Conflits et guerres actuelles

George Bush qualifie de 'folle spéculation' l'idée d'une attaque militaire contre l'Iran


Dans la même rubrique:
< >

Mercredi 7 Décembre 2016 - 15:38 OBAMA VEUT À TOUT PRIX LA GUERRE


WASHINGTON (AP) - Le président américain George W. Bush a jugé lundi que le recours à la force n'était pas forcément nécessaire pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, qualifiant de "folle spéculation" l'idée de préparatifs d'une attaque militaire, agitée par la presse américaine ce week-end.


Farid@evhr.net
Mardi 11 Avril 2006



"Je sais que nous sommes à Washington (où) la prévention veut dire le recours à la force. Cela ne veut pas nécessairement dire la force. Dans ce cas, cela veut dire la diplomatie", a ajouté le président.

George Bush n'a pas directement fait référence aux récents article de presse sur des préparatifs d'action militaire contre l'Iran. "Ce que vous lisez ce n'est que de la folle spéculation", a-t-il pourtant lancé.

Selon le magazine "New Yorker", les activités clandestines américaines en Iran auraient augmenté, et des responsables militaires américains étudieraient actuellement des options militaires, et notamment des frappes aériennes de sites nucléaires iraniens, voire même avec des armes nucléaires tactiques.

Téhéran avait pour sa part qualifié de "guerre psychologique" ces spéculations, par la voix du porte-parole de la diplomatie iranienne Hamid Reza Asefi: "Nous considérons cela comme de la guerre psychologique, résultat de la colère des Américains" qui veulent stopper les ambitions nucléaires iraniennes.

De son côté, le président extrémiste Mahmoud Ahmadinejad a réaffirmé que l'Iran ne se laisserait pas impressionner et poursuivrait son programme nucléaire. "Nos ennemis savent qu'ils ne peuvent pas même nous ralentir dans le mouvement en avant de la nation", a-t-il lancé devant des milliers de personnes rassemblées à Mashad, dans le nord du pays. "Il y a des gens faibles qui cherchent à effrayer notre nation. Je conseille aux gens de ne pas avoir peur quand certaines puissances internationales froncent les sourcils", a-t-il ajouté.

Dimanche, des responsables américains avaient noté que les militaires préparaient toujours des plans, la planification stratégique étant leur métier.

"La priorité du président est de trouver une solution diplomatique à un problème reconnu par le monde entier. Et ceux qui tirent des conclusions générales et définitives basées sur des plans normaux de défense et de renseignements sont mal informés et pas au fait de la pensée de l'administration sur l'Iran", déclarait à l'Associated Press le conseiller de Bush, Dan Bartlett.

De son côté, le chef de la diplomatie britannique Jack Straw, interrogé par la BBC, a qualifié l'idée d'une frappe nucléaire tactique de "totalement cinglée".

Si George Bush n'a jamais exclu l'option militaire contre l'Iran, classé dans l'"axe du mal", il a toujours aussi rappellé que la diplomatie était préférable. Tout en défendant la politique de frappes préventives contre les terroristes, et en réaffirmant qu'après la guerre d'Irak, l'Iran est désormais le pire ennemi des Etats-Unis.

Pour Stephen Cimbala, professeur de politique étrangère à l'Université d'Etat de Pennsylvanie, ça ne serait franchement pas une surprise que le Pentagone concocte actuellement des projets de frappes en Iran.

D'après lui, ces bruits de bottes sont une manière de faire monter la pression, de montrer à Téhéran que l'option militaire reste bien sur la table. Mais concrètement, "si vous regardez les options militaires, aucune n'est attirante. Soit parce qu'elles sont vouées à l'échec, soit parce que les effets secondaires rendraient le remède pire que le mal". AP


Mardi 11 Avril 2006

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires