Croyances et société

God’s not dead


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God’s not dead est un film dramatique américain sorti en 2014 et traitant du sujet de Dieu sous l’angle chrétien.

Il contient à la fin du film une séquence de deux minutes à très haute valeur ajoutée, à l'heure où la majorité des gens se réclament athées dans nos sociétés.


Firasa.be
Mercredi 8 Octobre 2014

God’s not dead
God's not dead est un film dramatique américain sorti en 2014 et traitant du sujet de Dieu sous l'angle chrétien.

Pour la faire courte, c'est l'histoire de Josh Wheaton, un jeune chrétien américain, inscrit dans un cours de philosophie dirigé par un professeur ayant perdu la foi suite au tragique décès de sa mère. Avec comme conséquence que celui-ci déteste tout ce qui a trait de près ou de loin à Dieu.

Afin d'éviter de devoir traiter de l'ennuyeux sujet de Dieu et de sa place dans la vie de l'homme dans le cadre de son cours, il demande donc à ses étudiants de signer une déclaration indiquant que "Dieu est mort", afin de passer à la suite du programme en sautant cette partie inutile.

Tous les étudiants la signent, et Josh, après quelques hésitations, est le seul à refuser de le faire.

Comme il est inconcevable de défier ouvertement son professeur, c'est dès lors l'affrontement entre les deux hommes et le début du calvaire pour le jeune Josh: il sera mis au défi de prouver l'existence de Dieu à tous ses camarades et il n'aura que quelques cours pour le faire.

Toute le reste de son parcours académique est désormais en jeu. Ainsi que la réputation du professeur qui affirme que Dieu n'existe pas.

Ce film, s'il est divertissant, présente toutefois un certain nombre de défauts.

Le premier d'entre eux est qu'il est un peu trop "d'inspiration chrétienne à la sauce américaine": être chrétien est cool, la musique et les groupes de fans qui vont avec.

Un autre défaut majeur est qu'il met bien en évidence et conforte les stéréotypes traditionnels américains envers les arabo-musulmans: on y voit un gros personnage arabo-musulman, rustre et à la mine qui fait peur, terrifier sa fille en la forçant à porter le voile et également en l'empêchant par la force (qui l'eut crû !) de se convertir au christianisme.

Vous voyez ce que je veux dire...

Difficile de faire plus stéréotypé à charge des musulmans, mais nous n'en serons pas surpris.

Si on met de côté les aspects de propagande pure ( "nous les chrétiens américains, nous sommes les meilleurs" et "regardez ces barbares d'arabo-musulmans"), il y a une scène vers la fin du film qui est probablement la partie la plus intéressante car elle rappelle une vérité extrêmement importante et une vérité à méditer pour nous tous.

C'est peut-être la seule véritable valeur ajoutée du film. Et elle mérite d'être partagée.

La scène en question:



Pour situer le contexte, l'homme dans la scène rend visite à sa mère placée en maison de repos et atteinte d'Alzheimer. Elle ne reconnaît même plus son fils.

La vie de celui-ci est, comme il le dit lui-même, "parfaite". On s'en rend d'ailleurs compte tout le long du film où ce brave homme vogue de succès en succès, de réussite en réussite.

Lorsqu'il se résigne pour une raison inconnue à rendre visite à sa mère qu'il ne voit pratiquement plus jamais, il se met à lui parler comme on parlerait à son four à micro-ondes: en n'attendant aucune réponse en retour.

Celle-ci a alors cet éclair de lucidité (d'inspiration divine ?) et des paroles qui font toute la beauté de cette scène finale du film.

Homme:
- Je ne sais même pas ce que je fais ici. Ce n'est pas comme si tu savais qui je suis.
- Tu as prié et cru toute ta vie.
- Tu n'as jamais rien fait de mal.
- Et voilà où tu es.
- Tu es la personne la plus gentille que je connaisse. Je suis la plus méchante.
- Tu es atteinte de démence. Ma vie est parfaite !
- Explique-moi cela...

Femme:
- Parfois le diable permet aux gens de mener une vie sans aucun problème.
- Parce qu'il ne veut pas qu'ils se tournent vers Dieu.
- Le péché est comme une cellule de prison, sauf qu'elle est belle et confortable. Il n'y a pas besoin de la quitter. Et la porte est grand ouverte.
- Jusqu'à ce qu'un jour, le temps s'épuise. La porte de la cellule se referme en claquant.
- Et soudain, il est trop tard...
- Vous avez dit que vous étiez qui ?

Cette scène met en évidence des vérités pour seuls ceux qui les connaissent: les apparences sont trompeuses, la vie du croyant se révèle à dessein considérablement plus compliquée que celle du non-croyant (et pécheur en série), la porte du repentir est ouverte en permanence mais l'être humain est trop arrogant et imbu de sa personne pour ne serait-ce que la voir.

Jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

Le chemin qui mène vers l'enfer est une grande et belle ligne droite.

A méditer pour tous ceux qui ont un cerveau et qui l'utilisent.



Mercredi 8 Octobre 2014


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