Politique Nationale/Internationale

IMMIGRATION et IDENTITE NATIONALE


La classe politique française a, dans l’ensemble, réagi violemment aux propos du candidat SARKOZY qui vient d’affirmer que, si demain, il était élu à la présidence de la République Française, c’est-à-dire s’il devenait le président de tous les Français de France et de Navarre, il créerait un ministère nouveau de la République, le ministère de l’immigration ET de l’identité nationale. Rares sont ceux qui se félicitent de cette nouvelle sortie « pétaradante » de SARKO. On n’est pas étonné d’apprendre que Le PEN et ses émules approuvent et applaudissent des deux mains et des deux pieds. La plupart des responsables politiques désapprouvent et expriment leur écœurement. C’est à l’honneur de Ségolène ROYAL d’avoir exprimé son dégoût et d’avoir jugé « ignobles » (sic) les propos de Sarkozy, un démagogue populiste renommé. Certains créditent Nicolas SARKOZY de circonstances atténuantes et regrettent ce qu’ils appellent un « dérapage » alors qu’il n’y a nullement dérapage, faux-pas, piège tendu par un journaliste mal intentionné. Cette idée de ministère de l’Immigration ET de l’Identité Nationale n’a rien d’imprévu, d’accidentel, de spontané. Il s’agit d’une idée mûrement réfléchie et sortie de la boite crânienne des têtes à penser de l’équipe de campagne du candidat SARKOZY, du brain-trust en quête d’innovation.


SEDDIKALI2007@YAHOO.FR
Samedi 17 Mars 2007

IMMIGRATION et IDENTITE NATIONALE



La classe politique française a, dans l’ensemble, réagi violemment aux propos du candidat SARKOZY qui vient d’affirmer que, si demain, il était élu à la présidence de la République Française, c’est-à-dire s’il devenait le président de tous les Français de France et de Navarre, il créerait un ministère nouveau de la République, le ministère de l’immigration ET de l’identité nationale. Rares sont ceux qui se félicitent de cette nouvelle sortie « pétaradante » de SARKO. On n’est pas étonné d’apprendre que Le PEN et ses émules approuvent et applaudissent des deux mains et des deux pieds. La plupart des responsables politiques désapprouvent et expriment leur écœurement. C’est à l’honneur de Ségolène ROYAL d’avoir exprimé son dégoût et d’avoir jugé « ignobles » (sic) les propos de Sarkozy, un démagogue populiste renommé. Certains créditent Nicolas SARKOZY de circonstances atténuantes et regrettent ce qu’ils appellent un « dérapage » alors qu’il n’y a nullement dérapage, faux-pas, piège tendu par un journaliste mal intentionné. Cette idée de ministère de l’Immigration ET de l’Identité Nationale n’a rien d’imprévu, d’accidentel, de spontané. Il s’agit d’une idée mûrement réfléchie et sortie de la boite crânienne des têtes à penser de l’équipe de campagne du candidat SARKOZY, du brain-trust en quête d’innovation.


En quoi SARKOZY a-t-il choqué et provoqué un tollé ?. C’est la conjonction de coordination ET qui a choqué plus d’un. C’est elle qui crée un amalgame « ignoble ». La grammaire française enseigne que, de par ce qu’elle est une conjonction de coordination, la conjonction ET coordonne deux mots ou groupe de mots de même nature (grammatical, s’entend) et de même fonction (grammaticale aussi). Les expressions « Immigration » et « Identité Nationale » qui identifient le ministère en gestation sont des groupes de noms abstraits (par opposition aux noms concrets). Elles servent à déterminer ce ministère nouveau. Leur coordination donne à penser qu’elles sont complémentaires sur le plan de la sémantique. Si on doit définir l’Identité Nationale, si on doit en déterminer les éléments de manière plus ou moins exhaustive, c’est en fonction du phénomène de l’immigration (contrôlée ou non), légale ou clandestine (choisie ou subie), tant les deux concepts sont ou seraient interdépendants . Leurs contours resteraient à cerner, à déterminer.


Dans la République à la mode SARKOZY, la politique migratoire se ferait en fonction du prototype identitaire français. L’immigration serait refusée à celui qui ne connaît pas la langue française, qui a une tenue vestimentaire qui dépareillerait la France, qui a un nom à consonance particulièrement étrangère et étrange, à celui qui est polygame, à celui qui égorge son mouton de L’Aïd dans une baignoire, qui n’est pas imprégné de culture, de littérature, de civilisation française, qui n’est pas pétri du patrotisme et des « valeurs »de la République. Pour ne pas être un sous-français, il ne doit pas être un sous-homme et ne pas s’aventurer sur les terres de Georges FRECHE. Il serait déconseillé au candidat à l’immigration de fréquenter les mosquées que Philippe DE VILLIERS ( y comprises celles qu’il aurait découverte à ROISSY) juge non conformes à la France de Charles MARTEL. Il ne devrait pas être noir, tout comme les Gaulois ne l’étaient pas.


Inversement, l’identité nationale serait définie en fonction de la politique migratoire, une politique à géométrie variable. La France aura beau être UNE et INDIVISIBLE, on fera de judicieux distinguos entre Français de souche et Français d’adoption ou d’occasion, entre Français du 16ème arrondissement et Français de la Seine-saint-Denis (le fameux 93), entre Français bénéficiaires de la discrimination positive et français victimes de la discrimination négative, entre français musulmans et Français non-musulmans, entre Français qui aiment la France et français qui ne l’aiment pas et que Sarkozy invite à quitter. Flûte ?


Ce fils d’immigré qu’il est devient du jour au lendemain maître des lieux et s’érige en donneurs de leçons.

SARKOZY qui veut une France française, une France pure et dure est entouré dans son staff de français de tous horizons et originaires, pour beaucoup d’entre eux de la Non-France. On attend de Sarkozy qu’il dise s’il considère comme Française à part entière éligible à la présidence de la République, Ségolène ROYAL née au Sénégal et ayant vécu son enfance en outre-mer. Il est vrai qu’elle n’est pas noire. Il convient de se méfier des extrémismes, de tous les extrémismes. Il convient de se défier d’un SARKO, grand admirateur de l’Amérique buschiste, adorateur de circonstance d’ISRAEL, ennemi juré de ce qu’il appelle la « racaille » des banlieues. L’étiquette d’arrogance qu’il colle à la France, c’est à lui qu’elle colle inexorablement. On ne peut pas en vouloir aux jeunes des banlieues d’être viscéralement SARKOPHOBES. La coupe est pleine. Le danger SARKOZY est bien réel et bien plus que ne le redoutent ses principaux rivaux, candidats à la magistrature suprême du pays.


Minou99
Militant des droits
De l’homme
Le 17 Mars 2007


Samedi 17 Mars 2007


Commentaires

1.Posté par Cat le 17/03/2007 19:03 | Alerter
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Sauf que Le pen n'as jamais proposé se genre de Ministère !
Les partie de gauches comme de droites font de la propagande Anti-Le pen comme en ce moment sur Arté.

Et il serait interdit de penser que le devoir des immigrés est de se fondre dans l’identité nationale.

2.Posté par Cat le 17/03/2007 19:33 | Alerter
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Une annonce, comme le soulignait Jean-Marie Le Pen sur TF1 lundi soir, qui intervient « opportunément » et comme par hasard à cette période décisive de la campagne présidentielle, le candidat de l’Union patriotique relevant encore qu’ « il n’est pas nécessaire d’avoir un Ministère, mais une volonté politique

3.Posté par Fadel le 20/03/2007 01:45 | Alerter
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Sarko a beau martelé en se tapant la poitrine qu'il est français, répété comme un leit motiv "la France, la France", comme un grand complexé, il a beau s'évertué à dissimuler ses origines, les français n'oublieront jamais que c'est un juif hongrois immigré. Le tronc d'arbre a beau durer dans l'eau, il ne deviendra jamais un caïman.
Par sa nouveille trouvaille, Sarko veut chasser sur les terres lepénistes en incitant les français à faire le distingo entre les blancs et les autres surtout les noirs et les musulmans, d'où sa fréquente référence à la culture judéo chrétienne.
Dans quelle catégorie classe -t-il alors les juifs? ceux n'ayant jamais quitté la région moyen orientale avec les mêmes traits physiques que les habitants de cette région et ceux qui par divers métissages ont eu les traits physiques quelque peu modifiés?
Sarko veut débarrasser la France des noirs, des arabes et subsidiairement des autres étrangers non européens pour favoriser l'immigration des ressortissants des pays de l'est mais à ce jeu, il risque de tomber dans son propre piège. Les extrémistes qu'il courtise auront vite fait de remettre les juifs dans les indésirables. Les déclarations de l'éminent professeur d'économie et ancien premier ministre Raymond Barre sont un rappel que les français peut-être n'aiment pas les étrangers surtout s'ils sont noirs ou arabes, mais ils n'aiment pas les juifs non plus.
Ce n'est pas Simone Veil qui dira le contraire, elle qui se dit déjà déçue par cet arrimage immigration et identité nationale alors qu'elle aurait dû d'abord étudier la personne avant de lui accorder son soutien.

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