Conflits et guerres actuelles

IL EST MIEUX QUE TOUTES LES ARMÉES ARABES, Ange ou démon?


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Le jeune insurgé de 1982 est aujourd’hui la star incontestée du nationalisme arabe.


Farid@evhr.net
Samedi 22 Juillet 2006

L’homme qui fait aujourd’hui la une des médias internationaux peut passer pour un ange ou pour un démon, selon que l’on pose son mouvement le Hezbollah pour le champion du nationalisme arabe en lutte contre l’hégémonisme israélien ou que l’on estime qu’il s’agit, en fait, du chef d’une organisation classée par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et Israël comme un groupe terroriste.

Né en 1960 dans le quartier de Bordj Hammoud, dans la périphérie de Beyrout-Est, il connaît très jeune la guerre et les turbulences qui secouent le Liban. En 1975, la guerre civile éclate et oblige sa famille à retourner à leur demeure ancestrale dans le village de Bassouriyeh, au Liban-Sud. C’est là que Nasrallah rejoint le mouvement Amal. Après des études studieuses en Irak chez les chiites, il revient au Liban et décide, en 1982, après l’invasion israélienne du Liban, avec un chef charismatique du mouvement Amal, le cheikh Abbas Moussaoui, de créer le mouvement Hezbollah. En 1992, âgé alors de 32 ans, il prend la tête du parti et lui donne ses marques. Doté d’une solide formation politico-militaire, dans un mouvement qui s’est posé comme le fer de lance depuis le milieu des années 1980 de la résistance anti-israélienne, Nasrallah accède à ce poste après la mort de cheikh Abbas Moussaoui, tué dans un raid israélien ciblé. Cheikh Nasrallah reçoit son baptême du feu un an plus tard, lorsque la Résistance islamique, bras armé du Hezbollah, résiste à une opération israélienne d´envergure, «Justice rendue». Pourquoi le mouvement s’appelle Hezbollah? Parce que l’emblème, qui représente un bras appuyé sur les deux mots arabes «hizb-Allah» ( parti de Dieu), et brandi vers le ciel serrant une arme automatique, est surmonté du verset «Ala in’na hizballahi houmou al-ghaliboune» «Ce sont les Partisans de Dieu qui seront les vainqueurs.»

Le jeune insurgé de 1982 est aujourd’hui la star incontestée du nationalisme arabe dans l’esprit de centaines de millions de citoyens du vaste monde arabo-musulman. Le Hezbollah «est le maître de la résistance et la voix de la dignité arabe», affirmait il y a quatre jours l´éditorialiste égyptien Moustapha Bakri dans Al-Osbou’. «Le Hezbollah agit comme un protecteur régional pour le peuple palestinien», ajoutait-t-il. Des populations entières l’adoptent aujourd’hui comme «le nouveau héros arabe à l’époque des défaites et des humiliations» et semblent également acquises à la cause de celui qui a déclaré courageusement la «guerre ouverte» à l´Etat hébreu. Cependant, le fait est là.

Cheikh Hassan Nasrallah est depuis quatorze ans le chef charismatique de ce mouvement chiite, fer de lance de la résistance anti-israélienne au Liban-Sud. Sous sa direction, le Hezbollah s´est intégré à la vie politique libanaise et est représenté au Parlement. Brillant orateur, maniant l´humour avec aisance, Seyyed Nasrallah, 46 ans, s´est imposé au fil des ans comme un habile chef de guerre et négociateur et fait l´objet d´un véritable culte de la personnalité parmi ses fidèles. Hassan Nasrallah a déjà à son actif un important succès: l´échange, en janvier 2004, des dépouilles de trois soldats israéliens contre quelque 400 détenus et corps de Libanais et autres ressortissants arabes, après une longue médiation de l´Allemagne.


22 juillet 2006
L'Expression dz.com
Fayçal OUKACI




Dimanche 23 Juillet 2006

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