Politique Nationale/Internationale

IRAN/NUCLEAIRE: Point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay



Mardi 24 Octobre 2006


(Dans l'intervention du ministre, il parle des risques d'une confrontation entre l'Occident et le monde musulman, à propos de la crise iranienne. Pouvez-vous nous expliquer ce qu'il a voulu dire par là ?)


Il l'a déjà dit dans le passé. Ce que le ministre dit, c'est qu'il y a un double risque dans cette affaire. Le premier risque est de laisser faire et de ne pas réagir, ce qui permettrait à l'Iran de continuer son programme d'enrichissement, son programme nucléaire. Nous voyons le risque que cela présente pour la communauté internationale. L'autre risque est le risque d'aller à une confrontation avec l'Iran, y compris avec des moyens qui seraient autres que diplomatiques. A ce moment-là, il y aurait des conséquences tout à fait négatives. Ce que dit le ministre, c'est qu'il y aurait à ce moment-là une espèce de réflexe de solidarité qui pourrait se produire autour de l'Iran de la part d'un certain nombre de pays.

La conclusion à en tirer est qu'il faut trouver une voie entre les deux qui permettent d'aboutir à un résultat et cette voie est la voie diplomatique, c'est la voie du Conseil de sécurité.


(Avez-vous commenté la déclaration du ministre russe des Affaires étrangères, dans laquelle il affirme que la Russie est opposée à des sanctions à l'égard de l'Iran ?)

Je ne sais pas si M. Lavrov a dit cela aussi nettement. Ce que je sais, c'est que nous travaillons depuis le départ avec les Russes. Nous sommes dans le groupe des Six, dont fait partie la Russie. M. Lavrov était à Paris, le 12 juillet, lorsque nous avons adopté une déclaration. La Russie était au Conseil de sécurité quand nous avons adopté la résolution 1696. Elle était également à la réunion de Londres, il y a quelques jours, pendant laquelle nous avons décidé de la marche à suivre.

Il y a un projet de résolution qui a été préparé par les Européens, qui a été transmis aux autres membres du Conseil de sécurité, notamment aux Russes et aux Chinois. Ce projet prévoit un certain nombre de mesures au titre de l'article 41 de la Charte.

Ce n'est pas une surprise, c'est tout à fait dans la logique de ce qui avait été envisagé par les Six. En même temps, nous laissons ouverte la porte du dialogue.

Maintenant, nous allons voir comment la Russie réagit à ce projet et quelle position prend la Russie au Conseil de sécurité. Il est évident que ce sera une décision du Conseil de sécurité. Il y aura un projet de résolution du Conseil de sécurité. L'avis de la Russie est donc très important et nous la consultons de façon permanente sur ces sujets.


(Peut-on avoir une idée des grandes lignes pour les sanctions ?)

C'est un projet qui reste confidentiel. Comme vous le savez, nous voulons des sanctions progressives, proportionnées et réversibles. Ce sont des sanctions ciblées. Pour le contenu spécifique, il faut attendre encore quelques jours./.



Pour consulter les points de presse précédents :
http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp


Mardi 24 Octobre 2006

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