Palestine occupée

Gaza Siege Report. English, French and Arabic Languages



Mardi 11 Mars 2008


 

 

Dernières implications du siège de la Bande de Gaza

Prepared by Popular Committee Against Siege (PCAS)

The Gaza Strip, Palestine

10th March, 2008 
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Introduction 

Le siège qui étrangle la Bande de Gaza est en place déjà depuis près de 9 mois et son impact dramatique sur tous les secteurs économiques de la vie a transformé la bande de Gaza en une zone de catastrophe au premier degré, puisque 1,5 millions de citoyens vivent assiégés. Les déplacements des personnes et les transports de marchandises de et vers la Bande de Gaza sont paralysés, et toutes les transactions commerciales ont été arrêtés d'une manière qui est contraire aux arrangements, aux intentions, aux engagements et à tous les accords que l'occupant a conclu avec les organisations internationales afin de faciliter la circulation des biens et des personnes dans et hors des territoires palestiniens.  
 

Trois accords sur le sujet ont été conclu, dont le dernier sur la circulation des personnes et des marchandises a été signé en novembre 2005. Pourtant, l'occupant a continué son antagonisme et sa politique criminelle qui ont démoli la vie des Arabes palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.  

Les actions de l'occupant dans la Bande de Gaza ont anéanti tout ce qui restait de son économie fragile due aux effets de l'occupation israélienne.  

La Bande de Gaza, qui dépend entièrement de ses importations en provenance d'Israël, a été grandement affectée.  

Depuis le début du siège, les forces d'occupation n'ont pas autorisé l'entrée de matières premières dans la bande de Gaza et elles ont interdit à Gaza d'exporter ses produits, ce qui a entrainé une augmentation du nombre d'habitants vivant sous le seuil de pauvreté qui, selon certains, représente maintenant 85% de l'ensemble de la population. 

Les pertes directes mensuelles en raison du siège sont estimées à 48 millions de dollars, qui se répartissent comme suit :

Le secteur industriel : 16 millions de dollars, soit 34% du total des pertes,

L'agriculture : 10 millions de dollars, soit 20%,

Le commerce, les services et la pêche : 22 millions de dollars, soit 45%. 
 

1) Le secteur privé 

La productivité du secteur privé dans les territoires palestiniens en général et plus particulièrement dans la bande de Gaza, a fortement baissé de 76% par rapport à avant l'Intifada Al-Aqsa

Elle avait baissé de 31,1% au cours du premier trimestre de 2001, mais elle a repris unee partie de son dynamisme pour atteindre une moyenne de 46% entre janvier 2006 et juillet 2006.

Mais, suite à l'imposition d'un blocus total de la bande de Gaza mi-juillet 2007, la productivité a diminué tout de suite de 11%. En effet, les autorités de l'occupation ont stoppé l'application du code des douanes pour la Bande de Gaza, ce qui a abouti à l'interdiction de l'importation de toutes les matières premières. Comme les matières premières locales produites par les entreprises industrielles de la Bande de Gaza ne dépassent pas les 10%, en notant que même ce pourcentage est obtenu avec beaucoup de difficulté, les coûts ont augmenté plus que le coût total de la production. En plus de la difficulté à commercialiser les produits locaux en raison du siège, l'interdiction à l'exportation a porté un coup fatal à ce secteur de l'économie 

Les études montrent que plus de 43% des établissements du secteur privé ont dû réduire leurs activités commerciales de plus de 75%, tout en notant que 55% de ces établissements ont dû fermer leurs portes. 
 

2) Le secteur industriel 

Le secteur industriel dépend entièrement des importations de matières premières. Il dépend à hauteur de 80% des importations de machines et de pièces de rechange, et au cours de la haute saison de production (mai - juin), il est possible d'exporter 748 camions par mois de produits industriels (des meubles, des produits alimentaires, des vêtements et des produits agricoles) 

Depuis le début du siège, l'occupant a annulé l'application de son code des douanes pour la bande de Gaza, entraînant l'arrêt de toutes les activités industrielles qui dépendent à 85% des matières premières importées soit en provenance d'Israël soit qui le traversent, et les statistiques indiquent que plus de 96% des établissements industriels, soit un total de 3900, ont fermé et ont donc arrêté d'exporter leurs produits.  

En conséquence les 35000 employés et ouvriers de ce secteur ont rejoint les rangs des chômeurs avec l'imposition du siège à la mi-juin 2007.

Depuis cette date, le nombre d'ouvriers dans le secteur de l'industrie ne dépasse pas les 1500. 

Les estimations publiées par le Syndicat du secteur industriel palestinien indiquent que les pertes mensuelles dues au siège de la bande de Gaza représentent 15 millions de dollars, alors que le revenu net quotidien du secteur industriel dans la bande de Gaza était l'an dernier de 500000 dollars, ce qui explique pourquoi 95,5% des fabriques de meubles avaient fermé leurs portes à fin 2007, et que des rapports publiés par le secteur économique montrent une perte totale de 120 millions de dollars. 

Les rapports des secteurs touchés indiquent que les entreprises exportatrices de mobilier, soit 95% des industries du bois, ont cessé leur production.

Seuls 30 sur les 600 établissements de ce secteur sont encore en activité, soit une perte nette de 55 millions de dollars (8 millions de dollars en juillet, 10 en août, 12 en octobre, 13 en novembre et 12 en décembre), plus de 6500 travailleurs ont perdu leur emploi et les 245 camions d'exportation mensuels ont cessé leur travail. 

 

3) Le secteur agricole 

Les terres agricoles dans la Bande de Gaza représentent 70.000 donums (7000 hectares) et ont une capacité de production de 280.000 à 300.000 tonnes de produits agricoles par an, dont un tiers est généralement exporté.

Le secteur agricole compte 40000 emplois permanents pour les habitants dans la bande de Gaza (soit 12,75% de la force de travail), il est aussi la source de nourriture et de vie pour un quart de la population dans la bande de Gaza.  

Depuis le début du blocus total, l'occupant a interdit l'exportation de ses produits, y compris les produits agricoles, et il a, entre autres, interdit l'importation des semences, des plants, des engrais et autres produits agricoles, ce qui a causé des pertes dépassant les prévisions initiales entre la mi-juillet jet la fin 2007 

Ces pertes représentent 65 millions de dollars, et selon le Ministère de l'Agriculture, les pertes quotidiennes du secteur agricole représentent en moyenne 150.000 dollars. Ainsi, depuis ces 8 derniers mois, le montant total des pertes s'élève à 28 millions de dollars.  

Environ 25.000 tonnes de pommes de terre ont été détruites et plus de 10.000 tonnes d'autres produits ont été détruites ou vendues localement à des prix beaucoup plus bas que ceux des prix à l'exportation (les prix locaux ont représenté 10 à 15% des prix à l'exportation).  

Alors que les agriculteurs ont souffert des pertes directes suite à la vente des produits destinés à l'exportation sur le marché local, on s'attend à ce que la production totale de la dernière saison baissera de 20 à 30% par rapport à la saison précédente. Donc, les pertes sont estimées à 10 millions de dollars par mois. 

Le nombre d'employés cette saison est de 7500 agriculteurs, dont la production estimée à 14 millions de dollars était censée partir à l'exportation, puisque 3130 donums (313 hectares) étaient plantés de fraises, de tomates et d'oeillets.  
 
D'autre part, et en raison des difficultés du secteur de la pêche, on estime que 3000 pêcheurs devraient perdre leur emploi et que la perte mensuelle dans ce secteur devrait représenter 3 millions de dollars.
 
 

4) Secteur de la santé 

Depuis l'imposition du blocus par l'occupant israélien, le secteur de la santé a été très fortement touché, ce qui a nui à sa capacité de fournir les services de santé de base nécessaires aux habitants.

Ces dernières semaines, la Bande de Gaza a été touchée par une forte pénurie d'un grand nombre de produits pharmaceutiques de base, dont 76 sortes de médicaments et 120 autres sortes de médicaments devraient manquer dans les prochains jours. 

90 équipements médicaux sont inutilisables en raison du manque de pièces détachées nécessaires à leur entretien; parmi ces équipements se trouvent 31 machines de dialyse rénale. S'ajoute à cela l'incapacité des citoyens à se rendre à l'étranger pour être soignés.  

Le rapport publié par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) indique que des centaines de patients atteints de maladies graves, dont des malades qui ont besoin d'opérations chirurgicales très spécialisées surtout au cerveau, aux os, ainsi que des malades du cancer, des reins, et du cœur nécessitant des traitements particuliers et lourds n'ont pas pu se rendre à l'étranger pour se faire soigner. 

L'Occupant a refusé à 1150 malades l'autorisation de quitter la Bande de Gaza pour un traitement depuis le début du siège, et sur ces 1150 malades, il y avait 270 cas graves. Le Ministère de la Santé a enregistré la mort de plusieurs dizaines de ces malades qui avaient besoin d'un traitement à l'extérieur de la bande de Gaza, et depuis que le Comité Populaire Contre le Siège a commencé ses activités vers la fin octobre, on a enregistré 105 décès dus au Siège. 
 

Secteur de la construction et les infrastructures 

Depuis qu'Israël a annoncé l'arrêt de l'application du régime douanier pour la bande de Gaza et l'interdiction de l'importation de matières premières, y compris le fer et le ciment, le secteur a subi une paralysie presque complète, (l'arrêt de 13 fabriques de tuiles, 30 cimenteries, 145 usines de marbre et 250 briqueteries), et 3500 personnes ont perdu leur emploi.  
 
En outre, tous les projets de développement d'une valeur estimée à 350 millions de dollars ont été arrêtés,. Les Nations-Unies ont cessé toutes leurs programmes de construction d'infrastructure dans la bande de Gaza, comme la réhabilitation des rues, des équipements du réseau d'eau et d'eaux usées, dont le coût était estimé à 60 millions de dollars.

L'UNRWA a arrêté son programme de création d'emplois dont le budget représentait 93 millions de dollars et dont plus de 16000 personnes étaient censées en bénéficier. 
 

5) Liberté de circulation et passages 

La bande de Gaza est reliée au monde extérieur par six points de passage, dont cinq la relie à l'occupant. Il s'agit des passages Karm Abu Salem, Sowfa, Al-Mintar et Beit Hanoun (Eretz).  

Quant au passage de Rafah, il est relié avec La République Arabe d'Égypte.  

Israël contrôle les cinq passages où est pratiquée une paralysie complète. Israël n'autorise pas la circulation des personnes hors et vers la bande de Gaza, sauf pour des cas extrêmement rares. Ces passages sont autorisés uniquement par le passage d'Eretz et seulement pour les employés des établissements étrangers ainsi que dans certains cas graves de santé. Pourtant, dans la plupart de ces cas, les demandes de passage sont refusées. 

Quant aux besoins en produits alimentaires et autres nécessaires à la population, les estimations soulignent que la Bande de Gaza a besoin d'importations en provenance du monde extérieur et de la Cisjordanie. Gaza a besoin d'environ 300 camions par jour de matières premières et autres marchandises.  
 
Israël n'autorise pas le passage de marchandises, sauf pour les produits humanitaires et alimentaires de base. Cela a entrainé une pénurie des produits de base, et d'un grand nombre de produits alimentaires sur le marché palestinien. Seuls 1.806 camions ont été autorisés à passer en octobre et 1812 en novembre, soit une moyenne de 60 camions par jour, soit bien en deçà des besoins pour la survie de la population.
 
 

6) Produits alimentaires 

Depuis le début du blocus qu'il a imposé à la Bande de Gaza, Israël a autorisé de façon intermittente le passage des produits alimentaires, mais quand il a considéré Gaza comme un ennemi régional, l'occupant a limité le nombre des produits alimentaires.  

Israël n'autorise l'entrée dans Gaza qu'à 11 produits. Cela a donc entrainé une très forte pénurie de nombreux produits et certains autres sont introuvables, ce qui se traduit par une forte augmentation des prix. 

Selon le rapport du bureau central des statistiques, la hausse des prix a atteint 5,79% en août, 3,15% en septembre, 1,03% octobre et 1,13% en novembre; ce qui signifie une augmentation des prix de 11% depuis le début du siège alors que les prix en Cisjordanie n'ont augmenté que de 0,10%. 

Les estimations pour la consommation quotidienne des produits alimentaires suivants dans la bande de Gaza sont : 867 tonnes de farine, 153 tonnes de sucre, 110 tonnes de riz, 75 tonnes de différents types d'huile et 49 tonnes d'herbes et de légumes.

 

 

Report

 

On

 

Latest Of Gaza's Siege Ramifications

 

Prepared by Popular Committee Against Siege

(PCAS)

 

The Gaza Strip, Palestine

 10th March, 2008

 

Introduction

As of 12/6/2007, the strangling siege over the Strip reached its eighth month and the siege's drastic results on all economic sectors of life in the Gaza Strip make it a catastrophic zone of the first degree, as 1.5 million citizens are living under the effect of the siege. The movement of people and goods from and to the strip is paralyzed, and all commercial transactions have been stopped in a manner that contradicts all agreements, intents, commitments and accords the occupation took upon itself with international organizations to facilitate the movement of goods and people within and outside Palestinian territories. They made three agreements on the matter, the last of which was reached in November 2005, relative to movement and transit. Yet, the occupation proceeded with its antagonistic and criminal policy that resulted in shredding the lives of Palestinian Arabs in the West Bank and the Strip. The Strip occupation acts have strangled whatever was left of its originally fragile economy resulting from the effects of Israeli occupation. The Strip, which depends entirely on its imports from and through Israel has been greatly affected. Since it started its siege, Occupation forces didn't allow any raw materials to be brought into the Gaza Strip, as well as forbidding Gaza from exporting its products, the outcome of which is an increase in the percentage of its inhabitants living under the poverty line to 85% as per some estimates.

Direct monthly losses as a result of the siege are estimated at 48 million US$, which are spread as follows: The industrial sector 16 million US$ namely, 34% of the total, agriculture 10 million US$, 20% of the total, trade, services and fishing 22 million US$, 45% of the total.

     i.        The Private Sector

 

Private sector productivity in the Palestinian territories in general and the Gaza Strip in particular had a sharp 76% decline from what it was at before the Al-Aqsa Intifada. Down to 31.1 during the first quarter of 2001, although it recovered some of its vitality to reach an average of 46% during the period extending between January 2006 and July 2006. But upon imposing the full siege on the Strip on mid July 2007, productivity decreased directly to 11%. The cause is due to Occupation authorities having stopped the application of the Customs Code for the Strip, which resulted in banning the importation of all raw materials especially. Since local raw material in all of Gaza's industrial facilities does not exceed 10%, noting that even this percentage is obtained with great difficulty, thus costs have increased more than the total cost of production. In addition to the difficulty in marketing locally produced products because of the siege, the ban on exportation has dealt a fatal blow to this sector of the economy.


Studies show that more than 43% of the private sector establishments had to decrease their commercial activities to a level exceeding 75%, while noting that 55% of these establishments had to shut down their operations.

 

 

    ii.        The Industrial Sector

 

The industrial sector depends completely on imported raw materials. It depends up to 80% on imported machines and spare parts, and during the peak season of production (May – June) it is possible to export 748 truckloads of industrial products per month (including furniture, food products, clothing and agricultural products).


Since the beginning of the siege, the Occupation cancelled the application of its Customs Code for the Strip, resulting in the stopping of all industrial activities, which depends up to 85% on imported raw materials that are imported from Israel or in transit through it, and statistics indicate that more than 96% of industrial establishments, a total of 3,900, were shut down, stopping the export of their product; as a consequence 35,000 out of 35,000 employees and workers in this sector joined the ranks of the unemployed up to the date of the imposition of the siege in mid June 2007, and after the siege the number of employed industrial workers does not exceed 1500.

 

Estimates issued by the Union of Palestinian Industries said that direct monthly losses since the beginning of the siege on the Strip is 15,000,000 US$, as the net daily income of the industrial sector in Gaza last year was 500,000 US$, which means that a total 95.5 of furniture workshops closed their doors up till the end of 2007, while statements issued by economic sectors shows a total loss of 120,000,000 US$. The affected sectors' statements indicate that no furniture exports, such as 95% of the wood industries, stopped production. Only 30 out of the 600 establishments in this sector are still working, a net loss of 55,000,000 US$ (8 million in July, 10 in August, 12 in October, 13 in November, and 12 in December) in addition to 6,500 workers who lost their jobs, 245 monthly truck loads of exports were stopped.

 

   iii.        The Agricultural Sector

 

The Gaza Strip has 70,000 donums (9364 Hectares) of agricultural land, with a production capacity between 280,000 to 300,000 tons of agricultural products per annum, one third of which is usually exported. The agricultural sector counts 40,000 permanent jobs for citizens in Gaza (namely 12.75% of the working force), it is also the source for food and life for one quarter of the population in the Gaza Strip. Since the beginning of the total siege, the Occupation banned the exports of its products including agricultural products out of the Strip, and furthermore, it prohibited the import of seeds and seedlings, fertilizers and other agricultural requirements, which caused big losses exceeding the original estimates since mid July up to end of 2007. These losses amounted to 65 million US$, and according to the Ministry of Agriculture statements, the average daily losses due the ban of agricultural products is 150,000 US$. Thus, a total loss during the last 8 months that amounts to 28,000,000 US$. About 25,000 tons of potatoes were destroyed and more than 10,000 tons of other products were destroyed or sold locally at much lower prices then those of export prices (local prices were 10 to 15% of the export prices). While other farmers suffered direct losses as a result of produce being sold locally compared to export prices, as a result of dumping the products produced for export purposes in the local market, it is expected that the total produce in the last season shall drop by 20 to 30% less than in the previous season. Thus, losses are estimated at 10 million US$ monthly.


The number of workers in this season is 7,500 farmers, whose estimated production is 14 million US$ which was supposed to be produced fully for export, as an area of 3130 donums (418 Hectares) is planted with strawberries, tomatoes and carnations.


On the other hand, and as a result of the difficulties in the fishing industry, estimates are that 3,000 fishermen are expected to lose their jobs with an estimated monthly loss of 3,000,000 US$.

 

 

  iv.        Health Sector:

 

The health sector has been exposed since Israeli Occupation imposed its siege on the Gaza Slip to a major blow, which affected its ability to provide the basic required health services to its citizens. During the most recent period, a great shortage of a large number of basic pharmaceutical needs, that is 76 types of medicines until the date of the preparation of this report, and another 120 kinds are expected to go out of stock within the upcoming days. This is in addition to the disability of 90 medical instruments to perform because of the lack of spare parts needed for their maintenance, among these machines are 31 kidney dialysis machines. Summed to all of this is the inability of citizens to travel abroad for medical treatment. Statements issued by the World Health Organization (WHO) stated that hundreds of patients with acute medical illnesses, and those which require highly specialized surgeries especially in the brain, nerves and bones, as well as the treatment requirements for cancer patients, and those with kidney and heart diseases, could not travel abroad for treatment. The Occupation refused to allow 1150 patients to leave the Strip for treatment since the beginning of the siege, out of which there were 270 serious cases. The Ministry of Health recorded dozens of deaths (more than 105 deaths) of patients that needed treatment outside the Strip, and since the Popular Committee Against the Siege started its activities towards the end of October, it has registered 105 cases of deaths due to the siege itself.

 

Construction and Infrastructure Sector

Since Israel's announcement of the stoppage of the application of its Customs Code for the Gaza Strip, and banning the import of raw materials including iron and cement, the sector has suffered almost complete paralysis, (the stopping of 13 tile factories, 30 cement factories, 145 marble factories and 250 brick factories), thus 3,500 people lost their jobs.

Besides this, all development projects have been stopped, the value of which is estimated at 350 million US$, as the United Nations development stopped all its construction contracts for the infrastructure in the Strip, such as rehabilitation of street, water and sewage facilities, with an estimated cost of 60 million US$, and the UNRWA stopped its program for creating job opportunities at an estimated cost of 93 million US$ from which more than 16,000 people were supposed to benefit.

 

   v.        Freedom of Movement and Crossings:

 

The Gaza Strip is connected with the outside world through six entry points, five of which are connected with the Occupation. They are: Karm Abu Salem, Sowfa, Al-Mintar and Beit Hanoun (Eretz) crossings. As for the Rafah crossing, it is connected with The Arab Republic of Egypt. Israel controls its side of the five crossings, in which complete paralysis is practiced. Israel doesn't permit the transport of people from and toward the Strip except for extremely rare cases. It is allowed only through the Eretz crossing and only for employees of foreign establishments as well as in some acute health cases. Yet, most of these cases' applications for crossing are refused.

As for people's food product requirements and other supplies, estimates point out that the Strip requires imports from the outside world and from the West Bank. About 300 truckloads per day of raw material and other goods comprise the daily requirements.

Israel doesn't allow the transit except for basic human needs and basic food products. This has resulted in the lack of any stockpile of basic products, in addition to the absence of a large number of basic food products in the Palestinian market. Only 1,806 truckloads were permitted in October and 1812 in November, that is, an average of 60 per day, far below the basic survival requirements.

  vi.        Food Products

Since the start of its siege on the Gaza Strip, Israel has permitted the passing of food products on an intermittent basis, but upon considering the Strip an enemy region, the Occupiers limited the number of basic food products. They are allowed to be up to and not exceeding 11 items, certain food products that turned out to be in great shortage, and there is complete absence of a great number of others, thus resulting in an acute rise in prices in addition to other factors, that affected the every aspect of the lives of Gazans. As per the report of the central bureau of statistics, the increase in prices reached 5.79% in August, 3.15% in September, 1.03% October and 1.13% in November; meaning an increase since the beginning of the siege of 8%, compared to an increase in the West Bank of 0.10%.

Estimates for daily consumption of the following food products in the Gaza Strip are: 867 tons of flour, 153 tons of sugar, 110 tons of rice, 75 tons of different kinds of oil and 49 tons herbs and vegetables.

 
 
 
 
 
 

خسائر حصار قطاع غزة بلغت 400 مليون دولار

في تقرير أصدرته اللجنة الشعبية لمواجهة الحصار

خسائر حصار قطاع غزة بلغت 400 مليون دولار

 

غزة – وحدة الإعلام

أكدت اللجنة الشعبية لمواجهة الحصار، على أن الحصار الإسرائيلي المستمر منذ ما يزيد على التسعة أشهر خلف خسائر بلغت حوالي 400 مليون دولار حتى نهاية شهر فبراير الماضي.

 

وذكرت اللجنة في تقرير إحصائي صدر عنها اليوم الأحد 9-3-2008، أن الحصار الإسرائيلي على القطاع تسبب بخسائر كبيرة نتيجة إغلاق المعابر التجارية والبرية، مستعرضةً ما خلفه الحصار على كافة النواحي والقطاعات، ومليون ونصف فلسطيني يقطنون بالقطاع.

 

وأكد رامي عبده الناطق باسم اللجنة أنه وحسب نتائج التقرير النهائية فإن إجمالي الخسائر المباشرة حتى نهاية شهر فبراير عام 2008 بلغت حوالي 400 مليون دولار، حيث تقدر الخسائر المباشرة بحوالي 48 مليون دولار شهرياً.

 

وبين عبده أن الخسائر تتوزع على قطاع الصناعة بمعدل 16 مليون دولار شهرياً بنسبة 34%، وعلى قطاع الزراعة بمعدل 10 مليون دولار شهرياً بنسبة 20 %، وعلى القطاعات الأخرى التجارة والإنشاءات والخدمات والصيد بمعدل 22 مليون دولار شهرياً بنسبة 45%.

 

 وفيما يلي التقرير بشكل مفصل:

المقدمة

مع نهاية شهر فبراير من عام 2008 يكون الحصار الخانق على قطاع غزة على أبواب شهره العاشر منذ تاريخ 12-6-2007، هذا الحصار الذي يتزامن مع



Mardi 11 Mars 2008

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