Il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse
Il n'y a pas de démocratie sans
liberté de la presse
Les syndicats de journalistes, réunis
pour la première fois depuis quinze ans, s'adressent à
tous les français pour proposer une loi garantissant
l'indépendance des rédactions, à l'heure où
les dérives déontologiques, les rachats de médias
et les pressions sur le contenu de l'information se multiplient,
remettant en cause le droit de chacun à une information
honnête, indépendante et fiable.
Les syndicats
avancent les propositions de modification législatives
suivantes :
❚ CHAQUE TITRE (écrit,
audiovisuel,multimédia) devra disposer d’une équipe
rédactionnelle permanente et autonome composée de
journalistes professionnels au sens de l’article L 761-2 du
Code du travail, collaborant régulièrement au titre,
qu'ils soient mensualisés ou rémunérés à
la pige. L'intégration/mensualisation devra être
proposée aux journalistes pigistes qui en expriment le
souhait. Le recours à des journalistes en CDD ne sera autorisé
que dans les cas prévus par la législation en
vigueur.
❚ LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur
de remettre chaque année aux institutions représentatives
du personnel, en même temps que ses comptes annuels, la
composition
de cette équipe
rédactionnelle en y faisant apparaître le nombre de
journalistes précaires et de correspondants locaux de presse.
En cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les
diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise
de presse fautive seront suspendues.
❚
QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle que soit la forme
juridique de l’équipe rédactionnelle, cette
dernière sera obligatoirement consultée par la
direction sur tout changement de politique éditoriale ou
rédactionnelle.
❚ CETTE ÉQUIPE
RÉDACTIONNELLE sera également obligatoirement consultée
par l’employeur avant et lors de la nomination du responsable
de la rédaction, quel que soit l’intitulé de sa
fonction (directeur de l’information, directeur de la
rédaction, rédacteur en chef…). Celui-ci devra
présenter son projet éditorial à l’équipe
rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa
nomination ou à son projet.
❚ PAR LA SUITE, si
la gravité de la situation l’exige, l’équipe
rédactionnelle pourra prendre l’initiative d’un
scrutin de défiance. La rédaction aura la faculté
de saisir le comité d’entreprise. Celui-ci pourra agir
dans le cadre d’un droit d’alerte aménagé
et spécifique. Là encore, en cas de non-respect de tout
ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont
bénéficie l’entreprise de presse fautive seront
suspendues jusqu’à ce que cesse ce manquement. Cette
sanction sera publiée et diffusée par l’entreprise
de presse. En outre, sans prétendre apporter aujourd’hui
de réponse au débat relatif au statut des entreprises
de presse, nous rappelons qu’à tout le moins ces
entreprises ont, du fait de leur activité, une responsabilité
sociale particulière. Il
découle de celle-ci que ces entreprises doivent être
soumises à des obligations accrues de transparence :
❚
ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes les
informations relatives à la composition de leur capital et de
leurs organes dirigeants, l’identité et la part
d’actions de chacun des actionnaires, personnes physiques ou
morales. Elles devront porter ces informations à la
connaissance du public.
❚
CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et de diffusion devra également
s’appliquer dès qu’un changement est intervenu
dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital de
la société éditrice et/ou propriétaire.
❚
LES NOMS DES PRINCIPAUX
DIRIGEANTS et des principaux actionnaires (plus de 15 % du capital)
devront également être mentionnés dans chaque
numéro de la publication concernée.
Vendredi 15 Février 2008
gilisph@gmail.com
Commentaires articles
1. Posté par
BELH le 15/02/2008 12:08
Mais pourquoi ces journalistes ne se battent ils pas pour la liberte de la presse?
Pour moi la majotité d'entre eux ne sont que des carrieristes, installés dans leur confort se souciant peu de déenthologie journalistique, genre parasites.
Les commendeurs n'ont plus besoin de censurer puique la plus part des journalistes s'autocensurent avec courage et bravoure, fideles à leurs ideaux...
2. Posté par
al akl le 15/02/2008 14:01
Ce qu'il faut c'est une pétition pour cesser de subventionner ces menteurs professionnels, qui se drapent de la shoa pour nier les crimes actuels. Des centaines de Millions d' euros sont détournés pour nous desinformer et nous tenir dans l'ignorance.
Il faut une pétition pour refuser le payement de la taxe audiovisuelle qui utilise nos deniers pour couvrir de soie des criminels par leur silence et mensonges, qui gave de caviar les oies d'une élite auto-proclamée, qui après nous avoir passé en boucle la chute des tours du World trade Center, veulent nous faire admettre par la contrainte une négation des lois de la physique.
Aucun journal, ou TV, ou radio privée ne doit être subventionnée, tant qu'ils n'auront pas cessé d'utiliser les méthodes de Goebbels et de Hollywood avant lui.
Nouveau commentaire :
Commentaires sur Alter Info : Suite aux problème techniques, suppression de la modération a priori
Suite à des soucis techniques nous supprimons (le 27 juin 2006) provisoirement la modération a priori, c'est-à-dire les messages seront publiés immédiatement.
Vérifiez si votre message apparaît instantanément, sinon contactez-nous à cette adresse : communication@alterinfo.net
Ne pouvant vérifier tous les messages, veuillez nous avertir de tous les abus comme les messages à caractère racistes et haineux…