Conflits et guerres actuelles

Hier, l'Est. Aujourd'hui, l'Ouest. Pour le malheur de l'Est.. Par eva R-sistons



eva R-sistons
Vendredi 17 Septembre 2010

Hier, l'Est. Aujourd'hui, l'Ouest. Pour le malheur de l'Est.. Par eva R-sistons
Le communisme en URSS ? Je l'ai vu, de mes yeux, avant la chute de l'URSS, et ce que j'ai constaté n'a RIEN à voir avec la propagande occidentale. L'ordre régnait: Pas de chômage, pas de sans domicile, pas de délinquance, tout le monde a un travail, un toit, et toutes sortes d'avantages sociaux: Crèche, école, fac, santé, culture, vacances, sports... gratuits. Un métro-Musée pour un prix symbolique, la retraite assurée, des subventions pour les produits de première nécessité. Et l'Occident, aujourd'hui, crache en permanence sur tout ça ?
 
Petite anecdote: Une femme de notre groupe est tombée malade, elle a été prise en charge, gratuitement, bien qu'étrangère, par l'Hôpital, un hôpital hyper-moderne... Vous imaginez ça aux USA, le modèle que Sarkozy l'Américain veut nous imposer de gré, et surtout de force ? Sauve qui peut ! Ce qui nous attend, c'est le chômage, un toit et des études inaccessibles, une médecine à deux vitesses, la flexibilité, la retraite par capitalisation elle aussi inaccessible et de surcroît aléatoire, etc etc... Et bien sûr une société violemment disparate et antagoniste !

 
Vous voulez que je vous dise ? Bien des citoyens de l'Est, aujourd'hui, regrettent le communisme. Ils pâtissent du chômage, de la vie chère, de la rigueur...  de la modernité triomphante ! Les capitalistes, eux, pavoisent: tout leur sourit. Les citoyens sont pressurés, taillables et corvéables à merci, oui à la merci des caprices de leurs maîtres, obligés d'accepter des salaires de misère, par exemple. Le maître-mot: Délocalisations ! Bravo, au mieux 300 euros pour celui qui, en France par exemple, gagnait 1500 euros, et puis des familles séparées, disloquées, impossibilité de payer le trajet pour les voir. Sommes-nous devenus fous d'accepter ça ? Car on l'accepte, palier par palier, via un ignoble chantage au travail. Encore récemment, à Continental les salariés ont voté la régression contre leurs intérêts. C'est ça, le modernisme ? C'est ça, l'Occident qui ose proclamer son modèle supérieur à tous les autres ? Les peuples ont raison de se rebiffer ! Jour après jour, l'Ouest triomphant étend sa loi d'airain sur le monde, en grignotant petit à petit les derniers avantages sociaux des citoyens, en vampirisant leurs conditions de vie. 
 
Après avoir vaincu son rival, l'Ouest entreprend maintenant la conquête de l'Est. Pour son malheur !
 
Eva R-sistons à la pieuvre occidentale assassine des peuples.

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NB Eva: Instantanés de l'Ouest   

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En écrivant, j'écoute une vidéo d'infos sur la guerre d'Irak. Voici 2 extraits:
- Non-Droit à Guantanamo. Détenus sans jugement et sans défense. Nombreuses tentatives de suicide.
- Les soldats US investissent un village abandonné, reste une famille: Un vieillard, des femmes, des enfants. Hébergent-ils des résistants (pardon, des terroristes) ? Le soldat américain s'adresse au vieillard: "Parle, ou on va balancer plein de bombes". Commentaire du journaliste: "2 mondes séparent les 2 hommes".
En effet. Celui de l'Ouest qui bombarde de souffrances les peuples nous convient-il ? (eva)
Séquence suivante de la vidéo regardée: Bush fait l'éloge de la Liberté... Quelle liberté ?

Et à l'instant, j'entends ceci (document sur les transfuges US de la guerre de Corée): "Le mot de paix, aux Etats-Unis, fait de vous un terroriste, un hors-la-loi". No comments ! Ce pays est à vomir...

 
TAGS: Est, Ouest, Russie, Etats-Unis, Sarkozy, Bush, Irak, Guantanamo, Non-Droit, URSS, capitalisme, Occident, délocalisations, retraite par capitalisation

 

La conquête de l'Est :

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A travers le cas de la Roumanie,  Eric Scavennec, du blog « les dessous de Bruxelles » revient sur l'ouverture de la Roumanie aux investisseurs ouest-européens après la chute du régime communiste, et sur ses conséquences sociales et économiques pour la population roumaine.

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Roumanie : La conquête de l'Est
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« C’est comme si nous avions découvert une nouvelle Asie du Sud-Est à notre porte [1] », explique Keith Richardson, ancien secrétaire de la Table Ronde des Industriels (European Round Table - ERT) [2]. Au début des années 90, les lobbyistes des grands groupes européens ont de solides raisons de se réjouir de la chute des régimes communistes d’Europe de l’Est. Avec la réserve énorme d’une main-d’œuvre hautement qualifiée mais à bas salaire, l’addition de 150 millions de consommateurs au marché représentent des perspectives qui excitent au plus haut point l’intérêt des industriels européens.
L’intérêt de l’ERT pour les pays de l’Est part d’une intention parfaitement philanthropique : en proposant un ticket d’entrée pour le grand marché européen, n’offre-t-on pas aux anciens pays communistes la chance d’entrer de plain-pied dans la modernité ? Pour preuve, le lobby des grands groupes européens publie un rapport en 1999, au titre évocateur : « L’infaillible succès du commerce Est-Ouest ». Sa lecture nous enseigne en détail sur les bienfaits de l’investissement des compagnies occidentales à l’Est, tant pour l’Union Européenne que pour les pays d’accueil.
Depuis sa création dans les années 80 (sous le patronage de l’inévitable Vicomte Davignon), l’ERT a toujours offert un soutien sans faille à la politique d’intégration des anciens pays communistes d’Europe de l’Est. Le mot d’ordre : y faciliter les investissements en faisant « tomber les barrières réglementaires ». L’intégration européenne, n’est-elle pas un vaste processus « gagnant-gagnant » ? Pour en avoir le cœur net, les Dessous de Bruxelles enquêtent en Roumanie, dans les plaines du Far Est du libéralisme européen.
 
Inégalités
 
Sur une route accidentée, dans les hauteurs des Carpates, un luxueux 4x4 Porsche Cayenne dépasse à toute allure la charrette d’un bûcheron. Celui-ci regarde passer le bolide d’un air indifférent. Une scène a priori anodine, mais néanmoins symbolique de la société roumaine, à plusieurs égards.
La société roumaine demeure assez largement rurale. Ainsi, le bûcheron pourrait représenter les 45,7% de Roumains qui vivent en milieu rural et pratiquent une activité agricole. Soit 38% des actifs, qui produisent moins de 12% des richesses. Ici, les terres cultivées permettent avant tout à de nombreuses familles d’assurer leur autosuffisance [3]. Et pour cause : malgré un sol très riche, ces petites exploitations aux méthodes artisanales ne peuvent rivaliser sur le marché avec les grandes exploitations mécanisées des plus importants exportateurs agricoles. A la campagne, on vit d’échange, voire d’entraide, en dehors des circuits économiques classiques.
La « modernisation » du pays et l’ouverture à l’Ouest ont par ailleurs vu l’émergence d’une nouvelle bourgeoisie urbaine, dont la richesse n’a d’égal que l’arrogance, à l’image de ses Porsche Cayenne et autres 4x4 de luxe qui peuplent les routes roumaines. Pratiques vu l’état parfois désastreux du réseau, ces grosses cylindrées sont à elles seules les symboles d’une inégalité profonde au sein de la société roumaine. Un rapide calcul permettra d’en donner une idée ; En divisant le prix d’un modèle Porsche Cayenne, V6, injection 3,6 L, acheté en Roumanie : 62 438€ [4] ; par le salaire moyen : 350€ [5] ; on trouve que l’Equivalent-Porsche-Cayenne (EPC) correspond à environ 15 ans de travail pour un salarié roumain.
D’autres chiffres sont évocateurs. Selon une étude réalisée par la société de conseil en management Hay Group en octobre 2007, les managers roumains disposent d’un pouvoir d’achat qui est l’équivalent d’un salaire moyen de 115.280 dollars, plus important qu’aux Etats-Unis, au Japon, au Canada, ainsi que dans une majorité de pays du centre de l’Europe. Ils restent cependant dans ce classement encore loin derrière les managers saoudiens et émiratis [6].
En 2007, en Roumanie, « 300 personnes se partagent plus de 33 milliards de dollars, c’est-à-dire 27 % du produit intérieur brut de la Roumanie » nous apprend une dépêche de l’agence Rompres. « Les personnes qui ont des affaires dans le domaine immobilier ont enregistré des hausses spectaculaires de leurs fortunes. La plupart de ces avoirs sont concentrés à Bucarest [7]. »
 
Gabegies immobilières
 
Mais les fortunes « spectaculaires » des nouveaux magnats de l’immobilier ne font pas le bonheur de tous. Adina, étudiante à Iasi (seconde ville du pays), nous fait part de ses inquiétudes : « Les prix ne cessent d’augmenter. Comment faire quand, une fois le loyer payé, il ne reste plus d’argent ? » Et d’ajouter « Je ne sais pas combien de temps les gens pourront supporter ça. »
L’entrée dans l’Union européenne, accueillie avec un certain enthousiasme par les roumains, s’est accompagnée d’une importante vague de spéculation immobilière. En janvier 2007, (mois d’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne) les prix de l’immobilier en Roumanie ont augmenté de 20% [8]. Une tendance qui se poursuit au point que la Roumanie enregistre en janvier 2008 la hausse la plus importante, en rythme annuel, dans le secteur de la construction (33,7%) dans l’Europe des 27 [9].
Les investisseurs, eux, viennent d’Europe de l’Ouest ou des Etats-Unis, et ils viennent pour faire fructifier leur argent. « La Roumanie présente actuellement le potentiel européen le plus important pour les affaires avec un profit élevé et rapide, si bien que l’immobilier représente l’un des domaines les plus attirants. [10] » Au plus fort de l’euphorie, le journal Evenimentul Zilei titre « On construit la nouvelle Roumanie [11] ».
Malheureusement, les plus belles histoires ont une fin. Il semble que les architectes de cette « nouvelle Roumanie » aient vraisemblablement oublié un détail : en Roumanie il existe des gens qui vivent, travaillent... et payent un loyer. « L’affaiblissement du pouvoir d’achat, doublé d’une appréciation du leu (NDR : monnaie nationale roumaine) pourrait provoquer une crise du marché immobilier en Roumanie, similaire à celui de l’Occident » s’effraie le quotidien bucarestois Adevarul. De fait, dès mai 2008, le marché immobilier commence à montrer des signes de faiblesses. Dans les mois qui suivent, c’est la décrue. En septembre 2008, les prix reviennent à ceux de 2006 [12], et laissent la place à une forte récession économique dans le domaine de la construction et de l’immobilier, qui se perpétue jusqu’à aujourd’hui [13].
L’éclatement de la bulle immobilière roumaine laisse le parc immobilier dans un piètre état. « Les logements de Bucarest sont 10 fois plus chers qu’en 90 et à la moitié du confort de l’UE », titre en septembre 2008 le magazine Business Standard. « Le prix d’un appartement de deux pièces, situé dans une zone semi-centrale de la capitale, a augmenté 10 fois depuis 1990 jusqu’à présent et le confort offert par ce type d’habitation est resté inchangé voire il s’est dégradé. »
 
Investissements, chômage et pollution
 
Avec la crise et le chômage, la vie devient de plus en plus chère, l’inflation étant renforcée par l’augmentation des cours du pétrole et des céréales… « Alors que le salaire minimum est ici de dix fois inférieur au salaire minimum interprofessionnel de croissance (smic), les produits alimentaires affichent souvent les mêmes prix qu’en France [14] » rapporte le Monde Diplomatique. En dehors des campagnes, où les familles vivent encore dans une relative autarcie et autosuffisance, joindre les deux bouts devient de plus en plus difficile. Au point que « dix ans après la chute du communisme, certains citoyens semblent regretter les conditions de vie du temps de la dictature » rapportent les auteurs du Guide du Routard.
Et pourtant, les investissements sont bel et bien là. En Roumanie, les groupes français tirent même tout particulièrement leur épingle du jeu, à l’image de la Société générale qui a racheté la première banque de Roumanie (BRD), Orange, premier opérateur mobile, et Carrefour dont les grandes surfaces fleurissent aux abords des villes roumaines. Ou encore Renault qui a racheté en 1999 le constructeur automobile Dacia.
Alors, quid des retombées délicieuses de l’« infaillible succès du commerce Est-Ouest » ? En fait, déjà bien avant la crise, les investissements ne tenaient pas toujours les promesses annoncées en grande pompe par l’ERT... loin s’en faut.
A ce titre, le Corporate Europe Observatory (CEO) [15] pointe le cas de la Hongrie, où les entreprises transnationales participent jusqu’à 30 % du PNB : « Dans toute cette région, les entreprises locales se débattent – souvent en vain – pour concurrencer les grandes firmes, qui bénéficient d’énormes avantages d’échelle, d’un accès moins onéreux aux capitaux, d’une technologie supérieure et de très gros budgets publicitaires. » Et de conclure : « Rien d’étonnant donc à ce que sur le sillage des multinationales on trouve un lourd contingent de chômeurs. [16] »
Le bonheur et la prospérité attendront la « fin de l’histoire » ; car dans l’immédiat, l’investissement des grands groupes européens apporte surtout son lot de dommages collatéraux, sociaux et environnementaux : « Unilever et Procter & Gamble sont deux exemples de compagnies ayant profité de ce combat inégal. Ces firmes se sont tout simplement partagé le marché des cosmétiques de l’Europe centrale et de l’Est, provoquant la fermeture des compagnies locales » rapporte le CEO. « En outre, alors que ces industries utilisent plutôt des technologies non polluantes en Europe de l’Ouest, elles profitent des normes de production moins sévères de ces régions pour abandonner de telles exigences. »
Pour les multinationales qui investissent en Roumanie, désignée comme « l’atelier de l’Europe » rapport au coût faible de la main d’œuvre, le succès est certes « infaillible » - qu’il s’agisse de profiter des « avantages comparatifs » du pays, ou de spéculer sur la bulle immobilière roumaine. L’espoir d’adhérer à l’Union européenne et de bénéficier des fameux « bienfaits » de l’afflux d’argent européen a en effet poussé la Roumanie à dérouler le tapis rouge devant les investisseurs.
 
Intégration et restructuration
 
Le processus d’adhésion suppose que les nouveaux entrants reprennent à leur compte les bonnes recettes du marché commun, et s’y soumettent. Au menu, « restructuration des économies et des infrastructures nationales, adoption en bloc de la législation de l’UE, réduction du rôle de l’État et augmentation de la dépendance vis-à-vis des investissements directs étrangers. »
A ce titre, les lobbyistes des grandes multinationales européennes peuvent se frotter les mains : l’adhésion des anciens pays communistes à l’UE permet d’ouvrir en grand les portes des marchés de l’Est, sans que leurs investissements ne soit entravé de trop de contreparties ou d’obligations. C’est une véritable leçon de démocratie qui est administrée à ces pays, au sortir de leur longue expérience communiste. « Bien que les critères [d’adhésion] et l’inévitable domination économique des multinationales occidentales soient débattus par les pays concernés, les négociations ne laissent de place à aucune alternative » rapporte le CEO, « ce qui est, sans nul doute, une expérience dégrisante pour ceux qui, dans cette zone, imaginaient une démocratisation progressive de l’économie après la chute du rideau de fer. »
Dans le processus d’intégration, les groupes industriels membres de l’ERT n’hésitent pas à mettre eux-mêmes la main à la pâte, en conseillant directement les gouvernements et des entreprises des pays de l’Est : « l’ERT a créé des Conseils en expansion commerciale [BEC] en Hongrie, en Roumanie et en Bulgarie, respectivement sous la direction de Shell, de la Lyonnaise des Eaux et de Solvay. » Il ne s’agit de rien d’autre que de s’assurer que le travail soit bien fait : « La participation du milieu des affaires constitue une garantie que les fonds servent bien les intérêts prioritaires », explique Eberhard von Kœrber. [17] »
Aux officiels, ainsi qu’aux cadres dirigeants des grandes entreprises nationales ou d’ores et déjà privatisées, les Conseils en expansion commerciale délivrent de véritables leçons de libéralisme à la sauce bruxelloise : « La recette préférée de l’ERT offre en particulier comme ingrédients la libéralisation du marché dans les secteurs de l’énergie, des transports et des télécommunications et l’augmentation de l’investissement public dans les infrastructures de transports. »
Une stratégie gagnante qui permet notamment aux compagnies membres de l’ERT d’inonder progressivement les marchés d’Europe centrale et de l’est. Celles-ci jouent en effet un rôle particulièrement actif dans le chiffre des exportations de l’Union vers l’Europe centrale et de l’Est qui a triplé pendant la décennie 90, comme le rapporte le CEO.
 »
Hormis l’ERT, de nombreux cabinets de conseil spécialisés dans les pays de l’Est font leurs affaires du processus d’adhésion, en offrant leurs services - conseil à l’investissement dans les pays de l’Est, à l’obtention de subventions européennes... On compte notamment la SISIE, filiale Schneider Electrics dirigée un temps par Edith Cresson qui rejoindra en 1995 la Commission européenne (et dont l’ancien chef de service deviendra directeur des programmes PHARE et TACIS à la Commission) [19]. Ou encore Euractiv, plateforme en-ligne d’information sur l’Union européenne, qui propose notamment des services de conseil pour l’obtention de fonds européens, via ses franchises implantées localement.
 
Grèves et mouvements sociaux - Dacia
 
Et pourtant, cette « conquête de l’Est » par les investisseurs européens ne va pas sans heurts. L’ERT reconnait que la restructuration brutale des économies des pays de l’Est engendrera des problèmes, mais relègue ces maux au rang de petites choses du quotidien dans un monde en voie de mondialisation, comme le note le CEO en citant le rapport de la Table Ronde sur le commerce Est-Ouest, : « Des changements structurels signifient inévitablement des changements dans les schémas d’emploi ; des emplois sont détruits dans certains secteurs et protégés ou créés dans d’autres. [20]. » Pour l’ERT, les destructions d’emploi sont un moindre mal ; « Notre travail consiste à dire que les gains probables ont beaucoup plus d’importance [21]… »
Il faut bien dire que la recomposition industrielle de l’Europe présente de substantiels avantages pour les industriels européens. « Non seulement les emplois détruits à l’Ouest se recréent à l’Est délestés de leurs conquêtes sociales, mais ils exercent une pression à la baisse sur les rémunérations de l’Ouest — divisant les travailleurs européens [22] », comme le fait remarquer le Monde Diplomatique. Il arrive cependant que la mécanique du dumping social se grippe ; à ce titre l’exemple de la grève qui s’est déroulée en 2008 dans les usines de Dacia est significatif.
En 2007, Dacia, racheté en 1999 par Renault, avait connu un record de ventes de la nouvelle Logan, une voiture « low-cost » conforme aux standards européens, avec une hausse 17,4% de 2007 à 2008. Avec un salaire brut moyen au sein du groupe ne dépassant pas 1 064 lei, soit environ 285 euros, les « gains probables » du commerce Est-Ouest semblaient décidément échapper aux ouvriers de Dacia. Estimant leur salaire inadapté, par rapport à l’augmentation du coût de la vie en Roumanie d’une part, et aux profits dégagés par Renault de l’autre, ceux-ci décidèrent au printemps 2008 d’entamer une grève illimitée avec pour principale exigence une augmentation des salaires de l’ordre de 40%.
Au terme d’un mois de mobilisation et malgré les pressions (menaces de délocalisation [23]), les ouvriers de Dacia ont finalement obtenu une augmentation substantielle de 34% de leur salaire. Une forme de victoire à la fois pour le mouvement syndical, en Roumanie (où les grévistes ont bénéficié du soutien assez large de la part des partis de gauche et des syndicats) mais aussi en France, comme le montre la solidarité exprimée par la CFDT et CGT Renault et les fonds récoltés en soutien des ouvriers roumains.
Les ouvriers français avaient de fait un intérêt objectif à ce que les conditions de vie de leurs homologues roumains s’améliorent, faisant ainsi retomber la « pression compétitive » que le bas coût des salaires à l’Est exerce sur les salaires à l’Ouest.
 
Intervention du FMI
 
Mais l’espoir provoqué par la grève des ouvriers de Dacia de voir se gripper la machine à compresser les salaires sera cependant de courte durée. Dans la tourmente de la crise qui frappe de plein fouet la Roumanie en 2009 suite à l’éclatement de la bulle immobilière, le rouleau compresseur de la « rigueur » s’apprête à sévir.
La hausse brutale des prix de l’immobilier, du pétrole ou des denrées alimentaires est-elle dans une large mesure imputable à des phénomènes spéculatifs qui échappent complètement aux salariés ? Qu’importe, ce sont eux qui sont appelés à jouer le rôle de variable d’ajustement : « Pour freiner la hausse des prix, le patronat et le gouvernement roumains réclament en chœur une baisse de la pression salariale » rapporte le Monde Diplomatique, et de noter que « cette thèse fait écho à celle de la réunion de l’Ecofin — rencontre des ministres des finances des pays membres de l’Union —, le 5 avril 2008, à Ljubljana (Slovénie) [24] »
Au printemps 2009, un an avant la crise grecque, la Roumanie est au bord d’une grave crise de liquidités, et son système financier risque la faillite. Après dix ans de forte croissance, la Roumanie entre en récession en 2009, son produit intérieur brut (PIB) s’étant contracté de 7,1%. Le FMI, l’Union Européenne et la banque mondiale « viennent en aide » au gouvernement roumain en lui accordant un prêt de 20 milliards d’euros en contrepartie d’un plan de rigueur destiné à réduire son déficit public. En octobre 2009, en échange d’un prêt de 20 milliards d’euros du FMI, de l’UE et de la Banque mondiale, Bucarest s’engage à « dégraisser un appareil bureaucratique jugé obèse » pour faire passer son déficit public de 7,1% du PIB en 2009 à 5,9% en 2010.
Mais les experts du FMI estiment que le gouvernement roumain tarde à « dégraisser » la fonction publique, et menace de geler les prochains versements du prêt international. Les experts sont scandalisés : « En faisant le bilan aujourd’hui, nous constatons que la majeure partie des fonds est allée au paiement des salaires et des allocations sociales [25] » déclare à l’AFP l’économiste Doru Lionachescu de Capital Partners. Le secteur privé, lui, n’aura pas manqué de faire les « ajustements » nécessaires : le chômage était de 4% en décembre 2008, il atteint 15% courant 2010.
Devant les menaces du FMI, Bucarest a annoncé en mai 2010 un train de mesures d’austérité draconiennes, incluant une baisse de 25% des salaires de la fonction publique et de 15% des retraites et allocations chômage, ainsi qu’une hausse de la TVA, de 19% à 24%. En réponse à ces annonces, les syndicats roumains ont déclenché, lundi 31 mai, une grève générale illimitée dans la fonction publique, pour protester contre le plan de rigueur que Bucarest vient d’adopter pour contenir le déficit. Une grève très largement suivie, et qui a mobilisé une partie des salariés du secteur privé.
Pourtant, malgré leur mobilisation, il semble que les salariés roumains ne soient pas au bout de leurs peines. En aout 2010, M. Franks, chef de la mission du FMI, a appelé Bucarest à poursuivre le plan d’austérité « particulièrement drastique » adopté en juin, qui prévoit notamment des coupes de 25% des salaires du secteur public. Parmi les mesures encore attendues par le FMI, il a mentionné la réforme des « retraites spéciales », une baisse des arriérés du secteur public et un assouplissement du marché du travail. Avant de conclure qu’après avoir supprimé environ 30.000 emplois dans la fonction publique, le gouvernement devrait réduire le nombre d’enseignants à partir de septembre, dans le cadre d’une restructuration de ce secteur [26].
(NB : Un enseignant gagne moins de 180€ par mois à ses débuts [27]. On laisse au lecteur le soin de calculer l’EPC – l’Equivalent-Porsche-Cayenne)
La mission de la Commission européenne a pour sa part constaté que « les conditions pour le versement d’une tranche d’aide de 1,2 milliard d’euros ont été remplies ». La Commission a effectivement de quoi être satisfaite : le gouvernement roumain a promis, compétitivité oblige, de ne pas toucher à l’impôt sur les sociétés, qui se trouve être parmi les plus bas en Europe, ayant été réduit récemment à 16%. Ni par ailleurs à l’impôt sur le revenu, fixé au même taux de 16% (sans aucune progressivité) [28].
L’essentiel est donc sauf : les intérêts des investisseurs européens en Roumanie ne seront pas menacés. Ce seront bel et bien les salariés qui paieront l’addition. « "Modèle social européen"… Je ne comprends pas bien le sens de cette expression » s’interrogeait Frits Bolkestein [29], grand promoteur du dumping social dans l’Union européenne. On gage que le cas du « modèle roumain » pourrait lui mettre la puce à l’oreille.
Quant aux procédés « gagnant-gagnant », force est de constater qu’ils figurent d’éternels « perdants-perdants ».
Etric Scavennec

[1] Rapporté par le Corporate Europe Observatory (CEO), dans Europe Inc - Entretien téléphonique avec Keith Richardson, 11 mars 1997.
[2] Lobby rassemblant les grandes multinationales européennes à Bruxelles
[3] Pour combien de temps ? « De vastes terres sont rachetées, parfois par des entreprises étrangères, pour produire des denrées propres à la consommation locale et à l’exportation. Et cette nouvelle réforme de l’agriculture est un des grands défis à venir. » (Petit futé Roumanie).
[4] Voir le site de Porsche Roumanie, http://www.porsche.ro/html/page.php...
[5] Octobre 2008, d’après le journal Financiarul : http://www.financiarul.com/articol_...
[6] Pouvoir d’achat des managers dans le monde : la Roumanie bien classée , Roumanie.com, octobre 2007, http://www.roumanie.com/Economie-en...
[7] Sept nouveaux milliardaires roumains, dans une seule année, Investir en Roumanie, 30 novembre 2007, http://www.investir-roumanie.com/Le...
[8] Roumanie : les prix de l’immobilier en augmentation à Bucarest ? , Roumanie.com, mai 2007, http://www.roumanie.com/Economie-im...
[9] Bâtiment : la Roumanie leader des constructions en Europe, Roumanie.com, mars 2008, http://www.roumanie.com/Economie-ba...
[10] Immobilier en Roumanie : la plupart des investisseurs viennent de l’Ouest, Roumanie.com, mars 2007, http://www.roumanie.com/Economie-in...
[11] Bâtiment : on construit une nouvelle Roumanie, Roumanie.com, juin 2007, http://www.roumanie.com/Economie-ba...
[12] A Bucarest l’immobilier revient aux prix de 2006, Roumanie.com, septembre 2008, http://www.roumanie.com/Economie-pr...
[13] Immobilier Roumanie : les promoteurs peinent à vendre , Roumanie.com, juin 2010, http://www.roumanie.com/Immobilier-...
[14] Les ouvriers roumains font reculer Renault, Monde Diplomatique, juin 2010, http://www.monde-diplomatique.fr/20...
[15] Le Corporate Europe Observatory (CEO - Observatoire de l’Europe industrielle) est une association basée à Amsterdam et Bruxelles qui fait de la recherche et mène des campagnes sur les menaces pour la démocratie, l’équité, la justice sociale et l’environnement que fait peser le pouvoir économique et politique des grandes entreprises et leurs lobbies.
[16] Les citations qui suivent sont issues de l’ouvrage « Europe Inc », publié par le CEO aux éditions Agone (2005).
[17] Eberhard von Kœrber, « The Voice of Experience », in Business Central Europe. 1997-1998, p. 18. Kœrber est le président actuel d’Asea Brown Boveri (ABB), compagnie qui fut pendant plusieurs années membre de l’ERT sous la présidence de Percy Barnevik, aujourd’hui président d’Investor AB et toujours membre de l’ERT.
[18] Principal canal de soutien financier et technique de l’Union aux pays d’Europe centrale et de l’Est, Phare a été créé en 1989 pour aider à la transition économique. Étendu à 13 pays partenaires en 1996, il reçut un budget initial de 4,2 milliards d’euros (période 1990-1994), augmenté à 6,693 milliards pour la période 1995-1999. Pour une vision critique de ce programme, voir Jo Brew, « EU Aid or Asset Stripping », in Europe Inc., Corporate Europe Observatory, Amsterdam 1997, p. 62-65.
[19] Lire L’Europe des Fraudes ", Jean Nicolas, éditions pna, 1999, extraits sur http://www.investigateur.info/affai...
[20] ERT, « The East-West Win-Win Situation », Bruxelles, février 1999, p.25.
[21] Entretien avec Keith Richardson, op. cit.
[22] Les ouvriers roumains font reculer Renault, Monde Diplomatique, juin 2010, http://www.monde-diplomatique.fr/20...
[23] Ainsi une lettre ouverte du directeur général de Dacia, M. François Fourmont, en date du 21 mars, avertissaient les ouvriers que les Logan pourraient, à terme, être produites au Maroc ou en Ukraine, rapporte le Monde Diplomatique (Les ouvriers roumains font reculer Renault, Monde Diplomatique, juin 2010)
[24] Les ouvriers roumains font reculer Renault, op.cit.
[25] Roumanie : FMI et UE promettent de nouvelles tranches d’aide sur fond d’austérité, La Croix, 04/08/2010, http://www.france24.com/fr/20100804...
[26] Ibid.
[27] Roumanie : Un quart de salaire en moins pour les fonctionnaires, La Croix, 25/05/2010, http://www.la-croix.com/Un-quart-de...
[28] Roumanie : réforme fiscale 2005, LPG, http://www.lpg-roumanie.ro/reforme2...
[29] cité dans « Et les lendemains n’ont pas chanté », Frédéric Lordon, le Monde diplomatique, mai 2005


Sources : Eric Scavennec, Les dessous de Bruxelles
 
http://www.michelcollon.info/Roumanie-La-conquete-de-l-Est.html
 

http://r-sistons.over-blog.com/article-capitalisme-contre-communisme-l-ouest-a-gagne-tragique-conquete-de-l-est-57199944.html http://r-sistons.over-blog.com/article-capitalisme-contre-communisme-l-ouest-a-gagne-tragique-conquete-de-l-est-57199944.html



Vendredi 17 Septembre 2010


Commentaires

1.Posté par kolgan le 17/09/2010 10:46 | Alerter
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Pour connaitre quelques personnes ayant vecu sous l'occupation russe (Polonais principalement) pour rien au monde ils retourneraient sous le régime communiste car au final cela revient toujours au même ...

Un système crée par un humain aura toujours des failles et il y aura toujours des filous pour en profiter

2.Posté par paul mohad dhib le 17/09/2010 13:12 | Alerter
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@1 ...salut, mais le mot "toujours" est de trop...me semble t'il....toujours , a jamais ,ce n'est pas parce que la situation des humains est statique psychologiquement depuis des milliers d'années qu'elle va le rester, je dis cela sans présager d'un changement radical ni de la disparition de nous même....ce sera l'un ou l'autre....on va le savoir sous peu..
si l'humain ne veut pas du tout coopérer ,ce qui malgré le merdier est la tendance lourde, genre plutot crever que d'aider , travailler ensemble et partager mon voisin avec qui on a coopéré alors , le rejet de la variété des humains va se produire..
la cocasserie est que en plus on coopère mais sous la houlette des plus rapaces, on refuse de coopérer volontairement sur de bons projets mais on accepte l'esclavage des bourgeois, cet humain la est quand même tres con , non ?
l'univers hors du temps lui ,l'origine nous a tout donne ,mais on a notre partition a jouer ,or on ne la joue jamais, sauf rarissimes exceptions qui nous disent des choses a voir en soi , a comprendre ,mais on n'écoute pas, perdus dans la peur et autres anxiétés de l'humain..
je dis cela car je pense et sais en partie que tout est la pour nous , notre libre arbitre que cette "origine " nous a donne ne se situe pas la ou on le pense entre un choix oui/non, caractéristique du programme de l'ego , mais il réside dans la possibilité de laisser tomber la primauté de ce programme analytique qu'est l'ego par la connaissance profonde de ce fonctionnement égoïste donc des peurs ,désirs et autres pseudo sentiments, qui ne sont que des effets secondaires de cette fonction analytique du cerveau, je pense et vois comme tel en tous les cas..., laisser tomber la primauté de l'ego destructeur de vies au profit d'une autre qualité non centrée sur soi , mais absolument ouverte sur l'ensemble , gens, animaux, nature ,choses, reste alors a survivre correctement selon des modes qui vont varies d'un endroit a l'autre, mais a la base ce sera produire ensemble pour tous et suppression de l'argent.qui ira alors de soi, ce ne sera pas un décret mais un effet secondaire des humains qui coopèrent enfin volontairement...car cet..argent n'est indispensable qu' a ceux qui ne travaillent pas pour dominer....tous les financiers sont des parasites du collectif, comme le gui l'est pour le chêne..
des gens qui coopèrent volontairement n'ont pas besoin d'argent, celui ci ne sert que pour les voleurs , et ceux qui veulent plus que ce que eux même peuvent créer de leur seules mains...
il y a du boulot , certes , mais bon, ca vaut mieux le coup que de passer une vie passive a attendre un miracle, soyons le miracle, ensemble...!!
sinon arrêtons d'avoir des enfants et laissons cette espèce maudite disparaître , le malheur est trop grand....
mais le malheur peut être un signal fort pour la vie présente , le signal que le chemin emprunté est mauvais , et si le grand architecte avait donne la souffrance comme un signal fort pour dire: mauvaise route, telle la souffrance physique pour éviter de se brûler le corps, ou dire attention tu es malade soigne toi !!!
ca me semble possible...reste alors a regarder ce qui provoque la souffrance [psychologique et voir comment s'en débarrasser ....c'est la que se trouve notre libre arbitre ,non ? le bouddha et d'autres ne disent rien d'autre je pense...

3.Posté par eva R-sistons le 17/09/2010 14:07 | Alerter
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Kolgan, quand on voit ce qui se passe aujourd'hui avec l'ouest, la paupérisation constante, l'insécurité sociale etc etc,
et que, comme moi, on a vu "l'ordre soviétique", on le préfère.
Demande au chômeur sans perspective de travail, dans l'impossibilité bientôt de se payer un toit, ce qu'ils en pensent... C'est tout ! C'est simple ! Alors, après on peut trouver plein de défauts... mais sur l'essentiel, voilà LES résultats.

On nous a, là aussi, monté la tête - via les Médias. Attention ! Moi, j'ai vu. Sans préjugés. A titre indicatif (je ne suis pas responsable de mes origines), en 1917 la famille russe de ma mère, privilégiée, a été dépossédée de ses biens (tout dans la région lui appartenait). Donc, un regard neutre, objectif. Si ça peut vous aider à voir les choses autrement...

cordialement eva

Paul a raison: le mot "toujours" est de trop...

4.Posté par paul mohad dhib le 17/09/2010 15:19 | Alerter
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Salut D 'irlande Éva, l'autre pays de la dette énorme......mais la bière coule encore..
amicalement , et merci de tes articles.

5.Posté par waddle le 17/09/2010 16:00 | Alerter
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Moi aussi j'ai vu.
Faire l'apologie de la période concentrationnaire semble montrer que tu te trouvais du bon côté.
Mes proches ont eu de nombreux membres de leur famille assassinés (au goulag ou à leur domicile) : des intellectuels tués car ils écrivaient des livres, des gens empoisonnés tout simplement car des communistes ne les appréciaient pas, la mère de ma femme assassinée à son domicile "comme ça", etc....
J'ai moi-même été victime d'une tentative d'homicide alors que le communisme était déjà fini....
Tu sembles apprécier l'ordre soviétique, c'est un choix personnel. Les anciens officiers du MVD, les anciens nazis ou membres de la Securitate aussi regrettent ces périodes...
Ce qui est sûr, c'est que ceux qui ont vécu en URSS à l'époque et qui apprécient "l'ordre soviétique" étaient tout sauf des gentils....

6.Posté par Columbo le 17/09/2010 17:03 | Alerter
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Tout dépend comment voit l'esprit humain , ou plutot le conditionnement .

Tous les idéaux , en "isme" sont "parfaits" sur papier .Le communisme , le capatalisme ,etccc , S' ils étaient défait de l'égo...

Prenons par exemple le Communisme ;
vous conviendrez que c'est un idéal .Soins gratuits ,transports , à prix symbolique ,
cantines, partages des richesses etccc .
Mais Karl Marx , n'a pa tenu compte de l'égo .Ce qui nous a donné , avec les arrivistes et les filous comme le dit , kolgan , ;le goulag , les déportations , les condamnations à mort , capitalisme d'état , etc ...
Tout est idéals ....mais seulement sur papier .S'il y a une révolution a faire , ne doit elle pas etre intérieure , avant de passer à la seconde ?

7.Posté par eva R-sistons le 17/09/2010 17:10 | Alerter
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Waddle,

Il y a des abus, des goulags, l'horreur concentrationnaire pour les opposants

ma famille a dû fuir

mais pour la masse, c'était mieux

nous aurons l'horreur sociale et économique bientôt

et pire que l'horreur concentrationnaire, allez tous voir ce que je viens de mettre sur mon dernier post Maîtres du monde sur R-sistons, j'ai saisi au vol ce que dit la CNIL au Parlement, l'horreur qui nous attend, pire que tout, la fin pour TOUS de nos libertés,
pour la 1e fois la Commission a applaudi

Qui sont les maîtres du monde ? Le gouvernement mondial. Sociétés secrètes :

http://r-sistons.over-blog.com/article-qui-sont-les-maitres-du-monde-le-gouvernement-mondial-societes-secretes-57227495.html

http://r-sistons.over-blog.com

alors, on en reparlera !

eva

Je ne sais comment rendre cliquable le lien.

Il est beau, l'Occident ! Monstrueux !

Merci à Alterinfo d'avoir ajouté le lien sur mon article, j'avais encore oublié, je travaille tant que je suis fatiguée

8.Posté par ichris31 le 17/09/2010 17:53 | Alerter
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"Il y a des abus, des goulags, l'horreur concentrationnaire pour les opposants

ma famille a dû fuir

mais pour la masse, c'était mieux"

TU ES SERIEUSE EVA ???
LA MASSE ? mais tu te prends pour qui pour parler du peuple de cette façon????


9.Posté par eva R-sistons le 17/09/2010 17:54 | Alerter
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Une alternative ?


Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /2010 18:51
La démosophie contre le sacrifice des peuples par le Nouvel Ordre Mondial
L\
SURVIVRE

Il y a des milliers de pages Web, de livres, de radios et chaînes de télévision privées qui dénoncent le "Nouvel ordre Mondial" en voie de provoquer un génocide mondial, mais il n'existe QU'UNE SEULE autre alternative, une SEULE manière d'empêcher ce génocide: que tous les rebelles aux plans du Club Bilderberg s'unissent, non pour s'opposer à leurs plans sans rien offrir d'autre, mais pour lancer un nouveau concept de société: le "Nouveau Monde" que représente la démosophie. Un "Nouveau Monde" dont la démosophie pose les bases essentielles en offrant un concept philosophique, mais en en laissant la mise au point entre les mains de ceux qui en seront les dirigeants: les peuples eux-mêmes.


Il ne s'agit pas d'être mélodramatique en disant que si nous ne parvenons pas à instaurer la démosophie, le génocide aura lieu jusqu'à ce que notre population soit réduite à moins d'un milliard, ce qui signifie le sacrifice de 6 milliards d'entre nous! IL S'AGIT D'UNE RÉALITÉ EN COURS; comme le fait que les survivants (à l'exception de moins de mille familles ultrariches à l'origine de ce plan) seront TOUS contrôlés par un microchip implanté. L'être humain, dans le vrai sens de ce terme, aura disparu! Et la démosophie est notre seule chance d'éviter cela.


Il n'est plus possible de ne pas être impliqué, nous le sommes tous, et, chacun à son niveau, doit chaque jour instaurer la démosophie. Pour cela, il faut en parler sans cesse, convaincre tous ses amis et relations, user de tous les moyens possibles pour en faire parler, autant par internet que par des T-Shirts imprimés, des avis dans la Presse, des réunions etc... TOUS les moyens, chacun à sa mesure, de divulguer ce concept pour qu'il s'impose contre les plans du club Bilderberg. C'est à cette seule condition que nous pourrons sauver notre monde. Et c'est urgent! Leur calendrier prévoit la mise en route "douce" des implants pour 2012, l'installation de dictatures militaires pour 2015, et la disparition de plus de 50% de l'humanité pour 2018! Alors, nous n'avons rien à perdre, car dans peu de temps nous aurons de toutes façons tout perdu, mais surtout, nous aurons condamnés nos enfants, et là, nous n'avons pas le droit de fermer les yeux devant cette évidence!


Si chacun d'entre nous s'y met vraiment, automatiquement (ou mathématiquement parlant), ce livre sera lu par quelqu'un qui décidera alors de se présenter à une prochaine élection pour représenter la démosophie, et si nous l'avons suffisamment divulguée, ce sera un raz de marée qui balayera le monde politique pour instaurer ce système, un raz de marée qui atteindra tous les autres peuples, et nous aurons alors sauvé notre monde, notre humanité. Voilà ce qui est entre nos mains, DÈS MAINTENANT.



http://librepenseur-demosophy.blogspot.com/p/survivre.html




DEFINITION DU LIBRE PENSEUR

"Libre penseur" ne correspond à aucune définition officielle, c'est un terme employé par opposition aux "conditionnés à croire". Tout le système de société a toujours été basé sur la direction d'une masse par quelques uns qui avaient intérêt à conserver cette masse assujetie à leur volonté. A cet effet, ils ont usé de la superstition, puis de la religion, enfin de la politique et des grandes théories sociales ou économiques. Ceux qui dirigent ont donc toujours utilisé comme base l'enseignement, à travers le catéchisme ou la scolarité, pour commencer le conditionnement des jeunes enfants le plus tôt possible. Les "conditionnés à croire" ont donc été victimes autant du berceau culturel (la société qui les entoure), que de l'environnement familial, puis de l'enseignement officiel (l'histoire présentée).


Le libre penseur est celui qui a pris conscience de ce conditionnement, puis s'en est débarrassé peu à peu en développant trois qualités essentielles à la libre pensée: d'abord le scepticisme (douter de l'élément mais aussi de chacun des éléments-source ayant participé à sa création), ensuite le refus absolu de toute autre autorité que sa propre raison (même si celle-ci l'oblige à aller contre les conformismes ou les dogmes admis par tous), enfin la simple logique. Pour ces raisons, il n'accepte pas facilement qu'on veuille lui en imposer sans explication: il veut comprendre, dans quelque domaine que ce soit.

Le libre penseur est aussi celui qui n'hésite pas, sur les sujets qui l'intéressent, à pousser loin ses investigations afin d'obtenir ce qui s'approche le plus de la certitude, mais en restant pleinement conscient que cette certitude n'a rien d'absolu, c'est à dire qu'il conserve encore un doute quant aux conclusions de sa propre raison.

Le leimotiv majeur de sa raison est le "bon sens", ce qui l'amène à avoir une tendresse particulière pour Thomas Paine et Voltaire, un profond mépris pour la politique et les gouvernants, et une tendance forte à l'humanisme.

Ajoutons encore qu'aujourd'hui, il est de ceux qui ne croient pas obtenir de véritables informations en allumant un poste de télévision. Ajoutons aussi qu'il ne trouve pas facilement d'interlocuteurs qui lui ressemblent, ce qui l'amène souvent à se sentir "différent", "isolé".

Si vous êtes comme cela, bienvenue sur ce blog que nous préparons pour le transformer en une page Web ouverte sur toute la planète à ceux qui nous ressemblent.

Notre souhait: être suffisamment nombreux pour imposer le "Nouveau Monde" de la Démosophie au "Nouvel Ordre Mondial" qu'essayent d'instaurer les fondateurs du club Bilderberg.



http://librepenseur-demosophy.blogspot.com/2010/08/definition-du-libre-penseur.html

sur mon blog,

http://sos-crise.over-blog.com/article-la-demosophie-contre-le-sacrifice-des-peuples-par-le-nouvel-ordre-mondial-57183134.html

10.Posté par paul mohad dhib le 17/09/2010 19:00 | Alerter
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@6 colombo
je passais par la et tout a fait par hasard bien sur !!
je rejoins ta conclusion ,certes ce sujet parait mineur , pour le moment.
nous verrons bien ,de toutes façons le "travail " en d'abord sur soi , ce n'est que
en changeant les paradigmes du cerveau , en s'ouvrant a un moi non auto centre que la lumière viendra ,sinon le combat va durer ,durer ,a chacun alors d'essayer de s'en tirer, mais la vrai aventure en en dedans ,c'est celle la qui va éclairer ou pas le reste..
j'y travaille pour moi , en famille ,avec des gens rencontre sur internet , tout seul surtout , c'est un "métier " de fainéant , que de voir ce qu'on peut appeler la vérité , ce qui est au delà d'une opinion, et qui n'est pas définissable ,sauf que il est question de voir ce qui est reel, pas ce que veut ce cerveau ego...
j'ai eu des expériences de cette vérité qui a alors sa propre énergie, elle n'est plus " moi -je " et transforme instantanément , se débarrassant alors du problème en en voyant profondément l'origine, tout simplement...je dois dire que ca "ouvre " sur pas mal de choses que l'ego ne peut regarder , y compris la fin bien sur, cette fin qui fait fuir entre autre /mr rockfeller et la planète entière sauf rares exceptions, tout ceci nous amène a la démence des humains qui est due a cette fuite psychologique qui n'est pas possible du tout....mais on passe une vie a cela...un humain qui ne veut pas mourir ,donc ne pas vivre
mr rockfeller je vous dirais une chose, certes votre fin proche vous fait paniquer , pouvoir et argent vous ont procure un moyen de fuite puissant de cette vérité qui fait si peur, mais ce n'est pas en vous en prenant au monde que votre problème sera résolu, il faut arrêter la fuite et regarder ce qui est, la vie c'est aussi simple que cela..
et il n'est jamais trop tard pour cela , le loup devient un agneau , pourquoi pas ?
tous des agneaux , pratique pour faire des pulls !!
de toutes façons l'horreur ou le bon, ce sera ensemble ou pas, car tout est lie avec précision dans la nature ,sauf notre ego, mais il n'est pas fait pour fonctionner seul, nous avons une autre capacité qui elle n'est pas intellectuelle , encore faut il se réveiller , un peu au début...déjà ! mais l'immense partie du chemin est a faire par chacun, il va donc falloir grandir mentalement , car a ce jours nous ne sommes encore que des ados pubertaire boutonneux, en phase d'affirmation de soi, mais pas par rapport a soi, par rapport aux autres , pourquoi ? parce que je le vaux bien ! c'est con comme phrase mais assez juste je trouve...
amicalement cher Colombo

11.Posté par DJAMELITO le 17/09/2010 19:46 | Alerter
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Le Capitalisme c’est bien… pour quelques personnes…

Eva,

Un Lien tu le rends cliquable en l’écrivant en langage HTML :

http://r-sistons.over-blog.com

12.Posté par eva R-sistons le 17/09/2010 20:05 | Alerter
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Ichriss,
ne me cherche pas des poux,

une famille d'un côté,
de l'autre le nombre, la masse, le peuple,
un, tous,

ce n'est pas péjoratif, c'est le nombre la quantité

je préfère voir comme dans le Dr Jivago une grande maison habitée par plusieurs familles sans toit, qu'une grande maison vide habitée par une famille seulement. Je pourrais être en train de défendre les privilèges, je les pourfends.

Masse pas au sens péjoratif, mais au sens de nombre, elle a profité des réformes, alors que ma famille qui possédait tout à l'époque dans la région, UNE seule famille, quel scandale ! (! Quelle justice !), a été dépossédée au service des citoyens, du peuple, de la masse des gens, elle a dû fuir, et je ne m'en plains pas, je ne supporte pas l'injustice, les privilèges

fais moins attention aux mots, et plus au fond,
il me semble que je me donne suffisamment de mal pour défendre les citoyens spoliés, je pourrais être comme ma soeur vivant dans une bulle. Quand elle a su que je défendais les Palestiniens, par ex, comme je lui ai dit: "Les David contre les Golath", elle n'a plus donné signe de vie. Je paie mes choix... alors ne viens pas me chercher des poux, stp

eva


13.Posté par VIRGILE le 17/09/2010 22:18 | Alerter
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Le "communisme" est un produit très élaboré fabriqué pour les besoins d'une cause beaucoup plus grande et perverse. Ce "produit" a fait plus d'une centaine de millions de morts (selon Soljénytsine) et continue encore ses ravages de par le monde. La majorité des "guérillas" comme les FARC, les factions sécessionnistes en Afrique, etc., sont également des soutiens financés pour la "Cause". N'oublions pas que c'est Wall Street qui a financé les Soviétiques durant la seconde guerre mondiale, tout en feignant par la suite, de faire une traque impitoyable contre eux. Le "mur" est bombé sous Gorbatchov et suite à la débâcle afghane (dont les hélicoptères russes furent détruits par les missiles "Stinger" que fournissait la CIA à Ben Laden...). Pur foutage de gueule.

Ils nous empalent tous car c'est la même oligarchie financière qui organisent toutes ces guerres et divisions. Ils continuent de plus belle aujourd'hui, bactério-chimie virale, chômage et famines organisés, tremblements de terre Haarp et menaces nucléaires permanentes...Le génocide (l'humanicide) est toujours en cours.

Bien entendu, pour que ce produit (communisme, libéralisme, nationalisme, etc.) prenne auprès du plus grand nombre, il faut offrir quelques avantages, menés par une bonne propagande et quelques bons relais franc-maçons. Mais ce communisme est totalement athée, matérialiste, spirituellement stérilisateur. L'homme gavé du matérialisme ne peut jamais être heureux et demandera, comme Nicolas, "toujours plus", car ce sont des vases sans fond, sans "esprit". Si vous n'êtes pas millionnaire et si vous n'êtes pas "lié" au réseau, à la Cause, vous ne pourrez rien faire, à part exprimer votre mécontentement, dans la mesure où ils le permettent. La démocratie n'est qu'un mythe. Seuls les rapports de force priment.

L'homme qui réfléchit et qui regarde cette merveilleuse Création (que l'homme détruit au nom du Progrès maçonnique) sent bien qu'intuitivement, il n'est pas seulement de passage pour travailler, manger, se battre pour survivre et mourir...La vie ne serait alors qu'une banalité et une vanité de plus et - où chacun ne chercherait que son propre intérêt.

Peu ont pris conscience que nous sommes sur une fin de cycle irréversible, fin de civilisation et qu'aucun système humain ne pourra contrer le fléau en cours (Trône de Anti-Christ). Nous vivons, dans les détails, une phase apocalyptique, conforme aux prophéties, qui elles, ne mentent pas, preuves en est devant ces tragédies humaines qui étaient déjà annoncées avec acuité.

Quant au Bilderberg, ces gentlemen milliardaires, à l'origine, ce n'était pas que pour le business afin de contrôler le monde. Ce serait d'ailleurs une forme de communisme" sous couvert "libéral". Il s'agissait de financer et d'étudier des phénomènes "non terrestres" qui menacent l'humanité. Ceux qui ont lu le "Livre jaune n° 6" ont un aperçu (succinct) de toutes ces menaces et la multiplicité des organisations secrètes qui gèrent et contrôlent la planète. Et là, nous nous rendons compte que les "guerres" religieuses sont ridicules, parfaitement instrumentalisées, (notamment de monter le "bloc sioniste-chrétien" contre le "bloc musulman" alors que le mythique Abraham reste le "père fondateur" de la foi, tout comme Noé, bibliquement, restant le "père biologique" de tous les humains actuels après le "Déluge").

Hier c'était le "méga Karcher" pour nettoyer toute la "racaille" qui déplaisait à YHWH. Aujourd'hui, c'est la menace d'un méga feu nucléaire et bactériologique, pour nettoyer tous ceux qui sont récalcitrants au NWO talmudo-rotschildien. En fait, seuls les "NOMS" changent, les dégâts restent les mêmes.



14.Posté par Ground Zero le 18/09/2010 00:53 | Alerter
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Il y a un film qui n’arrête pas de me revenir en ce moment, c’est « New-York 1997 » de John Carpenter, c’est un film étrange, ou l’on voit l’île de manhattan transformée en prison. Ce qu’il y a d’étonnant c’est que pour ainsi dire tout y est. Les deux tours jumelles, l’implantation d’u n traceur , sur le héros principal (Snake Plissken) joué par Kurt Russel, la dictature para-policière avec ses « gardes noirs », il y a là quelque chose de troublant. L’association des tours jumelles, intactes, le coté « jungle » présent dans l’île, qui m’apparait comme une déformation de la démocratie, tout ceci encadré par un pouvoir « extérieur » coercitif, militarisé, mercenarisé, ne manque pas de m’interroger. Plus qu’un film, j’ai l’impression d’assister à une photographie du futur en voyant ce film...

15.Posté par juste mon avis le 18/09/2010 04:33 | Alerter
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@ Ground Zero

Et que dit tu du film invasion los angeles et la série le prisonnier avec n°6 et ce fameux œil qui tourne dans la salle de contrôle pour surveiller les prisonniers sur l'ile .Chez les musulmans l'antéchrist sera borgne (un seul œil) si tu observe de près snake est borgne .En faite, si tu as un regard averti tu peux déceler plein d'exemples de ce type ou la représentation d'un oeil est quasiment partout même dans les dessins animés, même mon gamin de 11 ans la remarqué .Une représentation de l'ordre mondiale qui dicte comment doit tourner notre planète et qui avale les richesses de ce monde à n'importe quel prix quitte à massacrer une population d'un pays .Les signes sont autour de nous concernant les puissants de ce monde. Je dirais que dans cette voie la parano est presque une qualité en ayant les pieds sur terre
Le borgne est roi au royaume des aveugles

16.Posté par waddle le 18/09/2010 09:47 | Alerter
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Eva conseille à Ichris de ne pas faire attention aux mots mais au fond.
Faisons alors attention au fond du problème du socialisme dans l'ex bloc de l'Est :
Je vais donc faire attention aux maux et non pas aux mots.
Comment certaines personnes peuvent-ils donner des leçons en soutenant un régime concentrationnaire qui a fait 20 millions de morts ?
Durant la période du bloc de l'Est, chaque citoyen tremblait à chaque instant pour sa vie.
Seuls ceux qui étaient trempés jusqu'au cou avec le régime ne tremblaient pas.
Sachez également que pour quitter le bloc, il fallait avoir de très solides relations.
La fable des "opposants" qui quittent le pays c'était le plus souvent, en réalité, des sionistes qui partaient faire de l'argent et/ou de la propagande dans des pays pas encore dépouillés.
Suivez mon regard...

17.Posté par paul mohad dhib le 18/09/2010 12:13 | Alerter
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Salut, tres intéressant tout ceci...vraiment...
une critique pour tous , moi y compris , dans ces posts ne sommes nous pas tous encore en réaction contre un système ?
je dis c'est un problème , pourquoi ?
parce que c'est encore et toujours le système oligarchique qui mène le bal, nous ne sommes que dans la réaction a un événement déplaisant, mais absolument pas dans la tentative de compréhension..
et la je redis en quoi est ce un problème ?
c'est un problème selon moi, car la réaction est un état secondaire passif ( si si ) et dépendant contre quelque chose de mauvais certes, mais il n'y a pas du tout de compréhension de ce qui se passe mais rejet ce qui est déjà un début mais totalement insuffisant je pense...et donc quasiment pas de chance de bouleverser totalement et profondément notre manière de vivre ensemble...
pour exprimer cela plus clairement je vais comparer avec la médecine moderne qui globalement laisse la maladie arriver puis soigne, coupe, opère etc etc...
il est évident que l'intelligence commanderait d'éviter la maladie ,et si elle est la voir ce qui peut être fait...
nous on fait un peu pareil , on laisse le mal se répandre ,et lorsque ca fait trop mal on essaye d'y faire quelque chose, mais le cancer est partout....il ne fallait pas aller dans cette direction du tout, des le début l'humain a fait le mauvais choix...tous,sauf rares exceptions..
voyez ce que j'insinue...
j'insinue ici que en dehors de toute réaction a un état déplaisant, nous n'avons pas de pensée propre individuelle et collective pour bien vivre ensemble, pas du tout, c'est : " moi d'abord et surtout...", et que même les plus démunis et pauvres sont en fait dans la même mouvance psychologique que les puissants ( certes moins destructrice bien sur mais le potentiel est la , tapis dans l'ombre , ne demandant qu'a se réveiller ou s'exprimer ), sur la même longueur d'onde et que les puissants sont comme nous en pire , en exagéré ,et cette inévitable société pyramidale sera présente tant que , entre autre , la compétition qui est guerre ne sera pas vu comprise et definitivement éliminée de nos vies...
y'a du boulot....je parle sans modestie ni le contraire et en connaissance de moi même. d'un humain qui aura vu ,compris et résolu le problème posé par cet ego ou cerveau analytique....mais ceci n'est absolument pas dans la culture occidentale, pas du tout ...l'occidental mais pas seulement c'est : a moi toutes les pepettes , point barre, c'est génialement tres con !
l'occidental dans une quête pseudo spirituelle est aussi encore et toujours a la recherche de profit, car le profit est matériel mais pas seulement bien sur...
la tache est d'ampleur, énorme mais ..............simple si on sait ou et comment regarder , or a l'école nos enfants apprennent a vivre contre les autres =compétition et apprennent aussi quoi penser....est il jamais question de dire comment aborder la question de comment penser ? non ! de toutes façons il faudrait pour cela des "enseignants" eux même éveillés a leur propre intériorité....
se connaître intérieurement et compétition sont totalement incompatibles.....ma vision pour le moment en tous les cas !!!

18.Posté par eva R-sistons le 18/09/2010 14:07 | Alerter
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Waddle,

tu as été en URSS ? Je parie que tu parles de ce dont tu ne connais pas !

Moi, j'ai vu des gens enthousiasmés, même par ex à Vilnius, pays baltes: "Nous, on a un toit pour le prix d'une voiture, et récriproquement, car un toit c'est vital"

J'ai circulé comme je voulais partout.

Alors, tu y as été, Waddle ? Eva

19.Posté par Columbo le 18/09/2010 14:32 | Alerter
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salut , Paul mohad dhib,
voici , un texte très explicite de notre ami K....

" (...) Je voudrais vous demander quel est votre intérêt fondamental et permanent, dans la vie. Laissant de côté toutes les réponses obliques et abordant cette question directement et honnêtement, que répondriez-vous ? Le savez-vous ? Que le centre de votre intérêt n’est autre que vous-même ? C’est ce que la plupart d’entre nous répondraient s’ils étaient sincères : " je m’intéresse à mon évolution, à mon travail, à ma famille, au petit coin dans lequel je vis, à obtenir une meilleure situation, plus de prestige et de pouvoir, à mieux dominer les autres, etc. " Je crois qu’il serait logique, n’est-ce pas, d’admettre que ce qui nous intéresse au premier chef c’est " moi d'abord " ? Certains pourraient dire qu’il ne faudrait pas s’intéresser principalement à soi-même. Mais quel mal y a-t-il à cela, si ce n’est que nous l’admettons rarement en toute honnêteté ? Il arrive que nous en éprouvions comme un sentiment de honte. Mais voilà qui est dit : notre intérêt fondamental est nous-mêmes, quoique pour différentes raisons, idéologiques ou traditionnelles, nous pensons que c’est un mal. Toutefois ce que l’on pense ne change rien : pourquoi introduire ici cette notion de mal ? Ce n’est qu’une idée, un concept. Le " fait " est que ce qui nous intéresse d’une façon fondamentale et durable, c’est nous-mêmes. Vous pourriez me dire que l’on éprouve plus de satisfaction à aider les autres qu’à penser à soi. Où est la différence ? Si aider les autres est ce qui vous donne le plus de satisfaction, c’est que vous êtes intéressés par ce qui peut le plus vous satisfaire, vous. Pourquoi y introduire un concept IDEOLOGIQUE ? Pourquoi ne pas vous dire que ce que vous désirez réellement, c’est vous satisfaire, soit par l’érotisme, soit par la charité, ou en devenant un grand saint, un homme de science, un homme politique ? C’est toujours le même processus n’est-ce pas ? Notre satisfaction par les moyens les plus divers, subtils ou grossiers : c’est cela que nous voulons. Lorsque nous disons que nous voulons la " libération ", c’est que nous pensons qu’il s’agit de trouver un état qui satisfasse merveilleusement, et l’ultime satisfaction serait, bien sûr, l’idée saugrenue de la " réalisation " personnelle. En vérité, nous aspirons à une satisfaction qui ne comporterait rien qui puisse nous déplaire. La plupart d’entre nous ont un désir dévorant d’occuper une position sociale, craignant de n’être que des rien-du-tout. La société est faite de telle façon que l’homme qui occupe une belle situation est traité avec beaucoup de courtoisie, tandis que celui qui n’est rien socialement est malmené. Tout homme au monde veut avoir sa place, dans la société, dans sa famille ou à la droite de Dieu, et cette situation doit être reconnue, sans quoi ce ne serait pas une situation du tout. Il nous faut toujours être sur une estrade. Intérieurement, nous sommes des remous douloureux et désordonnés. Etre considéré par le monde, passer pour des personnages importants, nous procure une grande compensation. Ce désir d’avoir du prestige, d’être puissant et d’être reconnu tel par la société, est en somme un désir de dominer, ce qui est une forme d’agression. Le saint qui aspire à être dans un certain état de sainteté est aussi agressif que, dans sa basse-cour, la poule qui picore. Et quelle est la cause de cette agressivité ? La peur, n’est-ce pas ?
La peur est un des plus grands problèmes inhérents à la vie. Etre sa victime c’est avoir l’esprit confus, déformé, violent, agressif, en perpétuel conflit. C’est ne pas oser s’éloigner d’un mode conventionnel de pensée, qui engendre l’hypocrisie. Tant qu’on n’est pas délivré de la peur, on peut escalader les plus hautes montagnes, inventer toutes sortes de dieux, mais on demeure dans les ténèbres. Vivant dans une société stupide et corrompue comme la nôtre, dont l’éducation compétitive engendre la peur, nous sommes tous surchargés du fardeau de la peur. Il pèse horriblement sur nous, de toutes les façons. Il ternit, déforme et corrompt nos existences ".

Bonne journée à tous .Continues Eva , tes commentaires , et blog , sont très intéressants.

20.Posté par Arthur Gohin le 18/09/2010 19:50 | Alerter
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Eva
Le communisme est concrètement un piège diabolique unpeu comme le dit Virgile.
On y vit sans soucis majeurs, puis on meurt et on s'aperçois qu'on n'a plus rien sur la conscience, que la complicité avec les crimes et génocides du "parti des travailleurs". On ne vit pas en Dieu, on vit dans le temps, le temps passe et on s'aperçoit qu'on a vendu son âme.
A vrai dire il n'y a pas de différence profonde avec notre société, où l'on court après le confort, sans scrupules pour les demi esclaves qu produisent nos biens dans les pays lointains. Le temps passe, et puis...
Il n'y a que des différences moins profondes: moins de libertés, plus de sécurité matérielle. Mais dans les guerres que les dirigeants des deux styles de gouvernement affectionnent, c'est la même horreur et la même désillusion.

Je vis dans un pays ex communiste, et pas en touriste. Je parle aussi d'expérience.
Bien cordialement

21.Posté par paul mohad dhib le 22/09/2010 17:08 | Alerter
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@ colombo..
merci bcp
amicalement...

22.Posté par Ground Zero le 23/09/2010 02:34 | Alerter
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Ah, l’horreur, c’est avec un certain retard que je viens de constater que l’année prévue pour l’implantation de ses puces « biométriques » est l’année 2017, et comme je l’ai évoqué dans mon post en parlant de « New-york 1997 » j’ai eu la stupéfaction de constater que lorsque que Kurt Russel active son bracelet traceur, pour la première fois, l’heure qui est indiqué est 20 :17, je trouve la coincidence des plus troublantes surtout provenant d’un film qui est littéralement truffé de référence au NWO, cela m’interpelle, vous pouvez vérifiez par vous même, si vous possédez le film, je donne le lien de l’annonce sur une chaine télé américaine :

http://www.dailymotion.com/video/xex0u8_une-puce-biometrique-pour-2017-aux_news

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