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Haïti: de nombreux leaders latino-américains dénoncent l’occupation sous couvert d’aide humanitaire



Lundi 25 Janvier 2010

De nombreux leaders latino-américains continuent à dénoncer l’invasion et l’occupation sous couvert d’aide humanitaire.
Le dirigeant cubain Fidel Castro a dénoncé dimanche le déploiement de milliers de soldats américains à Haïti, dévasté par un séisme, et déploré le silence de l'ONU sur cette "occupation" qui ne fait, selon lui, que compliquer encore la situation dans ce pays.

"Au milieu de la tragédie haïtienne, sans que personne ne sache comment ni pourquoi, des milliers de soldats des unités des Marines des Etats-Unis, des troupes aéroportées de la 82e Division et d'autres forces militaires ont occupé le territoire d'Haïti", écrit l'ancien président cubain dans un communiqué sur le site internet officiel Cubadebate.cu.

"Pire encore, ni l'Organisation des Nations Unies, ni le gouvernement des Etats-Unis ont offert une explication à l'opinion publique mondiale sur ces mouvements de forces", ajoute-t-il.

Le bâtiment de la Navy, l’USS Bata a été transformé au cours des dernières années en prison secrète flottante. Ses cales à fond plat, conçues pour abriter des troupes en vue d’un débarquement, ont été aménagées avec des cages. Les détenus y sont soumis aux mêmes expériences qu’à Guantanamo.

Après avoir longtemps nié cette réalité, le Pentagone a admis que l’USS Bataan avait effectivement été utilisé comme prison en décembre 2001, mais qu’il avait été rendu à son usage normal dès janvier 2002, ce que contestent de nombreux spécialistes selon lesquels il a conservé sa mission de prison off shore.

Il paraît impossible que les prisonniers aient été transférés ailleurs depuis le tremblement de terre haïtien et que le navire ait été réaménagé pour le transport de troupes.

Le déploiement à Haïti du contingent américain, qui devrait atteindre les 20.000 hommes avant la fin du week-end, a déjà été dénoncé avec force par la Bolivie et surtout le Venezuela d'Hugo Chavez.

Une cargaison de plus d'un million et demi de litres de carburant vénézuélien pour Haïti est arrivée en République dominicaine, d'où elle doit être acheminée vers le pays dévasté par un séisme le 12 janvier, a indiqué une raffinerie publique dominicaine.

Une livraison de carburant en provenance du Venezuela, "représentant 1,58 millions de litres, est déjà dans les réservoirs de Refidomsa", la Raffinerie dominicaine de Pétrole, a annoncé aujourd'hui celle-ci dans un communiqué.

Le président vénézuélien Hugo Chavez avait annoncé le 17 janvier que son pays, premier exportateur de pétrole latino-américain, était prêt à envoyer 225.000 barils de carburant en Haïti.

"Plusieurs pays annoncent pour leur part l'envoi additionnel de soldats et d'équipements militaires. De tels faits vont selon moi contribuer à compliquer et rendre encore plus chaotique la coopération internationale qui est déjà très compliquée", estime Fidel Castro.

"Il faut discuter de cette question sérieusement et assigner à l'ONU le rôle directeur qui lui correspond sur ce délicat sujet", écrit-il alors qu'une réunion internationale sur Haïti doit se tenir lundi à Montréal.

Fidel Castro s'est félicité de "la conduite éthique" de son pays qui "envoie des médecins et non des soldats" et qui a ouvert la semaine dernière son espace aérien aux avions américains pour permettre un acheminement plus rapide de l'aide à Haïti.

Sous embargo américain depuis 1962, l'île communiste n'a plus de relations diplomatiques formelles avec les Etats-Unis depuis près d'un demi-siècle.

Pour l'heure, il est très difficile de chiffrer le nombre exact de victimes.

D'après la ministre de la Culture haïtienne, 120.000 corps auraient été récupérés, mais que le bilan définitif pourrait être beaucoup plus lourd.

Sur les trois millions d'habitants affectés par le tremblement de terre à Haïti, les autorités estiment que le nombre de morts pourrait atteindre le chiffre effrayant de 200 000 morts.




Lundi 25 Janvier 2010


Commentaires

1.Posté par tiracoun le 27/01/2010 21:30 | Alerter
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Pendant ce temps le préfet de Guadeloupe crée "Le Plan Blanc" pour sauver les Noirs de Haïti.
Ce n'est pas une blague,c'est exactement le terme qui a été par RFO radio Guadeloupe.
Le ridicule ne mourra jamais dans les colonies.
Joli thème pour Anne Romanoff !!

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