Palestine occupée

« Hystérie préventive » en Israël


Les tiraillements politiques et les polémiques entourant le prochain sommet arabe, prévu fin mars à Damas, ont fait la « Une » de la presse libanaise et arabe. Les analystes estiment que le sort de ce sommet est désormais lié à l’íssue de la crise libanaise, dont le règlement permettrait l’élection d’un président de la République qui représenterait le Liban lors de cette réunion. C’est dans ce contexte que le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, doit débarquer à Beyrouth pour tenter de trouver un compromis, encore incertain, entre le 14-mars pro-US et l’opposition nationale.


Jeudi 21 Février 2008

Tendances et événements au Proche-Orient

« Hystérie préventive » en Israël

Les mesures préventives se poursuivent en Israël dans une ambiance hystérique après les propos du chef de la Résistance libanaise, sayyed Hassan Nasrallah, lors des funérailles du chef militaire du Hezbollah, Imad Mughniyé, tué le 12 février dans un attentat à Damas. Des réservistes ont été partiellement mobilisés et des mesures, habituellement prises en temps de guerre, ont été mises en œuvre à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Cet état d’alerte exceptionnel s’accompagne de supputations sur la nature de la riposte du Hezbollah. Les experts redoutent l’enlèvement ou l’assassinat de hauts responsables israéliens ou l’organisation d’opérations militaires spectaculaires et douloureuses dans les territoires palestiniens. Dans ce contexte, on peut noter les observations suivantes :
- 1. L’ attitude d’Israël après l’assassinat d’Imad Mughniyé ne laisse aucun doute sur sa responsabilité, en dépit du démenti officiel de tout lien avec l’attentat de Damas. De toute façon, Israël n’a jamais officiellement reconnu l’implication de ses services de renseignement dans ce genre d’actions. De toute vraisemblance, l’assassinat est l’œuvre d’une équipe internationale et régionale coordonnée par le responsable du Moyen-Orient au Conseil sécurité nationale états-unien, Elliot Abrams. Le groupe qui a exécuté l’attentat pourrait comprendre des ressortissants de pays arabes, dirigés par des États-uniens. Dans ce contexte, il faut se souvenir des réunions des chefs des services de renseignement des États arabes dits « modérés », présidées par la secrétaire d’État Condoleezza Rice, en 2007, en présence d’Abrams. Selon certaines informations, des dirigeants des SR israéliens auraient pris part à quelques-unes de ces réunions.
- 2. Dans le débat sur les conséquences de l’assassinat de Mughniyé, certains analystes israéliens n’hésitent à dire qu’Israël à commis une « stupidité » au vu du prix exorbitants qu’il pourrait payer. Ces experts adressent notamment leurs critiques au Premier ministre Ehud Olmert et à son ministre de la Défense, Ehud Barak, qui ont donné l’ordre de l’opération. D’autres spécialistes pensent que la riposte du Hezbollah va se limiter à une recrudescence des opérations anti-israéliennes dans les territoires palestiniens et ne va pas comprendre des attaques contre des ressortissants ou des responsables de l’État hébreu à travers le monde. Les menaces de certains responsables israéliens de lancer une « guerre destructrice » dans la région en cas d’attaque du Hezbollah ont été sévèrement dénoncées. Surtout que la puissance de feu du Hezbollah dans le domaine des roquettes est restée intacte, comme l’a récemment reconnu Ehud Barak. Le projet de ce dernier de construire un dôme de fer pour protéger Israël des missiles du Hezbollah continue de faire sourire les spécialistes.
- 3. Les probabilités d’une attaque terrestre d’envergure contre la Bande de Gaza augmentent, bien que certains milieux israéliens continuent de s’interroger sur la pertinence d’une telle opération au regard des expériences du passé.

Presse et agences internationales

AL KHALEEJ (QUOTIDIEN EMIRATI)
Si on ajoute les tensions dans la rue, au vide institutionnel, au sabotage des institutions, à l’éclatement politique, aux accusations réciproques qui ont atteint les appels au divorce ou au départ, quelle image obtiendra-t-on du Liban qui a souffert, ces dernières décennies, d’une guerre civile et de deux invasions israéliennes dont une a dépassé la capitale Beyrouth ?

AL WATAN (QUOTIDIEN SAOUDIEN)
En décidant de revenir à Beyrouth pour exposer aux loyalistes et à l’opposition son initiative visant à élire à la présidence le général Michel Sleimane, former un gouvernement d’union nationale et élaborer une nouvelle loi électorale plus représentative du peuple libanais, il semble que le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, rame à contre-courant.

EUROPOLITIQUE (AGENCE DE PRESSE DE L’UNION EUROPEENNE)
Le Conseil de l’Union européenne a adopté, le 18 février, les versions révisées des partenariats d’adhésion de la Turquie et de l’ancienne république yougoslave de Macédoine (ARYM) ainsi que les mises à jour des partenariats avec l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie.

LE FIGARO (QUOTIDIEN FRANÇAIS, MAJORITE PARLEMENTAIRE)
L’ancien ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a été nommé hier par Ban Ki-Moon secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des financements innovants ; un poste taillé sur mesure. Douste-Blazy avait été chargé en son temps par Jacques Chirac de mettre en place le fonds Unitaid, de lutte contre les grandes pandémies dans le tiers-monde, en le finançant par une taxe sur les billets d’avion. Au Quai d’Orsay, où Douste-Blazy n’a pas laissé un bon souvenir, on ne cachait pas ce matin son irritation.

24 HEURES (QUOTIDIEN SUISSE)
Le Parti socialiste suisse s’inquiète des nouveaux contrats d’armement signés avec les Émirats arabes unis pour 6,5 millions de francs suisses. En effet, en 2005 les Émirats avaient acheté des chars M109, puis les avaient illégalement revendus au Maroc, alors que la Suisse s’y opposait en raison du conflit du Sahara.

THE TIMES (QUOTIDIEN BRITANNIQUE, GROUPE MURDOCH)
Selon des documents rendus publics hier, le général israélien Doron Almog se trouvait à bord d’un avion d’El-Al ayant fait escale le 11 septembre 2005 à l’aéroport d’Heathrow. Accusé, d’avoir détruit illégalement 59 habitations à Gaza en 2002, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour crimes de guerre. Cependant, à l’issue d’une confrontation de 2 heures, les autorités britanniques ont renoncé à l’arrêter de peur d’une fusillade avec les officiers de sécurité israéliens embarqués dans l’appareil.

THE AUSTRALIAN (QUOTIDIEN AUSTRALIEN, GROUPE MURDOCH)
Le chef d’état-major des armées australiennes, le général Marshal Houston, a déclaré hier devant une commission d’évaluation du Sénat que le moment été venu pour l’Australie de se retirer d’Irak. Selon lui, l’amélioration de la situation et les progrès accomplis par les forces locales font que la présence australienne n’est plus indispensable.
De son côté, le ministre de la Défense, Joel Fitzgibbon, a indiqué que l’Australie pouvait maintenant s’impliquer plus en Afghanistan.

RIA-NOVOSTI (AGENCE DE PRESSE RUSSE)
• Un porte-parole de la Commission européenne a annoncé que l’Union envisageait d’octroyer 1 milliard d’euros en quatre ans au Kosovo. Le nouvel État a été reconnu par 18 membres de l’Union sur 27.
Alors que le gouvernement grec n’a pas reconnu le Kosovo, il a accepté de participer à la mission de l’Union sur place, suscitant la colère de l’opposition grecque qui l’accuse de duplicité.
Le gouvernement russe maintient sa proposition au Conseil de sécurité à propos du Kosovo. A ses yeux, seule une solution négociée dans le respect des deux parties (serbe et albanophone) peut garantir une paix durable. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe a souligné que le déploiement de la mission de l’UE au Kosovo n’a pas de base juridique et contourne le Conseil de sécurité, bref qu’il est « illégal ».
• Ruhama Avraham, ministre israélienne des Relations avec le Parlement, a indiqué avoir entrepris des démarches auprès de la Douma russe pour demander l’aide de Moscou dans la libération de ses trois soldats capturés dans la bande de Gaza et au Liban en 2006.

THE WASHINGTON POST (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
Le gouvernement irakien a donné instruction à sa police de nettoyer les rues des mendiants, des handicapés et des déficients mentaux. Il craint en effet que ceux-ci ne soient utilisés par Al-Qaeda « comme kamikazes à leur insu » (sic).

THE NEW YORK TIMES (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
Intervenant dimanche devant la Conférence des présidents des organisations juives américaines, le Premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé que, d’un commun accord avec la délégation palestinienne, la question de Jérusalem ne serait abordée qu’à la fin des négociations. Interrogé par le journal, le négociateur en chef palestinien, Saëb Erekat, a nié qu’un tel accord ait été conclu entre les deux parties.

TODAY’S ZAMAN (QUOTIDIEN TURC ANGLOPHONE)
L’option d’une opération militaire terrestre de l’armée turque contre les séparatistes kurdes retranchés dans le nord de l’Irak est « sur la table », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Ali Babacan. En général, les opérations militaires contre le PKK dans les régions montagneuses de l’est de la Turquie sont lancées au printemps, après la fonte des neiges. « Le calendrier et les conditions météo sont (des déterminants) importants », a souligné le chef de la diplomatie.

GRANMA (QUOTIDIEN CUBAIN)
- Fidel Castro, leader de la Révolution cubaine
« Je n’aspirerai ni n’accepterai –je répète– je n’aspirerai ni n’accepterai la charge de président du Conseil d’État et de commandant en chef. Ma première obligation après tant d’années de lutte était de préparer le peuple à mon absence, psychologiquement et politiquement. Jamais je n’ai cessé de signaler qu’il s’agissait d’un rétablissement qui n’était pas exempt de risques. Heureusement, notre processus compte encore avec des cadres de la vieille garde, unis à d’autres qui étaient plus jeunes quand a commencé la première étape de la révolution. Le chemin sera difficile et requerra l’effort intelligent de tous. Je ne vous fais pas mes adieux. Je souhaite combattre comme un soldat des idées. »

• Le mouvement de Moqtada Sadr a tempéré les déclarations faites dimanche sur l’annulation d’un accord avec son grand rival au sein de la communauté chiite irakienne, le Conseil suprême islamique d’Irak (CSII), affirmant qu’il s’agissait d’un « avertissement ». « Les déclarations du mouvement sadriste ne signifient pas l’annulation de l’accord entre les deux parties, mais c’est un avertissement au Conseil suprême », a affirmé Salah al-Obeidi, le porte-parole du bureau de Moqtada Sadr à Najaf. « Si le CSII ne fait rien pour régler les problèmes entre les deux parties, nous les mettons en garde contre les conséquences », a ajouté M. Obeidi.

• En Irak, deux Saoudiens et un Algérien, membres d’el-Qaëda, ont été tués mardi avant l’aube par les forces spéciales irakiennes près de Samarra, dans le nord de l’Irak, a indiqué un officier de ces forces. Les forces spéciales ont arrêté un chef local d’el-Qaëda, Mahmoud al-Rahmani, lors d’une opération contre la cache de l’organisation dans le quartier industriel de Samarra, d’après le lieutenant Mouthanna Chakir Mahmoud. Son interrogatoire a mené les forces spéciales à une deuxième cache, dans les faubourgs de Samarra, où les forces spéciales ont engagé des combats avec les deux Saoudiens et l’Algérien, qui ont été tués, a ajouté le lieutenant. D’importantes quantités d’armes – dont des roquettes et des bombes– ont été découvertes dans les deux caches, a-t-il précisé. En outre, un père de famille, sa femme, son fils ainsi qu’une voisine, participant à la lutte contre les affiliés d’el-Qaëda, ont été tués par l’organisation extrémiste près de Baaqouba. Selon des membres du village et de la famille, la famille avait rejoint récemment les « comités populaires », appelés également les « Forces du réveil ».

• Le chef de la diplomatie égyptienne Ahmad Aboul Gheit a chargé l’un de ses adjoints de convoquer l’ambassadeur du Danemark au Caire pour lui affirmer que l’Égypte jugeait inacceptables les tentatives des médias danois de répéter l’offense portée aux sentiments et aux symboles sacrés des musulmans dans le monde entier, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hossam Zaki.

• Le Conseil des gardiens de la Constitution iranienne, chargé de superviser les élections, a repêché 251 nouveaux candidats qui avaient été disqualifiés pour les législatives du 14 mars, a rapporté le site officiel du ministère de l’Intérieur. Le 22 février « est le dernier délai pour le Conseil des gardiens pour publier la liste des candidats approuvés », a déclaré Abbas-Ali Kadkhodaie, porte-parole du Conseil, cité sur le site Internet du ministère de l’Intérieur. « Nous sommes en train d’examiner les plaintes et nous allons publier les résultats le 3 du mois iranien d’esfand », qui correspond au 22 février.
Ensuite, les candidats disqualifiés disposeront d’un dernier recours devant le même Conseil. Le Conseil des gardiens, contrôlé par les conservateurs et chargé d’approuver la liste définitive des candidats, a repêché à ce jour 831 candidats sur un total de 2200 disqualifiés par les instances subalternes. « Sur les 251 candidats repêchés, il y a une dizaine de réformateurs approuvés », a déclaré Hossein Marashi, vice-président de l’état-major de la coalition des réformateurs, qui regroupe 30 partis et mouvements politiques.

Tendances et événements au Liban

Amr Moussa réussira-t-il une percée entre le 14-mars et l’opposition ?

À la veille de la nouvelle phase de l’initiative arabe, que devait inaugurer ce mercredi Hicham Youssef, l’adjoint du secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, des indices contradictoires sont apparus quant à l’orientation que pourrait prendre la crise libanaise :
- 1. Des informations ont indiqué que lors de sa tournée dans certaines capitales arabes et occidentales, le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, a plaidé en faveur de l’ínternationalisation de la présidentielle libanaise en transférant le dossier de la Ligue arabe au Conseil de sécurité des Nations unies. Mais les pays européens participants à la Finul ainsi que la Russie ont informé le ministre des Affaires étrangères wahhabite de leur refus d’une telle option. Moscou aurait même informé al-Fayçal qu’íl est peu probable qu’une nouvelle résolution soit votée en Conseil de sécurité dans le but d’accroitre les pressions sur la Syrie.
- 2. Amr Moussa et le président de la Chambre, Nabih Berry, sont en contact permanent pour coordonner leurs efforts afin de faire réussir la réunion, annoncée par Moussa, entre le général Michel Aoun et Saad Hariri, dimanche prochain. Un projet de solution à la crise serait en gestation et reste entouré de secret, afin d’éviter qu’il ne soit torpillé par les faucons du 14-mars.
- 3. Les efforts déployés par des parties étrangères pour tenter de régler la crise se heurtent à l’intransigeance des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite. Une source dirigeante de l’opposition a estimé que les déclarations du diplomate US David Satterfield, qui a tournée en dérision l’initiative arabe, l’appel de Riyad à ses ressortissants à éviter le Liban, ainsi que la décision de la France de fermer deux de ses centres culturels à Tripoli (Liban-Nord) et Saïda (Liban-Sud), constituent des messages à connotation sécuritaire et politique. Leur résultat est d’amplifier les craintes des Libanais sur l’existence d’un plan arabe orchestré par Washington pour provoquer une explosion de la situation au Liban et empêcher toute entente entre le 14-mars et l’opposition.
- 4. Des informations de presse en provenance de Paris évoquent un prochain retour de l’ambassadeur Jean-Claude Cousseran au Liban et dans d’autres capitales, en sa qualité d’émissaire présidentiel, cette fois-ci. Dans ce cadre, des divergences semblent exister sur l’approche à adopter dans la crise libanaise entre le Quai d’Orsay et l’Élysée.
- 5. Face à la gravité de la situation sur le terrain, l’Armée libanaise a procédé à un déploiement massif dans quelque 30 points chauds de la capitale. Mais le commandement de l’armée ne se fait pas d’illusion sur les limites de ses capacités à faire face à des débordements de grande ampleur, consciente du fait que la sécurité est avant tout une question politique.
- 6. Autre grand rendez-vous de cette semaine, le discours que doit prononcer le chef du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, vendredi, à l’occasion d’une cérémonie organisée pour les grands martyrs de la Résistance, tous assassinés par les Israéliens (Ragheb Harb, Abbas Moussaoui et Imad Mughniyé). Dans ce cadre, des informations font état de progrès dans l’enquête sur l’assassinat de Mughniyé et les analystes estiment que cet attentat pourrait constituer le prélude à une guerre régionale lancée contre le Liban, la Syrie et Gaza, avec une couverture des arabes dits « modérés ».
- 7. La campagne médiatique saoudienne contre la Syrie et le Hezbollah se poursuit à travers des journaux et des chaines satellitaires financés par le royaume wahhabite.

Déclarations

- FOUAD SINIORA, PREMIER MINISTRE (14-MARS)
« Les Libanais ont une nouvelle fois plébiscité le 14 Mars, exprimant leur refus de la guerre et des conflits internes, et soutenant l’initiative arabe. Nos concitoyens veulent vivre dans un État qui respecte la dignité humaine et non pas dans une myriade de mini-États où l’on brûle des pneus et où l’on exploite les questions sociales pour d’autres fins. Lors de la dernière guerre israélienne contre le Liban, toutes les parties, notamment sayyed Hassan Nasrallah et le président Berry, ont soutenu le plan en sept points du gouvernement qui réclame la libération des fermes de Chebaa et stipule clairement que le Liban sera le dernier pays à conclure un accord de paix avec Israël. Mais il est inadmissible que les Libanais soient astreints à payer le prix de l’ensemble du conflit israélo-arabe, d’autant qu’ils ont subi sept invasions israéliennes au cours des trente dernières années (…) Certaines parties exigent que le prochain cabinet soit formé selon la règle des 10+10+10. Mais l’un des principaux acquis de Taëf est le principe de l’égalité. Il ne faudrait donc pas introduire de nouveaux éléments qui pourraient mener à l’anéantissement du principe de l’équité et à l’instauration de la règle des trois-tiers que refusent les Libanais. »

- CHEIKH ABDEL AMIR KABALAN, HAUT DIGNITAIRE RELIGIEUX CHIITE
« O Imad (Mughniyé, ndlr), toi et tes camarades nous avez relevé la tête. Imad, tu n’es pas mort. Ceux qui ont comploté contre toi sont morts. Israël est dans une situation de panique. Son armée est en état d’alerte et il vit l’angoisse des conséquences néfastes de l’assassinat sur ses ambassades à l’étranger et ses soldats à l’intérieur. Ils ont voulu faire la guerre et nous, nous ne commençons pas les guerres. Si vous voulez la guerre, nous vous disons bienvenue, nous serons tous des Imad Mughniyé. Nous, au Liban, portons les armes uniquement contre Israël. Mais avec nos frères libanais, nous agirons selon le précepte de Issa fils de Marie (Jésus-Christ) : “Qui vous frappe sur la joue droite, tendez-lui la joue gauche” ». Nous tous, avec mes frères du Hezbollah et d’Amal, nous resterons libanais avant tout. Nous sommes fiers de notre identité libanaise. »

- OMAR KARAME, ANCIEN PREMIER MINISTRE (OPPOSITION)
« L’opposition est attachée à la paix civile et les derniers propos de David Satterfield, la semaine dernière, révèlent d’une manière flagrante la volonté des loyalistes de ne pas parvenir à un règlement de la crise. »

- AMINE GEMAYEL, ANCIEN PRESIDNT DE LA REPUBLIQUE (14-MARS)
« La crispation politique qui a précédé le retour de Amr Moussa n’est pas un signe encourageant quant au dénouement de la crise. L’opposition n’est pas prête à conclure un accord lors de la dernière visite de l’émissaire de la Ligue, vu qu’elle a refusé toutes les offres qui lui ont été présentées, insistant sur un panier complet. Ceci démontre que l’opposition s’est retournée contre la Constitution, contre Taëf pour instaurer de nouvelles coutumes sur la scène politique. Les propos de sayyed Hassan Nasrallah sur la guerre ouverte contre Israël marquent l’avènement d’une nouvelle phase. À quel point un chef de parti peut-il imposer des orientations stratégiques au pays sans revenir aux institutions constitutionnelles ? ».

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Jeudi 21 Février 2008

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