Conspiration

Grèce : qui cherche à tester la « Stratégie de la tension » ?



Mardi 9 Décembre 2008

Photo: forum.nokiacep.com
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Les évènements qui secouent la Grèce depuis samedi nous portent à croire que l’oligarchie financière cherche à se servir de ce pays comme laboratoire social. Depuis des mois, parmi les élites, une question hante les esprits : « Comment gérer cette révolte qui grandit parmi les classes moyennes », à qui l’on cherchera in fine à faire payer les pots cassés par la spéculation financière.

Utilisée surtout en Italie au début des années 1970, la « stratégie de la tension », combinant attentats aveugles, exécutions ciblées, terrorisme idéologique et tentatives de putsch, revient ainsi à l’ordre du jour.

A partir d’Athènes, une vague d’émeutes se répand depuis samedi à travers toute la Grèce, surtout dans les grandes villes universitaires comme Thessalonique (Macédoine), Patras dans le Péloponèse, Ionnina en Epore ou encore Héraklion en Crète. La mort d’un adolescent de 15 ans, tué par balle alors qu’un groupe d’une trentaine d’émeutiers attaquait un fourgon de police à Athènes, a mis le feu aux poudres. Des centaines de manifestants sont alors descendus dans la rue pour protester contre « l’arbitraire » de la police.

Bien que le Premier ministre grec, le conservateur Costas Caramanlis, ait tenté de calmer la situation en inculpant immédiatement le policier en cause, le mouvement de contestation a gagné tout le pays.

Dimanche, à Athènes, des dizaines de jeunes cagoulés (« koukoulofori ») ont harcelé sans répit les forces de police, brisant les vitrines et incendiant les magasins.

Notez ici que mercredi, un engin incendiaire artisanal avait éclaté devant le bureau de l’agence de presse AFP à Athènes, acte revendiqué par le groupe « Conspiration des cellules du feu ». Cet attentat, affirme Libération, aurait été commis « en signe de solidarité avec les camarades français » (les membres du groupe de Julien Coupat et Benjamin Rosoux, soupçonnés d’actes de sabotage contre des lignes de TGV en France).

Sous la bannière « Contre un Etat qui assassine, manifestons contre la dictature de la peur », plus de 5000 manifestants démarrèrent leur marche depuis l’école polytechnique, lieu symbolique où, en novembre 1973, la révolte des étudiants contre la dictature des colonels avait été noyée dans la répression.

Cependant, ce chaos et ces provocations permettent au gouvernement grec de détourner l’attention de la « colère sociale » qui gagne l’ensemble du pays.

Confirmant l’état dramatique d’un système de santé à la dérive, car privé de financement, la correspondante sur place de Libération écrit : « Toute la semaine passée, les CRS grecs ont interdit par la force l’entrée du ministère de la Santé à des infirmières, médecins et employés administratifs venus protester contre le non-paiement de leurs salaires, blessant de nombreux manifestants. »

La crise économique et financière provoque aujourd’hui « l’implosion du faux miracle économique grec, pulvérisé par le surendettement, les placements douteux des finances publiques et la corruption. »

La synchronisation des émeutes indique que l’on est en présence d’une politique de « stratégie de la tension ». Comme le note Libération : « Cette ‘colère sociale’, comme la nomment de nombreux commentateurs du pays, intervient d’ailleurs trois jours avant la grève nationale prévue mercredi, où pour la première fois, l’ensemble des organisations syndicales font front commun ».

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Mercredi 10 Décembre 2008


Commentaires

1.Posté par Modération le 09/12/2008 12:24 | Alerter
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test

2.Posté par loupbavevite le 09/12/2008 15:16 | Alerter
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Oui, que penser de ce mouvement ? Le début d'une prise de conscience ou une monstrueuse manipulation comme 68. La Grèce étant un des derniers pays à ne pas être sous le contrôle du lobby. Grèce qu'ils avaient tenter de déstabiliser par les feux de forets criminels où la presse occidentale en particulier Libération, à mots à peine couverts accusait le gouvernement grec d'en être l'auteur tout en prétendant que les pompiers grecs étaient des incapables et des feignants. Ces mouvements sont-ils un test de répression sociale ou une énième tentative de faire tomber Caramanlis voire les deux à la fois ?

3.Posté par ciborg le 09/12/2008 18:23 | Alerter
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pourqoi vous bloquez mes commentaires ??????????????????????????

4.Posté par Rakovski le 09/12/2008 19:40 | Alerter
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il serait intéressant de savoir ce que dit la jeunesse grecque et non les commentaires apeurés des professionnels de la désinformation de l'AFP.

Au départ, les menteurs nous ont fait le coup d'une poignet d'anarchiste, bref la diabolisation et la manip, ensuite le coup de la violence des manifestants, on pourrait croire que c'est un flic qui est mort.


JOurnalistes menteur, ça ne marche pas. Ta propragande outrancière et imbécile s'effondre tout comme s'effondre le nombre de tes torchons vendus. Heureusement que l'Etat avec notre argent soutient ces propagandistes du capital.

Demain avec l'arrivée des classes travailleuses sur le devant de la scène sociale, pour la grève général, une nouvelle ère anti-capitaliste s'annonce mais aussi une nouvelle ère de trahison. Les syndicats et le spartis de gauche sont là pour empêcher les travailleurs de prendre le pouvoir aux financiers et aux industriels.

5.Posté par la verité nous rendra libres. le 10/12/2008 09:30 | Alerter
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"Les syndicats et le spartis de gauche sont là pour empêcher les travailleurs de prendre le pouvoir aux financiers et aux industriels. "
Je partage tout a fait l analyse de RAKOVSKI sur ce point.
L'"apparente" nullité de nos syndicats , les preuves de leur corruption par l argent du patronat' (scandale UIMM ) , l'auto sabotage permanent du PS doivent nous faire ouvrir les yeux tres vite sur ce tres vieux simulacre de democratie dans laquelle nous vivons depuis plusieurs decennies.
Goethe disait : "il n y a pas de pire esclave que celui qui se croit libre".

6.Posté par tanguyh le 12/12/2008 14:20 | Alerter
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Court et très intéressant, les conseils de Cossiga pour "régler" la crise... Cela risque aussi de nous arriver...

http://www.betapolitique.fr/Emeutes-en-Grece-la-strategie-19045.html


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