Le président du Front national, FN, Jean-Marie Le Pen, stigmatise le bilan de Nicolas Sarkozy sur tous les plans, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Hexagone, notamment son suivisme aveugle du tandem Washington-Tel-Aviv. « Nous réfutons explicitement la pensée fanatique du gouvernement au pouvoir en France ainsi que son unilatéralisme et nous dénonçons les politiques de Sarkozy sur tous les plans notamment son alignement sur les politiques américano-israéliennes », a déclaré dimanche soir Jean-Marie Le Pen, à l'antenne de la chaîne Info de la Radiodiffusion iranienne. Dès qu'il s'est installé à l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'est dépêché à Washington où il a affiché, devant les sénateurs, son suivisme de George W. Bush ; et sur le volet moyen-oriental notamment les conflits israélo-palestiniens, il a porté son soutien sans ambages au régime d'Israël. », a réitéré Jean-Marie Le Pen. Il a ensuite jugé exagérées les prétentions de Sarkozy au sujet de la compétence militaire française de soutenir les politiques américaines. « Dans leur quasi-majorité, les allégations de Sarkozy dont la compétence française de construire une base navale aux Emirats arabes unis sont exagérées et ne font que rire les autres, car tout le monde sait que la France n'a pas une telle capacité. », a souligné le président du FN. « Avec la mise au grand jour de la vraie nature du sarkozysme aussi bien au niveau national qu'à l'échelle internationale, le mécontentement des Français s'accroît ; ils ont perdu d'ores et déjà leur illusion dans les promesses de Sarkozy », a souligné Jean-Marie Le Pen.
D'autre part, tirant le bilan d'un an de présidence pour Nicolas Sarkozy, la vice-présidente du FN, Marine Le Pen a déclaré de son côté mettre la note de zéro à la politique menée par le président, qui selon elle, « ne sait pas où il va ». Reprochant une « équipe absolument bringuebalante » et « pas de direction aux réformes », Marine Le Pen a estimé que le président de la République « ne sait pas où il va ». Il est totalement impuissant à résoudre les problèmes sur lesquels il s'était engagé pendant sa campagne », a-t-elle ajouté.