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Guerre à la drogue : quand la Commission européenne fume la moquette


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Mercredi 18 Mars 2009

Guerre à la drogue : quand la Commission européenne fume la moquette
Dans son dernier rapport daté du 10 mars 2009, la Commission européenne analyse l’évolution du marché mondial des stupéfiants entre 1998 et 2007.

Avant que la Commission européenne ne présente son rapport à la conférence organisée par la Commission sur les drogues narcotiques (CND) des Nations Unies à Vienne, Jacques Barrot, commissaire en charge de la justice, la liberté et la sécurité, également vice-président de la Commission européenne, affirmait qu’ « à Vienne, nous ne pourrons pas nous limiter à quantifier les objectifs. Nous devrons chercher à attaquer le phénomène mondial de la drogue, basé sur des preuves factuelles ».

On espère que Barrot n’a pas pris le temps de lire ce rapport, qui présente une analyse de l’évolution du phénomène drogue entre 1998 et 2007, car ses conclusions sont unanimement accueillies comme une victoire du lobby de la drogue et des apôtres de la légalisation.

Premier scandale, le rapport a été pour l’essentiel composé et écrit par un professeur américain du Maryland, Peter Reuter. Ce dernier est un « senior economist » du Drug Policy Research Center de la Rand Corporation, un think tank washingtonien en général favorable à toutes les guerres géopolitiques, à part celle qui vise la drogue. Reuter a écrit des livres comme Les bévues des guerres à la drogue, apprendre d’autres vices, d’autres lieux et d’autres époques, ou Le crime désorganisé : l’économie de la main visible. Aujourd’hui, le rapport de Reuter se lit comme une réfutation systématique de ce qui fut le cœur de l’hypothèse LaRouche sur ce trafic formulé dès 1978 dans le livre Dope Inc.

Pour LaRouche, faire la « guerre à la drogue » veut dire avant tout s’attaquer aux complicités dans le monde financier. Dès 1978, l’hégémonie des banques britanniques dans les paradis fiscaux laissait soupçonner leur rôle primordial dans l’existence d’un marché solidement structuré, de haut en bas.

Pour Reuter, « les marchés de la drogue sont, pour l’essentiel, compétitifs et non pas organisés verticalement ou dominé par quelques dealers ou cartels. Les liens entre le terrorisme et les insurrections armées sont importantes mais se limitent à quelques endroits, telles que l’Afghanistan et la Colombie ».

L’étude prétend également fournir des « estimations réalistes » sur la taille du marché en terme de revenu annuel. Elle présente le chiffre de 70 milliards d’euros, à peu près la moitié du montant annoncé par l’Office des Nations Unies sur la drogue et le crime (UNODC) qui elle parle de 125 milliards d’euros.

Une fois la drogue réduite à sa réalité purement sociologique, le lecteur ne peut que se contenter d’une politique anti-drogue qui se concentre sur la « réduction des risques et des dommages », une politique « toujours controversée dans certains pays, bien que gagnant du terrain ailleurs, qui y voient un moyen efficace de réduire les maladies liées à la toxicomanie, le désordre social et la mortalité ».

Poussant l’argumentation, Reuter et sa bande finissent par établir que « la politique consistant à prohiber la drogue a provoqué des dommages substantiels non désirés dont la plupart étaient prévisibles ». Page 51, le rapport écrit qu’il n’est pas très difficile de constater des cas précis : « Par exemple, le fait de limiter la vente de seringues dans le cadre de la lutte anti-drogue, conduit les consommateurs à échanger des aiguilles contaminées et accélère la transmission de sang contaminé et du VIH. Dans certaines circonstances, l’application stricte des loi anti-cannabis, en vue de réduire le nombre de consommateurs, a des conséquences graves sur les perspectives d’emploi d’un certain nombre d’usagers arbitrairement choisis qui finissent avec des condamnations pénales… »

D’autres dommages sont manifestes sur le plan macropolitique : « La stabilité de la Colombie a été affectée durant une longue période par les efforts intenses pour contrôler les cultures de coca qui offrent des revenus lucratifs au rebelles du FARC protégeant les cultivateurs de la coca contre le gouvernement. L’assaut du gouvernement mexicain contre les trafiquants depuis 2006 a été un des facteurs qui a généré une vague de meurtres horribles qui ont discrédité la légitimité du gouvernement mexicain à tous les niveaux. L’épandage d’herbicides sur les champs de coca a provoqué non seulement des dommages environnementaux, mais a obligé les paysans à élargir la taille des zones de production, une culture qui elle-même porte atteinte à la qualité des sols. L’incarcération d’un grand nombre d’individus pour la vente de la drogue a abouti au fait qu’un nombre croissant d’enfants se trouve privé de ses parents pendant de longues périodes… »

Les compilations d’arguments sophistes de Reuter ont été publiées par l’American Enterprise Institute (AEI) cette boite à idées créée pour lutter contre Franklin Delano Roosevelt et vaste pépinière des neo-conservateurs américains.

« La guerre à la drogue a échoué : c’est l’Europe qui le dit », jubile Arnaud Aubron, un des fondateurs de Rue89, sur son blog Drogues News où il met en exergue les paroles de Sir Keith Morris, l’ancien ambassadeur britannique en Colombie et membre du Conseil privé de la Reine d’Angleterre qui déclarait cyniquement en avril 2003 que « La guerre à la drogue ne peut être gagnée parce que c’est une guerre contre la nature humaine ».


Guerre à la drogue : quand la Commission européenne fume la moquette

Dope Inc., le retour

Executive Intelligence Review, l’hebdomadaire en langue anglaise du mouvement larouchiste aux Etats-Unis, vient de publier une nouvelle étude sur "Came SA" (Dope, Inc.), le cartel de drogue international basé à Londres. Ce dossier de 46 pages, réalisé sous la direction de Dennis Small, figure dans l’édition du 27 février de l’EIR Online (sur abonnement).

En introduction, Dennis Small montre la croissance, depuis une décennie, des quatre grands groupes de stupéfiants (opiacés, marijuana, cocaïne et stimulants de type amphétamine), dont la valeur marchande totale, lors de la vente au consommateur, représente aujourd’hui plus de 800 milliards de dollars par an.

Il énumère ensuite les trois principales raisons justifiant la publication du rapport. D’abord, une mondialisation financière débridée fait que l’argent de la drogue s’insinue de plus en plus au coeur du système financier.

Deuxièmement, on assiste à une nouvelle offensive en faveur de la légalisation des stupéfiants, campagne directement dirigée par le méga-spéculateur américain pro-britannique George Soros. Enfin, la drogue joue un rôle essentiel dans le narco-terrorisme. Ainsi, au Mexique comme en Afghanistan, le désastre ne peut être évité que par une guerre intelligente à la drogue sur le modèle décrit par Lyndon LaRouche il y a vingt-cinq ans.

Ce nouveau rapport complète l’exposé de Dope, Inc., un livre publié en 1978 qui fait référence. Il montre du point de vue historique comment l’empire britannique – devenu entre-temps le système financier mondialisé – imposa le trafic de drogue depuis les guerres de l’opium, dans le but explicite de maintenir sa propre mainmise politique sur la population mondiale, notamment dans les « colonies » de l’Empire.

Outre l’étude de l’évolution de la production et de la consommation des grands groupes de stupéfiants, le nouveau dossier de l’EIR examine les cas de l’Afghanistan, du Mexique et de la Russie. On y trouve également un exposé complet sur les activités de George Soros en faveur de la légalisation et un rappel historique des guerres de l’opium.

http://www.solidariteetprogres.org http://www.solidariteetprogres.org



Mercredi 18 Mars 2009


Commentaires

1.Posté par souad le 18/03/2009 14:13 | Alerter
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Il est fou ce romain, sans la cannabis et le vin y aurait jamais eu d' empire Larouche. j'ai abusé de la tisane, j'inverse tout.


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