Politique Nationale/Internationale

ISRAËL ET LES SYNARCHISTES


Dans une interview accordée le 27 juillet à l’émission radiodiffusée de Jack Stockwell, Lyndon LaRouche a commenté ainsi la situation au Liban : Israël « s’est fait coincer dans une guerre, aussi stupidement que les Etats-Unis ont marché sur l’Irak, et cette guerre est une option perdante. C’est potentiellement une mission suicide pour Israël que des idiots en Israël ont lancé, sous la pression d’autres sources. Et pas seulement de notre cher vice-président Cheney, qui a été clé dans tout cela, mais aussi de sources bancaires internationales bien plus importantes, alliées ici à notre cher Felix Rohatyn. Il s’agit du groupe bancaire international qui joue le jeu de la mondialisation, qui en est même l’orchestrateur... Ceci n’est plus un problème du Moyen-Orient, c’est un problème mondial ».


Solidarité et progrès
Mardi 1 Août 2006

  ISRAËL ET LES SYNARCHISTES




Les véritables architectes de la guerre actuelle au Moyen-Orient sont les cercles financiers internationaux synarchistes, dont George P. Schultz et Felix Rohatyn sont emblématiques. Au sein d’Israël, un de leurs opérateurs est l’ancien Premier ministre et actuel chef du Likud, Benjamin Netanyahou. Mais il y a aussi les anciens Premiers ministres travaillistes Ehud Barak et Shimon Peres qui, tout comme Netanyahou, ont ramené les théories radicales néo-libérales en Israël. Ce n’est donc pas étonnant de leur découvrir des liens politiques et d’affaires avec ces cercles financiers internationaux.

Comme nous l’avons documenté, Netanyahou est depuis longtemps un instrument de George Schultz, mais il est aussi promu par Rohatyn, qu’il a rencontré après sa victoire aux élections israéliennes de mai 1996. Au cours d’un dîner privé à la Bourse de New York, le 11 juillet 1996, Netahyahou a déclaré devant les 200 personnalités de Wall Street présentes qu’il entendait privatiser « à peu près tout » des compagnies publiques et des services en Israël. « Vous allez faire de l’argent en Israël », a-t-il promis aux participants. Rohatyn avait apporté tout son soutien à Netanyahou, déclarant à la presse que ce dernier avait « convaincu beaucoup de monde... Je pense qu’il a plaidé son cas de façon puissante ».

En octobre 2000, après l’intervention provocatrice d’Ariel Sharon au Mont du Temple/Al Haram Al Sharif, déclenchant l’Intifada d’Al Aqsa, Barak a tenu des négociations secrètes à Paris avec le leader palestinien Yasser Arafat et la secrétaire d’Etat américaine d’alors, Madeleine Albright. Ces rencontres se sont déroulées chez l’ambassadeur des Etats-Unis en France de l’époque, Felix Rohatyn. Elles ont été un échec et Barak s’est vite retrouvé hors jeu après les élections de 2001.

Après avoir quitté la Knesset, il a rejoint le monde des affaires, devenant conseiller auprès de hedge funds et de fonds d’investissements israéliens, européens et américains. L’un de ces fonds est le Hudson Investment Group (HIG), où Barak est associé à Walter Kuna, un vétéran de 15 ans de Lazard Frères (Paris) et premier associé-gérant de Lazard Allemagne dans les années 90, un poste détenu actuellement par John Kornblum. Autre fonds lié au HIG, le « Hudson Advisors LLC » est actuellement dans l’œil du cyclone d’un scandale immobilier en Allemagne. Le dernier numéro du Spiegel rapporte que Hudson Advisors LLC, travaillant avec les hedge funds et des fonds privés d’actions est en train transformer en cash les crédits hypothécaires achetés aux banques allemandes ces dernières années. Des milliers de propriétaires, surtout en Allemagne de l’Est, sont menacés de saisies par la stratégie de Hudson, consistant à transformer les hypothèques en liquidités pour les hedge funds et les fonds d’actions.

Barak est aussi conseiller auprès du hedge fund Capital Management Advisors, basé au Luxembourg, présidé par Angelis Metaxa, l’héritier de la fameuse dynastie grecque des alcools. Barak collabore également avec Natan, une œuvre de charité fondée par un groupe de gérants de hedge funds qui inclue David Stenhardt, le fils du « méga » financier de Wall Street, Michael Steinhardt.

L’agent exclusif de Lazard Frères en Israël est Cukierman et Co. dirigé par Edouard Cukierman, dont le père Roger a occupé pendant de longues années les fonctions de PDG du groupe Edmond de Rothschild. En février dernier, Cukierman et Cie. a promu le « GO Europe 2006 », une conférence qui a rassemblé des représentants français et israéliens du monde des affaires. L’orateur qui a ouvert la conférence n’était autre que le Premier ministre israélien Ehud Olmert. Le deuxième orateur était le ministre français de l’Intérieur et candidat à la présidence française en 2007, Nicolas Sarkozy. Netanyahou et Barak sont également intervenus à cette réunion.

Quant à Shimon Peres, son Centre pour la paix comprend dans son conseil consultatif international, Lester Pollack, un partenaire de très haut niveau et vétéran de 20 ans de Lazard, New York ; Jacob Frenkel, ancien gouverneur de la Banque d’Israël et actuel président de Merril Lynch international, le « méga » financier Charles Bronfman et l’économiste français Jacques Attali, un proche de Lazard qui en 1983, en tant qu’éminence grise de Mitterrand, avait permis à la Banque Lazard d’être la seule à échapper aux nationalisations des socialistes. Au conseil d’administration de Planet Finance, créé par Jacques Attali pour financer les micro-crédits à l’échelle mondiale, on trouve Shimon Peres, Felix Rohatyn et Michel David Weill, le dernier des héritiers fondateurs de Lazard à avoir dirigé la banque avant sa prise de contrôle par Bruce Wasserstein en 2005.

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Mardi 1 Août 2006


Tags : synarchie

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