Palestine occupée

Gaza (Palestine) La meilleure arme : La légalité


L’État d’Israël doit répondre de ses actes, de tous ses actes, et cela depuis le jour de sa naissance. Et nous rappellerons ici à qui ne le saurait pas que les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles. Il est vrai que (je cite) "aucune disposition de la Charte n'autorise les Nations unies à intervenir dans les affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État. " (Chapitre I, Article 2.7 de la Charte des Nations unies). Mais le principe de non ingérence connaît deux exceptions:
1) Une menace contre la paix (entendue comme l'absence de violence ou de guerre entre groupes humains).
2) Le non-respect des droits de l’Homme.
Ces deux exceptions sont présentes dans le cas de la Cause palestinienne.
Depuis 1947, Israël a exercé une violence continuelle sur le peuple palestinien, le contraignant à force de tueries et de destructions à quitter les terres qui lui avaient été attribuées par le Plan de partage.


fadaoudi@gmail.com
Mercredi 28 Janvier 2009

Gaza (Palestine) La meilleure arme : La légalité
S’il y a une guerre que les Arabes n’ont cessé de perdre depuis le début de la Cause palestinienne,c’est bien la guerre du Droit. Il suffit de feuilleter quelques pages d’histoire pour se rendre compte que, trop occupés à se lancer à la tête des accusations de tout genre, à se chamailler pour des questions formelles ou idéologiques,ou bien à vouloir s’accaparer une hégémonie fantomatique, les Arabes (Palestiniens compris) ont oublié de se concentrer sur le côté juridique de cette même "Cause" et de lui donner la résonance et les développements qu’elle mérite. Et cela dure depuis 1947, date du fameux partage de la Palestine. Un partage dont les Arabes n’ont jamais songé à contester la légalité, pourtant plus que douteuse.
Monique Chemillier-Gendreau,professeur de Droit public et de sciences politiques à l’Université Paris - 7 Denis Diderot, écrivait déjà en 1997 : "Dans le cas de la Palestine, une question s’impose: "Qui détient de manière valide, selon le droit international, le titre juridique de souveraineté sur le territoire de l'ancienne Palestine mandataire ? "
Ce qui revient à se demander : l’Assemblée générale des Nations unies, par sa résolution 181 de 1947 (qui est de facto à la base de la proclamation de l’État d’Israël) avait-elle le droit de partager un territoire qui ne lui appartenait nullement? La réponse est "non",tant et si bien que l’Assemblée n’“ordonnait” pas le partage, elle "recommandait" la créations de deux États plus ou moins des mêmes dimensions, l’un juif et l’autre palestinien, et plaçait la Ville de Jérusalem sous un régime international spécial administré par les Nations unies.
Or, en droit, une "recommandation" de l’Assemblée générale n’est pas "obligatoire". Si Israël s’est empressé de profiter de la résolution 181 pour proclamer son État, par la suite il a toujours rejeté les dizaines d’autres résolutions de l’ONU qui le concernaient et le condamnaient. De son côté, le peuple palestinien n’a pas été consulté, il n’a jamais pu exercer son droit inaliénable et internationalement reconnu de disposer de lui-même.Ce droit, énoncé par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, a été ratifié le 19 décembre 1966 par l'Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 2200 A.
Le texte stipule aussi que tout peuple a le droit de se défendre lorsqu'il est victime d'un oppresseur: ce qui confère une légitimité certaine à tout acte de résistance,même si, dans notre cas, la résistance palestinienne, faible et très mal conçue par ses acteurs,fait plus de mal que de bien à la Cause.Paradoxalement, c’est bien Israël qui cette fois a puissamment aidé la Cause palestinienne en laissant libre cours à ses instincts génocidaires. Les images d’enfants tués par balles, de femmes brûlées, de cadavres abandonnés dans les rues, d’écoles et autres bâtiments de l’UNRWA bombardés avec les civils qu’ils abritaient ont secoué même l’opinion publique la plus indifférente à ce qu’on appelle pudiquement "le conflit au Moyen-Orient". Au point que maintenant même en Occident on parle de traîner devant les tribunaux internationaux les militaires responsables du carnage de Gaza, voire les responsables du gouvernement israélien qui l’ont ordonné. Des ONG et autres associations comme Amnesty International ou Avocats sans frontières se mobilisent pour que "justice soit faite". Malheureusement on se concentre encore une fois sur un simple épisode, horrible, il est vrai, mais toujours un épisode, le dernier d’une immense tragédie, et on oublie les soixante et un ans passés, avec son infinie série de massacres et de villages détruits, on oublie les spoliations, l’occupation systématique et illégale des terres, la destruction systématique et continuelle des maisons palestiniennes, des oliveraies, des champs, du bétail, on oublie le Mur, les check points, les assassinats,les attaques des colons, les mille affronts journaliers que le peuple palestinien a subi et continue de subir depuis trois générations.
Le moment est venu de traîner en justice non seulement les quelques officiers anonymes coupables du dernier massacre, mais ceux-là mêmes qui ont donné l’ordre de massacrer, depuis 1947 jusqu’à 2009. L’État d’Israël doit répondre de ses actes, de tous ses actes, et cela depuis le jour de sa naissance. Et nous rappellerons ici à qui ne le saurait pas que les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles. Il est vrai que (je cite) "aucune disposition de la Charte n'autorise les Nations unies à intervenir dans les affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État. " (Chapitre I, Article 2.7 de la Charte des Nations unies). Mais le principe de non ingérence connaît deux exceptions:
1) Une menace contre la paix (entendue comme l'absence de violence ou de guerre entre groupes humains).
2) Le non-respect des droits de l’Homme.
Ces deux exceptions sont présentes dans le cas de la Cause palestinienne.
Depuis 1947, Israël a exercé une violence continuelle sur le peuple palestinien, le contraignant à force de tueries et de destructions à quitter les terres qui lui avaient été attribuées par le Plan de partage.
Paroles d’antisémite ? Laissons donc parler un Juif israélien, l’historien et professeur universitaire Ilan Pappe qui, dans son dernier livre : "The Ethnic Cleansing of Palestine", jette une sinistre lumière sur cette année cruciale,1948.
"Le 10 mars 1948, onze hommes, vieux dirigeants sionistes et jeunes officiers juifs, apportent la touche finale à un plan de nettoyage ethnique de la Palestine. Le soir même, des ordres militaires sont diffusés aux unités sur le terrain afin qu’elles préparent l’expulsion systématique des Palestiniens de vastes zones du pays. Ces ordres comprenaient une description détaillée des méthodes à employer pour chasser les gens par la force. Six mois après, plus de la moitié de la population autochtone de la Palestine, soit près de 800.000 personnes, avait été déracinée, 531 villages détruits et onze villes vidées de leurs habitants".
Toujours selon Ilan Pappe, le plan du 10 mars "et par-dessus tout sa mise en oeuvre systématique dans les mois suivants constituent donc un cas évident d’opération de nettoyage ethnique, lequel est désormais considéré par la loi internationale comme un crime contre l’humanité".
Et pourtant, ajoute-t-il, ce crime "a été presque totalement effacé de la mémoire publique globale: la dépossession des Palestiniens
en 1948 par Israël". Pis, il a été "systématiquement nié et n’est toujours pas reconnu aujourd’hui comme un fait historique".
Par ses négations et sa propagande mensongère, le sionisme a créé ainsi - aussi bien en Israël qu’en Occident - un courant d’opinion publique complètement erroné, qui ne connaît ni la vérité historique, ni la vérité politique, et encore moins celle de l’actualité, systématiquement déformée par des médias complaisants.
Un exemple récent de cette méthode, l’attribution à Hamas du viol (en décembre) de la trêve de six mois décidée en juin, quand c’est bien Israël qui l’avait violée le premier, le 4 novembre, en tuant par un raid aérien six militants de Hamas. Ce mensonge a circulé et circule encore parmi les médias occidentaux et les rares voix qui se sont levées pour le démystifier n’ont été entendues que par une infime minorité.
Non, cette fois les Palestiniens doivent mettre de côté leurs querelles oiseuses et faire usage de l’arme la plus puissante, la plus sûre entre toutes, l’arme de leur bon droit. Le vol de leur terre doit être reconnu comme un fait historique. Les massacres qu’ils ont subis doivent être reconnus comme des faits historiques. S’ils n’agiront pas dans ce sens, Israël aura gagné encore une fois sa guerre médiatique, destinée à faire croire à tous (y compris, et nous espérons encore nous tromper, le Président Obama) qu’il n’est qu’un faible groupuscule d’êtres civilisés entouré de terroristes islamistes assoiffés de sang, dont il doit impérativement se défendre. Et la tragédie palestinienne retombera dans l’oubli.
Auteur : katia SABET

Lire le Progrès Egyptien :
http://www.gom.com.eg/prog/2009/01/25/04.pdf?year=2009&month=01&day=25&page=04&submit=sous-net


Mercredi 28 Janvier 2009


Commentaires

1.Posté par testa le 28/01/2009 09:44 | Alerter
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de toute façon obama ce traitre est financé par les sionistes donc ils soutient l'état juif à fond

2.Posté par Paul le 03/02/2009 08:19 | Alerter
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Cet article est excellent.

L'illégitimité de l'entité sioniste est son véritable talon d'Achille

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/67/15/03/le-partxage-de-la-palestine-du-point-de-vue-juridique.pdf

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