Diplomatie et relation internationale

Hugo Chavez en tournée diplomatique dans les capitales arabes


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Notre correspondante en Amérique latine pour Al Jazeera, Dima Khatib, est le seul correspondant étranger voyageant avec Hugo Chavez, le président vénézuélien, alors qu’il entame une tournée diplomatique dans un certain nombre de pays arabes.
Dima Khatib - Al Jazeera


Dima Khatib
Samedi 5 Septembre 2009

Abdelaziz Bouteflika accueille Hugo Chavez à son arrivée à Alger - Photo : EPA
Abdelaziz Bouteflika accueille Hugo Chavez à son arrivée à Alger - Photo : EPA

Dima Khatib tient un journal quotidien dans le cadre de notre couverture spéciale de la tournée de Chavez dans la région.


« Bonjour tout le monde ! Vous êtes-vous un peu reposés ? » demande Hugo Chavez alors qu’il se promène dans l’allée de l’avion présidentiel pendant nous attendions de décoller de l’aéroport international Houari Boumedienne en direction de de Damas.

« Nous sommes très fatigués, Président, nous ne comprenons pas comment vous pouvez y arriver », dit un journaliste vénézuélien qui l’accompagne.

« Mais je suis le plus âgé ici et je me sens très bien », affirme Chavez avec un grand sourire : « Vous devriez dormir un peu maintenant. Nous allons voler pendant trois heures ou plus pour atteindre Damas. »

Le président vénézuélien semble frais et dispo alors qu’il se dirige vers le troisième pays de sa tournée à l’étranger.

Sa première visite à la région a débuté par la Libye, où il a passé deux jours et demi à assister à un sommet de l’Union africaine et à suivre la commémoration officielle pour les 40 années écoulées depuis l’accession au pouvoir de Mouammar Kadhafi, le président libyen.

Le mercredi, nous étions en Algérie puis bientôt en route pour Damas afin d’y rencontrer Bashar al-Assad, le président syrien.

Chavez s’arrête pour dire bonjour et discuter avec presque tout le monde dans l’avion, y compris l’équipage cubain de cet avion de fabrication russe (Jumbo air Cubana), prêté par Cuba car son avion présidentiel est en cours de révision.

Dans une conférence de presse improvisée pour Al Jazeera, Telesur, le Media Network vénézuélien, et des membres de sa propre presse présidentielle, il parle avec enthousiasme de M. Abdelaziz Bouteflika, le président algérien.

Bouteflika lui avait posé des questions sur chacun des pays d’Amérique latine, en montrant un grand intérêt pour cette partie du monde.

Toujours dans l’avion et cette fois-ci avec des représentants de son propre gouvernement, il se demande pourquoi il n’y a pas beaucoup d’échanges commerciaux entre le Venezuela et « de vieux amis », comme l’Algérie et la Libye, dont il a avec les dirigeants un « solide relation personnelle ».

Un de ses collaborateurs lui répond : « Peut-être n’accordons-nous pas assez d’attention à ces pays ».

Soupe algérienne

Chavez parle d’une nouvelle autoroute que l’Algérie est en train de construire entre l’est et l’ouest du pays. Il se demande pourquoi le Venezuela ne fournit pas l’Algérie avec l’asphalte dont il a besoin pour achever l’autoroute.

Chavez ne cache pas la grande joie qu’il ressent d’être dans le monde arabe, où il est très populaire grâce à ses positions anti-israéliennes qui ont conduit à la rupture de tous liens avec Israël pendant sa guerre contre Gaza au début de cette année.

Il a aimé partager l’Iftar (banquet de rupture du jeûne de Ramadan), le mercredi avec Bouteflika dans la résidence officielle Zeralda, un complexe situé en dehors de la capitale, Alger, servant à accueillir les délégations officielles en visite au pays.

C’était son premier Iftar depuis le début de sa tournée et il a duré quatre heures.

Il y avait de la soupe algérienne, des poissons de la Méditerranée, lde ’agneau et beaucoup de sucreries. Chavez a également pris le thé à la menthe et une crème glacée au citron et à la menthe.

Il semblait vraiment s’amuser, riant souvent en compagnie de Bouteflika qui discutait avec Chavez avec l’aide d’interprètes français-espagnol des deux côtés. Bouteflika parlait tout le temps le français, et non l’arabe, un fait qui a dérouté les assistants de Chavez.

Au-delà de la réthorique

L’objectif du séjour de Chavez en Algérie a été accompli puisque Bouteflika s’est engagé à assister au second sommet « Union africaine-Unasur » (Union des nations sud-américaines) qui se tiendra à la fin du mois sur l’île de Margarita au Venezuela.

Au cours de leur longue conversation durant l’Iftar, ils ont discuté des façons de rendre le sommet utile pour les deux régions et ne serve pas seulement « à discuter » entre dirigeants, afin qu’il ait un impact réel dans des domaines comme le commerce, l’éducation, les finances, la santé et d’autres.

Alors qu’il passait dans l’allée de l’avion présidentiel de retour vers l’avant, je lui ai dit que j’avais été interdite de couvrir la visite en Algérie, parce qu’« Al Jazeera n’est pas accrédité dans le pays ».

Chavez a été surpris d’entendre cela et il s’est demandé s’il avait bien fait de me présenter à Bouteflika lorsque nous étions arrivés.

Notre conversation s’est interrompue à ce moment-là lorsque l’un de ses assistants a déclaré inquiet : « Le président Bouteflika vous attend en bas, Monsieur le Président ».

Il était midi, heure locale algérienne lorsque Chavez se dépêcha de descendre au pied de l’avion où Bouteflika se tenait debout au soleil, à l’aéroport international Houari Boumediène.

Ils se sont vite dits au revoir avec une cérémonie officielle, et quelques minutes après Chavez était de retour dans l’avion et nous sommes partis pour Damas.

3 septembre 2009 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/focus/...
Traduction : Info-Palestine.net


Samedi 5 Septembre 2009


Commentaires

1.Posté par Farid le 06/09/2009 02:02 | Alerter
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L'arme du GNL: Chavez veut s'allier à Alger

par Mahrez Ilias

Hugo Chavez, président du Venezuela, veut-il faire un pied de nez aux Etats-Unis, dans sa guerre permanente au Satan américain, en allant chercher des alliances dans le front politique le plus opposé à l'hégémonisme US en Amérique latine ?

La tournée qu'il effectue actuellement, et qui l'a déjà conduit en Libye, en Algérie, puis à Damas, Téhéran et Moscou est de celles qui ne trompent pas. Chavez a bel et bien déclaré une guerre particulière aux Etats-Unis, un voisin assez encombrant pour la révolution bolivarienne que Chavez entend exporter au sein de plusieurs régions du monde. Les indices ne trompent pas : juste après la conclusion d'un accord militaire, dénoncé avec force par Caracas, entre Washington et Bogota, portant sur la constitution de bases militaires US dans ce pays d'Amérique du Sud, le président du Venezuela prend son bâton de pèlerin et va pique-niquer dans certains pays connus pour ne pas être vraiment amis de Washington. Avec l'Algérie, Chavez veut surtout développer le créneau énergétique, et lance l'idée d'une grande coopération entre Sonatarch et le groupe pétrolier Venezuelien PDVSA, au sein duquel travaillent des ingénieurs algériens d'ailleurs. Et, là dessus, ‘'Chavi'', comme l'appellent ses partisans et le ‘'petit peuple'' des favelas de Caracas, affirme lors de sa visite mercredi à Alger, ‘'la volonté de l'Algérie et du Venezuela de renforcer leurs relations bilatérales dans tous les domaines. «Nous voulons renforcer les liens économiques, commerciaux, énergétiques et technologiques et les élever au niveau de nos excellentes relations politiques», a-t-il dit. Il poursuit : ‘'J'ai proposé au président Bouteflika de faire en sorte que la société algérienne des hydrocarbures (Sonatrach) participe à la production de pétrole avec son homologue du Venezuela», avant de lancer l'idée d'un vaste chantier : la production collective de GNL et son exportation vers le marché européen, très consommateur et demandeur de ce type d'énergie propre, facile à recycler et présentant l'avantage de leur coûts bas et son exploitation autant industriel que domestique. L'idée de Chavez est que l'Algérie, un des premiers pays producteurs de GNL dans le monde, s'associe avec Caracas pour constituer une sorte de monopole régional pour la production, le transport et la commercialisation du GNL.

Sonatrach, en vertu d'accords antérieurs avec PDVSA, la société pétrolière venezuelienne, a déjà un pied dans ce pays, et un autre en Amérique latine. La proposition de Chavez de renforcer la coopération énergétique entre Alger Caracas a des profondeurs politiques très lointaines, et donnent un aperçu de la stratégie du président du Venezuela : fédérer plusieurs pays producteurs de pétrole et de gaz du Sud et des pays non alignés, avec l'appui de Moscou, un des plus grands producteurs mondiaux de pétrole, pour constituer un front politique dur pouvant rivaliser, sinon négocier d'égal à égal, avec les Etats-Unis dans les dossiers lourds de la politique internationale. Le choix de l'escale de Téhéran, pays membre de l'OPEP, puissance militaire régionale et accablé par les attaques en tout genre des Etats-Unis qui cherchent à l'affaiblir depuis des dizaines d'années, depuis la chute du Chah, notamment avec un drastique embargo économique, n'est pas fortuit. Car entre l'Iran, et les Etats-Unis, via Israël, le temps n'est pas au beau-fixe. Avec l'appui de l'Europe communautaire et sous l'insistance d'Israël, les Etats-Unis, notamment sous le règne des démocrates, accusent ouvertement Téhéran de vouloir construire une bombe atomique. Chavez, un militaire, est par ailleurs favorable à un véritable rapprochement entre l'Afrique à travers l'Union africaine et les pays d'Amérique latine, et le sommet de la fin du mois de septembre au Venezuela est une réponse aux questionnements quant à la volonté de Chavez de provoquer un autre chamboulement politique interrégional pour faire contrepoids à l'hégémonisme américain dans le monde. Est-ce donc une surprise si Chavez fera de l'escale moscovite le point fort de sa tournée, ainsi qu'en Biélorussie, deux pays forts militairement et dotés d'un puissant complexe militaro-industriel. Et l'arrivée de ‘'la bête noire'' en Amérique latine des Etats-Unis à Moscou n'est pas forcément vu d'un bon oeil à Washington. «Cette visite a pour but de resserrer les liens énergétiques et militaires avec ces pays», avait-il déclaré dimanche avant son départ de Caracas pour une tournée de 11 jours. Outre la coopération énergétique, la coopération militaire russo-vénézuélienne «se fondait sur des principes foncièrement différents de ceux qui président à la coopération entre la Colombie et les Etats-Unis», affirme Chavez, dans un message clair à Washington et son souhait d'établir des bases en Colombie, près du Venezuela. «Ces derniers temps, on a tenté de mettre sur le même plan le déploiement de bases américaines en Colombie et notre coopération avec Moscou. Or, il s'agit de choses tout à fait différentes.

Est-ce que la Russie a des velléités hégémoniques sur le continent latino-américain ?», s'est-il interrogé, comme pour rappeler aux stratégistes militaires US de bien mauvais souvenirs dans cette partie du monde.

Quant à l'Algérie, elle n'est guère opposée, bien au contraire, à ce dynamisme politique de l'actuel représentant et défenseur de la révolution bolivarienne, devenu aujourd'hui un cauchemar politique pour les Etats-Unis, puisqu'il a réussi à faire rallier à sa cause plusieurs petits pays latino-américains riches en ressources minières, des friandises économiques qui ont toujours fait tourner la tête aux Américains.

Le quotidien d'Oran

2.Posté par The rid le 07/09/2009 00:26 | Alerter
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Et dire que certain doute encore de la venu prochaine d'une pandémie grippale meutrière?!
Il leurs est plus facile d'exterminer la planete entiere pas un simple virus hautement contagieux que de larguer des bombes !!!

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