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GENOCIDE RWANDAIS DE 1994 KIGALI ACCUSE LA FRANCE D'AVOIR PARTICIPE EN FOURNISSANT DES ARMES AUX GENOCIDAIRES


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Mercredi 4 Juillet 2007

Les coullise de la misère

Vous avez sans doute entendu parler du génocide sur les Tutsis au Rwanda, de guerres atroces (enfants-soldats au Libéria, congo, ex-Zaïre...) et des dictatures qui secouent le continent africain.
Pourquoi le gouvernement français a-t-il en connaissance de cause, continué de financer les auteurs du généocide du Rwanda ? Comment les responsables politiques français, qui se réclament des droits de l’ Homme, peuvent-ils en arriver à mettre en place ou financer des régimes aussi abominables - Tchad, Congo-Brazzaville, Cameroun, Mauritanie... ?
A qui profite le crime ?
La Françafrique, c’ est une infime minorité de Français qui, aidés au plus haut niveau de l’ état, pillent les richesses des ex-colonies françaises en Afrique, en utilisant l’ argent public et ce au mépris de millions de vies humaines.
C’ est le plus long scandale de la République française.
De nombreux politiciens et partis politiques, des hauts cadres et actionnaires de multinationales françaises ( Elf-TotalFina, Bolloré, Bouygues...) certains militaires, les dictateurs et leur entourage, les marchands d’ armes : en bref, ce sont des réseaux bien organisés qui disposent de nombreux relais dans les médias. Des centaines de milliars détournés en 47 ans. comment quelques centaines de personnes s’ enrichissent sur le dos d’ un continent en soutenant un génocide, des guerres, tortures, en organisant le détournement de l’ aide publique au développement.
Ces informations sont en majorité tirées des ouvrages de François-Xavier Verschave : La françafrique, Noir silence, Noir Chirac
- Reconnaître les aspects négatifs de la colonisation française en Afrique et l’échec des politiques françaises de coopération depuis les indépendances.
- Rendre transparente la politique de la France en Afrique :
Par l’instauration d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique française en Afrique ; Par l’instauration d’un vote à l’Assemblée nationale pour toute signature d’accords de défense et toute intervention militaire de la France en Afrique ;
Par la publication des accords militaires et de défense liant la France et certains pays africains ;
Par la suppression de la cellule Afrique de l’Elysée, qui agit en toute opacité et en dehors de tout contrôle démocratique, afin de mettre un terme à la politique du "domaine réservé".

Cesser l’ingérence de la France en Afrique et à promouvoir la démocratie :
Par la suppression des bases militaires françaises sur le continent africain ;
Par la suspension des interventions militaires bilatérales de la France en Afrique sans mandat de l’ONU ;
En conditionnant la coopération française au respect de l’État de droit et du principe de la gouvernance démocratique par les États africains ;
En favorisant la supervision des processus électoraux en Afrique par l’ONU ;
En impliquant les organisations des sociétés civiles africaine et française dans l’élaboration de la politique française de coopération.

Instaurer des règles internationales commerciales et économiques transparentes et bénéficiant à toutes les populations africaines :
En demandant à l’Union européenne la suspension des négociations sur les accords de partenariat économique (APE) ;
En obligeant les entreprises françaises opérant en Afrique à respecter les normes environnementales et sociales et à publier ce qu’elles versent aux États africains ;
En améliorant les dispositifs juridiques pour permettre une justiciabilité effective des entreprises françaises pour des actes commis dans les pays où elles opèrent ;

Favoriser les flux financiers en faveur du développement effectif des populations africaines notamment :
Par l’audit et l’annulation de la dette publique des États africains ;
Par la saisie et la restitution des biens mal-acquis et des avoirs détournés par certains dirigeants africains ;
Par une réorientation massive de l’aide publique au développement en faveur d’un accès universel aux services de base et d’un soutien fort aux sociétés civiles dans la construction des Etats de droit.

Mettre un terme aux politiques répressives et sélectives de l’immigration :
Par la remise en cause des visas de court séjour ;
Par la ratification par la France de la Convention des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille ;
Par la dépénalisation du séjour irrégulier des migrants. Les organisations présentes au Sommet Citoyen tiennent à manifester leur soutien à la société civile guinéenne qui lutte tragiquement pour sa dignité, le respect de ses droits et l’instauration d’un régime véritablement démocratique.
 
Source : Survie France
 
ETOJO CORRESPONDANT ALTERINFO CAMEROUN
 

 



Mercredi 4 Juillet 2007


Commentaires

1.Posté par Ramdane ISSAAD le 04/07/2007 20:48 | Alerter
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En signalant des fournitures d'armes françaises aux génocidaires de 1994, Kigali ne fait que reprendre des faits déjà signalés dans le rapport 1271 de l'assemblée Nationale, dit "rapport Paul Quiles". Le juge Jean Louis Bruguière le sait bien et oublie systématiquement d'y faire référence, tout comme M. Balladur qui est au courant de toute cette manipulation d'état. Le COLTANE est la clé du problème. Matériau stratégique pour l'électronique, il est la véritable cause du conflit entre les USA et la France à l'époque, conflit mené comme au Darfour aujourd'hui, par populations locales interposées. Dans RUSHES, roman documenté publié au Seuil en 2003, je soulevais déjà la question. Il semble que Kigali ne veuille pas lâcher le morceau, même si eux non plus ne sont pas tous blancs...Ils ont raison, quitte à être éclaboussés, ils ont intérêt à ce que la vérité sorte, ne serait-ce que pour réconcilier leurs populations. Le plus tragique est de savoir que nous avons payé un génocide avec de l'impôt "républicain". Tonton était donc bien un National Socialiste déguisé en Social Nationaliste, un opportuniste glacial, fidèle à l'Ordre de la Francisque et très loin de l'hagiographie officielle...
Ramdane ISSAAD
romancier

2.Posté par Martin Marschner von Helmreich le 16/09/2007 03:33 | Alerter
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Ayant déposé devant la Commission d'enquête au Rwanda sur le génocide, je me permets de joindre l'article (Mena Press/UPI) qui résume le mieux mes déclarations. Mon témoignage doit éclairer les circuits financiers utilisés et par là même indiquer qui savait par nécessité. Il s'avère que M. Sarkozy n'était pas seulement le porte parole du gouvernement de l'époque mais aussi le Ministre du Budget:
La commission Mucyo face à Martin Marschner

Martin Marschner von Helmreich : « Si vous trouvez à la BNR un document comptable sur la livraison d’armes au cours de cette période, sachez que c’est l’argent de mes clients, détourné, qui a servi à cette opération ».
Ainsi, Martin Marschner von Helmreich, partenaire de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR), indiquait-il , devant la commission Mucyo , que des sociétés de l’Etat français ont financé l’achat d’armes utilisées par les forces génocidaires, par l’entremise de la BNP-Paris.
De nationalité allemande, Martin Marschner est né le 4 août 1957 à Hambourg. Diplômé en sciences politiques à Bordeaux, section Economie et Finances, il est arrivé pour la première fois au Rwanda en 1987, afin de rencontrer l’Ambassadeur d’Allemagne à Kigali.
Martin Marschner, qui vit actuellement dans la principauté de Monaco, a été entendu lundi 21 mai dernier, par la commission rwandaise qui enquête sur le rôle de la France dans le génocide. Il avait signé une convention de courtage financier avec la CCR et déposé jusqu’à 20 milliards des francs français, appartenant à ses clients, soit trois milliards d’euros, faisant de lui le principal partenaire, avec près de 80 % de dépôts.
La CCR a été fondée en 1945 par le Général Charles de Gaulle, pour permettre à la France de se développer, en créant une compagnie de réassurance auprès de laquelle toutes les autres sociétés pourraient transférer leurs risques. Elle n’a pas de statut juridique propre, elle dépend du trésor public, selon le témoin.
La Caisse Centrale de Réassurance couvre un certain nombre de risques, allant des calamités agricoles à ceux de l’armée française à l’étranger, notamment les risques attenant à la présence de ses navires dans des zones à risque, ainsi que les retraites de l’armée.
Le 29 août 1994, la CCR signalait au témoin qu’elle avait perdu un milliard des francs français appartenant à Rochefort Finances, sa filiale. En tant qu’expert des questions financières, Martin Marschner rétorqua qu’il est impossible de perdre autant d’argent sans fournir d’explication circonstanciée. «Il y a des procédures, des règlements. Vous devez me donner des explications. Qu’est-ce que je vais dire à mes clients ? », demanda-t-il à la direction de la CCR.
Le 14 septembre 1994 survint un coup de théâtre : le trésor public français remboursa cet argent. « Une société étatique qui perd un milliard et, 15 jours plus tard, le contribuable qui renfloue la somme, sans aucun élément d’explication, cela constitue un événement anormal. Le contribuable français a ainsi remboursé l’argent détourné par ses dirigeants pour financer le génocide », a affirmé M. Marschner.
Considérant cette période, courant de janvier à août 1994, et se référant aux rapports de l’ONU et de la société civile française, le témoin a conclu qu’il ne subsiste aucun doute sur le fait que les fonds détournés ont servi à l’achat d’armes utilisées par les forces génocidaires.
Martin Marschner a décrit lundi, devant la commission d’enquête, l’implication financière occulte de la France dans le génocide, les mécanismes de détournement, et les fonds strictement occultes qui ont transité par la BNP en provenance des sociétés de l’Etat français.
« Si vous trouvez à la BNR (Banque Nationale du Rwanda. Ndlr.) un document comptable sur la livraison d’armes au cours de cette période, sachez que c’est l’argent de mes clients, détourné, qui a servi à cette opération », a encore déclaré Martin Marschner.
« Ce qui est intéressant, précise le témoin, c’est de constater que moi, qui cherche où est parti l’argent de mes clients, je tombe sur un numéro de compte à la BNP. Vous, qui cherchez d’où est venu l’argent qui a financé les livraisons d’armes aux FAR, vous tombez sur le même compte ! ».
Marschner a émis le souhait de voir l’Etat rwandais se constituer partie civile dans le procès qui l’oppose, depuis 1994, à l’Etat français, du fait que la Caisse Centrale de Réassurance, dépendant du trésor public, a financé de manière occulte le génocide de 1994, dans lequel plus d’un million de Tutsi ont péri.
Dans leurs conclusions, les ONG françaises constituées en Commission d’Enquête Citoyenne (CEC), affirment que la Banque Nationale du Rwanda, dépositaire du trésor de guerre des organisateurs du génocide, a pu tirer des sommes considérables sur la Banque de France et la BNP Paris : FF 2 737 119,65, en six prélevements, du 30 juin au 1er août, pour la Banque de France, et FF 0 488 140,35, en sept prélèvements, du 14 au 23 juin 1994, pour la BNP.
La CEC se demande également comment la Banque de France a pu procurer des moyens financiers (dont 1 500 000 FF, le 1er août 1994, alors que le gouvernement responsable du génocide, et sa banque, avaient quitté le Rwanda depuis un mois) aux auteurs d’un genocide commencé le 7 avril.
La Commission se demande pourquoi la France et la BNP n’ont pas davantage coopéré avec la commission d’enquête des Nations Unies, à propos de la double livraison d’armes aux FAR, évoquée plus haut, en provenance des Seychelles, à la mi-juin 1994, impliquant l’intermédiaire sud-africain Ehlers et le colonel Bagosora, et dont le paiement est venu de la BNP Paris.
Martin Marschner a fait savoir que toutes ces transactions occultes se sont effectuées alors que l’actuel Chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, était ministre du budget. Alexis Ruset et Terraillon étaient respectivement président et directeur de la CCR.
Dès qu’il eut la preuve que les 40 millions de francs français, détournés par la filière Rochefort Finances, ont été utilisés dans l’achat d’armes et qu’il eut identifié le numéro de compte à la BNP, Martin Marschner a soulevé, en 1994 déjà, la question des livraisons d’armes vers l’Afrique. Il le fit notamment lors d’un entretien avec Paul Dijoud, alors Ministre d’Etat de Monaco. Paul Didoud qui fut, avant d’être nommé à ce poste, Directeur Afrique au Quai d’Orsay, ne s’est pas inquiété outre mesure.
Paul Dijoud, probablement doué de capacités prophétiques, est également connu pour avoir dit sèchement à Paul Kagame, alors chef de la branche armée du FPR, et à sa délégation, en 1992, « si vous n’arrêtez pas la guerre, vous trouverez tous vos frères déjà exterminés à votre arrivée à Kigali ». Paul Kagame, l’actuel Président du Rwanda, avait été invité en 1992 à Paris par la France, désireuse de trouver une solution au problème du Rwanda en guerre.
« Tous savaient, ils ont agi en connaissance de cause», a accusé Martin Marschner, avant de conclure à une implication financière directe de la France dans le génocide.

commentaires de Jean Tsadik



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