Economie

Grèce crise économique: Qui tire les ficelles?



Karl Müller
Mardi 23 Février 2010

Grèce crise économique: Qui tire les ficelles?

Comment lutter contre les spéculateurs sur les monnaies et la puissance hégémonique allemande?

Athènes, début février 2010. Partout dans cette ville de plus de 3 millions d’habitants qui explose littéralement, on rencontre des gens aimables, ouverts, communicatifs et travailleurs. Sont-ils responsables de ce que l’Union européenne cloue leur pays au pilori? Est-ce leur faute si depuis quelques se­maines, leur pays fait la une des journaux de ma­nière si négative? Ou les vrais respon­sables se trouvent-ils ailleurs?

Qui sont ces fameuses «agences de notation»?

Le 11 février, le président du groupe socialiste du Parlement européen Martin Schulz a, au cours d’une interview au Deutsch­landfunk, déclaré ceci: «Vous avez mentionné les agences de notation qui, semble-t-il, ont abaissé la note de solvabilité de la Grèce. Je voudrais bien parler ce matin avec les chefs d’Etat et de gouvernement [ils se sont réunis le 11 février pour s’entretenir de la crise financière de la Grèce] pour savoir qui sont ces agences de notation et quel intérêt elles ont à déclarer que les mesures sont inefficaces, qu’il faut augmenter le taux d’intérêt des prêts qui seront accordés un jour ou l’autre soit par des pays soit par des banques privées. Quelqu’un va les recevoir, ces intérêts, mais qui? Qui a intérêt à ce qu’on augmente les taux? Les agences de notation. Mais qui sont-elles? C’est une de ces petites questions que je pose en passant car on n’en débat jamais.»

La faute incombe-t-elle aux spéculateurs sur les monnaies?

Rudolf Hickel, spécialiste de gauche des questions financières, a exprimé ses craintes en déclarant le 11 février au Spiegel Online: «Une faillite de la Grèce pourrait causer la ruine de tout le système de l’euro». Selon le média allemand, toute l’agitation à propos de la Grèce a été provoquée volontairement par ceux qui spéculent sur les monnaies, «car les bénéficiaires d’une éventuelle faillite de l’Etat sont avant tout ceux qui spéculent en Bourse sur les monnaies. Selon Hickel, «plus le pays est petit, plus il est livré brutalement aux spéculateurs. […] Après la Grèce, l’Espagne et l’Italie seront dans la ligne de mire des spéculateurs.»

Le capital financier agit de son propre chef

Pour le chef des socialistes européens, c’est un dilemme: d’une part, ils s’accrochent de toutes leurs forces à l’UE et à l’euro pour leurs projets de gouvernement mondial. D’autre part, le capital financier – les res­ponsables socialistes sont toujours à son service – agit de son propre chef et on ne sait jamais avec certitude pour ou contre quoi il se décide dans tel ou tel cas. Actuellement, pas tellement pour l’euro, mais plutôt pour le dollar? On dit que les Etats-Unis vont, cette année, lancer pour 2,5 billions
d’emprunts d’Etat. C’est énormément d’argent et la concurrence augmente sur les marchés financiers. En tout cas, cela donne un coup de fouet aux affaires. Hickel dit simplement: «Les spéculateurs ne visent pas un cours particulier de l’euro qui reflèterait adéquatement l’activité économique. Ils
tirent beaucoup plus de profits d’un cours extrêmement instable.» Selon la Neue Zürcher Zeitung du 11 février, la Bourse des marchés à terme de Chicago, qui est déterminante pour le négoce des dérivés monétaires, parie actuellement plus que jamais contre l’euro.

On fait des affaires avec les intérêts

On fait aussi des affaires avec les intérêts. En avril et mai 2010 seulement, des emprunts de l’Etat grec à hauteur d’environ 40 milliards arrivent à échéance qui devront être remboursés au moyen de nouveaux emprunts, de nouveaux crédits, cependant plus à 3% mais à 6% environ. Les prêteurs appellent cela «prime de risque» à cause de la dette publique grecque. A vrai dire, ils doublent ainsi leurs profits car jusqu’ici, la Grèce a toujours payé.
Il paraît que cette année, un total de 2,2 billions d’emprunts d’Etat arrivent à échéance dans le zone euro. Une grande partie devra être financée en recourant aux marchés financiers. Si le monde de la finance réussissait ici aussi – au Portugal, en Italie et en Espagne et également en France et en Belgique, peut-être même en Allemagne – à faire grimper les taux d’intérêt, avec l’aide des agences de notation? 1% de plus, cela représente déjà 22 milliards d’euros. Ce serait une affaire formidable … en tout cas aussi longtemps que les peuples et les Etats participeront à ce jeu sinistre.
Et qu’est-ce qui se passerait si l’euro ne pouvait plus être soutenu, si l’UE s’effondrait et si par exemple la Grèce ne remboursait plus ses dettes qu’à des conditions équitables?

L’Allemagne a profité de l’euro … au détriment d’autres pays

L’Allemagne avant tout perdrait énormément de sa puissance. Son industrie exportatrice tout particulièrement a profité considérablement jusqu’ici de l’UE et de l’introduction de l’euro. Actuellement, les exportations représentent environ 50% du PIB.
Le journal junge Welt titrait même, le 9 février: «Faillite made in Germany. La me­nace d’effondrement des finances publiques d’Etats d’Europe du Sud est la consé­quence directe de la politique agressive de l’Allemagne en matière de commerce extérieur». Dans l’article, on pouvait lire ceci: «Depuis des décennies, Berlin mène une politique économique agressive fondée sur les exportations. […] Le plus grand débouché pour le capital allemand, c’est l’UE. […] La monnaie commune européenne a privé les pays de la zone euro exposés à cette offensive exportatrice allemande de la possibilité de rétablir la compétitivité de leur économie en procédant à une dévaluation de leur monnaie. L’énorme déséquilibre économique qui en est résulté se manifeste de manière éclatante à travers la Grèce, cette candidate à la faillite qui, en 2008, a importé des marchandises alle­mandes pour 8,3 milliards d’euros alors que ses exportations ne s’élevaient qu’à 1,9 milliard d’euros.
Pour l’auteur de l’article, une cause importante du «succès» allemand réside dans une «stratégie d’appauvrissement du marché intérieur: Entre 2002 et 2008, les salaires bruts ont augmenté en moyenne de 15,2% en Allemagne, mais de 31,9% dans l’ensemble des pays de l’UE.»

L’euro conduit à un contrôle total des Etats de l’UE

La grande industrie allemande «a besoin» de pays comme la Grèce, mais à la longue, cela ne fonctionne que si la politique alle­mande peut contrôler de plus en plus ces pays. Et c’est à cela que sert l’actuelle politique de la carotte et du bâton: le bâton des restrictions pour la population, celui du contrôle par des commissaires européens pour le gouvernement. Le nouveau président de l’UE Hermann van Rompuy a déclaré après le sommet de Bruxelles: «Nous demandons au gouvernement grec d’appliquer toutes ces mesures de manière rigoureuse et déterminée.» Mais la carotte a également été présentée lors de la réunion du 11 février des chefs d’Etat et de gouvernement: «Nous n’abandonnerons pas la Grèce», a déclaré la Chancelière allemande Angela Merkel (communiqué officiel).
Cela veut dire que l’Allemagne fait savoir qu’en cas d’insolvabilité de la Grèce, elle est prête à l’aider financièrement … afin de soutenir l’euro et mais sans doute pas par solidarité.
Et quel en est le prix? L’inflation? Encore plus de sacrifices pour le contribuable allemand, et avant tout au détriment des travailleurs? Daniel Gros, directeur du Centre for European Policy Studies (CEPS) de Bruxelles, a fait savoir au manager magazin allemand en quoi consistait la «maîtrise de la crise» dans des pays comme la Grèce: «Il s’agit précisément de baisse des salaires dans le secteur privé. C’est pour moi l’essentiel.» Et il ne pensait pas seulement à la Grèce.
Les leaders socialistes européens vont louer cela comme étant un acte de solidarité. Les chefs de gouvernement socialistes des Etats européens, à la veille de la rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement, avaient demandé une «aide» d’urgence pour la Grèce (et les autres pays du sud de l’Europe dont il était question à la une des journaux). En effet notons-le bien: les socialistes européens veulent aussi l’UE et l’euro.

Le gouvernement allemand aspire-t-il à un statut de puissance mondiale?

Revenons encore une fois à l’Allemagne. Les Services secrets privés américains Stratfor Global Intelligence ont publié le 8 février une analyse intéressante sur le rôle de l’Allemagne en Europe et dans le monde («Germany’s Choice»). Pendant des décennies, l’Allemagne a été le trésorier (coupable) de l’Europe sans y jouir d’un poids politique réel, mais maintenant, elle n’est plus un «observateur passif muni d’un carnet de chèques». Merkel est la première Chancelière qui gouverne «libérée du poids des péchés passés». Elle n’est plus disposée à payer pour l’Europe «au détriment des intérêts allemands».
Mais elle paiera malgré cela, ou plutôt à cause de cela, pour la Grèce. Il serait certes «intelligent» que l’Allemagne cesse de payer et que l’UE et l’euro s’effondrent, mais sans l’UE et l’euro, l’Allemagne ne pourrait plus prétendre au statut de puissance mondiale. (A vrai dire, la population n’y tient pas.) Cependant, le gouvernement Merkel y tient et le prix que les autres Etats de l’UE doivent payer pour cela est le contrôle absolu de l’Allemagne sur la Banque centrale européenne et par là même sur les budgets de tous les pays de la zone euro.
Mais ne voyons-nous pas se profiler ici une mégalomanie qui s’était déjà mani­festée jadis en Allemagne? Qu’est-ce qui rend le gouvernement allemand si certain qu’il ne pourra pas se trouver bientôt au bord de la faillite? Où existe-t-il des plans sinistres de la droite et des Verts en vue d’un renouveau «allemand vert» qui ne recule devant rien?
Mais revenons à la Grèce. Lors des manifestations contre le plan de rigueur imposé par l’UE au nouveau gouvernement, on pouvait lire ou entendre des slogans comme «Nous n’accepterons pas le chômage et la pauvreté pour permettre au capital monopoliste de faire de gros profits» ou: «Nous ne payerons pas un centime pour la ploutocratie». Le secrétaire général du syndicat grec des fonctionnaires Adedy a déclaré: «Ils ont promis que les riches paieraient mais au lieu de cela, ils se servent chez les pauvres. C’est cette politique que nous combattons, pas la tentative de surmonter la crise.»

Les Grecs en ont assez de l’UE

La Grèce a-t-elle une chance de s’en tirer au sein de l’UE et de la zone euro? Guère! Un article paru dans la Neue Zürcher Zeitung du 12 février et intitulé «La zone euro, zone de conflits» a une fois encore rappelé un défaut fondamental de l’euro: Contre toute raison économique, l’introduction de l’euro devait permettre de créer un super-Etat européen. L’euro devait contraindre les Etats à harmoniser de plus en plus leurs politiques. Mais c’était chimérique dès le début: «Les tensions au sein de l’union monétaire européenne sont plus ou moins le résultat du fait que les politiques ont toujours vu dans l’union monétaire un instrument destiné à accélérer et à imposer l’intégration politique de l’Europe. On a fait un usage abusif de l’institution moné­taire afin de viser des objectifs situés au-delà de la politique monétaire, ce qui représente un danger pour la stabilité de la monnaie et pour l’économie.»
Il est possible que si la Grèce sortait de l’UE, elle subirait dans un premier temps un certain nombre d’inconvénients écono­miques et autres, mais si elle reste dans l’UE, les inconvénients se multiplieront considérablement. Les Athéniens disent qu’ils en ont assez de l’UE, et c’est normal. Ne se fier qu’à ses propres forces et jouir de la liberté est plus digne que mener de plus en plus une vie d’esclaves.    •

«Plan B» pour la Grèce?

ww. Nombreux sont ceux qui ont lancé un avertissement lors de l’introduction de l’euro: Il est problématique de créer un espace monétaire unifié avec des pays ayant des structures économiques et des degrés de développement différents et des cultures très diverses. Aujourd’hui, la crise est là. La situation critique des pays du sud de l’Europe fait la une des journaux. Les médias ont maintenant recours au sigle peu amène de PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne). La lettre I pourrait également désigner l’Italie.
La Grèce, avant tout, doit agir rapidement. La Commission européenne a pour ainsi dire mis sous tutelle ce pays surendetté et lui a imposé un plan de rigueur sévère. Sa mise en application doit être surveillée de très près. Pour le moment, il n’est pas question d’aide financière. Cette politique recèle une éventuelle crise bancaire: des banques françaises ont accordé à la Grèce pour 75 milliards d’euros de crédits, des banques suisses 64 milliards, des banques allemandes 43 milliards et des banques américaines 16 milliards de dollars. Elles espèrent toutes que l’UE en garantit implicitement le remboursement.
Ce plan est-il réaliste ou existe-t-il un «plan B»? La Grèce pourrait se déclarer en faillite, sortir de l’euro et revenir à son ancienne monnaie, la drachme. Ensuite, le peuple grec pourrait envisager la sortie de l’UE. Le pays pourrait faire savoir à ses créanciers étrangers que désormais, ils ne peuvent plus compter que sur de modestes dividendes de faillite. Et puis alors? Serait-ce une catastrophe? Le pays s’isolerait-il du monde économique?
C’est ce qu’a fait l’Argentine il y a 6 ans. Elle résiste bien à la crise. Dubai s’est déclaré insolvable il y a quelques semaines et est maintenant soutenu par ses voisins.
Y aurait-il pour la Grèce et d’autres pays membres de l’UE un avenir poli­tique sans l’euro et éventuellement hors de l’UE? Oui, il est dans l’AELE, association d’Etats souverains d’Europe qui tiennent à leur souveraineté. Ils ne se sont pas laissé emprisonner dans des structures supranationales. Ils misent sur la responsabilité individuelle et organisent librement leur collaboration. Chaque pays a sa monnaie. La Suisse, la Norvège, le Liechtenstein et l’Islande y trouvent leur compte.



Mardi 23 Février 2010


Commentaires

1.Posté par Ryszard le 23/02/2010 22:43 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Euro, de depart est une piege pour celui qui ont rien.

2.Posté par la truie qui file le 24/02/2010 09:27 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

une petite histoire qui se passe sur une planete lointaine ou se trouve une etrange creature sorte de vache à vin et quelques : la Neu-rob ( la creature dont on vole les neu-neus !)

Tout commence par l'une des regions ou la graisse à tendance à soit s'accumuler ou il ne faut pas soit à suinter en grippant les boulons de cette pauvre Neu-robe

Cet endroit a donc ete nommé "graisse"

un nouveau dilemne finit par se produire puisque la graisse par definition est fait pour lubréfier les rouages

Donc comment faire pour que ceux qui ont degraissé trop gravement la graisse puisse en accumuler encore pour eux seuls non seulement le surplus mais l'intégralité ?

Meme en cas de sortie dans les coulis , ou ont bien pu glisser les milliards de toute cette Graisse perdue?


pfffT evaporé dans le neant croyez vous ?

combien peut bien valoir une petite turlute sur un siege boulonné avec seulement des parachutes à dorer ?

C'est valable partout en Neu-robe , combien peuvent glisser autant entre les pattes de graisse entre les graisseurs et les graissés ?

Bien entendu on a inventé la graisse sur papier , la graisse à reluire et meme l'assurance speculative garantie graissante meme sans une trace d'huile mais seulement pour faire grossir encore et toujours plus les gras doubles qui l'ont inventés .


Le cout Neurobéen dans une zone en forme d'hexagone à titre d'exemple est a peu pres de 60 milliards de burettes par an entre les frais de fonctionnement du regroupement des grasdoubles et produit seulement des millions de pages de regles à saigner la cremière et qui sont ecrites pour faire couler encore plus de graisse entre engraissés engraisseurs et le plus grand nombre des degraissés ( qui sont aussi degrisés )

un exemple : on se fout de savoir quel genre du truc jettable en plastique va etre imposé par une norme Neurobeene du moment que ca marche et "pourvous que ca doure" ( comme dirait maman la boun-aparté !) ?

C'est fait pour casser assez vite mais finalement pas assez pour faire marcher la tireuse à graisse de fond de poche du dégraissé involontaire .

Quand un tireur de graisse patenté veut vendre son machin-chose-nouvelle-version tout en faisant glisser à terre les autres fabricants s'il en reste ( ?), il commence par imposer le changement de mode à l'echelon Neurobeen

( ils appelent cela les E-Normes est ce que ce sont des divinité calendaires ? )


avec une grosse carotte et des peaux de bananes qui vont avec et beaucoup de vases-lignes aux engraissés qui en repassent aux engraisseurs et c'est une nouvelle divinité ENorme qui est ajouté aux minutes des millions de pages.. c'est vraiment une enormité !

C'est un enorme gouffre mais quelques petits trous de plomberie pour les initiés bridés -antipodiens ( l'autre face de l'arnaque !)mais cela coule de source .

Ensuite dans tous les burlingues des huiles , il faut payer des gens pour lire le million de bafouilles en caractere serrés pendant qu'on paye d'autres à ecrire la manière de les lire et le tout arrosé du defraiement juteux en auberge avec une savoureuse et copieuse garniture en nature pour eviter toute sorte de grippage dans le flux intarissable de la ponction de ce dégraissage sacré tellement il est ENorme

Tout cela au frais du bien degraissé mais en suplement du gaspi vient le degraisseur national qui ne sert desormais à rien mais qu'il faut bien dorloter et engraisser lui aussi pour eviter le chomage de engraisseurs et la ruine des engraissés .
Et quasiment personne ne critique parce que tous les candidats A-graisseurs esperent bein une place aux postes convoités de degraisseur .

Glissant ?

Mais personne n'a trebuché ? il devait y avoir trop de graisse


NLDR toute ressemblance avec des faits blablas ... ne serai que purement le resultat d'une goutte venant de trop de graisse qui aurai fait tache d'huile . Attention à toute tentative d'interpretation derapante que l'auteur n'assumera pas .

3.Posté par ConspiRight le 25/02/2010 07:19 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

http://www.alterinfo.net/Grece-crise-economique-Qui-tire-les-ficelles_a43027.html

4.Posté par ConspiRight le 25/02/2010 07:19 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

http://www.alterinfo.net/Grece-crise-economique-Qui-tire-les-ficelles_a43027.html

http://conspiright.wordpress.com/

5.Posté par yogifou le 26/02/2010 09:37 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Merci à « la truie qui file » qui nous dit ça avec humour et intelligence.
Et ces spéculateurs ?
Qui sont-ils ?
Ne serait-ce pas tout simplement les mêmes qui crient au "scandale de la faillite grecque" ? Ou encore qui veulent la défendre... ? etc. Ne les trouverait-on pas au FMI par exemple, et dans les lobbies divers et autres gens qui se remplissent les poches au détriment des autres en vendant : des armes, des poisons appelés faussement vaccin, de la mal bouffe, des OGM et autres joyeusetés, du nucléaire mortel à petit feu (quand ça n'explose pas...bo.u.mbe), les mauvais et faux médicaments, le pétrole, les industries diverses, les ... etc. et donc chez les individus à qui tout ça appartient et les manipulent pour que ça rapporte le plus possible sans tenir compte de la réalité vécue par les autres qu'eux-mêmes...
Évidemment la question reste entière : comment créer un système financier sain, qui "profite" à TOUT le monde... pas seulement aux spéculateurs et autres gens du même genre ?...
Et ça, sans système communistico-socialiste ou autre du même type... et sans le capitalisme sous quelque forme que ce soit car il fait la preuve de son infaillible iniquité et inefficacité à gérer valablement les affaire du monde donc de Tous les hommes sur cette planète...
Serions nous incapable d'inventivité et créativité saine et humaine ?
Si aucun de ses systèmes ne fonctionnent correctement, alors quoi ?
Par ailleurs est-ce un mal d'être prospère et de jouir d'une richesse "décente" ?
Mais la richesse dans le contexte actuelle peut-elle être "décente" et respectueuses des besoins de tous ? Ou seulement le fruit de spéculations immorales et iniques qui appauvrissent et tuent les autres, tuent tout simplement la "poule aux œufs d'or" en quelque sorte...
Mais la vraie mentalité et motivation de tous ceux qui conditionnent et dirigent ce jeu n'est-elle pas : en avoir toujours plus, et que du moment "qu'on s'enrichit"... immédiatement... alors après nous les pauvres et miséreux, après nous le "déluge" (c.a.d la pollution qui est le fruit elle aussi de ces spéculations et oui, c'est du même ordre car tout se tient et est interdépendant) etc. Et ainsi Tout va bien tant qu'on s'enrichit continuellement, même si c'est sur le dos de nos semblables et de "nos enfants" futurs, on s'en fout puisqu'on est riche... qu'on s'enrichit etc.
Mais tout cela est-il irrémédiable ?
Et ceux qui en ont marre de se faire plumer ? C'est-à-dire nous... nous tous... êtres humains et animaux...
Ne croyez-vous pas que l'on va un de ces quatre remettre la pendule à l'heure, et à zéro ?
Hum je suis peut-être trop optimiste.
Certes il n'est pas mauvais d'être riche en soi, et même c'est si bien que ces gens et spéculateurs divers se battent et s'entretuent pour y arriver et le rester... Mais ils oublient qu'ils ont prit la mauvaise méthode et que ça va fatalement leur péter et retomber sur la figure... et ce n'est pas une menace c'est juste dans logique de leur système et dans la nature des choses...
Malheureusement comme nous n'aurons rien compris à tout ce qui se passe et se sera passé...
On recommencera aussitôt d'une autre façon plus sophistiquer ou plus grossière selon les circonstances.
Ces jeux stupides et meurtriers (plus que le fait de tuer à la main qui que ce soit) avec cette course à la richesse, les intérêts etc. ne sont-ils pas seulement le fruit de nos actions,nos idées, nos spéculations et de nos illusion … pour trouver un bonheur et bien être qui en finale n'est dans aucun objet que l'on croit pouvoir s'accaparer même au détriment des autres, mais en nous...
Il n'est pas mal d'avoir de l'argent, ou de ne pas en avoir... c'est juste notre état intérieur et nos motivations réelles qui font la différence... et crée les situations telles que celles que nous voyons se développer actuellement.
Et c'est là, à ce niveau que se situe la vraie crise mondiale... pas ailleurs...
Tout le reste n'en est que le reflet et le fruit... la vraie source est là dans notre propre cupidité, et notre propre avidité, malveillance etc. etc. à tous... tant que nous continuerons à fonctionner ainsi, aucun système aussi bon soit-il ne pourra nous aider et éviter de tels problèmes...
Hum bon... malgré tout il faut bien essayer de commencer quelque part, alors si en même temps que l'on apprends à éradiquer la bêtise qui nous obscurcit l'esprit parce que nous la créons nous-mêmes, on peut essayer d'améliorer les façons de fonctionner et d'être en relation ensembles pour que de tels stupidités ne se renouvellent pas... le tout est de trouver comment...
Déjà je crois en devenant responsables, et claire quand à soi-même, et en abandonnant nos motivations négatives et cupides... en usant et abandonnant notre égoïsmes et les tendances intérieures, spirituelles et psychologiques qui l'entretiennent, et en nous aidant mutuellement à y parvenir.
La solution au problème de la Grèce et du monde est là... saurons-nous capables de le voir tous, et de nous y mettre pour la faire se réaliser pour le bien de tous ?
Un patron et les sbires du FMI et des lobbies qui deviennent altruiste et généreux réellement, des spéculateurs qui abandonnent leur avidité et leurs spéculations négatives continuelles ? Etc.
On peut rêver non ?

6.Posté par yogifou le 26/02/2010 09:45 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

petit supplément :
J'ai voulu dire aussi que ce ne sont pas seulement les spéculateurs et les allemands qui sont en cause dans ce problème et dans tous les autres semblables...
Ils n'en sont que des acteurs parmi d'autres... dont nous sommes une part à notre façon... par nos façons de penser et d'agir...

7.Posté par roland le 26/02/2010 19:14 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

L'analyste Etat-unien James petras interviewé par la radio uruguayenne nous explique que

Y por fin cuando Grecia empezó a integrar la Comunidad económica monetaria, el euro, tenía enormes deudas acumuladas por el mal manejo de la economía. Ni socialista ni francamente un capitalismo productivo; dependía mucho del turismo y los sectores de finanzas y créditos y consumo. Un enorme desequilibrio hace muchos años.
Ningún burgués pagaba impuestos. Eso primero, y los que tenían que pagar pagaban un mínimo.
Yo hice una encuesta allá cuando tenía mi centro, y descubrimos que todos los grandes dueños de barcos, que Grecia es famosa, Onassis y esta gente utilizaban banderas de Panamá en sus barcos, para evitar los impuestos.
Los grandes capitalistas comerciales igual, no pagaban impuestos entonces toda la carga tributaria pasaba a los asalariados y a los obreros que estaban obligados a pagar impuestos. Y con eso este capitalismo híbrido, entre cleptócratas y evasores de impuestos generó un sistema muy corrupto.
Los políticos y los oficiales cobraban coimas para cualquier cosa. Los médicos te ponían en una lista de espera pero con el sobre con dracmas y después los euros saltabas la lista y podías recibir tratamiento directo.
En las universidades los profesores trabajaban 3 horas por semana y tenían otros 3 trabajos. El imperialismo tenía su base militar a pesar de que el gobierno de centro izquierda criticaba pero de una forma demagógica e inconsecuente. Y el pueblo griego trata en este sistema de arriba a abajo también de hacer sus trampas para evitar las obligaciones y por eso Grecia provocó mucha bronca, porque los países del norte de Europa, los países imperialistas, pagaban impuestos para financiar la comunidad europea, Grecia recibía finanzas para mantenerse leal al imperialismo pero a un costo económico entonces todos tienen culpas en esta situación, menos los obreros y los pequeños productores del campo.



Ángeles: El año pasado hubo movilizaciones en Grecia ¿no?

Petras: Por eso, porque hora este gobierno de centro izquierda quiere cargar a los obreros y empleados por lo malo que han acumulado los políticos burgueses, los grandes banqueros, los financistas y todos los grandes burgueses que nunca pagaron impuestos y ahora quieren decir que todos son responsables por esta cleptocracia y el pueblo griego sabe quién es responsable de esta crisis y dicen ¿por qué nosotros tenemos que pagar los platos rotos después de la fiesta del gran capital y los celptócratas en el gobierno?
Y por eso hay tanta bronca en Grecia, porque hay mucho resentimiento por los miles de abusos que se cometen cada día. Primero ven cómo los ricos registran coches como si fueran agricultores cuando en realidad viven en la ciudad y manejan empresas; saben que hay burgueses que han robado al tesoro recibiendo préstamos multimillonarios que nunca van a pagar. Yo he visto muchos casos de empresarios que decían que iban a construir una empresa, ponían los primeros ladrillos, recibían el préstamo y luego termina el asunto, ponen el dinero en el exterior, declaran bancarrota o lo que sea y queda una enorme deuda que no está pagada y el estado asume todas estas deudas contraídas por los capitalistas, como un problema del estado.
Por esta razón yo creo que hay que entrar en la situación de Grecia y no es simple explotación de mano de obra; son miles de formas de abuso entre los robos, las coimas de los oficiales, los políticos que prometen mucho y cumplen poco y el engaño. En Grecia hay un sentido de que hay muchos engaños, trampas. Tanto de los políticos de centro izquierda como la derecha como los hombres serios, los economistas. Y ahora quieren decir que el conjunto de Grecia debe asumir esta gran deuda y sufrir más. Un empleado público en Grecia gana igual que un uruguayo, con precios de Europa. Ganan unos ocho, nueve a once mil dólares por año y el costo de vida en Grecia es el costo de Francia y otros países ahora que están con la moneda común entonces tienen salarios bajos y costos altos y ahora quieren apretar más y la gente no aguanta.
Ahora, hay algunas cosas raras en Grecia. A partir de las luchas consiguieron jubilaciones más tempranas, a 58 para las mujeres y 61 ó 62 para los hombres y ahora quieren extenderla hasta los 67 años. Por falta de lucha en Alemania y otros países la jubilación ahora es mucho más tarde. Pero los griegos dicen "el problema no es nuestro, es de los sindicatos socialdemócratas en Europa que han aceptado levantar la edad de jubilación y en vez de bajarlo al nivel de Grecia dicen que los griegos tienen que subir la edad para jubilarse" y ellos creen que no es la forma de enfrentar la crisis y con la organización sindical socialistas, comunistas, independientes, clasistas, hay lucha, en contraste con Europa donde los sindicatos son una alfombra ahora. Es una excepción en Europa, más cerca de lo que existía en Italia y Francia en los años pasados.

Ángeles: Dicen que por los instrumentos financieros que desarrollaron Goldman Sachts, Morgan Chase y otros Bancos, se le permitió a gobiernos europeos ocultar préstamos adicionales que les hacían y hablan de Grecia y de Italia y posiblemente otros países.

Petras: Es que hay un problema aquí. Por un lado hay grandes movilizaciones de obreros y segundo están las presiones de la burguesía para que se recorten todas las compensaciones sociales y los salarios entonces el gobierno enfrenta exigencias del capital internacional y lo...

Ángeles: Se cortó. Parece premonitorio porque nosotros ya estamos en hora de terminar pero si podemos retomar el contacto por lo menos para que se pueda despedir y podamos cerrar el programa.
Obviamente el programa entero de hoy se va con Grecia, además Petras es griego, por eso también decíamos que seguramente le llega muy de cerca esta temática y la conoce mucho más de adentro, pero por toda la situación económica que se está dando en Europa hablan de Grecia como el epicentro de la preocupación del continente; empiezan a darle recetas desde el resto de Europa, pero ya dicen que Italia también, y que España también y que puede haber otros países.
Petras, estamos en los últimos segundos del programa pero queríamos que pudieras cerrar y despedirte.

Petras: No, lo peor en Grecia es esto: lo que exigen los países europeos imperialistas como Alemania y los Estados Unidos, es que el control sobre la economía pase a manos del Fondo Monetario y de los gobiernos alemán y francés. Es la colonización de la economía. Dicen que no pueden confiar en los oficiales griegos para imponer la austeridad y enfrentar al pueblo entonces exigen que los extranjeros supervisen la economía y tomen las decisiones y evalúen la aplicación de la política. Eso es puro colonialismo, es que Grecia deja de tener soberanía. Incluso el primer ministro Papandreu dice que vamos a pasar a ser un país semi soberano.


8.Posté par tituone le 08/05/2010 20:15 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

je pense qu on est entrain de revenir au traite de Rome de1956ou 1958 ou il y avait 6 pays européens

Nouveau commentaire :

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances

Publicité

Brèves



Commentaires