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Hamas : Son histoire de l’intérieur (18)


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Lundi 23 Février 2009

Hamas : Son histoire de l’intérieur (18)
L’ouvrage Hamas : Son histoire de l’intérieur de Dr. Azzam Tamimi s’inscrit dans une volonté de montrer au monde la vision du mouvement du Hamas et d’expliquer ainsi son développement. Le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI) a donc jugé intéressant d’en présenter ici la traduction complète, diffusée régulièrement en de nombreuses parties.

 

Une guerre totale (3)

            Les détentions en masses décapitèrent le Hamas : tous ses officiels de premier et de deuxième rang étaient détenus. La campagne israélienne réussit presque à anéantir le mouvement. Toutefois, la prise de mesures d’Israël révéla pour la première fois la capacité militaire du Hamas, indiquant que le mouvement s’était préparé pendant des années. L’action d’Israël causa de l’inquiétude au sein de ces Palestiniens qui dirigeaient le Jihaz à l’extérieur de la Palestine. L’année précédente avait vu la transformation du Jihaz en la structure organisationnelle hiérarchique qu’elle a maintenant. Au sommet de cela se trouve un conseil représentatif, appelé en arabe l’Istishari (le conseil consultatif). En dessous se trouve un comité exécutif élu, le Tanfidhi (le comité exécutif) en arabe, qui à son tour supervisait plusieurs comités spécialisés dont la charge était de fournir le soutien logistique requis par Le Hamas. En dépit de sa capacité représentative, les membres de l’Istishari ne sont pas directement élus. L’idée est pour les Ikhwan palestiniens à l’intérieur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza d’être représentés, ainsi que ceux dans les divers endroits où ils se trouvent en nombres considérables dans la diaspora.

            A la suite de ce coupe porté au mouvement en 1989, le Tanfidhi se tourna vers Moussa Abu Marzouq, qui étudiait pour son doctorat aux Etats-Unis, lui demandant de retourner de suite à Gaza, où il était déjà un visiteur habitué. Sa tâche était de récupérer ce qu’il pouvait de l’organisation sévèrement touchée. C’était un proche associé de Sheikh Ahmed Yassine et il était donc considéré par les membres du Hamas non pas comme un intrus, mais comme un des loyaux fils de l’organisation. Une fois de retour à Gaza, Abu Marzouq, connu sous le nom de Abu Omar, trouva quelques personnes avec qui travailler. La plupart des anciens membres sur qui il aurait pu compter, ou qu’il avait connus personnellement, avaient été arrêtés. Sayyid Abu Musamih était une des quelques anciennes figures laissées en liberté et Abu Marzouq était obligé de compter sur lui. La plupart des autres qu’il put contacter n’avaient pas joué plus qu’un rôle marginal dans le mouvement avant que la crise n’ait frappé. Néanmoins, il devait réussir ce qu’il pouvait avec ce qui lui était disponible, avec la disette d’anciennes figures membres laissées en liberté. S’attendant à ce que la plupart de ceux actuellement détenus soient libérés dans quelques mois, Abu Marzouq mit n place une nouvelle structure provisoire pour le mouvement et s’en alla. En effet, la plupart des 1.500 personnes arrêtées en mai furent libérées six mois plus tard ou environ, car les Israéliens les crurent sans danger.

            Ce fut un tournant important dans l’histoire du Hamas. Une nouvelle caractéristique était que, sous la nouvelle structure, l’“intérieur” s’était maintenant retrouvé sous le contrôle de l’“extérieur”, dont le rôle n’était plus restreint à fournir un soutien. Jusqu’à la mi-1989, l’“extérieur” fournissait un financement, de la logistique et des conseils. Dorénavant, toutefois, il devint le commandement central et le point de référence. En plus d’avoir reconstruit l’organisation, un élément supplémentaire dans la mission d’Abu Marzouq était d’imaginer une formuler pour s’assurer que le mouvement ne s’effondre par totalement s’il est sujet à une future attaque similaire à celle par laquelle il venait juste d’être dévasté. Si la direction du mouvement avait continué à être à l’intérieur de la Palestine, Israël aurait pu facilement briser son dos, effectuant des arrestations massives et prenant d’autres mesures répressives pour infliger des dommages irréparables sur sa capacité à opérer. Travaillant dans une relative sécurité dans les capitales du monde où se situaient maintenant divers centres de décisions du Hamas, comme Koweït, Amman, Londres et Washington, la direction avait le temps et l’espace pour répondre calmement à toutes éventualités. La présence d’anciens leaders du Hamas à l’extérieur de la Palestine protégea le mouvement, non seulement contre des mesures potentiellement fatales de la part des Israéliens, mais aussi contre des mesures de l’OLP. L’OLP tentait constamment de compromettre des membres de bas rangs du Hamas, à travers l’intimidation ou en présentant des stimulants, lorsque les anciens leaders du Hamas étaient en détention, comme cela était souvent le cas.

            A la suite de la mission d’Abu Marzouq et du système qui établit, la restructuration du mouvement après chaque revers devint une question de routine. Les Israéliens lancèrent des compagnes d’arrestations en masse quasiment annuellement. Les campagnes de 1990, 1991 et 1992 se firent à grande échelle, mais les effets ne furent pas aussi dévastateurs qu’elles auraient pu l’être, et la reconstruction pas aussi difficile, en raison de l’efficacité de la stratégie conçue par Abu Marzouq. Avec une nouvelle structure plus flexible et avec un approvisionnement apparemment intarissable en recrues, le Hamas était capable de récupérer facilement après chaque coup qui semblait terminal. Les Israéliens ne voyaient pas que chaque fois qu’ils frappaient le Hamas, quelle que soit la force du coup porté, ils ne lui faisaient que gagner plus de sympathie et de soutien populaires. Ils ne réussirent apparemment pas à remarquer que leurs actions contribuèrent à l’émergence du Hamas en tant qu’alternative crédible à l’OLP. Les campagnes les plus intenses contre le mouvement eurent lieu juste au moment où l’OLP faisait l’histoire en rejetant sa propre Charte et en abandonnant son corps représentatif. En décembre 1988, Yasser Arafat déclara au monde que « l’OLP a accepté le droit d’Israël à exister, il participera dans une conférence de paix internationale sur la base des résolutions 242 et 338 de l’OLP, et il rejette le terrorisme dans toutes ses formes ». L’implication explicite de cette concession de la part de la direction de l’OLP était la confiscation du retour au retour des réfugiés palestiniens. En confisquant ce droit, l’OLP remporta immédiatement la reconnaissance des Etats-Unis et de leurs alliés occidentaux, mais il perdit sa crédibilité aux yeux de millions de réfugiés palestiniens à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine, qui attendaient de rentrer chez eux depuis une moitié de siècle. La perte de l’OLP fut clairement au profit du Hamas.

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Lundi 23 Février 2009


Commentaires

1.Posté par david b le 24/02/2009 14:51 | Alerter
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petit conseil d'un feuj eclairé,et au courant : mes chers demi-freres... faites des provisions (pates -riz-semoule-sucre....) et achetez de l'or, beaucoup d'or.
le compte à rebour à bien commencé, armez-vous de patiente , le combat risque de faire mal , surtout en europe.
le monde glisse, le royaume de satan s'eclair à l'horizon, choisissez votre camp, et ne defendez paz l'indefendable.
avec votre religion, votre petrole, et les milliers de milliars de dollars en circulation, nous on aurait un royaume qui s'etendrait jusqu'à pluton...
tant de malédiction s'acharnent sur vous, REVEILLEZ VOUS!!!, si vous etes vrai, il est temps de proclamer votre Jihad!!!

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