinctes. Ainsi, ce sont les États qui organisent les primaires, pas les pseudos-partis. Il n'y a donc rien de surprenant à ce que Joe Biden et Barack Obama soient l'un et l'autre de vieux amis de John McCain. Ainsi, McCain préside l'Institut Républicain International, un organe du département d'État chargé de corrompre les partis de droite dans le monde; tandis qu'Obama travaille au sein de l'Institut Démocrate National, présidé par Madeleine Albright et chargé de la corruption des partis de gauche. Ensemble, Obama, McCain et Albright ont participé à la déstabilisation du Kenya, lors d'une opération de la CIA pour imposer un cousin d'Obama comme Premier ministre.
Tout ceci pour dire qu’Obama n’est pas sorti de nulle part. C'est un spécialiste de l’action secrète et de la subversion. Il a été recruté pour faire un travail bien précis.
Si les objectifs de la coalition hétéroclite qui le soutient sont globalement les mêmes, il n’existe pas de consensus dans le détail entre ses composantes. Ceci explique l’incroyable bataille à laquelle ont donné lieu les nominations et l'aspect toujours équivoque des discours d'Obama.
Quatre pôles se livrent bataille :
Le pôle Défense, autour de Brent Scowcroft, des généraux opposés à Rumsfeld et bien sûr de Robert Gates, aujourd'hui le véritable maître à Washington. Ils préconisent la fin de la privatisation des armées, une sortie « honorable » d’Irak mais la poursuite de l’effort états-unien en Afghanistan pour ne pas donner l'impression d'une débandade, et enfin un accord avec les Iraniens et les Syriens. Pour eux, la Russie et la Chine restent des rivaux qu'il faut isoler et paralyser. Ils abordent la crise financière comme une guerre au cours de laquelle ils vont perdre des programmes d'armement et diminuer le format des armées, mais doivent maintenir une supériorité relative. Peu importe qu'ils perdent en puissance, s'ils restent les plus forts.
Les départements du Trésor et du Commerce, autour de Tim Geithner et Paul Volcker, les protégés des Rockefeller. Ils sont issus de la Pilgrim's Society et s'appuient sur le Groupe des Trente, le Peterson Institute et la Commission trilatérale. Ils sont soutenus par la reine Elizabeth II et veulent sauver à la fois Wall Street et la City. Pour eux la crise est un coup dur puisque les revenus de l'oligarchie financière sont en chute libre, mais c'est surtout une occasion rêvée de concentrer le capital et de piétiner les résistances à la globalisation. Ils sont obligés temporairement de réduire leur train de vie pour ne pas susciter de révolutions sociales, mais ils peuvent simultanément s'enrichir en rachetant des fleurons industriels pour une bouchée de pain. Sur le long terme, ils ont le projet d'instaurer —non pas un impôt mondial sur le droit de respirer, ce serait grossier—, mais une taxe globale sur le CO2 et une Bourse des droits d'émission —ce qui revient à peu prés au même en paraissant écolo—. Contrairement au Pentagone, ils militent pour une alliance avec la Chine, du fait notamment qu’elle détient 40 % des bons du Trésor US, mais aussi pour empêcher l'émergence d'un bloc économique extrême-asiatique centré sur la Chine et drainant les matières premières africaines.
Le pôle du département d’État autour d’Hillary Clinton, une chrétienne fondamentaliste, membre d'une secte très secrète, la Fellowship Foundation (dite « La » Famille). C'est le refuge des sionistes, l'ultime réserve des néo-conservateurs en voie de disparition. Ils préconisent un soutien inconditionnel à Israël, avec une pointe de réalisme car ils savent que l'environnement a changé. Il ne sera plus possible de bombarder le Liban comme en 2006, car le Hezbollah dispose maintenant d'armes anti-aériennes performantes. Il ne sera plus possible de pénétrer dans Gaza comme en 2008 car le Hamas a acquis des missiles anti-char Kornet. Et si les États-Unis ont du mal à payer les factures de Tel-Aviv, il est peu probable que les Saoudiens pourront y suppléer sur le long terme. Il faut donc gagner du temps, au besoin par quelques concessions, et trouver une utilité stratégique à Israël.
La principale mission de Madame Clinton, c'est d'améliorer l'image des États-unis, non plus en faisant des relations publiques (c'est-à-dire en justifiant la politique de Washington), mais par la publicité (c'est-à-dire en vantant les qualités réelles ou imaginaires du modèle US). Dans ce contexte, les sionistes devraient pousser le projet Korbel-Albright-Rice de transformation de l'ONU en un vaste forum impotent et de création d'une organisation concurrente, la Communauté des démocraties, appuyée sur son bras armé, l'OTAN. Pour l'heure, ils sont occupés à saboter la conférence de Durban II qui, au lieu de célébrer la « seule démocratie du Proche-Orient », dénonce le régime d'apartheid au pouvoir à Tel-Aviv.
Avec le secrétaire d'État adjoint, James Steinberg, ils envisagent la crise financière comme un Blitzkrieg. Il va y avoir beaucoup de casse, mais c'est le moment de détruire des rivaux et de s'emparer par surprise de leviers de commande. Leur problème n'est pas d'accumuler des richesses par des achats et des fusions, mais d'imposer leurs hommes partout dans le monde aux ministères des Finances et à la tête des institutions bancaires.
Enfin le Conseil National de Sécurité sur s'exerce l'influence de Zbignew Brzezinski, qui fut le professeur d'Obama à Columbia. Celui-ci devrait abandonner son rôle traditionnel de coordination pour devenir un véritable centre de commandement. Il est dirigé par le général Jones, qui a été suprême commandeur de l'OTAN et a porté l'Africa Command sur les fonds baptismaux. Pour eux, la crise financière est une crise de la stratégie impériale. C'est l'endettement faramineux souscrit pour financer la guerre en Irak qui a précipité l'effondrement économique des États-Unis. Contrairement à 1929, la guerre ne sera pas la solution, c'est le problème. Il faut donc mener trois desseins simultanés : forcer les capitaux à rentrer aux Etats-Unis en cassant les paradis fiscaux concurrents et en déstabilisant les économies des pays développés (comme cela a été testé en Grèce); maintenir l'illusion de la puissance militaire US en poursuivant l'occupation de l'Afghanistan; et étouffer les alliances naissantes Syrie-Iran-Russie, et surtout Russie-Chine (Organisation de coopération de Shanghai). Le Conseil va privilégier toutes les formes d'action clandestine pour donner au Pentagone le temps nécessaire à sa réorganisation.
Obama essaie de satisfaire tout le monde d’où la confusion ambiante.

Comment voyez-vous évoluer la situation au Proche-Orient, au regard de cette nouvelle administration ?

Il y a consensus sur un point : Washington doit faire baisser la tension dans cette région, sans pour autant abandonner Israël. Deux options sont sur la table, mais quelle que soit celle qui sera mise en œuvre, elle requiert d'être signée par les courants les plus radicaux. C'est pourquoi Washington a encouragé un gouvernement Netanyahu-Lieberman en Israël et laissera le Hamas et le Hezbollah gagner les prochaines élections dans les Territoires palestiniens et au Liban.
Le premier scénario, imaginé par Zbignew Brzezinski prévoit simultanément la reconnaissance d'un État palestinien et la naturalisation des réfugiés palestiniens dans les pays où ils se trouvent. Le tout arrosé d'argent pour indemniser les États absorbant les réfugiés et pour développer Gaza et la Cisjordanie. En outre, le maintien de cette paix serait assuré par une force d’interposition de l’OTAN, sous mandat de l’ONU. Ce plan a le soutien de Nicolas Sarkozy.
La seconde approche est plus rude pour les deux protagonistes. Elle préconise de contraindre les Israéliens à abandonner leurs revendications les plus extravagantes ; tandis qu'elle obligerait les Palestiniens à considérer que la Jordanie est leur patrie naturelle. Ce serait une paix plus économique pour Washington et viable sur le long terme, même si elle serait dure à accepter par les uns et par les autres, et qu'elle impliquerait au passage la fin de la monarchie hachémite. Cette formule est notamment poussée par l'ambassadeur Charles Freeman que le lobby sioniste vient de contraindre à démissionner de la présidence du Conseil National du Renseignement, mais qui dispose de solides appuis dans l'appareil d'État.
Selon vous, quelle formule s’imposera ?

Aucune parce que la crise économique sera d’une telle ampleur qu’elle conduira à mon sens à une dislocation des États-Unis et la fin de l’État d’Israël.
Washington va devoir revoir une nouvelle fois ses ambitions à la baisse. Elle va probablement se replier sur le maintien du statu quo. Son action se limitera à empêcher de nouveaux acteurs de prendre sa place.

Que préconisez-vous à titre personnel ??

Les cinq millions de juifs, les neuf millions de Palestiniens, et les autres populations de Palestine, doivent se retrouver au sein d’un État unique sur le principe « un homme, une voix ». C’est du reste à mon sens la seule solution qui évite à terme l’expulsion des juifs. Il faut se souvenir de l’Apartheid en Afrique du Sud, dont certains annonçaient que sa remise en cause provoquerait l’expulsion ou l’extermination des blancs. On connaît la suite. La mort d’Arafat n’est pas un obstacle car il existe d’autres Mandela en Palestine. Le vrai problème est de trouver un De Clerk coté Israélien. Le Hamas soutiendrait sans aucun doute une telle solution, car elle aurait l’assentiment du peuple.
Plus on repousse les échéances, plus on rend une solution pacifique difficile. La CIA étudie d'ailleurs le scénario catastrophe avec un soulèvement sanglant qui chasserait 2 millions de juifs vers les États-Unis.

Quid selon vous de la Syrie et l’Iran ? Pensez-vous la guerre possible ?

Je ne pense pas que les accords secrets conclus entre les militaires US, la Syrie et l’Iran soient remis en cause : les États-Unis n’en ont ni les moyens, ni même la volonté.
En premier lieu, ils savent que la menace nucléaire iranienne est une intox qu'ils ont eux-mêmes fabriquée comme ils avaient inventé les armes de destruction massive irakiennes. Au demeurant, l'imam Khomeiny avait condamné la fabrication et l'usage de la bombe atomique comme immorales et on ne voit pas quels groupes seraient capables en Iran de passer outre un tel commandement.
Deuxièmement, la politique de George Bush a poussé Téhéran et Damas dans les bras de Moscou qui prépare d'ailleurs une grande conférence internationale sur la paix au Proche-Orient. C'est désormais une priorité pour Washington de démanteler cette alliance naissante et de tenter de ramener l'Iran et la Syrie dans son orbite. Il est bien sûr probable que ces derniers feront monter les enchères et se garderont de basculer d'un côté ou de l'autre.
Enfin, les États-Unis ont le sentiment de l'urgence. Leur économie s'effondre et ils n'auront peut-être plus longtemps la possibilité de défendre Israël au prix fort. D'autant que Tsahal n'est plus ce qu'elle était. L'armée israélienne n'est plus invincible. Elle a accumulé les échecs au Liban, à Gaza et aussi, ne l’oublions pas, en Géorgie.

Vous vivez, on l’a vu, au Liban, quelle est la situation là bas ?

L'Alliance nationale regroupée autour du Courant patriotique libre de Michel Aoun et du Hezbollah d'Hassan Nasrallah va gagner les prochaines élections, cela ne fait pas de doute, si elles peuvent se tenir librement. La famille Hariri ne survivra que tant que les grandes puissances compteront sur elle pour prélever des impôts et faire payer par le peuple la dette extérieure du Liban, alors même que celle-ci provient pour moitié de l'enrichissement illicite des Hariri. Le criminel de guerre Walid Joumblatt —vice-président de l'Internationale socialiste, excusez du peu—, ou encore les néo-fascistes comme le tueur pathologique Samir Geagea, vont être lâchés par leurs sponsors. Ces exécuteurs de basses œuvres ont perdu leur efficacité et ne sont plus présentables.
Le Tribunal spécial pour le Liban chargée d’instruire l’affaire Hariri et divers assassinats politiques va soit se faire oublier, soit donner lieu à un coup de théâtre. Il a été conçu comme une machine de guerre pour accuser la Syrie, la placer au ban de la communauté internationale et la désigner comme cible militaire. Je sais que des éléments nouveaux lui sont parvenus dans les dernières semaines. Ils disculpent la Syrie et placent l’Arabie Saoudite sur la sellette. C’est à cette aune qu’il faut apprécier la reprise en main de l'Arabie saoudite par le roi Abdallah et le limogeage des ministres qui ont financé la lutte contre le Hezbollah et le Hamas. Pour revenir aux élections législatives libanaises de juin, la question est de savoir si l’on s’oriente vers une victoire de la Résistance à 55 ou à 70 %. Cela dépendra essentiellement de l’apparition ou non d’une nouvelle force chrétienne de division et de diversion autour du président Sleimane. En définitive, les collaborateurs des États-Unis et d'Israël négocieront peut-être un compromis tant qu'ils sont en position de le faire. On se dirigerait alors vers la désignation d'un milliardaire comme Premier ministre (Saad Hariri ou un autre), mais à la tête d'un gouvernement entièrement contrôlé par la Résistance nationale. Ce serait une formule très orientale : les honneurs et la lumière pour les perdants, tandis que le vrai pouvoir resterait dans l'ombre. L'intérêt de cette solution serait de délégitimer toute intervention militaire contre le Liban.
Vous êtes désormais très connu en Russie, où vous avez rassemblé près de 30 millions de téléspectateurs à l’occasion d’une émission sur le 11 septembre. Comment appréciez-vous la situation de la Russie ?

Paradoxalement, malgré la victoire militaire et diplomatique en Géorgie, la Russie traverse une passe difficile. Après la guerre du Caucase, les banques anglo-saxonnes ont encouragé les oligarques à punir Moscou en déplaçant leurs capitaux vers l'Ouest. Puis, les Anglo-Saxons ont poussé les dirigeants ukrainiens à trahir leur intérêt national et à couper les gazoducs lors des négociations sur les prix. Le Kremlin, qui croyait être maître du jeu et avoir l'initiative de ces coupures, s'est fait piéger. La perte de deux mois de chiffre d’affaire a dévoré les réserves monétaires. Le tout a provoqué une chute affolante du rouble alors que la crise mondiale fait baisser le prix des matières premières et donc les revenus de la Russie.
Medvedev et Poutine ont évalué cette situation de faiblesse avec beaucoup de sang-froid. Ils connaissent les atouts dont ils disposent, notamment la supériorité technologique de leur industrie d'armement sur celle des États-Unis. Ils sont convaincus que les États-Unis ne se relèveront pas de la crise, mais se disloqueront à moyen terme comme le Pacte de Varsovie et l'URSS dans les années 89-91. Ils espèrent donc inverser les rôles. Malgré la période de vaches maigres, ils équipent leurs armées avec les nouveaux matériels, et ils attendent sans broncher l'effondrement de l'Ouest. Publiquement ou en sous-main selon les cas, ils équipent tous les adversaires des États-Unis des dernières armes disponibles, du Proche-Orient que j'ai évoqué tout à l'heure au Venezuela. Économiquement, ils ont fait le choix de construire des voies commerciales vers la Chine, tout autant que vers l'Europe occidentale, dont ils observent avec regret l'asservissement obstiné aux Anglo-Saxons.
Cette situation peut avoir d’importantes conséquences au plan interne, où s’affrontent l’ancienne et la nouvelle génération. Les anciens ont un fort tropisme américain, quand les jeunes affichent un patriotisme décomplexé. Paradoxalement, les élites issues de Saint-Pétersbourg sont historiquement favorables à un arrimage européen de la Russie, au contraire des Moscovites dont la vision est plus eurasiatique. Or Poutine et Medvedev, tous deux de Saint-Pétersbourg, partagent cette vision eurasiatique. Ils rêvent la Russie en protecteur de l'Islam et l'ont faite entrer, comme observatrice, à l'Organisation de la conférence islamique. Tout en valorisant le Patriarcat orthodoxe, ils ont placé des musulmans à de nombreux postes à haute responsabilité —le contraste avec la France est flagrant—. Même si le traumatisme du démantèlement de la Yougoslavie et des deux guerres de Tchétchénie reste fort et que la vague de racisme qui s'en est suivie n'est toujours pas maîtrisée, la Russie a fait le choix de la civilisation et pris le chemin de la synthèse entre l'Europe et l'Asie.
Si la Russie parvient à traverser les toutes prochaines années de graves turbulences internationales sans être trop affectée, elle se retrouvera en position d'arbitre dans un monde multipolaire.

Continuons cet intéressant tour du monde géopolitique avec la Chine…

Je m’interroge sur leur stratégie. Pourquoi ces achats massifs de bons du Trésor US ? Pékin a pris l'initiative d'un rapprochement avec Moscou à travers l'Organisation de coopération de Shanghai. Beaucoup de contentieux ont été soldés. En retour, les Russes ont accepté de vendre de l'énergie à un tarif préférentiel aux Chinois et demandé un contrôle plus strict de l'émigration chinoise en Sibérie. La logique aurait voulu que les deux grands se renforcent mutuellement en refusant le dollar comme monnaie d'échange international. Mais Pékin répugne à choisir son camp et ne veut pas froisser Washington. Les Chinois mènent une stratégie douce de renforcement de leurs alliances tous azimuts. Cela me paraît un peu étrange, car cela pourrait leur coûter cher. Les USA pourraient les emporter dans leur effondrement prévisible.
Au passage, permettez-moi de dire mon agacement face à la stupide dénonciation des violations des Droits de l'homme en Chine. Ils sont sans aucun doute possible beaucoup mieux respectés par Pékin que par Washington—ce qui n'est pas une excuse pour ne pas s'améliorer, mais relativise ces accusations—. Et qu'on arête de dire que le Tibet a été annexé par la Chine en 56, alors qu'il a été repris par les communistes chinois aux Chinois de Tchang Kaï-Chek.

Un mot sur l’Amérique du Sud avant de revenir à la France ?

Au-delà de la tendance à l’unification, des stratégies se sont affirmées face à l'impérialisme. Mais l’affaiblissement, en attendant plus, des États-Unis crée une nouvelle situation et peut inciter certains à rebattre leurs cartes. La protection des économies nationales revient au premier plan des préoccupations. Paradoxalement, les États qui souffrent de sanctions sont mieux armés pour résister à la crise. C’est notamment le cas de Cuba, du Venezuela, de la Bolivie ou de l’Équateur —comme c’est le cas de la Syrie et de l’Iran au Proche-Orient—. Gageons que nouvelles institutions nationales vont se développer, parallèlement à la Banque du Sud. C’est la revanche de l’Histoire.

La France enfin, ou plus exactement la France de Sarkozy…

La France est une vieille nation que l'on ne peut manœuvrer en tous sens. Elle a un passé glorieux et s'identifie à un idéal. Souvent elle s'en écarte, mais toujours elle y revient. Elle traverse aujourd'hui une mauvaise période car elle est gouvernée par le « parti de l'étranger ». Ses dirigeants font le mauvais choix, dans la plus mauvaise période. Ils ont décidé de placer les armées sous le commandement de l'OTAN, concrètement sous celui du général Banz Craddock, le criminel qui créa le centre de torture de Guantanamo. Et cette trahison, ils l'ont décidée au moment où les États-Unis s'enfoncent dans la crise. Ils placent la France à la remorque d'un bateau qui sombre au risque de l'entraîner dans son naufrage.
Leur servilité ne les pousse pas uniquement à vassaliser les armées, mais aussi à transformer en profondeur la société française pour la cloner sur le « modèle » américain. C’est vrai dans le domaine économique, avec la remise en cause des services publics, mais également dans les domaines de la justice ou de l’éducation, de la discrimination positive et j’en passe.
Sarkozy n’est ni de droite ni de gauche, il imite les yankees.
Comme je l'ai expliqué de manière détaillée dans un dossier du magazine russe Profile, il satisfait trois forces : les Anglo-Saxons, la mafia et la banque Rothschild. Ces gens sont conscients depuis plusieurs années de l'essoufflement des États-Unis et pensent garantir le pouvoir de l'oligarchie financière globale en rééquilibrant l'Empire : il aurait deux piliers, un états-unien et un européen, tandis que le Royaume-Uni en serait la charnière. C'est ce projet que sert Nicolas Sarkozy depuis son élection. C'est lui qui l'a conduit à casser le couple franco-allemand et à se rapprocher des Anglais, puis qui l'a conduit à proposer diverses réorganisations de l'Union européenne, notamment la création d'un gouvernement économique. Ceci aura pour conséquence de nous rendre beaucoup plus vulnérables aux convulsions US.
Pourtant, la France est toujours attendue, et pas seulement dans le monde francophone. Nous sommes ce pays hors norme qui a proclamé la souveraineté populaire. On sous-estime totalement en France le degré de ridicule de Nicolas Sarkozy et de sa clique aux yeux du reste du monde. Sarkozy apparaît comme un agité vantard, un instable bourré de tics, jouant la mouche du coche dans tous les conflits internationaux possibles, et servant à ses frais de poisson-pilote aux changements d'humeur de Washington.

Reconstruire une alternative prendra hélas du temps, mais ce n'est pas une raison pour y renoncer.

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