Néolibéralisme et conséquences

Grèce, UE, City, OTAN et.. guerre mondiale - L'accaparement des terres



evaresis@yahoo.fr
Vendredi 7 Mai 2010

Grèce, UE, City, OTAN et.. guerre mondiale - L'accaparement des terres

La guerre mondiale bientôt ?

Elle est inscrite dans la crise... de l'endettement !

par eva R-sistons
 
Partie de la Grèce, franchissant l'Europe, la crise gagnera la City, enrôlant l'Otan... pour la "Der de der" du moment... 
 
La crise de 1929 ? Rien, à côté de l'actuelle !
 
L'Europe est dans le collimateur des spéculateurs, de la City: Elle cherche à réguler les Marchés financiers mondiaux, au moins dans les intentions. Intolérable pour les libéraux, inacceptable pour les requins de la Finance ! Elle est donc attaquée, notamment via les Agence de notation. Grèce, puis Portugal, Espagne, Italie... on imagine l'effet de domino ! L'endettement des Etats est tel, que la situation est explosive. Je rappelle les propos de Jacques Attali: "L'endettement est source de guerres planétaires". Alors, guerre mondiale bientôt ?
 
Le jour où le coeur de la Finance mondiale (la City, à Londres) sera touché, ainsi que les intérêts de la famille royale anglaise, l'Iran sera attaqué. Effet de domino là aussi: La guerre s'étendra dans le monde entier. Tragique fuite en avant ! L'Europe qui, via des dirigeants comme Sarkozy, a complètement lié son destin à celui des Anglo-Saxons (et donc par ricochet aussi à Israël, clone des USA) qui décident des guerres, sera au premier rang. Sa création avait été justifiée par le besoin de paix des peuples, c'était la raison officielle. En réalité, les USA feront sur le continent leurs guerres par procuration, par le truchement de l'Europe enchaînée par l'article V du Traité de l'OTAN (prêter assistance à un pays en guerre), et en réalité aussi, l'Europe a été constituée comme tremplin du NOM, du Nouvel Ordre Mondial broyeur de paix, de nations, de libertés, d'emplois... Seuls grains de sable: Le particularisme de deux grandes puissances, la Russie et  la Chine, et les Musulmans, guère friands de mercantilisme, de compétition, avec leur Charia, leur finance islamique, etc §. C'est dans ce cadre qu'il faut comprendre les violentes attaques dont ils sont l'objet, en France, mais aussi dans toute l'Europe, et même partout, via les médias aux ordres de l'occident impérial.  En polarisant l'attention sur la burqa ou sur les minarets (comme en Suisse), par exemple, on dresse les citoyens, indirectement, contre les Arabes, contre les Musulmans, contre... l'Iran, en définitive, désormais présenté comme l'ennemi incontournable, bien que les motifs soient fallacieux. La guerre est proche, avec l'assentiment des citoyens, vivement remontés contre les Musulmans. Vraiment, avec leur accord ? Seront-ils dupes ? C'est un autre débat. Mais la manipulation est totale, et permanente, via les Médias aux ordres du Grand capital apatride, prédateur et guerrier... Citoyens, à vos jardins, à vos catamarans équipés pour le Pôle nord, à vos campings-cars, à vos grottes, à ce que vous voulez, mais en étant solidaires les uns des autres !
 
 
 
    

La guerre mondiale est inévitable. L'endettement des nations est trop lourd, et la cupidité des financiers trop grande ! Les guerres, d'ailleurs, génèrent beaucoup de profits: Multinationales de l'Armement, de la Chimie, de la Reconstruction, du Pétrole... Et les Médias (ceux de France sont aux mains des industrels de l'armement) sont là pour les relayer, inciter les citoyens à partir en guerre: "Mourir pour la patrie", d'un Benoît Duquesne ou d'une Marie Drucker. Reportages sur les Armées, qui recrutent, ou sur la Légion étrangère. Mourir pour la Patrie ! Non, pour les multinationales apatrides. Nos jeunes, de la chair à canons ? Sans emploi, il faut leur en trouver un. Et cela rentre aussi dans le programme de dépopulation, on fait d'une pierre deux coups ! Pandémies, cancers provoqués par la consommation de pesticides, agriculteurs ruinés, désespoir lié à l'absence de perspectives, suicides liés au chômage, aux OGM (comme en Inde, par centaines de milliers), aux critères de rentabilité... les guerres ne dévorent pas assez de vies !
 
Les peuples sont destinés à faire les guerres dont ils ne veulent pas, et ceux qui les programment, à s'en protéger et à récolter, ensuite, les bénéfices engrangés. 
 
La guerre n'est jamais la solution. Elle est le problème majeur de l'humanité !
 
Le regretté Abbé Pierre disait: Déclarons la guerre à la misère; certes. Mais notre devoir est aussi de déclarer la guerre à la guerre...
 
eva R-sistons à l'intolérable
 
§ Ce que j'ai compris, c'est qu'un fossé sépare le monde musulman (attaché à l'Islam, à la Charia) du monde occidental : Celui de l'éthique (notamment en finance). Les Anglo-Saxons et leurs alliés en sont dépourvus...
 
   
 
Alerte ! Accaparement de terres...

 

 

AUTEUR:  Luis HERNÁNDEZ NAVARRO

 

Traduit par  Gérard Jugant. Édité par Fausto Giudice

 
La terre, l’eau et les semences sont, avec les savoirs paysans et la main d’œuvre, les facteurs clés dans les cultures vivrières et les piliers de la production paysanne. Et ils sont, depuis des décennies, le terrain d’une forte dispute entre le grands agro-business et les familles rurales. Pendant que les consortiums multinationaux cherchent à les privatiser et à les accaparer, les familles paysannes s’efforcent de les maintenir comme des biens communs.

Une des attaques les plus récentes dans le combat entre les paysans et les multinationales se livre autour des terres et des territoires indigènes et des communautés rurales. Gouvernements nantis, fonds d’investissement et transnationales de l’alimentation, du transport, de l’industrie chimique et pharmaceutique sont en train de louer ou d’acheter des dizaines de millions d’hectares de bonnes terres de culture, souvent irriguées, en Asie, en Afrique et en Amérique latine pour produire des agrocarburants et des aliments au détriment des paysans.

Selon un rapport d’Olivier De Schutter, rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation de l’ONU, entre 15 et 20 millions d’hectares de terres agricoles de pays en développement ont fait l’objet de transactions et de négociations avec des investisseurs étrangers depuis 2006. Cela équivaut-selon De Schutter- “à la superficie totale des terres agricoles en France ou au cinquième de toutes les terres agricoles de l’Union Européenne”. Cela représente aussi le dixième de l’ensemble du territoire du Mexique ou 80% de l’État de Chihuaha.
L’objectif de cette concentration de la terre arable est de contrôler la production mondiale d’aliments, moyennant des investissements spéculatifs qui cherchent des bénéfices rapides. Pour certains pays arabes, ainsi que pour la Chine et le Japon, il s’agit, en outre, de garantir l’approvisionnement de leurs populations et industries en nourriture et en ressources forestières.
Les grandes entreprises ont négocié des concessions économiques à long terme pour établir des plantations agricoles et produire des agrocarburants, du caoutchouc et des huiles. Dans les zones côtières, la terre et les ressources marines et hydriques sont vendues, louées ou cédées à des investisseurs touristiques au détriment des communautés côtières et de pêcheurs.
Ce processus de nouvelle spoliation de terres a trouvé dans la Banque Mondiale un nouvel allié puissant.
L’institution financière multinationale promeut sept principes pour faire que ces investissements réussissent. Son idée-force centrale est de réussir un accaparement de terres “socialement acceptable” (voir “Principles for Responsible Agricultural Investment that Respects, Livelihoods and Ressources”).
Les hypothèses fondamentales contenues en sept principes peuvent se résumer en: a) la considération que l’actuelle fièvre du secteur privé pour acheter des terres agricoles est risquée; b) l’ampleur de cette tendance; c) la nécessité de transfert de droits sur les terres agricoles dans les pays en développement à des investisseurs étrangers; d) la conviction de que tout flux de capital privé qui permette à l’ agro-business transnational de s’étendre où il n’a pas encore pénétré est bon et doit continuer, de telle manière que le secteur entrepreneurial puisse extraire plus de richesses des campagnes, et e) étant donné que ces affaires d'investissement sont ancrés dans une privatisation massive et dans le transfert de droits sur la terre, la Banque Mondiale veut appliquer quelques critères pour réduire les risques de réactions sociales inattendues: “respecter” les droits des actuels usagers de la terre, de l’eau, entre autres ressources ( en leur payant une indemnisation), protéger et améliorer les moyens de vie au niveau de la famille et de la communauté (en apportant des emplois et d’autres services) et ne pas nuire à l’environnement.
La stratégie a été présentée le 25 avril à Washington DC, dans une table-ronde dont les hôtes étaient le Japon, les USA et l’Union Africaine, et le 26 dans la conférence annuelle sur les terres de la Banque Mondiale.
Bien que les principes que propose formellement la banque soient volontaires, dans les faits elle considère la terre et les droits agraires comme un actif clé pour les transnationales qui cherchent à obtenir de hauts dividendes pour leurs investissements. L’organisme financier multinational, les gouvernements et les monopoles se proposent de revaloriser la terre en termes purement économiques, laissant de côté les coûts environnementaux et sociaux d’un modèle d’agriculture industrielle.
En rejet de cette politique, Via Campesina, Food First Action International (FIAN), Land Research Action Network (LRAN), GRAIN et plus de 100 organisations du monde entier ont rendu public le 22 avril un manifeste dans lequel ils exigent de “freiner la vague actuelle d’accaparement de terres dans laquelle des investisseurs publics et privés s’emparent de millions d’hectares de terres de cultures de communautés rurales d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine”.[Lire l’appel : Pour un arrêt immédiat de l’accaparement de terres]
Les signataires rejettent la privatisation massive et le transfert de droits sur la terre qui sont derrière l’initiative de la Banque Mondiale. Selon eux, les principes proposés par la banque “sont un coup qui tente de légitimer l’accaparement de terres. Faciliter que des grandes entreprises (nationales ou étrangères) s’approprient à long terme les terres agricoles des communautés rurales est totalement inacceptable, quels que soient les linéaments suivis. Les principes de la Banque Mondiale, qui seraient totalement volontaires, tentent de faire diversion par rapport au fait que la crise alimentaire mondiale d’aujourd’hui, avec le chiffre record de plus d’un milliard de personnes souffrant de la faim, ne sera pas résolue par l’agriculture industrielle à grande échelle que vont appliquer pratiquement tous les investisseurs qui acquièrent des terres”.
La lutte contre l’accaparement de terres a au Mexique une longue histoire. Le rejet du “Procede” (Programme gouvernemental d’accaparement des terres indigènes) dans les communautés indigènes, l’occupation de grandes propriétés au Chiapas à la suite du soulèvement zapatiste, la résistance des paysans d’Atenco et tant d’autres conflits montrent que l’initiative de la Banque Mondiale dans notre pays ne passera pas.
 
Source :  Banco Mundial y acaparamiento de tierras

Article original publié le 27 avril 2010

Sur l’auteur

Gérard Jugant et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, l'éditeur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10410&lg=fr

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-la-banque-mondiale-livre-les-terres-des-paysans-aux-multinationales-et-49615667.html

 

                                                                           Europe-non-FAKIR.jpg

Aujourd'hui la Grèce…

Demain l'Espagne, le Portugal, l'Italie…

Nous sommes tous concernés !

 

Les banques ont spéculé sur la dette grecque. L'Union Européenne a autorisé cette spéculation… Et aujourd'hui, les différents gouvernements qui la composent  veulent faire payer le peuple grec.

110 milliards sont prêtés au gouvernement grec à des taux exorbitants. (C'est ainsi que notre ministre Lagarde a pu annoncer que l'Etat français allait "gagner" 150 millions d'euros sur le dos du peuple grec !)

En contrepartie, ces usuriers qui agissent conjointement avec le FMI, grand spécialiste des "Plans d'ajustement  structurel" qui ont étranglé les peuples d'Afrique, voudraient que le peuple grec renonce à tous ses acquis sociaux conquis de haute lutte et accepte un plan de méga austérité :

-          Baisse des salaires et des retraites dans la fonction publique équivalant  à une amputation de 2 mois.

-          Passage à 23% de la TVA et augmentation de 10 % des taxes sur de nombreux produits comme les carburants…

-          Coupes sombres dans les budgets publics de la santé, de l'éducation et privatisations accélérées des services de transports, d'énergie….

-          Flexibilisation du marché du travail pour faciliter les licenciements.

-          Réforme des retraites (allongement de la durée de cotisation,  recul de l'âge de départ à la retraite calculée sur la base du salaire moyen de la totalité des années travaillées et non sur la base du dernier salaire…)…

 

  Le peuple grec se bat… Ensemble, faisons front !

Le gouvernement socialiste de G. Papandréou s'exécute, mais le peuple grec, lui, dit NON et, depuis 3 mois descend dans la rue. Le 5 mai est une nouvelle journée de grève totale.

Nous affirmons notre solidarité avec le peuple grec et son combat contre l'ordre libéral destructeur auquel sont confrontés tous les peuples d'Europe.

Avec lui, nous exigeons l'annulation du plan de méga austérité !

Avec lui, nous refusons que les peuples soient la proie des marchés financiers ! 

Avec lui, nous revendiquons l'annulation des dettes qu'on lui demande de rembourser !

Par les combats que nous menons ici - et  que nous devons développer de façon toujours plus unitaire -, combats contre la réforme des retraites, les privatisations de l'ensemble des services publics imposés par Sarkozy et son gouvernement, combats contre les licenciements, nous participons aussi à la solidarité avec la lutte du peuple grec.

C'est aux banques, c'est aux capitalistes de payer leur crise et leurs dettes et non aux peuples !

Une victoire des travailleurs grecs renforcera la résistance sociale dans tous les pays.  

Blog rupturetranquille.over-blog.com

 

Tout sur la crise grecque, le dossier sur le blog d'Eva sos-crise: 

Voir http://sos-crise.over-blog.com/article-qui-veut-detruire-la-grece-par-mikis-theodorakis-washington-fmi-49837053.html

et http://sos-crise.over-blog.com/article-les-dessous-de-la-crise-grecque-gilles-bonafi-ca-va-mal-se-terminer-49924303.html

                 

Qui s'engrèce sur le dos du peuple grec ?

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Le gouvernement socialiste grec reprend à son compte une phrase d’Alphonse Allais :

« Il faut prendre l’argent où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres. Bon, d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent mais il y a beaucoup de pauvres. »

Le programme dit de « rétablissement des comptes » exigé par l’Union européenne et le FMI se résume en un super plan d’austérité, une « première » pour les pays de la zone euro, un chantage contre le peuple grec, des mesures considérées par la plupart des commentateurs en France comme un « mal à surmonter », comme s’ils nous préparaient à subir le même sort.

 

Qui va souffrir de la hausse de la TVA, des baisses de salaires, du gel des embauches, des restrictions en matière de santé et d’éducation, du départ à la retraite à 67 ans sinon les plus pauvres ?

Avez-vous remarqué que dans les mesures annoncées par le gouvernement grec aucune ne concerne directement les grandes fortunes ? Or, ces prédateurs sont à l’origine des difficultés de la Grèce. Ils volent au fisc chaque année 20 milliards d’euros.

 

Le « New York Times » en faisait récemment la caricature en signalant que 324 résidents d’Athènes avaient déclaré avoir une piscine alors qu’un survol aérien fixait le chiffre à 16.974.

Il y a plus grave. Le journal britannique le Telegraph annonçait à la fin de la semaine dernière que depuis le mois de janvier dernier d’importants mouvements de fonds étaient enregistrés depuis les banques grecques vers des banques internationales telles HSBC ou encore la Société générale.

Plusieurs milliards d’euros de nouvelles liquidités ont pris le chemin de ces banques internationales affirme le Telegraph qui estime les transferts à 5 milliards d’euros au mois de janvier, 3 en février. Au mois de mars, les transferts ont frisé selon d’autres sources les 6 milliards d’euros. La Suisse, la Grande Bretagne et Chypre sont les principales destinations de ces fonds, la Suisse arrivant largement en tête de l’accueil des fortunes grecques.

 

Comment expliquer le silence entretenu sur ces mouvements de fonds ? Les grandes fortunes grecques planquent leur fric et n’ont pas d’inquiétude quant à leur sort.

Les pauvres paieront la note.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-qui-s-engrece-sur-le-dos-du-peuple-grec-49837276.html

 

Pourquoi le « plan d’aide » à la Grèce ne mettra pas fin à la crise  (cliquer sur les liens)

 

Bercy songerait à taxer les titres-restaurant ou les Chèques-Vacances

 

CAMPAGNE MONDIALE ZERO EXPULSION

 


 

 

 

 

 

 Qui veut détruire la Grèce ? Les USA ?
Le compositeur et ancien ministre grec Míkis Theodorákis ne croit pas que son pays soit responsable du malheur financier qui l’accable. Il décèle derrière cette crise la main de Washington et dénonce le rôle du FMI.

 

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Míkis Theodorákis
Avec le sens commun dont je dispose, je ne peux pas expliquer et encore moins justifier la vitesse à laquelle notre pays a dégringolé à partir de 2009, au point de faire appel au FMI, perdant ainsi une partie de sa souveraineté nationale et passant à un régime de tutelle. Et il est curieux que personne jusqu’à présent ne soit occupé du plus simple, c’est-à-dire de notre parcours économique avec chiffres et documents, de manière à ce que, nous ignorants, comprenions les causes réelles de cette évolution vertigineuse et sans précédent, qui a comme résultat la perte de notre identité nationale accompagnée de l’humiliation internationale.
J’entends parler d’une dette de 360 milliards, alors qu’en même temps je vois les mêmes dettes, voire de plus grandes, dans de nombreux autres pays. Par conséquent, celle-là ne peut pas être la cause essentielle du malheur. Ce qui me pose problème également, c’est l’exagération des coups internationaux dont notre pays est la cible, d’une telle coordination quasi-parfaite contre un pays d’une économie insignifiante, ce qui finit par être suspect. Ainsi suis-je conduit à la conclusion que quelques uns nous ont culpabilisé et nous ont fait peur, de manière à nous conduire au FMI, qui constitue un facteur essentiel dans la politique expansionniste des Etats-Unis et tout le reste concernant la solidarité européenne est de la poudre aux yeux, pour cacher qu’il s’agit d’une initiative purement états-unienne, pour nous jeter dans une crise économique artificielle, de manière à ce que notre peuple ait peur, qu’il s’apprivoise, qu’il perde des conquêtes précieuses et enfin qu’il se mette à genoux, une fois acceptée la domination étrangère. Mais pourquoi ? Pour servir quels plans et quels objectifs ?
Bien que j’aie été et reste partisan de l’amitié gréco-turque, néanmoins je dois dire que je crains ce renforcement soudain des relations gouvernementales, et les contacts précipités entre ministres et autres acteurs, les déplacements récents à Chypre et la prochaine visite d’Erdogan. Je soupçonne que derrière tout ça se cache la politique états-unienne avec ses projets suspects, qui concernent notre espace géographique, l’existence de gisements sous-marins, le régime de Chypre, la mer Egée, nos voisins du nord et l’attitude arrogante de la Turquie, le seul obstacle étant la méfiance et l’opposition du peuple grec.
Tous, autour de nous, peu ou prou, sont attachés au char des Etats-Unis. La seule différence c’est nous, qui depuis la dictature de la Junte et la perte de 40% de Chypre jusqu’aux embarrassantes polémiques avec Skopje (Ancienne République Yougoslave de Macédoine) et les ultra nationalistes Albanais, nous recevons des coups sans prendre conscience.
Il faudrait ainsi que nous soyons éliminés en tant que peuple et c’est ce qui arrive exactement aujourd’hui. J’appelle les économistes, les politiciens, les analystes, à me démentir. Je crois qu’il n’existe pas d’autre explication logique en dépit du complot international, auquel ont participé les européens pro-US du type Merkel, la Banque Européenne, la presse réactionnaire internationale, tous ensemble ont participé au ” grand coup ” de la dévalorisation d’un peuple libre à un peuple soumis. Tout au moins, je ne peux donner aucune autre explication. Je reconnais que je n’ai pas de connaissances spécifiques mais ce que je dis, je le dis avec mon sens commun. Peut-être beaucoup d’autres pensent comme moi et nous le verrons peut-être les jours à venir.
En tout cas, je voudrais préparer l’opinion publique et souligner que si mon analyse est juste, alors la crise économique (laquelle, comme je le dis, nous a été imposée) n’est que le premier verre amer d’un repas de Lucullus qui suivra et que cette fois-ci viendront aussi des questions nationales cruciales, dont je ne veux pas imaginer où elles nous conduiront.
Je souhaite avoir tort.
 
Míkis Theodorákis
Compositeur et homme politique grec


Vendredi 7 Mai 2010


Commentaires

1.Posté par dan le 07/05/2010 11:36 | Alerter
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Comme d'habitude, je vous remercie Eva de nousinformer de façon claire et recherchée et vous faites partie de ces réseaux d'information qui nous permettent d'avoir des infos réelles et décortiquées

Malheureusement malgré mon empressement à diffuser l'info autour de moi je constate que beaucoup ne veulent rien voir et rien savoir - c'est décourageant

Je partage votre analyse de la situation actuelle et tous ceux qui ne prennent pas conscience de ce qui nous attend à court terme risquent de tomber de haut

Le problème aujourd'hui est que nous sommes noyés d'infos (je parle des infos en réseau) et qu'il est difficile de savoir d'où viendra le coup final, à savoir :

une 3ème guerre mondiale permettant aux US de ne pas passer par la case faillite ?

-une chute de l'euro qui mettrait les Etats Unis en 1ère ligne pour les attaques financières?

-ou une guerre civile dans les états Européens qui créerait un chaos immédiatement utilisé par le NOM pour mettre en cage les populations?

quelle sera de ces 3 possibilités celle que nous subirons?

merci à vous Eva de continuer à nous informer
cordialement



2.Posté par eva R-sistons le 07/05/2010 20:22 | Alerter
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Oui cher Dan, le mot est juste: subir. Je plains nos descendants... C'est dur de compenser les manipulatons permanentes ! Cordialement, eva

3.Posté par nabs le 10/05/2010 16:25 | Alerter
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les peuples(donc les hommes) ne sont pas genetiquement pré-programmés a faire la guerre ou à s'entretuer(pour moi cette pensée regulierement vehiculée par de soi-disant sociologues , philosophe de salon ou dans certains films au scenario bien ficelé est une manipulation des elites dégénérés ..!
de plus je n'ai jamais compris pourquoi la reussite d'une société etait forcément liée
a cette notion (ke personnellement je rejette) de"CROISSANCE"...
cette croissance me fait penser a un train fou kil ne faut surtout pas freiner ou arreter
sinon on est foutu...croitre tjrs croitre..pour aller ou...?
est-ce kon ne peux pas vivre et evoluer a un rythme normal...enfin peut-etre ke kelke chose m'echappe ou ke je n'ai pas tout compris..pour moi c le "bon sens" ki devrait
regir ce monde ki m'a l'air d'en manquer...!
mais c une notion ki ne fait certainement pas les affaires de c manipulateurs ki nous
gouvernent...!

Modération : évitez le langage sms.

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