Conflits et guerres actuelles

Guerre imposée de 1980 : Londres sort de son silence



Samedi 3 Mai 2008

Pendant les 8 années de la guerre imposée à l'Iran (1980-1988), l'ancien régime dictatorial irakien avait bel et bien violé les accords frontaliers jusqu'alors signés entre les deux pays, dans les eaux du fleuve Arvandroud, a reconnu le responsable du département Asie-Afrique, au sein du Foreign Office. Le responsable britannique a également affirmé que la ligne frontalière irako-iranienne établie dans les accords d'Alger, signés en 1975, restait toujours valide. Toutes les cartographies se faisant en Grande Bretagne se basent sur ces documents, a-t-il ajouté. On n'a pas encore oublié le geste grossier du l'ancien dictateur irakien, Saddam Hussein, lorsqu'il déchirait, devant les caméras, des copies de l'accord d'Alger, pour proclamer la guerre contre l'Iran. Huit ans plus tard, il s'est vu, quand même, obligé de reconnaître l'accord ainsi que sa défaite, dans la guerre. Mais il aurait peut-être fallu attendre jusqu'à maintenant pour enfin voir les grandes puissances sortir de leur silence de mort envers l'agression évidente de l'ancien régime irakien contre l'Iran. Pire encore, l'ancien régime baasiste irakien avait bénéficié, durant les 8 années de guerre, des appuis latents et patents des grandes puissances dont le Royaume Uni. En plus, les grandes puissance avaient forcé le Conseil de sécurité des Nations Unies à rester impassible tout au long de la guerre. Certains documents confirment même que l'agression de l'ancienne armée baasiste contre l'Iran s'était effectuée à l'aide et par le feu vert des Américains et Britanniques. Le gouvernement irakien avait bénéficié durant la guerre de la générosité de Londres, lui fournissant aides financiers et armes. Sous couvert d'activités humanitaires, 16 sociétés britanniques importaient en Irak différentes sortes d'équipements militaires dont des armes chimiques destinées à être utilisées contre les civils iraniens. Bref, les grandes puissances avaient mis beaucoup d'espoir dans l'ancien régime dictatorial irakien, afin de réaliser leur illusion de mener à l'échec l'ordre islamique qui venait juste de s'établir en Iran voisin. Malgré de lourdes sanctions militaires et économiques appliqués par les grandes puissances, le peuple iranien a héroïquement défendu sa patrie. Les puissances doivent donc reconnaître leur grande part de responsabilité dans l'agression faite par l'ancien régime irakien contre l'intégrité territoriale iranienne. Personne ne savait mieux que les Britanniques que la ligne frontalière entre l'Iran et l'Irak était celle que le protocole de Constantinople, signé le 17 novembre 1913, avait fixé.

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Samedi 3 Mai 2008

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