Palestine occupée

Gaza : un mort et au moins six blessés dans des heurts à la frontière égyptienne



Mardi 5 Février 2008

Gaza : un mort et au moins six blessés dans des heurts à la frontière égyptienne
Un Palestinien a été tué par balle et six personnes, dont trois policiers égyptiens, ont été blessées lundi lors de heurts à Rafah, à la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte, ont indiqué des témoins et des sources médicales.

Hamed Al-Qadi, âgé de 40 ans, a été tué et trois autres Palestiniens ont été blessés lorsque des policiers égyptiens ont ouvert le feu, selon une source médicale palestinienne. Des témoins ont indiqué que les policiers avaient riposté à des tirs d’hommes armés lors d’une manifestation de quelque 2.000 Palestiniens protestant contre la fermeture de la frontière dimanche.

Lundi après-midi, des dizaines de Palestiniens, notamment des adolescents et des enfants, ont lancé des pierres en direction des policiers égyptiens déployés le long de la frontière, a rapporté un correspondant de l’AFP du côté palestinien.

Se protégeant avec des boucliers, les policiers ont riposté en tirant des rafales, principalement en l’air, et des gaz lacrymogènes ou en jetant, eux aussi, des pierres.

Un policier a été blessé par un éclat de grenade tandis que deux autres ont été atteints par des pierres, l’un à la tête et l’autre aux jambes, a affirmé l’agence officielle égyptienne Mena.

Des témoins et des sources médicales avaient auparavant indiqué que les trois hommes avaient été blessés par balle. Vingt-sept autres policiers et gardes-frontières ont été hospitalisés à Rafah, après avoir inhalé du gaz lacrymogène, a ajouté Mena.

D’après un responsable des services de sécurité égyptiens, la situation revenait peu à peu au calme en soirée et des Egyptiens bloqués à Gaza depuis dimanche pouvaient regagner à pied le territoire égyptien.

Des membres de la Force exécutive du Hamas ont appelé par haut-parleurs les Palestiniens toujours rassemblés à la frontière à quitter les lieux, a-t-il indiqué, précisant toutefois que des coups de feu se faisaient toujours entendre par intermittence.

L’agence Mena a confirmé que la police égyptienne avait "tiré des coups de feu et des grenades lacrymogènes pour empêcher les groupes (de Palestiniens) de franchir la frontière" qui est toujours contrôlée par les forces égyptiennes.

A Ramallah (Cisjordanie), l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas a "condamné fermement l’attaque des milices du Hamas" contre la police égyptienne. Le mouvement islamiste a commis "un crime odieux" qui est une "trahison" de l’accord signé au Caire ayant mis fin aux mouvements de population entre Gaza et l’Egypte, a-t-elle dénoncé dans un communiqué à l’AFP.

La frontière avait été ouverte le 23 janvier, à l’explosif et au bulldozer, par des militants palestiniens pour briser un blocus israélien imposé six jours plus tôt en représailles aux tirs de roquettes.

Des centaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza s’étaient alors rués vers la partie égyptienne de la ville de Rafah pour se ravitailler. Mais les forces égyptiennes et le Hamas ont commencé dimanche à refermer la frontière, devenue hermétique lundi.

La fermeture de la frontière est intervenue aux termes d’un accord conclu entre l’Egypte et le Hamas, qui gouverne Gaza, annoncé samedi par Mahmoud al-Zahar, l’un des chefs les plus influents du mouvement islamiste. Il s’était entretenu deux jours au Caire avec des responsables égyptiens.

Le Hamas a assuré que, malgré la fermeture de la frontière, l’Egypte s’était engagée à laisser fournir aux Palestiniens de Gaza, 1,5 million de personnes entassées sur un territoire pauvre, ce dont ils auraient besoin.

http://www.aloufok.net http://www.aloufok.net



Mardi 5 Février 2008

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES

Publicité

Brèves



Commentaires