Société

Identitées piégées. Les écoles juives sous influence


Comment les orthodoxes et les sionistes se sont emparés des écoles juives.


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Samedi 3 Janvier 2009

Identitées piégées. Les écoles juives sous influence
Identités piégées
(Les écoles juives sous influence)

Tout semble avoir commencé au printemps 1991, lorsque sont apparu dans les distributeurs une friandise chocolatée importée d’Israël : le Patriot. Est-il nécessaire de rappeler que c’est le nom d’un missile antimissile désormais fameux, que les Etats-Unis déployèrent lors de l’opération Tempête du désert, afin de protéger le territoire israélien d’une attaque balistique irakienne. On appelle aussi « patriotes » tous les juifs de la diaspora qui s’engagent activement aux côtés d’Israël.
Si les années quatre-vingt furent celles de la main mise des religieux orthodoxes sur les écoles juives, les années quatre-vingt-dix virent ces mêmes écoles faire le choix d’un alignement sur Israël. Ainsi, au sectarisme affiché par certaines institutions (voir plus loin), allait se superposer une identification au « peuple d’Israël », entendu cette fois non plus seulement dans sa dimension biblique, mais aussi (surtout) nationale. Identification, notons-le d’emblée, particulièrement déstabilisante pour de jeunes élèves, qui dès lors allaient devoir vivre cette « identité de substitution » de manière schizophrénique.
Ainsi la « spécificité juive » (ou prétendue telle) que défendaient les pères fondateurs du système éducatif juif (1) a-t-elle pratiquement disparu, au profit d’un repli identitaire (communautaire) sans précédent et d’une identification au « destin » d’Israël. Une mutation rapide (une grosse décennie), qui s’est précipitée avec les traumatismes nés du déclenchement de la seconde intifada (2000), des attentats du 11 septembre 2001 et de la guerre en Irak (dans l’imaginaire des enfants, le GI est d’autant plus aisément identifié au soldat de Tsahal que les images en provenance d’Irak rappellent à s’y méprendre celles du conflit israélo-palestinien : bombardements sauvages, rues dévastées, populations désemparées, arrogance et brutalité de militaires surarmés, etc.).

État des lieux

On comptait deux écoles juives en France en 1939. Il y en avait quarante-quatre en 1976. Elles sont aujourd’hui un peu plus d’une centaine (2). 500 élèves fréquentaient ces établissements en 1950 ; ils sont aujourd’hui près de 20.000. Un nombre important, loin toutefois des 30.000 (et plus) avancés par certains auteurs (soit près du quart des enfants juifs scolarisés), qui sont aussi des militants (O. Guland & M. Zerbib : Nous, Juifs de France, Bayard 1999).
Quoi qu’il en soit, force est de constater que l’enseignement confessionnel a connu une croissance exceptionnelle, dont les causes sont multiples : l’arrivée massive des juifs d’Afrique du Nord, généralement très attachés à la tradition ; la « re-judaïsation » de la communauté française (la quête d’identité) ; mais aussi, évidemment, le souci d’une « bonne éducation » et la réussite scolaire (certains établissements, très sélectifs, affichent des taux de réussite exceptionnels). À quoi il faut ajouter la dimension sécuritaire, surtout depuis 2001 (la guerre de 1991 avait déjà provoqué un repli identitaire et sécuritaire similaire, qui avait cependant connu une pause après la signature des accords d’Oslo, en septembre 1993).
Autre constat : alors que dans notre pays certains établissements privés n’affichent aucune appartenance confessionnelle, il n’existe pas d’écoles juives « laïques » en France (entendre : où l’enseignement de la Thora ne soit pas inscrit dans le projet d’établissement). À des degrés divers en effet, tous les établissements sont confessionnels (la religion y est systématiquement enseignée, jusqu’à dix heures hebdomadaires dès le collège – voir plus loin) et traditionnels (nourriture cachère, tenue vestimentaire stricte, séparation filles/garçons, etc) (3)
A cela il faut ajouter que toutes les écoles juives sont proches d’Israël : plus elles sont orthodoxes, plus elles font référence à la dimension religieuse de l’Etat hébreu (Eretz kadocha, « la Terre Sainte ») ; plus elles sont « libérales », plus elles se sentent liées à Israël en tant qu’entité sioniste (quelle que soit d’ailleurs la « couleur » politique du Premier ministre). C’est par exemple le cas des écoles Yavné (Paris et Marseille), qui sont ouvertement sionistes, c’est-à-dire que l’attachement à Israël constitue le point central de leur projet pédagogique. On signalera par contre le cas particulier des établissements du réseau de l’ORT (l’Organisation pour la reconstruction et le travail), une organisation née en 1880 à Saint-Pétersbourg afin de « régénérer » les juifs de Russie, et qui compte 8 écoles en France. Les formations qu’ils dispensent (principalement professionnelles), les populations auxquelles ils s’adressent (l’ORT se présente volontiers comme « l’école de la deuxième chance »), ainsi qu’une « spécificité juive » nettement moins marquée qu’ailleurs, font que ces établissements sont aussi parfois fréquentés par des non-juifs.

L’emprise des religieux

Plusieurs évènements, survenus à la fin des années quatre-vingt, ont témoigné de la radicalisation d’une majorité d’écoles juives de France. Créées pour la plupart au cours de la décennie précédente, ces écoles s’étaient d’abord voulu des lieux d’expression d’une certaine spécificité juive, d’un « esprit » plutôt que d’une « appartenance ». Très rapidement cependant le sectarisme devait prendre le dessus, orchestré notamment par les ultra orthodoxes du Beth Loubavitch et une myriade d’autres associations religieuses, toutes plus ou moins affiliées à la communauté juive américaine, « grand argentier » de la halakha, la stricte observance de la Thora. : séparation des sexes, horaire de kodesh (enseignement religieux) renforcé (jusqu’à 10 heures hebdomadaires pour des élèves de Sixième !), contrôle tous azimuts du « matériel pédagogique » (contenu des livres scolaires et des supports vidéo, sorties pédagogiques, etc.), pression sur les élèves et les enseignants (et bien entendu sur les familles), constitution de puissants réseaux (lobbying), notamment au sein des rectorats et des inspections académiques (à Paris par exemple, l’ancienne équipe municipale leur était entièrement acquise – voir note 4). L’emprise devint totale – et totalitaire !
Parmi les premières victimes, on compte nombre d’enseignants réfractaires, licenciés (beaucoup n’ont pas de contrat définitif) ou poussés à bout. Paradoxalement, les rares enseignants non-juifs (ils se font rares), que ce fondamentalisme ne concerne pas directement, s’en sortent plutôt mieux. Les murs des couloirs et des classes se sont couverts de portraits de rabbins, à commencer par le plus fameux d’entre eux, Mena’hem Mendel Schneerson, plus connu sous le nom de « Rabbi de Loubavitch », mort à New York en 1994 et considéré par certains comme Machiah, le « Messie » (à noter qu’il fait l’objet d’un véritable culte, qui relève de la pure idolâtrie) (4). Inutile, par contre, de chercher un quelconque signe extérieur de la République française…
Extrait d’une plaquette diffusée par l’association « Oraïta France », qui organise des séminaires destinés aux lycéens, cet exemple en dit long sur l’entreprise de culpabilisation menée auprès des adolescents : « 60% de mariages mixtes (chez nous… - c’est pire en Californie !). Dans trois générations, on mettra les derniers Juifs au musée, en souvenir. Ceux qui désirent la disparition du Peuple Juif n’ont pas besoin de se fatiguer, nous faisons le travail tout seuls. » (Mendel Schneerson, qui servait la Shoah à toutes les sauces, considérait l’assimilation comme un « holocauste spirituel »).
On ne compte plus les multiples supports (brochures, vidéo) qui dénoncent la théorie de l’évolution, et qui font par contre l’apologie du créationnisme et de théories fumeuses, voire abracadabrantes, sur les origines de la Terre et des espèces. En revanche, certains enseignants s’étonnent de la « disparition » de documents pédagogiques, traitant justement de l’évolution et de la reproduction, ou encore de la naissance et du développement du christianisme et de l’islam…
Après la guerre de 1991 (présentée dans une vision apocalyptique du combat entre Dieu et « le prince de Magog ») et les accords d’Oslo (dénoncés comme un « abandon de la terre d’Israël »), ce fut au tour du sionisme de s’emparer des écoles juives.

Le destin d’Israël

L’un des signes les plus visibles de cette identification à l’État d’Israël est la commémoration de Yom Haatsmaout, le « jour de l’Indépendance », le 14 mai. Il y a une dizaine d’années encore, sauf exception, les directions toléraient cette manifestation, sans plus (ce jour-là les élèves s’habillent de blanc et de bleu, les couleurs d’Israël). Aujourd’hui, la plupart d’entre elles ne sont pas loin de l’encourager… Entre-temps, il est vrai, nombre de responsables communautaires, religieux ou non, ont clairement pris position contre la France, accusée de laisser se développer l’antisémitisme et de mener une politique pro-arabe ; un sentiment que la guerre en Irak n’a fait que renforcer. A quoi il faut ajouter, de l’aveu même des responsables, l’aide financière en provenance des Etats-Unis et d’Israël.
Lors de conférences animées par des représentants de l’Agence juive ou du KKL (Keren Kayemeth LeIsraël) - ce dernier se présente comme « le bras exécutif du peuple juif pour la rédemption et le développement de la terre d’Israël » -, on incite les élèves non seulement à soutenir activement l’État hébreu, notamment par des actions symboliques ou des dons (5), mais aussi à envisager très sérieusement leur Alya définitive, le « retour à Sion ». Une véritable propagande est menée en faveur des forces armées d’Israël, parfois de manière équivoque, comme ce prospectus vantant la « Bibliothèque (?) de l’Armée de l’Air »…
Dans tous les cas, les enfants sont invités à vivre à « l’heure d’Israël », ses joies, ses souffrances (on pleure les soldats tombés au Liban en juillet 2006), ses espoirs. Aux portraits de rabbins se sont mêlés ceux des Premiers ministres israéliens ; les bannières blanches et bleues frappées de la maghen David (le « bouclier de David ») ont envahi les classes ; la mode est à la veste kaki et à la plaque d’identité militaire portée en sautoir (parfois même des balles). Toutes ces démonstrations ne semblent pas troubler outre mesure les responsables pédagogiques, d’ordinaire si stricts sur tout ce qui touche aux questions morales et vestimentaires (au moins concernant les filles).
Imperceptiblement, les publications sionistes ont remplacé la littérature religieuse, ce qui ne manque d’ailleurs pas d’inquiéter certains enseignants, qui croient (encore) « qu’il n’est pas dans les attributions d’une école juive de faire la promotion d’Israël » (sentiment aujourd’hui très minoritaire). Quoi qu’il en soit, la confusion est totale : il est presque devenu impossible à un(e) élève de faire la part des choses. Une confusion qui se ressent dans les cours : quel que soit en effet le sujet abordé, tout tourne autour d’Israël. En l’occurrence certains professeurs portent une lourde responsabilité, profitant de la matière qu’ils enseignent, notamment le kodesh (l’enseignement religieux) ou l’ivrit (l’hébreu), pour faire de la pure propagande : ici on martèle le credo biblique (la « terre des Juifs »), là on « refait » les guerres de 67 et 73, sur fonds de carte « révisée » (la Cisjordanie, Gaza et le Golan sont « fondus » dans l’ocre orangé du « grand Israël ») (6).
Les voyages en Israël sont devenus systématiques et quasiment obligatoires (au détriment des voyages de découverte, en France et en Europe). On signale aussi une sortie cinéma inopinée pour des élèves d’une douzaine d’années. Au programme : « Décryptage », le film très polémique de Jacques Tarnero et Philippe Bensoussan, plutôt destiné à un public lycéen, et qui de toute façon aurait nécessité un sérieux travail pédagogique préparatoire. En salles des professeurs et dans les CDI (centre d’information et de documentation), les rares publications traitant de pédagogie ont quasiment disparu (à l’exception notable du mensuel Igueret ha h’inoukh, la « Lettre de l’éducation ») (7), au profit des magazines ouvertement sionistes. Adama par exemple, le magazine du KKL, qui invite le lecteur à découvrir « les 10 meilleurs ouvrages » de l’année, traitant tous de l’anti-sionisme (évidemment assimilé à de l’antisémitisme), de l’islamisme radical et du « destin » d’Israël. Plus dérangeant, on trouve aussi L’amandier fleuri, organe de l’association Ateret Cohanim, qui participe activement à la colonisation. Reconnue d’utilité publique en Israël (on pouvait s’en douter), cette association l’est aussi… en France ! (8)
Enfin, nombreux sont les élèves qui font étalage en classe de leur « matériel politique », insignes, autocollants et autres brochures du Betar ou de la Ligue de défense juive, cette dernière militant activement pour l’expulsion des Palestiniens et la déchéance nationale des Arabes israéliens, accusés de soutenir le terrorisme.

*
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Au final, beaucoup d’écoles juives en sont venues à refléter (à répercuter, plus ou moins sciemment) les transformations idéologiques en cours en Israël.
En effet, la laïcité et le socialisme, qui caractérisaient le sionisme pionnier, ont laissé place au communautarisme, au messianisme et au militarisme. En France, les institutions israélites (qui scolariseraient sur Paris et la banlieue environ 20% des élèves juifs) constituent un relais idéal pour les tenants d’un discours radical. Quel meilleur « terreau » en effet pour les propagandistes de la Thora ou du « Grand Israël » que ces enfants, enfermés de longues journées (36 ou 37 heures hebdomadaires !) dans des établissements-ghettos, d’ailleurs souvent dénoncés comme tels par les élèves eux-mêmes et quelques enseignants (certaines écoles se sont dotées de clôtures qui ont jeté le trouble et provoqué un réel malaise). Là sont entretenus et orchestrés les peurs et les fantasmes, tandis qu’on abreuve les élèves et le corps enseignant d’un bric-à-brac de magazines, prospectus et infos diverses. Ainsi l’U.E.J.F. (l’Union des Étudiants Juifs de France), association étudiante généralement considérée comme « neutre », milite-t-elle pour le rachat des prisonniers de guerre israéliens ; ou encore l’Association Sportive Maccabi de Vitry-sur-Seine, qui organisait en novembre 2002 un débat sur « le totalitarisme islamique », avec comme « invité d’honneur » Alexandre del Valle, islamophobe notoire. Est-il bien légitime, pour ces deux associations communautaires françaises, d’organiser de telles manifestations ? On pourrait multiplier les exemples à l’envi.
À l’heure où la communauté musulmane commence à se doter d’établissements privés confessionnels, il est à craindre que l’exemple donné par certaines écoles juives ne fasse des émules (9). Rappelons en outre que nombre de ces écoles sont sous contrat d’association et reçoivent donc à ce titre des subventions publiques, tandis que les enseignants de hol (matières profanes), dont certains ont de plus en plus de mal à travailler (manque de matériel, pressions exercées par la direction, « loi du silence », chasse aux syndicalistes, etc.), sont eux-mêmes rémunérés par l’État. Ce dernier point devrait à lui seul inciter les pouvoirs publics à s’intéresser d’un peu plus près à ce qui se passe dans « les bahuts de David » (titre d’un article paru dans La Vie en 1995).



Jérôme Durand – décembre 2006


Notes

(1) Précisons toutefois que les pionniers de la pédagogie juive d’après-guerre avaient d’emblée inscrit dans leur projet la notion de Torah im derekh eretz, autrement dit la volonté de concilier l’orthodoxie, l’ouverture au monde moderne et l’idéal sioniste. Trente ans plus tard, ce triptyque devait sensiblement être modifié, l’ « ouverture au monde moderne » (hormis la maîtrise des hautes technologies) cédant le pas à la mémoire de la Shoah, aujourd’hui l’un des trois « piliers » du judaïsme.

(2) En septembre 2003, le Fonds social juif unifié (FSJU) annonçait le chiffre de 251 établissements sous contrat avec l’État. Il convient de préciser qu’ont été comptabilisés comme « écoles » des établissements intégrés dans un « groupe scolaire », regroupant parfois tous les niveaux, de la maternelle au lycée. Aussi ne dépasse-t-on pas en réalité une grosse centaine.

(3) L’écrasante majorité des établissements privés relève de l’enseignement catholique.

(4) En 1968, il confie au rabbin Azimov, comme lui d’origine russe, la mission de porter la « bonne parole » loubavitch en France. Ces derniers gèrent aujourd’hui une quinzaine d’établissements pour environ 5000 élèves. En 1994, le Conseil régional d’Ile-de-France avait refusé de financer les travaux d’extension de l’école Beth Hanna, projet alors défendu par Michel Bulté, le maire RPR du 19è arrondissement.
Concernant la politique menée par Tel-Aviv dans les territoires occupés, M. Mendel Schneerson, arguant de la « sauvegarde des vies juives », s’était prononcé contre leur restitution aux Palestiniens.

(5) En 2003, le KKL a lancé une opération baptisée le « télé-tronc » : 1 arbre (10 €) pour planter « la forêt des enfants victimes du terrorisme en Israël. »


(6) A circulé dans les établissements un prospectus de l’Agence Juive (« Projet Chayl, Atelier de réflexion sur des thèmes d’identité et d’actualité »). Sur une carte indiquant les « frontières d’Israël à la veille des accords d’Oslo », la « ligne verte » a été tout simplement gommée.


(7) Le numéro de juin 2003 fustige la République française qui, du fait de « l’expression restrictive de la laïcité », ne permet pas aux enfants juifs de respecter la halaka. Plus loin, les rédacteurs dénoncent « un antisémitisme devenu fou furieux », notamment en France, tandis qu’ « on n’a jamais encore assisté à une telle unanimité quasi-planétaire d’antisémitisme. » Quant à la « société du XXIè siècle », si elle est qualifiée d’ « évoluée », elle est aussi considérée comme « permissive ».

(8) Rappelons qu’en France, la « reconnaissance d’utilité publique » relève d’une décision du Conseil d’État. l’organisation Dirigée par un rabbin d’origine française, Chlomo Aviner, Ateret Cohanim est une yechiva (école talmudique) fondée au cœur même de la Vieille Ville de Jérusalem.

(9) Les autorités françaises accepteront-elles que des responsables politiques originaires de pays arabes rendent visite aux écoles musulmanes ? C’est pourtant ce que fit en 2002 le ministre israélien de l’Éducation, « invité d’honneur » des écoles juives de France.

Annexes




Extrait de « Dessins pour la paix », édité par la Ligue de Défense Juive.


Autocollant publié par le Betar-France

Plaquette éditée par Libi France (www.libi-fund.org.il)


Samedi 3 Janvier 2009


Commentaires

1.Posté par ralph keysers le 27/09/2013 10:27 | Alerter
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Je viens d'écrire un livre qui peut intéresser votre / vos cadres sur l'intoxication des enfants dans un régime totalitaire. Regardez svp mon profil sur GOOGLE en tapant mon nom : Ralph Keysers
Le livre est préfacé par Dominique Baudis.

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