Opinion

Hans Blix critique sévèrement la diplomatie occidentale envers l’Iran la qualifiant de « néocoloniale »


Dans la même rubrique:
< >

Vendredi 9 Mars 2018 - 06:06 Pas d’ennemis = pas de guerre nucléaire



irna
Mercredi 7 Mars 2007

Hans Blix, l’ancien inspecteur de l’ONU en Irak, critique sévèrement la diplomatie occidentale envers l’Iran, la qualifiant d’inspiration « néocoloniale », « humiliante » pour l’Iran, et inefficace par son refus d’aborder la question centrale des garanties de sécurité que Téhéran pourrait obtenir en récompense de l’abandon de l’enrichissement.

Hans Blix pense que le paquet d’offres dans les domaines économiques et politique proposé en juin 2006 par les USA et l’Europe, et repris ensuite à son compte par le Conseil de Sécurité, a manqué un point capital en n’abordant pas la question des garanties de sécurité offertes à l’Iran, et en ne traitant pas de la possibilité d’une reconnaissance diplomatique par les USA.


" Nous n’avons rien entendu au sujet des garanties de sécurité qui leur seraient accordées s’ils renonçaient à l’enrichissement d’uranium, ni rien entendu sur la question de la reconnaissance diplomatique par les USA."

« La première incitation, je crois, c’est de s’asseoir avec eux pour des négociations directes, plutôt que de leur dire, faites ceci, puis ensuite nous nous assiérons à la table des négociations et nous vous dirons alors ce que vous aurez en échange. Ainsi serait abandonnée l’humiliante attitude néo-coloniale au profit d’une approche plus normale.


Les peuples ont leur fierté que cela vous plaise ou non », a déclaré Hans Blix lors d’un point de presse tenu en marge d’une conférence organisée par The Century Foundation sur les questions de sécurité internationale.


L’ancien fonctionnaire de l’ONU, qui a dirigé les équipes d’inspecteurs en Irak, décrit ainsi la tentative de dialogue qui a eu lieu l’année dernière: initialement "l’offre européenne a mis un certain nombre de « carottes » sur la table, sans beaucoup de soutien américain. Petit à petit, les Américains ont accru leur soutien à la démarche européenne, y compris en reprenant à leur compte la proposition d’entrée à l’OMC, la livraison de pièces détachées pour les avions d’origine US que possède l’Iran, et des facilités dans le domaine financier.


« Ce sont les USA qui peuvent fournir des assurances sur la sécurité, sur la reconnaissance de l’Iran et la normalisation des relations. »

Blix a critiqué la méthode adoptée par les Européens, suivis par le Conseil de Sécurité et les USA, qui consisteà demander d’abord à l’Iran d’arrêter l’enrichissement puis seulement après, d’ouvrir les négociations où on leur annoncera ce qu’ils pourront obtenir.


« Cest une façon de parler semblable à celle employée pour s’adresser à un enfant : d’abord tu obéis, et ensuite tu auras ta récompense. Et ça, je crois que c’est humiliant. Les Iraniens s’y sont opposés en disant non, nous sommes d’accord pour discuter, nous voulons discuter sur la suspension de l’enrichissement, mais nous ne sommes pas d’accord pour suspendre avant les discussions. »

Blix souhaite que l’Iran arrête de procéder à l’enrichissement d’uranium, mais juge que la méthode utilisée à l’heure actuelle est « une piètre diplomatie , une piètre façon d’arriver à un résultat ».


Il considère utile les sanctions économiques, mais reste sceptique sur les menaces militaires : « je ne crois pas que les menaces militaires soient utiles. Elles effrayeront bon nombre de gens à Téhéran, certes, mais je crois qu’elles sont aussi très dangereuses ».


Hans Blix suggère de s’imaginer dans la situation des Iraniens, faisant face aux 140 000 soldats US présents en Irak et en Afghanistan, et sachant que les USA discutent avec l’Azerbaïdjan frontalier de l’Iran, pour y installer des bases.


« Il n’est pas absurde qu’ils puissent avoir quelques inquiétudes au sujet de leur sécurité, et que des garanties des USA - comme cela a été le cas pour la Corée du Nord - soient utiles », conclut-il.

Ahmadinejad : " l'accomplissement de la promesse divine est proche"


Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, pendant une conversation avec Khaled Mashal, chef du bureau politique du Hamas a affirmé : "l'accomplissement de la promesse divine qui est que le peuple palestinien récupère ses territoires occupés grâce à son unité et sa solidarité, est proche."
Mahmoud Ahmadinejad a ajouté que "la victoire divine qui est le résultat de la résistance et de la foi du peuple opprimé palestinien sera bientôt visible, et ce peuple, par son intelligence et l'appui de son gouvernement élu prépareront le terrain à la libération de Qods (Jérusalem) et à la sienne propre des mains du régime impur sioniste."

Après avoir souligné que le régime sioniste se trouve dans la pire étape de sa vie, il a parlé de la nécessité de l'appui des pays musulmans au gouvernement populaire palestinien, appui qui "pourrait jouer un rôle important dans le succès de ce gouvernement et dans l'échec des conspirations des ennemis de l'Islam."

Mahmoud Ahmadinejad a qualifié de "suprêmement important" le devoir du gouvernement palestinien et du mouvement du Hamas pour éviter les conflits internes, indiquant : " de la même manière que la sagacité des mouvements palestiniens ont fait échouer les dernières conspirations des ennemis, dorénavant les groupes palestiniens devront aussi préparer le terrain au départ des sionistes de leur terre sacrée, en maintenant l'unité, la résistance, en gardant confiance en Dieu et en préservant l'essence de la direction idéale de ce peuple, jusqu'à ce qu'arrive le jour où pas même une once de ses territoires ne sera occupée."


MASHAL : " LE HAMAS CONTINUERA A NE PAS RECONNAÎTRE ISRAËL"


Pour sa part, Khaled Mashal a fait le point avec Mahmoud Ahmadinejad sur la situation des territoires occupés et des problèmes créés contre Le Hamas après sa victoire aux dernières élections passées : "le régime sioniste et les USA essayent de renverser ce gouvernement démocratiquement élu en acculant la Palestine dans une impasse, en levant une guerre propagandiste contre le Hamas qui a échoué grâce à la ténacité des palestiniens et à l'appui de ses amis."

Khaled Mashal, après avoir insisté sur le fait que Le Hamas reste campé fermement sur ses positions principales qui sont de défendre les droits du peuple palestinien, a souligné que son mouvement ne reconnaitra pas officiellement le régime usurpateur d'Israël en tant qu’Etat et ajoutant : "Le Hamas oeuvre pour matérialiser les idéaux du peuple palestinien par l'instauration d'un gouvernement fort et en organisant la Résistance."


Mercredi 7 Mars 2007

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances


Publicité

Brèves



Commentaires