Palestine occupée

Guerre du Liban, Olmert responsable


C'est un appel solennel qui risque fort de passer inaudible : à quelques jours de la publication du rapport final de la commission « Vinograd », une cinquantaine de haut galonnés de l'armée sioniste sollicitent le Premier ministre à accepter la responsabilité d'une « défaite militaire » qui a faussé bien des calculs, a biaisé bien des analyses.


Mercredi 23 Janvier 2008

Guerre du Liban, Olmert responsable
Mais le Pantin qui se cramponne obstinément au pouvoir aura-t-il l'ouïe assez sensible à ce genre de demandes ? Depuis le premier rapport « Vinograd », daté du 30 janvier 2007, beaucoup de têtes sont tombées à Tel-Aviv sans qu'Ehud Olmert ne doute, ne serait-ce qu'un seul instant, de ses capacités d'homme et de dirigeant politique. Et pourtant Dieu sait à quel point il a tort : cette guerre de 2006 qu'il a entamée contre le Liban avec la certitude d'en sortir gagnant et re-légitimé aux yeux de son opinion et qu'il a perdu à sa grande surprise et à la surprise de tous ses alliés, aurait dû le convaincre que l'« Américain Way » ne mène nulle part. Elle aurait dû suffire pour lui faire comprendre que la force militaire, quelle que soit son étendue, se brise comme un misérable château de carte, dès qu'elle se heurte à la volonté d'un peuple et quel peuple ! Un peuple aguerri comme l'est celui du Liban, un peuple qui n'a cessé depuis qu'il est sur cette terre, de mettre à l'épreuve sa pugnacité, son courage, ses capacités de résistance. Il y a quelques jours Seyyed Hassan Nasrallah a jeté un nouveau pavé dans la marre en révélant un peu plus les dessus d'une « défaite » qui est entrée à jamais dans l'Histoire : Que l'armée prétendument la plus puissante de la région, prise de panique et de peur, ait abandonné les restes de ses soldats sur le champ de bataille, qu'elle n'ait même pas eu le courage par la suite d'en informer leur familles, voilà la chose à la fois la plus ridicule et la plus terrifiante qui soit. Non pour les pays et les populations de la région, habitués depuis près de 60 ans aux « coups de bluff » et aux autres « cocoricos » sionistes, mais pour les Israéliens eux-mêmes qui semblent, on ne sait par quelle magie noire, s'enfoncer de plus en plus dans la torpeur. Et au fond y a-t-il une autre explication à cette intolérable mansuétude dont font preuve les Israéliens à l'égard de leur dirigeant ? Il faut être somnambule ou malade pour supporter un Ehud Olmert en qualité de dirigeant, alors que sa coalition politique est en lambeau et qu'il ne fait par son aventurisme à Gaza ou par ses menaces à l'encontre de l'Iran que précipiter « la fin inévitable » de l'entité sioniste.

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Mercredi 23 Janvier 2008

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