Palestine occupée

Gaza: On ne fuit son destin que vers son destin



zouhair lahna
Dimanche 27 Juillet 2014

Gaza: On ne fuit son destin que vers son destin
Mes collègues palestiniens sont inquiets pour eux même et leurs familles, mais continuent de travailler. Ils prennent au quotidien les rares transports en commun, les taxis ou en utilisant leurs propres voitures, ce qui est plus dangereux. Les voitures, fournissent à l’armée sioniste un objectif de tire facile.

Avant de sortir pour leurs gardes, ils saluent leurs enfants et leurs femmes parce qu’ils ne savent pas s’ils allaient se retrouver ensemble encore une fois.

Je suis admiratif, au jour le jour, du corps médical palestinien mais surtout des femmes médecins, des sages femmes, des infirmières et des femmes de ménages du bloc opératoire. Elles quittent aussi leurs enfants et viennent travailler malgré les conditions de guerre.

Les absents ne viennent à l’hôpital juste qu’en cas de force majeur notamment le décès d’un membre de la famille. Même ceux qui ont perdus leurs domiciles ou ils les ont quittés volontairement quand leurs quartier sont bombardés intensément marquent leur présence au quotidien dans l’hôpital Shifa.
On ne fuit son destin que vers son destin

Hier matin, j’ai vu une femme médecin ukrainienne qui s’apprête à partir parce que sa fille ne dort pas depuis plusieurs jours. Elle fait partie des étrangères qui ont épousé de palestiniens lors de leurs séjours d’études dans les pays de l’Est. Ce médecin s’est bien adaptée à la société palestinienne musulmane en parlant très bien l’arabe et en adoptant le mode de vie palestinien et le destin de ce peuple courageux. Le hic est que cette ukrainienne est originaire d’une ville qui est actuellement en proie également à des troubles.

Le destin de ce médecin ukrainienne, me fait penser à une histoire qui se raconte ici à Gaza. Au début de l’agression, il paraît que 4 canadiens et une ressortissante de Philippines ont été évacués à Erest vers Tel Aviv. Ces étrangers ont pris ensuite l’avion malaisienne qui s’est écrasée au dessus de l’Ukraine.

Morale de l’histoire : on ne fuit pas son destin. Autrement dit, on ne fuit son destin que vers son destin. Cette histoire est racontée avec les palestiniens avec détachement. Ils ont une foie à toute épreuve qui leur donne du courage pour défier la mort.

En continuant ses bombardements et ses crimes, l’agresseur super-armé, qui n’est qu'un pharaon des temps modernes, se trouve ridiculisé devant cette foie inébranlable du peuple palestinien. Quant au monde, dit libre, il est devenu anesthésié. Il ne bouge presque plus et accepte l’inacceptable. Ce monde est abreuvé par la désinformation organisée des médias mainstream. Les peuples des pays démocratique n’ont de l’opinion publique que ce qui leur a été servi et répéter Ad Nauseum.
Les palestiniens croient, de moins en moins, à ce qui peut venir des autres. Alors, il ne comptent que sur eux même en acceptant ce massacre en live. Tous les discours de droits de l’homme et de la liberté sont à remettre dans le fond d’une poubelle.
Devant des innocents qui meurent devant moi chaque jour et qui viennent en majorité déchiquetés, les mots et les discours n’ont plus de sens. La barbarie est en action mais drapée de démocratie et de légitime défense par des hommes et des femmes en tailleur sur des tribunes de la manipulation.


Dimanche 27 Juillet 2014


Commentaires

1.Posté par isa le 27/07/2014 20:13 | Alerter
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MON DIEU!!! que je me sens impuissante, je suis une maman qui pleure , qui ne comprend plus le monde dans lequelle elle vie, vous êtes des hommes et des femmes d'une grande âme.

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