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Hamas : Son histoire de l’intérieur (13)


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L’ouvrage Hamas : Son histoire de l’intérieur de Dr. Azzam Tamimi s’inscrit dans une volonté de montrer au monde la vision du mouvement du Hamas et d’expliquer ainsi son développement. Le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI) a donc jugé intéressant d’en présenter ici la traduction complète, diffusée régulièrement en de nombreuses parties.


Lundi 19 Janvier 2009

Hamas : Son histoire de l’intérieur (13)
Dr. Azzam Tamimi





Du prêche au djihad (2)

L’Université Islamique

Vers 1978, comme un nombre croissant de diplômés des Ikhwan très qualifiés retournaient de l’étranger après avoir terminé leurs études en Egypte et ailleurs, l’idée de mettre en place une université à Gaza fut débattu. Depuis le début des années 1970, la Cisjordanie avait vu l’établissement d’universités, certaines d’entre elles créées à travers la transformation d’écoles et de lycées particuliers. La première initiative fut prise en 1972 par l’Ecole de Birzeit, qui annonça un plan pour s’élever au rang d’université avec le lancement d’un programme en quatre ans menant à des diplômes de licence en littératures et en sciences. En 1975, l’Ecole de Birzeit changea son nom en l’“Université de Birzeit”, tenant sa première cérémonie de remise de diplômes le 11 juillet 1976. La seconde institution à se mettre totalement au rang d’université était l’Université de Bethléem de la Terre Sainte, une institution mixte chrétienne catholique d’éducation supérieure. Fondée en 1973, cette institution prend ses racines en 18893, lorsque les Frères Chrétiens De La Salle ouvrirent des écoles à Bethléem, à Jérusalem, à Jaffa et à Nazareth, ainsi qu’en Jordanie, au Liban, en Egypte et en Turquie. L’Université Al-Najah à Naplouse, qui avait à la base été établie comme l’Ecole Al-Najah en 1918, fut fondée en 1977. L’Université d’Al-Khalil (Hébron) se mit en place en 1980 en conséquence d’une mise à niveau de l’Ecole de la Shari’ah, qui avait été mise en place en 1971. En plus des études islamiques, l’université élargit rapidement sa portée pour inclure diverses disciplines scientifiques et littéraires.

La première université à être établie dans la bande de Gaza fut l’Université Islamique. Ses membres du conseil fondateur étaient principalement des membres des Ikhwan qui étaient aussi impliqués dans Al-Mujamma’ Al-Islami (le Centre Islamique), alors présidé par Sheikh Yassine. La naissance de l’université eut le droit à quelques difficultés. L’organisation locale du Fatah, qui était déjà tourmentée par l’inquiétude de voir l’influence croissante des Ikhwan à Gaza, était prête à tout pour empêcher la réalisation du projet, sauf si le Fatah pouvait complètement le contrôler. Pour éviter la menace potentielle envers leur projet, les Ikhwan demandèrent au président de l’OLP et leader du Fatah Yasser Arafat de soutenir le document fondateur de l’université et de publier un décret désignant un comité fondateur. Il se pouvait qu’il n’ait pas été averti qu’au moins la moitié des membres du comité étaient des figures majeures des Ikhwan de la Palestine et de la Jordanie, alors que l’autre moitié était composée d’officiels du Hamas choisis pour leur sympathie envers les Ikhwan. D’autre part, il se peut que le président de l’OLP ait souhaité remporter la confiance et le soutien des Ikhwan en leur offrant une concession. Il avait toujours nourri l’idée qu’il était le père de la nation et le leader de tout le peuple palestinien, dont les islamistes. Ces derniers, toutefois, n’acceptèrent jamais son commandement, en dépit de son insistance, lorsqu’il les rencontrait, à dire qu’il avait lui-même été pendant un temps un membre des Ikhwan.

Les quelques premières années de l’université furent accompagnées de sérieuses disputes, au début à l’intérieur du comité fondateur, puis au sein du conseil d’administration. Un des points majeurs de désaccord était sur qui allait remplir la position de président de l’université. Les Ikwan voulaient un des leurs, alors qu’Arafat n’aurait permis qu’un de ses propres supporters. Parfois, les disputes se diffusaient dans les rues de Gaza sous la forme de violence entre les partisans du Fatah et les membres des Ikhwan. La direction des Ikhwan, toutefois, était déterminée à imposer son entière autorité et à maintenir le contrôle total de l’université, même si son seul recours était de répondre de la sorte à l’intimidation et à la violence. La fondation de l’Université Islamique à Gaza était un repère important dans l’histoire du mouvement islamique en Palestine. Il éleva à de nouvelles hauteurs la capacité du mouvement à tendre la main à la communauté et fournit bien plus de services nécessaires dans l’emploi, la formation et l’éducation. Le résultat allait apporter un énorme prestige aux Ikhwan et renforcer leur rôle en tant qu’influence majeure dans la bande de Gaza. En même temps, elle accorda au mouvement islamique une opportunité unique pour célébrer ses dates importantes en les concrétisant dans un calendrier universitaire auquel tous les étudiants devaient adhérer. L’université attira des milliers d’étudiants, aussi bien des hommes que des femmes, de toute la bande de Gaza et de la Cisjordanie, et dans les années qui suivirent, elle fournit une éducation de haute qualité combinée à une orientation islamique. Ceci donna à la société palestinienne une préparation sans précédent pour son soulèvement populaire massif contre l’occupation israélienne.

A l’extérieur de la Palestine, l’effort de mener le projet de l’Université Islamique à bien généra un sens de responsabilité pour lui fournir le soutien financier, politique et moral nécessaire. Les Ikhwan d’entre la diaspora palestinienne, en Jordanie, au Koweït, en Arabie Saoudite et dans le reste du Golfe, resserrèrent leurs rangs pour une nouvelle unité. Jusqu’en 1978, tout membre palestinien des Ikhwan provenant de la Cisjordanie, qui était bien sûr sous l’autorité jordanienne jusqu’en 1967, était affilié avec l’organisation basée en Jordanie. Ceux de la bande de Gaza était des membres de l’organisation dirigée par les Palestiniens. En 1978, le produit de l’unification était une organisation appelée Tanzim Bilad Al-Sham (l’organisation de la terre de la grande Syrie) sous la direction du leader des Ikhwan jordaniens Abd Ar-Rahman Khalifah, basé à Amman. Le nom impliquait que l’organisation recouvre toutes les terres faisant partie de la grande Syrie historique, à savoir la Syrie, le Liban, la Jordanie et la Palestine. On sentit cependant que l’unification, bien qu’étant une étape dans la bonne direction, était insuffisante toute seule en réponse aux développements rapides et surprenants dans et autour de la Palestine. Les membres palestiniens de la nouvelle organisation pressèrent donc pour la création d’un corps au sein de Tanzim Bilad Al-Sham spécialement pour soutenir les besoins des Ikhwan palestiniens à l’intérieur des territoires. Un “Comité de la Palestine” fut créé dans cette intention par le premier meeting de la shura (conseil) de Tanzim à s’être réuni après l’unification des diverses branches des Ikhwan.

L’année 1979 vit un élargissement significatif du soutien aux Ikhwan, avec le recrutement de nouveaux membres à travers la région. L’appel et la popularité des Ikhwan étaient encouragés par la réactivation de leur organisation mère en Egypte. Les leaders emprisonnés des Ikhwan égyptiens avaient été libérés dans le début des années 1970, et certains d’entre eux s’étaient mis à voyager, à l’intérieur du monde arabe et au-delà. Les leaders libérés des Ikhwan égyptiens étaient perçus comme des héros qui avaient supporté des années de persécution, résistant à toute pression pour qu’ils renoncent à leurs principes ou à leur affiliation. Aux yeux de nombres de jeunes hommes et femmes dans le monde musulmans, ils étaient les reflets contemporains de la toute première génération de musulmans dans les années après le décès du prophète Mohammed, qui avaient persévéré dans leurs efforts afin que l’islam puisse réussir et se répandre. Les étudiants des Ikhwan palestiniens, que ce soit au Koweït ou en occident, avaient lu les écrits de figures majeures des Ikhwan comme Hassan Al-Banni, Abd Al-Qadir Awdah et Sayyid Qutb. Ces Palestiniens étaient particulièrement émus de rencontrer des hommes qui avaient connu ces figures presque légendaires, afin d’entendre directement d’eux des histoires des Ikhwan et de leurs fondateurs.

1979 fut aussi une année d’événements significatifs sur la scène internationale. L’ayatollah Khomeyni dirigea une révolution en Iran qui fit tomber le régime pro-américain et pro-israélien du Shah. Khomeyni abolit la monarchie, installant une république islamique qui s’exprima en une rhétorique anti-israélienne et anti-américaine qui était une musique aux oreilles du public palestinien. La même année vit le commencement du djihad pour libérer l’Afghanistan de l’occupation soviétique. Le défi de l’Iran islamique au “Grand Satan”, comme elle qualifiait les Etats-Unis, ainsi que les histoires encourageantes des victoires du djihad en Afghanistan, attisèrent des sentiments dans les rues de Gaza et de Cisjordanie, tout comme ailleurs dans le monde musulman. Entre-temps, cependant, le propre projet de résistance nationale des Palestiniens trébuchait. Le long des années 1970, l’OLP avait montré des signes de fatigue sous la pression de la politique régionale et internationale, et avait été de plus en plus touchée par la corruption et la mauvaise gestion. L’OLP avait commencé à montrer une tendance à plonger dans des jeux politiques mortels, et une inclination vers des compromis coûteux qui ne répondaient vraiment pas aux aspirations nationales déclarées du peuple palestinien. En 1982, Israël envahit le Liban, suite à sept années de guerre civil intermittente dans ce pays. Les forces israéliennes avancèrent jusqu’à la capitale même du Liban, Beyrouth, avec pour résultat l’éviction de l’OLP du Liban. Alors que Beyrouth était assiégée par les forces israéliennes, commandées par le ministre de la défense d’Israël d’alors, Ariel Sharon, entre deux mille et trois mille civils palestiniens non protégés et non armés dans les camps de Sabra et Shatila furent massacrés par l’allié d’Israël, les Forces Libanaises Chrétiennes. Les populations palestiniennes à travers le monde ressentirent un sens étouffant de colère, d’impuissance et de frustration.

Parmi tous ces événements dramatiques, la pression montait sur les Ikhwan en Palestine pour qu’ils agissent au nom de leur cause. Leur programme de réforme sociale avait semblé absorber tous leurs efforts à un moment où les développements à l’intérieur et autour de la Palestine appelaient à une réponse plus drastique. Ayant pris avec succès le dessus sur les forces nationalistes et de gauche au sein de la société palestinienne, les islamistes se firent alors critiqués, car pendant que d’autres faisaient des sacrifices en résistance à l’occupation, ils s’étaient restreints à des services sociaux et éducationnels. Leurs détracteurs allaient si loin qu’ils les accusaient d’avoir un accord avec les autorités de l’occupation, ce pourquoi leurs activités étaient tolérées et leurs projets autorisés. Les ennemis des islamistes s’embarquèrent dans une propagande démodée du style de Nassir, disant que les Ikhwan sont une invention de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis, ou les qualifiant de laquais des Sionistes.

Traduction du Centre Palestinien d’Information (CPI)


Hamas : Son histoire de l’intérieur

L’ouvrage Hamas : Son histoire de l’intérieur de Dr. Azzam Tamimi s’inscrit dans une volonté de montrer au monde la vision du mouvement du Hamas et d’expliquer ainsi son développement. Le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI) a donc jugé intéressant d’en présenter ici la traduction complète, diffusée régulièrement en de nombreuses parties.

Dr. Azzam Tamimi



Hamas : Son histoire de l’intérieur

Préface

Beyrouth, le 13 août 2006

            Alors que j’écris, la résolution de l’ONU prévue pour résoudre le conflit au Liban doit encore entrer en vigueur. Mais alors que le destin du sud Liban attend encore d’être fixé, il est évident que ces événements-là auront un impact de grande portée. L’impact est déjà manifeste dans la façon dont des mouvements comme le Hezbollah et le Hamas ont partout pris le contrôle de l’imagination des musulmans. Il est aussi certain que les vagues du Liban vont s’étendre bien au-delà de la sphère de l’opinion publique, et il se peut que nous soyons à la limite de changements plus profonds – même si nous ne pouvons êtres certains de ce que ces changements vont entraîner.

            Il est aussi clair du langage employé en occident et notamment aux Etats-Unis vis-à-vis de ce conflit qu’il existe une profonde méprise concernant ce que des mouvements comme le Hezbollah et le Hamas représentent. Ceci est similaire à la mauvaise lecture de la base qui a donné lieu à la terrible “Guerre totale contre le terrorisme”, qui a cherché à mélanger des mouvements comme le Hamas avec al-Qaïda, une union qui viole gravement la vérité – alors qu’il se pourrait qu’elle convienne à quelques politiques qui ne sont intéressés que par la promotion des “modérés” pro-occidentaux partageant leurs opinions.

            En propageant délibérément et en perpétuant le mensonge selon lequel des mouvements islamiques modérés comme le Hamas ne sont pas différents des révolutionnaires d’al-Qaïda, qui croient qu’il faut d’abord brûler une société pour en construire une nouvelle, l’occident renforce la perspective d’un conflit plus vaste entre lui et les courants politiques dominants dans la région. L’amalgame risque de produire un réel conflit, avec la possibilité de conséquences désastreuses, en plaçant l’occident en mauvais termes avec des mouvements comme le Hamas qui symbolisent pour de nombreux musulmans l’espoir d’une réelle réforme et d’une société meilleure. Dans cette condition de profonde méprise, un livre qui aide à présenter le Hamas et à répondre à ces défauts de l’analyse occidentale est plus qu’important : il est vital. La connaissance profonde de Dr. Tamimi de l’islam politique dans son étendue lui permet de parler du Hamas avec une vision plus large ainsi que d’écrire un essai qui fera autorité sur un sujet avec lequel il a une grande familiarité. Non pas comme de nombreux “experts”, il s’agit ici d’un véritable expert.

            Le Hamas se tient dans la tête d’avant-garde des mouvements reflétant un sens de profond mécontentement musulman avec l’ordre mondial actuel et son impact direct sur leurs sociétés. De nombreux musulmans ressentent aussi l’hégémonie qui cherche à imposer le modèle culturel occidental comme unique, en présentant les valeurs universelles de liberté, de justice et de bonne administration. Les islamistes épouses et proclament ces valeurs, mais ils rejettent l’idée que l’occident jouit d’une certaine sorte de copyright culturel sur la façon dont ces valeurs sont appliquées, sur la façon dont elles devraient faire partie de la vie quotidienne. En outre, le Hamas doute que l’occident, dans sa configuration actuelle, ait grand-chose à enseigner aux musulmans pour ce qui est des valeurs de justice (dans son sens large), d’administration éthique ou de respect des autres. Le Hamas ainsi que le Hezbollah soutiennent des élections libres, mais sont d’avis que l’occident est hautement sélectif dans son enthousiasme pour la “liberté”.

            Bien entendu, le Hamas défend la résistance armée. Pour l’occident, ceci est gênant : les occidentaux peuvent comprendre que l’islamisme soit la politisation du mécontentement musulman face à l’actuel ordre mondial, mais l’utilisation de la violence par un acteur non-étatique semblement particulièrement menaçant pour nos susceptibilités. Pour nous, l’eploi de la violence menace d’une descente aux enfers ; cela frappe les certitudes européennes formées depuis que notre “califat chrétien” a pris fin avec le Traité de Westphalie. A ce moment, notre califat du saint empire romain se déchira en plusieurs nations-états séparés ; l’Eglise a été séparée de l’Etat, et la religion, au moins en théorie, est devenue du domaine de la propriété personnelle seulement. Cela a été un tournant dans l’histoire européenne, que nous percevons comme un élément fondamental nécessaire pour les Lumières ainsi que pour le développement de la raison et de la laïcité et pour le progrès de la science. Cette idée a dominé la pensée européenne au cours des deux cents dernières années. Elle est finalement devenue synonyme de modernité pour la plupart des occidentaux.

            Il n’est pas vrai que les gouvernements occidentaux rejettent avec force la violence en soi : l’Irak, l’Afghanistan et maintenant le Liban témoignent de cela ; mais nous voyons la structure westphalienne de nations-états comme seul cadre pour l’utilisation “légitime” de la violence. Les Etats peuvent pratiquer la violence ; mais lorsque des mouvements l’utilisent, cela semble menacer des certitudes traditionnelles, ces mêmes certitudes traditionnelles servent de base aux Lumières. Dans le fond, les mouvements comme le Hamas semblent défier nos certitudes westphalienne. Bien sûr, pour les islamiques, la récente histoire porte un message différent. Les nations-états n’ont rien des idées bienveillantes que nous attribuons aux Lumières. Pour la plupart des Arabes, le dessin des frontières nationales s’est fait récemment et a été imposé, avec quelques idées bienveillantes et peu de “lumière”.

            Lorsque l’occident observe un mouvement comme le Hamas, qui semble contredire nos certitudes fondamentales des Lumières, sa première exigence est qu’il renonce à la violence, qui se désarme et qu’il se joigne à un parti politique.

            Ce qui est implicite dans cette condition, c’est que les mouvements comme le Hamas doivent accepter nos certitudes. Notre pré-condition invariable, avant même toute discussion, est qu’ils doivent s’engager dans nos termes. La violence “légitime”, nous insistons, doit rester seulement entre les mains des acteurs de l’Etat, aussi douteux qu’il puisse être. Notre exigence implique aussi que ces mouvements reconnaissent les déclarations concernant l’ordre mondial qui positionne à jamais l’occident comme propriétaire du modèle pour la réalisation de la modernité. Ceci est le point crucial, car l’adoption par le Hamas de notre modèle équivaut à son acceptation de l’ordre mondial prédominant qui cherche à imposer les termes pour un Etat palestinien sur une base que les Palestiniens considèrent comme étant manifestement injuste. Le Hamas constate aussi que la demande de jouer seulement selon les règles occidentales est un exercice de pouvoir destiné à les “domestiquer”, et à forcer un soutien à l’hégémonie occidentale. Le consentement nie au mouvement son autorité ainsi que sa légitimité : son accord n’est donc pas une option, d’où le besoin de rester une force armée face à l’hostilité occidentale et israélienne.

            Le défi envers l’hégémonie occidentale et israélienne ne doit pas être considéré comme anti-occidental. Le Hamas n’est pas anti-occidental. Le défi du Hamas envers notre soi-disant copyright pour l’organisation socio-économique de la modernité n’implique non plus aucun anti-modernisme virulent. Le Hamas cherche plutôt à former un ordre social et politique juste en Palestine, opposé à un environnement d’oppression et d’exploitation basé sur l’hégémonie de l’occident. Il croit qu’il a de meilleures réponses pour la formation d’un avenir politique palestinien que celles que peuvent présenter l’occident. En agissant de la sorte, le Hamas, comme d’autres mouvements islamiques, croient qu’une nouvelle réflexion politique islamique peut être prise uniquement en se désengageant des perspectives historiques et philosophiques reçues de l’occident.

            Le défi posé par un mouvement comme le Hamas devrait être compris comme étant aussi bien intellectuel que militaire. Le Hamas prend l’action armée comme un seul outil qui peut être utilisé pour accomplir ses objectifs, et son avantage n’est pas perçu comme un ingrédient essentiel de sa philosophie, mais comme une nécessité face à l’hostilité quasi-universelle et à une occupation vouée à mourir. Je crois que l’ouvrage de Dr. Tamimi nous accompagnera pour nous aider à gagner le courage d’examiner ce défi présenté à certaines de nos certitudes et icônes culturelles et à répondre intelligemment plutôt qu’avec notre défensive habituelle.

Préface rédigée par
Alastair Crooke
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Lundi 19 Janvier 2009


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