Conflits et guerres actuelles

Géorgie: Moscou exige le départ de Saakachvili, Washington proteste


La Russie a exigé dimanche le départ volontaire du président géorgien Mikhaïl Saakachvili, sur fond de regain de violences dans l'Ossétie du Sud séparatiste, déclaration qualifiée d'inadmissible par Washington.


Lundi 11 Août 2008

Géorgie: Moscou exige le départ de Saakachvili, Washington proteste
"Lors d'un entretien avec la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, (le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï) Lavrov a affirmé que le président démocratiquement élu de la Géorgie devrait partir. Nous considérons cette déclaration comme inadmissible", a affirmé l'ambassadeur américain auprès de l'ONU, Zalmay Khalilzad, lors d'une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Géorgie.

Au cours des échanges qui ont suivi l'intervention de M. Khalilzad, l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a indiqué que "cela arrive" que des chefs d'Etat démocratiquement élus s'en aillent délibérément. "Je vois que cette idée vous intéresse vivement puisque vous l'évoquez", a-t-il lancé à son homologue américain.

Interrogé par la presse, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a accusé Condoleezza Rice d'avoir "mal interprété ses propos", affirmant que Moscou ne dressait pas de lien direct entre le rétablissement de la paix dans la zone du conflit osséto-géorgien et le sort du président Mikhaïl Saakachvili.

"Si les troupes géorgiennes se retirent d'Ossétie du Sud, et que les parties signent un accord de non-recours à la force, la paix sera rétablie quel que soit le sort de M. Saakachvili", a soutenu le ministre.

L'armée géorgienne est intervenue dans la nuit du 7 au 8 août dernier en Ossétie du Sud, une des deux républiques séparatistes sur le territoire géorgien qui revendique son indépendance par rapport à Tbilissi, et a pilonné Tskhinvali, la capitale. Les autorités sud-ossètes font état de 2.000 morts parmi les civils, et au moins douze soldats de la paix russes ont été tués. Alors que l'envoi des renforts russes a permis de mettre fin au pilonnage intensif de la capitale sud-ossète, certains responsables politiques occidentaux accusent la Russie de recours à la force disproportionné.

L'ambassadeur russe a par ailleurs défendu Dmitri Medvedev qui a refusé de s'entretenir avec Mikhaïl Saakachvili. "Un homme honnête peut-il se permettre de parler avec le président géorgien?" s'est-il interrogé.

Rappelant que l'offensive géorgienne était à l'origine de la reprise des hostilités, M. Tchourkine a constaté: "Jusqu'au dernier moment, il (Mikhaïl Saakachvili) nous assurait qu'il n'avait pas l'intention de recourir à la force contre son propre peuple".

Pour conclure, le diplomate russe a accusé la présidence et le secrétariat du Conseil de sécurité de l'ONU de ne pas avoir compris objectivement ce qui se passait en Ossétie du Sud.

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Lundi 11 Août 2008


Commentaires

1.Posté par the joker le 11/08/2008 12:27 | Alerter
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les occidentaux veulent jour la carte anglo-americaine sans en comprendre touts les tenants et aboutissants.
pour eux le contexte international n'est pas à la crise économique et financière qui inquiète les anglo-americains, mais a assurer la mise en place de l'empire europeen avec comme bras armé l'OTAN assurant les interets oligarchiques contre celui des peuples et des nations...

combien nous faudra t il d'effondrements d'empire dans l'histoire humaine pour que les peuples arretent de croire aux jeux , au superficiel et au court terme comme des animaux ?

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