Proche et Moyen-Orient

ISRAËL A-T-IL PERDU LA GUERRE ? ENTRETIEN AVEC L’HISTORIEN ISRAÉLIEN SHLOMO SAND


Shlomo Sand, historien renommé, est l’un des rares intellectuels israéliens – y compris à gauche – à condamner le pilonnage de Gaza. Il rêve d’une république israélienne ouverte sur le monde arabe.

[Vincent Remy - Télérama n° 3081 28/01/2009]


Vendredi 1 Mai 2009

ISRAËL A-T-IL PERDU LA GUERRE ? ENTRETIEN AVEC L’HISTORIEN ISRAÉLIEN SHLOMO SAND
Il est une des figures intellectuelles les plus brillantes d’Israël. Historien, ancien étudiant de l’Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris, professeur à l’université de Tel-Aviv, Shlomo Sand, 62 ans, a lâché l’an dernier une bombe culturelle, avec un livre au titre provocateur : Comment le peuple juif fut inventé. Plongée à travers l’histoire juive, remise en cause des mythes fondateurs d’Israël, ce livre a suscité des débats passionnés dans le pays… et un relatif silence médiatique en France.


Avec le romancier David Grossman et l’historien Tom Segev, Shlomo Sand est un des rares intellectuels israéliens à crier aujourd’hui sa révolte contre les bombardements de Gaza. Au-delà, il nous livre sa vision d’une « République israélienne », enfin ouverte sur le monde arabe, et qui serait l’Etat de tous ses citoyens…


Quel bilan tirez-vous de l’offensive israélienne sur Gaza ?

Le timing électoral était parfait ! Avant les élections israéliennes et en prenant soin de retirer les chars à la veille de l’investiture d’Obama, Ehud Barak a planifié ce Blitz, un déluge de bombes qui ne mettait pas en danger la vie des soldats israéliens. Nous avons semé la désolation, tué 1 300 Palestiniens, en avons blessé plus de 5 000, les deux tiers sont des femmes et des enfants, presque tous victimes de notre aviation. Le Hamas est-il éliminé ? Avons-nous renforcé le camp de la paix chez les Palestiniens ?


Mais l’opinion israélienne a soutenu cette guerre. Vous êtes une voix dissonante…


Je suis arrivé au sommet de ma carrière universitaire, je n’ai rien à perdre et je n’ai pas peur. Certes, je me sens très seul. Mais n’oubliez pas que près de dix mille jeunes ont manifesté le 3 janvier à Tel-Aviv. Même en 2006, au début de la guerre contre le Hezbollah, il n’y avait pas eu une mobilisation d’une telle ampleur. C’était une manifestation très politisée, l’extrême gauche ainsi que les Arabes israéliens qui habitent Tel-Aviv ou Jaffa.


“Nous avions le devoir de privilégier

la diplomatie, de ne pas commettre

ce massacre de civils.”


La gauche, et même des écrivains comme Amos Oz ou Avraham B. Yehoshua, ont approuvé ces bombardements…

C’est une habitude chez nous. Au début de chaque guerre, depuis 1973, Israël reçoit le plein soutien des intellectuels de la gauche sioniste. Il faut attendre quelques semaines pour qu’ils changent d’avis. Une personne nous manque terriblement aujourd’hui, le professeur Yeshayahou Leibowitz, grand philosophe mort en 1994 qui s’est toujours battu contre les guerres non défensives d’Israël, et qui laisse un grand vide moral.


Parce que cette guerre était pour vous non défensive ? Des roquettes tombaient sur les villes israéliennes…

Bien sûr, il n’est pas normal que des roquettes tombent sur Israël. Mais est-il plus normal qu’Israël n’ait toujours pas décidé quelles étaient ses frontières ? Cet Etat qui ne supporte pas les roquettes est aussi un Etat qui ne veut pas renoncer aux territoires conquis en 1967. Il a refusé l’offre de la Ligue arabe en 2002 d’une pleine reconnaissance d’Israël dans les frontières d’avant 1967.



Mais le Hamas, lui, ne reconnaît pas Israël.

Le Hamas, ce mouvement bête, pas diplomate, avait proposé une « oudna », une trêve de longue durée à Gaza et en Cisjordanie. Israël a refusé parce qu’il veut continuer de tuer les militants du Hamas en Cisjordanie, soit une quinzaine en octobre-novembre après des mois de calme. Israël a donc eu sa part de responsabilité dans la reprise des tirs de roquettes. Au lieu de renforcer le courant modéré du Hamas, Israël pousse les Palestiniens au désespoir. Nous avons ghettoïsé une population entière et refusons de lui accorder sa souveraineté depuis quarante-deux ans. Comme je suis indulgent envers Israël, je dirai seulement depuis vingt ans, 1988, date à laquelle Arafat et l’Autorité palestinienne ont reconnu l’Etat d’Israël, sans rien avoir gagné en échange.


Qu’on comprenne bien : je n’accepte pas les positions du Hamas et surtout pas son idéologie religieuse, parce que je suis un homme laïc, démocrate, et assez modéré. Comme Israélien et comme être humain, je n’aime pas les roquettes. Mais comme Israélien et historien, je n’oublie pas que ceux qui les lancent sont les enfants et petits-enfants de ceux qui ont été chassés de Jaffa et d’Ashkelon en 1948. Ce peuple de réfugiés, moi, Shlomo Sand, je vis sur la terre qui était la sienne. Je ne dis pas que je peux leur rendre cette terre. Mais que chaque offre de paix doit partir de ce constat. Quiconque oublie cela n’arrivera jamais à offrir aux Palestiniens une paix juste.


Mais, disent les partisans de ces bombardements, Israël s’est retiré de Gaza, et les roquettes ont redoublé.

C’est absurde ! Imaginez que les Allemands, comme ils l’ont fait en 1940, occupent aujourd’hui le nord de la France et pas le Sud. Vous diriez qu’ils respectent le droit à l’autodétermination des Français ? Sharon s’est retiré unilatéralement de Gaza pour ne pas faire la paix avec Arafat, et ne pas renoncer à la Cisjordanie. Mais les Palestiniens n’ont pas demandé une réserve d’Indiens à Gaza ! Ils demandent un Etat palestinien indépendant en Cisjordanie et à Gaza.


“La raison pour laquelle il est impossible

de conclure une paix juste,

ce ne sont pas les roquettes,

c’est la faiblesse palestinienne.”



Tous les torts seraient du côté d’Israël ?

Israël ne comprend malheureusement que la force. La raison pour laquelle il est impossible de conclure une paix juste en ce début du XXIe siècle, ce ne sont pas les roquettes, c’est la faiblesse palestinienne. Israël n’a signé la paix avec Sadate en 1977 que parce que l’Egypte avait remporté une demi-victoire en 1973.


Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, dit pourtant qu’Israël ne doit pas « courir au suicide au nom des bons sentiments ».

Mais de quoi parle-t-on ? Qu’est-ce qui menace notre existence ? Nous avons le meilleur armement et le soutien de la première puissance mondiale. Le monde arabe nous propose une paix globale sur les frontières de 1967. La dernière guerre qui a menacé l’existence d’Israël remonte à trente-cinq ans ! Est-ce qu’il ne comprend pas ça, ce grand rabbin ?


Il n’est pas le seul. André Glucksmann, à propos des bombardements israéliens, écrit qu’il « n’est pas disproportionné de vouloir survivre ».

Vous me parlez d’un homme qui a admiré Mao ! Ces mecs de 1968, qui ont soutenu toutes les horreurs chinoises, jamais ils n’ont fait une autocritique, jamais ils n’ont essayé de comprendre pourquoi ils s’étaient identifiés au totalitarisme. Aujourd’hui, André Glucksmann, comme Bernard-Henri Lévy, sont toujours du côté de la force, à Jérusalem cette fois. Ils n’ont pas changé…


“Ah, Israël a téléphoné [aux habitants avant

les bombardements], Israël a pris des

précautions ? Mais où pouvaient-elles aller,


les familles palestiniennes ?“


Mais Bernard-Henri Lévy rappelle que Tsahal téléphonait aux habitants pour leur dire de fuir les bombardements, qu’Israël a tout fait pour éviter les victimes civiles…

Ah, Israël a téléphoné, Israël a pris des précautions ? Mais où pouvaient-elles aller, les familles palestiniennes ? C’est vrai, Israël a pris beaucoup de précautions. Mais pour ses troupes ! Ces morts-là nous préoccupent beaucoup car nous sommes devenus une société individualiste et hédoniste, et nos dirigeants sont très soucieux de leur réélection.


BHL rappelle aussi que le Hamas a utilisé la stratégie des boucliers humains…

Quelle hypocrisie ! A-t-il oublié Mao : un mouvement de résistance doit se couler dans la population comme un poisson dans l’eau ? Le Hamas n’est pas une armée, c’est un mouvement de résistance terroriste qui agit comme tous ceux qui l’ont précédé, Viêt-cong ou FLN. C’est justement parce que nos dirigeants savaient cela qu’ils avaient le devoir de privilégier la diplomatie, pour ne pas commettre ce massacre de civils. Nous avons fait la preuve que nous n’avons aucune retenue morale, pas plus que la France en 1957 en Algérie qui a détruit des villages entiers. Maintenant, ce qui me choque plus que jamais, c’est que cet Etat que j’ai servi comme soldat durant deux guerres, et qui se définit depuis sa Déclaration d’indépendance en 1948 comme l’Etat de tous les juifs, appartienne davantage à Bernard-Henri Lévy qu’à mes amis universitaires qui vivent ici, payent leurs impôts ici, mais sont d’origine arabe. Qu’est-ce que ça veut dire être sioniste quand on vit en France, qu’on ne veut pas vivre sous l’autorité juive, et qu’on s’identifie au pire de la politique des dirigeants d’Israël ? Ça veut dire contribuer à la montée de l’antisémitisme.


Justement, n’avez-vous pas été choqué que, lors des manifestations à Paris, des drapeaux israéliens ont été brûlés ?

Bien sûr que cela m’inquiète. C’est pour cela qu’il est important que les Israéliens qui pensent comme moi soient entendus. Pour mettre un coup d’arrêt à cette dérive. Et faire qu’on ne confonde pas la politique de nos dirigeants avec tous les Israéliens, et bien sûr avec les juifs, car je suis certain que beaucoup de juifs français, hors de l’establishment, partagent mon point de vue.


Les Palestiniens de Cisjordanie n’ont pas bougé…

Cette guerre renforce leur désespoir. Depuis la conférence d’Annapolis en novembre 2007, Mahmoud Abbas se prête à n’importe quoi pour faire avancer la paix. Il emprisonne les militants du Hamas. Et Israël le remercie en multipliant les check-points, en poursuivant la colonisation, en construisant un mur sur le territoire du futur Etat palestinien. Quel Palestinien qui se respecte peut maintenant soutenir Abbas ?



Et les Arabes israéliens, quel est leur état d’esprit ?

Je suis sans arrêt au contact de mes étudiants arabes. C’est terrible. Ils parlent hébreux souvent mieux que moi. Je les vois chaque jour devenir plus Israéliens du point de vue culturel, et plus anti-Israéliens du point de vue politique. Comment peuvent-ils vivre dans un pays qui ne les accepte pas comme citoyens à part entière ? Je crains que leur aliénation n’aboutisse à un Kosovo en Galilée.


Vous demandez aux Israéliens quelque chose d’énorme, abandonner toute prétention au-delà des frontières de 1967 - hormis le Mur des lamentations -, mais aussi créer une République israélienne qui ne soit plus l’Etat des seuls juifs. C’est réaliste ?

Beaucoup de gens en Israël soutiennent ma cause. Mon livre a été best-seller pendant dix-neuf semaines, j’ai fait une dizaine d’émissions de télé. Nous sommes peut-être une société raciste et pas totalement démocratique, mais profondément libérale et pluraliste. Que peut-on objecter à quelqu’un comme moi qui demande qu’Israël soit l’Etat de ses propres citoyens, juifs, arabes ou autres ? D’autant que j’ajoute qu’après Hitler, on ne peut nier la solidarité entre juifs. Et que l’Etat d’Israël doit rester un refuge pour les juifs persécutés. Mais pas automatiquement être l’Etat de Bernard-Henri Lévy et de tous les juifs qui ne veulent pas vivre en Israël.


Vous êtes antisioniste ?

Non, car se définir comme antisioniste peut signifier être anti-Israélien. Or, je défends l’existence de l’Etat d’Israël, parce que j’accepte le fruit de l’entreprise et de l’histoire sioniste - la société israélienne. Mais je ne suis pas sioniste, car ce qui justifie mon existence ici, c’est le fait d’être démocrate. Cela signifie que l’Etat doit être l’expression de son corps social, pas celle des juifs du monde entier. Vous pouvez dire que je suis post-sioniste.


“C’est une bêtise raciste de dire qu’il nous faut

divorcer des Arabes. Dans la paix,

on deviendra un peu plus arabes,


comme vous Français devenez

un peu plus européens.”


Mais ne risquerait-on pas de voir les juifs en minorité dans l’Etat qu’ils ont créé ?

Je comprends cette peur. C’est la raison pour laquelle je suis contre l’Etat binational, qui serait un Etat à majorité arabe, et que je propose aux Israéliens de se fixer le plus vite possible sur les frontières de 1967, c’est-à-dire de garder l’hégémonie judéo-israélienne. Mais pas une hégémonie exclusive. La République israélienne doit être laïque et démocratique. Reste toutefois que dans mon utopie, dans mon monde imaginaire, l’Etat binational serait le plus juste possible…


Y compris avec les juifs en minorité ?

La distance qui me séparera de mes petits-enfants sera au moins culturellement équivalente à celle qui me sépare de mes grands-parents. Cela signifie que vivre au Proche-Orient se fera en symbiose avec la culture arabe. Je souhaite d’ailleurs une confédération israélo-palestinienne immédiatement après qu’Israël se sera retiré sur les frontières de 1967. C’est une bêtise raciste de dire comme Amos Oz qu’il nous faut divorcer des Arabes. Dans la paix, on deviendra un peu plus arabes, comme vous Français devenez un peu plus européens.


Mais face à une société israélienne qui reste majoritairement laïque, il y a une société palestinienne plus islamiste qu’il y a trente ou quarante ans ?

La jeunesse arabe en Israël ne devient pas plus religieuse, surtout pas les femmes. Le fondamentalisme se cristallise face au monde occidental. Ce n’est pas une victoire du religieux, c’est l’échec du socialisme laïc au Proche-Orient, renforcé par la façon dont vous les Européens accueillez les travailleurs immigrés, dont les Américains mènent leur guerre en Irak, dont Israël traite les Palestiniens. C’est le fruit de conflits, pas d’une tendance historique naturelle. Regardez ce qui se passe en Algérie : la politique pourrie du FLN a fait naître l’islamisme, mais ce n’est pas une évolution en profondeur, l’Algérie ira vers la modernité. Le Hamas, de son côté, habillé de vêtements islamistes, n’a pas cessé d’être un mouvement nationaliste moderne.




Dans votre livre, vous détruisez les mythes fondateurs d’Israël - le peuple de l’exil qui revient sur sa terre. Mais par quoi les remplacez-vous pour légitimer l’existence de ce pays ?


On m’a récemment posé cette question à l’université palestinienne de Jérusalem. J’ai répondu de façon un peu dramatique que même un enfant né d’un acte de viol a le droit de vivre. La création d’Israël par des juifs dont beaucoup étaient des rescapés des camps d’extermination a été un acte de viol contre les populations arabes de Palestine. Il a fait naître la société israélienne qui vit déjà depuis soixante-dix ans, et qui a développé sa culture. On ne règle pas une tragédie en en créant une autre. Cet enfant a le droit d’exister. Sauf qu’il faut l’éduquer pour qu’il ne perpétue pas l’acte de son père. Il y a trente ans, je n’aurais peut-être pas tenu ce discours. Mais le monde arabe a reconnu Israël. L’OLP aussi, après la demi-victoire de l’Intifada. Donnons une chance au Hamas aussi. N’oublions pas, sans les excuser, que ceux qui tirent sur Ashkelon savent qu’elle a été construite sur le grand village arabe d’Al Majdal, d’où leurs pères ont été expulsés en 1950.


On est très loin de la politique israélienne…

Israël ne fera la paix que si l’on fait pression sur elle. Je souhaite, j’espère, je supplie, qu’Obama soit Carter et pas Clinton. Carter a forcé Israël à faire la paix avec l’Egypte, Clinton n’a pas forcé Israël à faire la paix avec les Palestiniens. Le risque est évidemment que Hillary Clinton, proche du lobby pro-israélien, prenne trop de place en politique étrangère. Mais je ne veux pas être fataliste. J’espère.


http://www.telerama.fr/idees/israel-a-t-il-perdu-la-guerre-entretien-avec-l-historien-israelien-shlomo-sand,38589.php

http://libertesinternets.wordpress.com/2009/05/01/israel-a-t-il-perdu-la-guerre-entretien-avec-l%E2%80%99historien-israelien-shlomo-sand/ http://libertesinternets.wordpress.com/2009/05/01/israel-a-t-il-perdu-la-guerre-entretien-avec-l%E2%80%99historien-israelien-shlomo-sand/



Vendredi 1 Mai 2009


Commentaires

1.Posté par Esther LA REINE le 01/05/2009 15:33 | Alerter
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Cet hérétique de Shlomo SAND, ce pseudo-historien dit lui-même ce qu’il est, pour ceux savent lire entre les lignes. Il est imprègné des mêmes sentiments de haine que ses compatriotes au pouvoir.

Les autres noms cités (Grossman, Bernheim, BHL …), c’est la même racaille ; ils se retrouvent tous pour dire : ne touche pas à mon pote (l’entité sioniste avec son drapeau, son armée, ses prostitué(e)s) ! Quoi qu’ils disent (même qu’ils soient contre l’attaque contre Gaza), ils jouent le jeu du sionisme.

Critiquer le sionisme n’est pas encore être contre.

Pas de temps à perdre à discuter avec ceux-là.



2.Posté par abdel le 01/05/2009 16:30 | Alerter
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@ Esther :

+1

La phrase qui m'a mise la puce a l'oreille est celle ci : "Le Hamas, ce mouvement bête, pas diplomate..."

Le problème avec ces pseudo-humanistes israéliens, c'est qu'il se revendiquent israéliens et quoi qu'il arrive, pensent qu'ils sont légitimement liés a cette terre de Palestine.

Alors certes il défend les palestiniens contre l'injustice des massacres de Tsahal, mais ça reste un sioniste pur et dur. Et c'est bien là le problème !

3.Posté par nikonekro le 01/05/2009 16:57 | Alerter
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effectivement, c'est étrange qu'il ne comprenne pas(ou qu'il ne veuille pas comprendre...) que c'est Israël qui a permis la radicalisation que hamas représente.

4.Posté par Loupbavevite le 01/05/2009 18:13 | Alerter
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Et si on demandait aux morts, les déportés-exterminés en particulier MSchlomo Sand, pourraient-ils reconnaitre l'Etat d'Israël sans bafouer leur propre mémoire ?
L'Etat d'israël n'est pas seulement né du viol des Palestiniens mais du viol et du meurtre de millions de peuples : Une balle dans la tête, sioniste israélien et d'ailleurs les Poilus te saluent.

Historien très fiable lui qui nous dit qu'Israël vient directement de la 2ème guerre mondiale... Et la déclaration de Balfour elle était faite pour les chiens ?

Peux-tu nous rappeler la réponse aux Anglais de Ben Gourion, le Roi David dont nous avons tous porté l'étoile mais qui lui ne risquait pas de la porter après la nuit de cristal qui lui proposaient de faire évacuer tous les enfants juifs d'Allemagne ?

Tout comme Shamir vous prétendez sans doute qu'il n'y eut aucune collusion entre sionistes et nazis, sionistes qui n'ont pas vu arriver au pouvoir celui qu'ils ont mis au pouvoir ?
Mais comme cela échappe aux historiens : les Pierre Nora, les Benjamin Stora, les Max Galleux et les... Annie Lacroix-riz. Ah son nez dans les archives de la police française mais évitera celle de l'Agence juive, la brave femme !!!

Oui Abdel c'est un sioniste pur et dur, pire même qu'un B.H.L, son mythique Empire Khazar, la dernière affabulation en date n'est qu'un moyen de faire accepter que les Israéliens étendent leur empire plus loin que les rêcves les plus fous de Théodor Herzl, ils vont se gêner à l'heure où Soros a fourni sur un plateau la Géorgie et l'Ukraine par ses petits putschs "Orange" à Israël et non aux Etats-unis comme le prétendent les abrutis. En vérité nous avons en la personne de Schlomo Sand affaire à un ultrasioniste qui tente de nous injecter un sérum d'endormissement afin que nous ne voyions rien venir car... Si Israël a perdu la guerre comme il le prétend, Alterinfo avec lui d'ailleurs, cela n'empêche pas l'épuration ethnique de battre son plein en Irak où les propriétaires terriens ne sont déjà plus Irakiens mais toujours déjà Israéliens. Tiens, comme en Palestine à la fin du XIXème siècle avec accélération de la colonisation après les premières et secondes guerres mondiales.

5.Posté par rachi le 01/05/2009 19:13 | Alerter
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à Loupbavevite.
C'est désespérant mais alors en qui croire encore ? Je vous trouve dure avec Annie Lacroix-Riz.

6.Posté par Aigle le 01/05/2009 20:16 | Alerter
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Rachi, le Droit à la vie DEBOUT est reconnu à celui qui accepte de faire l'effort de rester lucide .........Le chemin est tres long

7.Posté par Le Kabyle le 01/05/2009 21:01 | Alerter
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Les sionistes sont fourbes ,traîtres et n'ont pas de valeurs morales .Ces gens depuis des lustres n'ont jamais tenu parole .Leur politique c'est le mensonge et toujours le mensonge.

8.Posté par obliga le 01/05/2009 21:17 | Alerter
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mois je dit que la seule paix possible avec israel,et la destruction du sionisme et de cette état raciste xenophobe et lâche,que ces dirigent brûle en enfer!!

9.Posté par Trinidad le 01/05/2009 21:55 | Alerter
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Sand se trompe peut-être sur certaines choses (comme la légitimité de l'existence d'Israël) mais je le trouve honnête et plutôt bien intentionné. J'ai apprécié Comment le peuple juif fut inventé, bien documenté et factuel sur l'histoire du sionisme.

10.Posté par Mazri Omar le 01/05/2009 22:11 | Alerter
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Le colonialisme, sous l'apparat de l'ethnocentrisme européen civilisateur des indigènes ou celui du sionisme restaurateur du peuple élu et de la terre promise, est toujours la négation de l'autrui car c'est son essence. Sa déshumanisation parvient jusqu'aux humanistes et progressistes qui font corps avec leur système de représentation du monde. Ces derniers ne peuvent voir le monde en dehors de leur culture nationale ou de leur appartenance civilisationnelle. Ils sont prisonniers de leurs préjugés. L'intellectuel prisonnier des préjugés de classes, de race, de nationalisme ou de colonialisme est pire que l'ignorant et il est pis encore que celui qui affiche son appartenance idéologique éradicatrice de l'autre.

L'intellectomane progressiste qui veut le progrés, la liberté et la démocratie dans le seul cadre de ses frontières géographiques ou culturelles est prisonnier de son logos politique. Il parle de ses connaisances théoriques sur la souffrance de l'autre mais il ne les vit pas car il est du côté de l'oppresseur et non du côté de l'opprimé. Il peut aller en prison, pour ses idées, pour sa liberté et le système qui l'a produit lui donne les garanties de critiquer par le verbe car c'est le pacte social qui le veut. Défendre la liberté de l'autre, reconnaitre ses idées c'est franchir la ligne rouge. Pour Israël et les sionistes c'est pire c'est porter atteinte au sacré de la sécurité d'Israël.

L'équipe d'Abou Mazen sont devenus otages de ces progressistes qui les ont conduits à une impasse car le seul dialogue et le seul discours qu'ils tolèrent est limité au champ politique. Sortir de ce champ pour parler de la liberté, de la dignité, des droits de l'autre sur le plan de l'idée même de la liberté, de la dignité dans son cadre universel c'est inconcevable culturellement et philosophiquement. Quand ils cherchent un compromis ils ne cherchent pas la vérité ni la justice mais la voie la plus rapide et la plus économe qui garantit la paix de leur pays, de leurs citoyens mais pas la paix ou la dignité ou la liberté des autres. Le colonialisme et le sionisme doivent être vus pas seulement sous l'angle politique mais sous les deux angles psychologiques greco romain et judéochrétien et sous l'angle idéique. Sous l'angle idéique ils acceptent le débat politique avec ses compromis qui ne changent pas l'ordre établi dans sa structure, sa philosophie et ses interêts stratégiques mais ils refusent l'engagement idéologique qui donne au musulman ou au chinois par exemple un sens islamique ou confucianiste qui prouve qu'il y a une autre vision du monde que la leur. Ceci n'est pas propre à Israël mais à tout l'Occident. Israël, implanté en Orient, comme bastion de l'Occident porte les tares de l'Occident dans la relation à l'autre et elle porte une tare plus grande celle du sionisme antinomique avec la reconnaissance des palestiniens comme les authentiques autochtones et non les migrants du sionisme.

Les progressistes français, à l'exception de quelques illuminés, ne voyaient la question algérienne qu'à travers celle de la France et des Français. L'histoire a tranché.

Malek Bennabi dans la lutte idéologique qui oppose les idées de l'opprimé en quête de libération et les idées du colonisateur qui veut ettoufer la voix de l'autre montre avec finesse le pourquoi du questionnement et de la colère des commentateurs de cet article qui pose problème à la conscience libertaire : Le progressiste sioniste est sympathique, méritant pour ses efforts mais la libérations des peuples musulmans ne passent pas par lui car il est par essence un obstacle conscient ou inconscient :

" nous relevons comment, à l’extérieur, l’auteur progressiste ignore de son côté cette lutte : nous constatons, à titre d’exemple, comment en participant au combat contre le colonialisme aux côtés des colonisés, son action se limite exclusivement au seul domaine politique.

Il se retire et s’en lave les mains dès que ce combat prend l’allure d’une lutte idéologique, comme s’il n’en avait cure, ennuyé par sa nouvelle formule. Il pense, en d’autres termes, que l’homme colonisé a le droit de se défendre tant que cette défense se limite strictement au champ politique, mais, une fois transposée au domaine des idées, il estime que cet homme a mis son nez dans un champ auquel il n'a pas droit.

II est possible d'expliquer une telle situation par la lourde chape d’opacité qui couvre la lutte idéologique dans les pays colonises ; ce qui place les autochtones a l’intérieur et les auteurs progressistes a l’extérieur dans l'incapacité de saisir ses contours. Néanmoins, l'expérience montre que parfois, cette ignorance peut être, d'une façon ou d'une autre, une simple parodie, le fruit d'une simulation. Par ailleurs, les dirigeants politiques nationalistes dans les pays colonises adoptent dans la bataille des idées - pour des raisons déterminées - une attitude neutre ou négative, voire hostile.

En dehors des pays colonises, l’écrivain progressiste adopte, pour sa part une position similaire alors que, engageant le combat contre le colonialisme il se range aux cotes de ce même colonialisme des que cette bataille revêt un aspect idéologique.

En analysant cette attitude étrange, l'on arrive a déduire que l’auteur progressiste est contraint, dans une telle bataille, a répondre a des considérations qui lui sont inculquées ou que son comportement découle dans ce domaine de complexes hérités. Dans les deux cas, son attitude a l’égard de la lutte idéologique dans les pays colonises est une attitude au pire hostile, neutre au mieux.


11.Posté par Aigle le 01/05/2009 23:15 | Alerter
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C'est bien en cela que les Ethnocentristes Occidentaux offrent aux Hommes libres la seule alternative suivante :

Soit on accepte de "reflechir" ( "s'agiter" est plus approprié ) dans un Cercle tracé par eux et eux seuls , ce Cercle constituant pour la circonstance , l'Apparat de la Raison et de la logique ( meme si cette derniere est cyniquement à sens unique )

Soit on est menacé de subir les foudres du "Choc des civilisatiobns "

12.Posté par xc3j le 02/05/2009 07:57 | Alerter
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De la valeur des commentaires et des articles présents dépend la qualité du site.

J'ai été séduit par Alterinfo qui produit des documents... alternatifs, c'est à dire à contre courant de la presse française, propriété de grands patrons guidés par une inteligentsia sioniste. Il est particulièrement intéressant de pouvoir élargir les angles de vue et confronter ses idées à celles d'autres personnes tout aussi méfiantes au regard de la pensée unique.

L'opinion est d’une manière générale une affaire personnelle comme la religion, c’est à dire la croyance en l’existence de Dieu (et la forme de cette existence), partie des opinions d’une personne. Donner son opinion est un acte social. C’est une implication dans la société. Exprimer ce que l’on pense revient, même d’une manière infinitésimale, à orienter la pensée globale, donc à prendre pleinement sa place dans la société.

Mais, si l’expression d’une opinion est un acte citoyen, l’affirmation d’une opinion n’est pas éloignée d’un acte prosélyte. A défaut de preuve, chacun de nous « pense » , « croit », « suppose », « analyse », mais personne ne « sait ». Cette expression doit donc se faire avec réserve, humilité et respect des contradicteurs (ceux qui le méritent bien sûr). Il n'existe aucune échelle de notation des opinions. L'adhésion par le plus grand nombre n'est pas plus un moyen de définir la valeur des idées. Elle n'a d'utile que d'entraîner une moindre frustration, la majorité voyant ses souhaits agréés.

Ici, sur ce site, je voudrais dire que le combat d'un homme contre l'idéologie dominante (dans son pays au moins) est un acte courageux. Il frustre les sionistes en les privant d'une base idéologique (de plus en plus discutée il est vrai) et ne satisfait pas tous les antisionistes pour n’aller pas assez loin dans la négation de la légitimité d’Israël.

Il y a donc largement de quoi discuter. Il est bien clair que les auteurs manifestant sur ce site des opinions sionistes feraient bien d'argumenter d'une manière constructive. D’une part, ils ne sont pas majoritaires, d’autre part ressasser les arguments déjà produits dans la presse nationale par des sionistes notoires ne présente aucun intérêt ici : les lecteurs cherchant justement à lire des informations nouvelles et si possible intelligentes. Chacun y gagnerait en permettant de dégager la seule chose qui vaille : la vérité.

D'autre part, les réfractaires à la pensée « officielle » de la presse française doivent lire les commentaires "entre les lignes" y trier ce qui est provocation et ce qui est digne de réponse. Certains commentaires n’ont d’autre but que de tirer le niveau général des discussion sur ce site… vers le bas et pouvoir dire ensuite qu’alterinfo n’est qu’un site antisémite. Vous savez ? L’argument passe-partout qui évite le débat...

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