Conflits et guerres actuelles

Gates critique l'armée de l'air américaine



Mercredi 23 Avril 2008

L'aigle américain aurait-il perdu de ses plumes ? ‎C'est en tout cas ce que penserait tout auditeur, un tant ‎soit peu avisé, qui aurait eu l'occasion d'entendre, cette ‎semaine, Robert Gates se plaindre du peu de ‎performance de l'US Air force, sur le champ de bataille ‎irako-afghan : en résumé, l'ancien pilote qu'est Robert ‎Gates reproche aux hauts Commandants de l'armée de ‎l'air leur "conservatisme primaire", leur refus complexé ‎de "s'ouvrir aux nouvelle méthodes de défense aérienne, ‎ainsi qu'à l'usage d'équipements plus sophistiqués". Pour ‎M. Gates, il est incompréhensible, par exemple, qu'en ‎ces temps de grandes opérations anti-civils où les ‎bombardements et les pilonnages nocturnes et diurnes ‎sont monnaie courante, le ciel irakien et afghan manque ‎si cruellement (!) de drones de reconnaissance, de type ‎‎"prédateur", à savoir, ces engins ultra performants, ‎capables de produire en direct des images-vidéos des ‎régions bombardées. Il est vrai que les images de femmes ‎et d'enfants déchiquetés, celles de maisons et boutiques ‎pulvérisées, sont autrement sensationnelles, si elles sont ‎tournées et diffusées à chaud. Mais les admonestations ‎du secrétaire à la Défense, comme le confirme, d'ailleurs, ‎l'un de ses porte-parole, ne semblent pas s'adresser, ‎uniquement, à l'US Air force. À l'orée de la septième ‎année d'une offensive débutée au pied de l'Hindukush et ‎poursuivi au bord de l'Euphrate, c'est, de toute évidence, ‎toute la machine guerrière américaine qui se grippe. ‎Ainsi, la presse outre-atlantique est-elle, depuis peu, le ‎théâtre d'une âpre polémique, au sujet de l'une des ‎bourdes les plus symptomatiques de cet état de ‎délabrement. En effet, il y a quelque temps, un chasseur ‎B-52, transportant plusieurs bombes atomiques, survolait ‎le ciel américain, pour le grand malheur des citoyens US, ‎qui auront, désormais, à craindre non pas Ben Laden et ‎ses fantomatiques soldats, mais bien leur propres troupes, ‎qui risquent, à la moindre provocation, de perdre leur ‎sang froid et de reproduire un nouveau 11 septembre, ‎version nucléaire. Et rien n'est plus fondé que ces ‎craintes, en vertu d'une devise, désormais, célèbre : le ‎plus grand danger pour l'Amérique est l'Amérique elle-‎même.

http://french.irib.ir/ http://french.irib.ir/



Mercredi 23 Avril 2008


Commentaires

1.Posté par Aigle le 23/04/2008 18:35 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Ce petit cretin devrait aller s'agenouiller chaque matin devant l'ambassade vietnamienne , pour remercier ses SEIGNEURS qui lui ont accordé la vie , alors que le lache qu'il a toujours été larguait ses tonnes de bombes sur des civils desarmés depuis 10 000 metres de peur de les rencontrer et de faire sur lui ..comme tout lache hableur

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires