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Haniyeh ne veut pas de forces internationales à Gaza


Le premier ministre du gouvernement légal palestinien, Ismaïl Haniyeh s'est une fois de plus opposé au déploiement des forces internationales dans la bande de Gaza, proposé tout récemment par le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas et par les ministres des AE de 10 pays européens. Pour Ismaïl Haniyeh, un tel déploiement équivaudrait à une nouvelle forme d'ingérence dans les affaires palestiniennes


Irib
Vendredi 13 Juillet 2007

Haniyeh ne veut pas de forces internationales à Gaza
Toutes les formations politiques palestiniennes se sont, d'ailleurs déclarées opposées à l'idée de Mahmoud Abbas estimant que la politique qu'il prône va à l'encontre des intérêts du peuple palestinien. Après la victoire du Hamas aux législatives de 2006, les pays européens et les Etats-Unis ont décrété un blocus politico-économique au gouvernement d'Ismaïl Haniyeh et imposé aux Palestiniens les sanctions les plus strictes. Ensuite, après les pressions subies par les Occidentaux et l'Autorité autonome, le Hamas a signé l'accord de la Mecque acceptant de former un gouvernement d'union avec le Fatah de Mahmoud Abbas.

Ceci dit, la bonne foi dont il a fait preuve le Hamas a conduit les Etats-Unis et le régime sioniste à imaginer un autre complot qui a abouti à un affrontement sanglant à Gaza, imposé pare les forces de sécurité pro-Abbas, dirigées par Mohamed Dahlan.

L'objectif de ces affrontements était de diviser le Hamas et le Fatah et de créer une guerre de pouvoir. Mais ce complot a été neutralisé grâce à la vigilance du Hamas qui a évité l'affrontement direct et réussi à prendre le contrôle de Gaza. Dans une telle conjoncture, les Etats-Unis ont utilisé via Mahmoud Abbas, leur dernière cartouche qui consistait à dissoudre le gouvernement d'Ismaïl Haniyeh issu des urnes et à former un cabinet d'urgence que dirige aujourd'hui, Salam Fayyad.

Conformément à la loi fondamentale palestinienne, le cabinet d'urgence nommé par le président de l'Autorité palestinienne ne saurait durer au-delà de 30 jours et dans le cas d'espèce jusqu'à dimanche prochain. C'est la raison pour laquelle, l'Autorité autonome, si elle souhaite proroger la durée de ce cabinet devra en demander l'autorisation expresse au parlement palestinien, au sein duquel, rappelle-t-on, le Hamas dispose d'une large majorité. Dans de telles conditions, si Mahmoud Abbas a hâte de voir les forces internationales se déployer dans la bande de Gaza, c'est parce qu'il est inquiet, d'une part du sort du cabinet de Salam Fayyad qu'il a illégalement nommé et qu'il souhaite de l'autre les dresser contre le Hamas, pour préserver ce qui lui reste d'autorité.


Vendredi 13 Juillet 2007

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